Les Carnets de Nat

Légumes et plats

Epices à tartiner et marinades, testées pour vous en parler…

28 juil 2016

Il est assez rare que j’accepte des partenariats ou des offres de tests, mais lorsque les produits proposés sont en accord avec ma manière de consommer et de m’alimenter aujourd’hui, je reste curieuse de découvrir certains produits et ceux qui m’ont été proposés par France of Gastronomy dont je viens vous parler aujourd’hui m’ont véritablement étonnée et séduite…

Si j’entends parler de « tartinades », de « marinades », ça m’évoque l’été et tout ce qui accompagne les couleurs et les saveurs de saison : le rouge, le jaune, les goûts sucrés, les salades croquantes, les grillades, les planchas généreuses…

Si l’on me précise que je vais déguster des fleurs, du poivre, des algues, des épices sous la forme d’un beurre à laisser fondre sur mes légumes ou à tartiner sur une tranche de pain grillée, j’ai une envie irrésistible d’y goûter !

Epices à tartiner et marinades - France og Gastronomy

Epices à tartiner et marinades – France of Gastronomy

J’ai reçu quatre de ces « beurres » particuliers, en petits verrines de 90 et 100 gr, au design simple et à la composition 100% végétale.

Parmi ceux que vous pourrez découvrir ici, le « Poivre sauvage de Madagascar et Fleurs à tartiner » est mon préféré…

Poivre sauvage de Madagascar et Fleurs à tartiner

Poivre sauvage de Madagascar et Fleurs à tartiner

En bouche, la première tonalité c’est le poivre. Très présent, il surprend car il est suivi de toute une palette de saveurs étonnantes, que l’on aurait du mal à définir clairement et pour cause… Ce sont celles de fleurs qui se baladent sur nos papilles : mauve, bleuet, soucis, foin, carthame, fraise, rose et trèfle…

Nous avons goûté tout d’abord le produit sans rien, pour le découvrir, et à lui seul, il procure un certain plaisir à la dégustation, tant il est étonnant. Ensuite, sur une tranche de pain, c’est encore autre chose. La saveur du poivre s’adoucit sans disparaitre, et il reste en bouche une persistance aromatique très agréable.

Nous avons également beaucoup aimé « Tartinindienne »  dans l’esprit curry revisité, que nous avons choisi de découvrir tartinée sur du pain, avec quelques légumes du jardin et un petit morceau de fromage de chèvre.

Tartinindienne

Tartinindienne

 

Tartinindienne

Tartinindienne

La saveur de la « tartinade » est suffisamment corsée pour donner une tonalité indienne à l’ensemble de la dégustation, sans emporter le palais pour autant.  Là encore, sur une base d’huile de colza, d’huile d’olive, de beurre de cacao et de  fibre de pousse de bambou, un florilège d’épices, d’aromates et de légumes d’été : curcuma, coriandre, fenugrec, cumin, cannelle, poivre, piment de la Jamaïque, gingembre, piment fort, persil, cardamome, girofle, macis. carvi, fenouil, céleri,  tomate, aijwain, échalote, ail, poivron…

J’ai trouvé ces produits très étonnants, surprenants et très originaux. Les descriptions proposées sur le site sont claires et très complètes pour qui aime connaitre la composition exacte de ce qu’il consomme. De nombreux conseils d’utilisation sont également proposés pour chaque produit.

Après les « tartinades », nous avons également testé les « marinades », tout aussi intéressantes et savoureuses.

marinade

Notre préférée : la marinade « Thaï-suc », très relevée, très parfumée, composée de beurre de cacahuètes, de gingembre, de menthe, de cardamome, de coriandre, d’oignon, de miel, de citron et de piment fort…

Pour  chacune des compositions, (et en l’occurence pour celui-ci) tous les produits pouvant être source d’allergène comme le beurre de cacahuète, sont soulignés, ce qui permet de repérer tout de suite l’ingrédient en question pour ceux qui doivent y faire attention.

Le produit se présente prêt à l’emploi et des idées recettes rapides sont proposées pour inspiration.

Pour ma part, j’ai très simplement utilisé du poulet coupé en lanières et j’y ai ajouté quelques cuillerées de « Thaï-suc ».

Poulet en marinade Thaï-suc

Poulet en marinade Thaï-suc

Là encore, une heureuse surprise respectant la promesse annoncée : une viande bien relevée, aux tonalités extrême-orientales bien présentes, sans que le piment emporte la saveur des autres ingrédients.

Un prêt à l’emploi très pratique, très parfumé et un vaste choix de produits à des prix raisonnables compte tenu de la grande qualité de la gamme.

D’autres idées également pour utiliser les marinades proposées en parfumant simplement un plat de pâtes, de riz ou une poêlée de légumes.

Test très apprécié à la maison et produits vers lesquels je me tournerai pour d’autres occasions, car tout à fait dans l’esprit de ce que j’aime

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Du côté du sucré...

Gâteau à la poêle, avec fraises et framboises du jardin…

29 juin 2016

Nous avions jusque là un tout petit potager.

Trois ou quatre mètres carrés de terre (je me permets de préciser ce point particulier, car par chez nous, la terre est rare…. Ce sont les pierres qui squattent le sol…), plantés de deux ou trois pieds de courgettes, de quelques tomates, poivrons et piments, le tout se gênant très rapidement et n’offrant pas une production bien généreuse…

Cela dit, j’ai toujours été charmée par les quelques légumes produits par notre minuscule potager…

Et puis voilà qu’une année, à la place de quelques pieds de piment, j’ai planté deux framboisiers. A la fin de l’été, il y en avait quatre, rejets spontanés des deux premiers, puis six pieds de plus au printemps suivant…

Aujourd’hui, nous en avons une bien petite forêt, mais j’en suis cependant très fière !

framboisier-du-jardin

Le potager s’est installé un peu plus loin, structuré par du recyclage de palettes et des troncs de bois mort. Cette fois j’ai osé les salades, les potirons et les concombres, les haricots verts et les aubergines. Et chaque soir, je file arroser avec bonheur ce petit espace qui pousse tranquillement…

courgette

haricots

Pour en revenir aux framboises, je n’ai pas assez de fruits pour pouvoir en utiliser plus d’une grosse poignée chaque jour. Alors nous en grignotons quelques unes sur pied, pour leur faire honneur, et je congèle le reste, au fil des récoltes, pour des inspirations futures…

Reste que le gâteau à la poêle, très à la mode aujourd’hui, m’a semblé parfait, et surtout ultra rapide, pour accueillir les quelques fraises et framboises  du jardin ce week-end.

framboises-et-fraises-ramassees

Si vous n’avez jamais essayé de réaliser un gâteau de ce type, sachez déjà que les immenses avantages qu’il offre, c’est qu’il suffit de disposer d’une poêle en fonte de qualité, ou d’une poêle anti adhésive, d’un couvercle (si possible transparent) et  que son temps de cuisson  est d’environ 25 minutes. C’est un atout incontestable lorsque l’on souhaite réaliser un dessert en deux temps trois mouvements, et que, suivant les contextes, il n’y a pas de four pour logiquement y penser.

Inconvénients : heu… comment vous dire… N’attendez pas la surprise du gâteau du siècle dans votre assiette. Il faut tâtonner, tester, comparer selon les ingrédients choisis et à mon avis, surtout éviter de retourner le gâteau, contrairement à ce qui est souvent proposé dans les recettes…

Mais… commençons par le début de l’expérience…

L’intérêt du gâteau à la poêle, (j’y reviens car c’est tout de même un sérieux atout), c’est que si les circonstances vous privent de four, vous pouvez tout de même envisager de réaliser un dessert approchant du gâteau classique.

Pour l’esthétique de la photographie, j’ai choisi de réaliser ma recette dans une poêle en fonte ancienne au fond relativement abimé qui appartenait à mon père, et, je ne vous le cache pas, le résultat a été assez catastrophique au moment du démoulage.

Utilisez donc un matériel de qualité, soit une poêle anti-adhésive, soit une poêle en fonte parfaitement culottée, légèrement graissée ou non. Elles vous garantiront de démouler (et/ou de retourner votre gâteau si vous y tenez), sans presque mauvaises surprises…

Ensuite, imaginez que vous couliez votre pâte dans la poêle. Il arrive à peu près ce qui se passe au début de la cuisson d’une omelette et plus précisément d’une tortilla (parce qu’il y a toutes les chances que vous ayez placé des fruits ou des ingrédients complémentaires dans votre pâte de base) : le fond et les bords sont saisis, un peu comme sur la photographie suivante où j’ai volontairement interrompu la cuisson pour illustrer cette étape, mais tout le reste est cru !

gateau-poele-precuit

Il faut donc poursuivre la cuisson, et répartir la chaleur venant d’en dessous, au centre et au dessus de la pâte. Pour cela,  un couvercle en verre est conseillé, (pour observer ce qui se passe…) et un feu doux. Très doux.

Les recettes que j’ai pu feuilleter précisent une vingtaine de minutes de cuisson. Moi je vous dirais : fiez vous à ce que vous voyez, et à ce que vous sentez… Attention à la cuisson… Si vous avez mis des fruits dans votre base, et si vous avez justement commencé par eux, légèrement caramélisés dans votre poêle avant d’ajouter la pâte, attention à ce que ça ne caramélise pas un peu trop fort au bout du compte. Vous le sentirez ! Avec le nez ! ;-)

Bon… en admettant que les choses se passent bien, vous avez donc mis un peu de matière grasse au fond de votre poêle anti adhésive (ou pas). Vous avez ensuite versé votre pâte avec ou sans ingrédients complémentaires, vous avez couvert avec votre couvercle en verre, sur feu très doux et vous avez vu les bords commencer à prendre. J’attire donc votre attention sur la hauteur de votre poêle !

En effet, dans la précipitation et le souhait de tenter l’expérience, on s’arme souvent d’une poêle classique, sans bord haut, alors que  la pâte comprenant œufs et levure chimique va gonfler et se rapprocher dangereusement du couvercle. Donc pensez y ! Il faut des bords hauts, et ça, on oublie souvent de vous le préciser !

oeufs-et-fouet

 Ingrédients pour cette recette :

250 gr de framboises fraiches et/ou de fraises en morceaux

100 gr de sucre rapadura

3 œufs entiers

1 cuil à soupe de beurre fondu

80 gr de poudre d’amandes

110 gr de farine T65

1 sachet de levure chimique

1 yaourt type brassé nature

Commencez par fouetter ensemble œufs et sucre.

Ajouter ensuite le yaourt et le beurre fondu. Puis ajouter la farine, la levure chimique et la poudre d’amande en mélangeant soigneusement.

Graissez votre poêle et versez y la pâte. Ajoutez vos fruits en les parsemant sur la pâte. Ils vont s’enfoncer légèrement. Vous pouvez également choisir de les mélanger à la base, ou de faire comme moi (en mélanger une partie et en garder un peu pour qu’ils restent apparents), puis couvrez. Gardez un feu très doux et surveillez…

gateau-a-la-poele

Au bout d’une vingtaine de minutes, le gâteau aura légèrement gonflé et aura pris sur presque toute la surface. Le centre manquera sans doute encore de cuisson. Vous pouvez choisir d’arrêter le feu et de laisser le le couvercle en place une dizaine de minutes encore, de manière à ce qu’il finisse de cuire tranquillement, et qu’il ne soit pas trop sec. La vapeur maintenue autour du gâteau l’aidera à se détacher des bords de la poêle et à rester tendre et moelleux.

La plupart des recettes de gâteaux à la poêle proposent de les retourner comme on le ferait avec une tortilla. Comme je l’indiquais plus haut, je ne l’ai pas fait et je ne suis pas pour. Tout simplement parce que ce que la manipulation n’est pas aisée et parce que j’avais envie que les fruits parsemés sur le dessus de  ma pâte restent esthétiques… Affaire de goût…

Vous pouvez choisir de présenter votre gâteau en le renversant dans une grande assiette ou en le faisant glisser délicatement si vous avez opté pour une poêle anti adhésive bien graissée.

Il vous reste à décorer le dessus de fruits et de sucre glace.

detail-part-gateau

A déguster tiède ou froid, avec de la crème fouettée, du fromage blanc légèrement sucré ou de la glace à la vanille, et arroser d’un filet de VRAI sirop d’érable…

 

 

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Humeurs

Deuxième page…

08 mai 2016

Quelques semaines, quelques mois de pause… C’était évident… Nécessaire.

C’est même encore compliqué de venir écrire sur cette deuxième page… Je pense que je n’aurais sans doute pas pu trouver les mots sur la première…

Quand cesse-t-on véritablement d’être un enfant ? Lorsqu’on atteint la quinzaine ? La vingtaine ? Lorsqu’on devient soi-même parent ? Lorsque l’on est assez mature pour le supposer ?  Ou lorsque l’on perds ses parents… ?

C’est peut-être cela qui m’a tant secouée ces derniers mois. Ne plus retrouver en moi l’enfant que j’ai été.

Peut-être était il temps. Ou pas.

Je reprends doucement le cours de mon souffle, au gré du vent des émotions qui me bouscule encore.

Après le départ de ma mère et les longs mois de maladie qui ont précédé ce départ, je me suis sentie égarée dans les méandres de l’atmosphère qu’elle avait ancrée dans ma vie jusque là. La maladie d’Alzheimer d’un proche est en effet très difficile à aborder pour soi, tant qu’on la contourne et que l’on cherche à la heurter de plein fouet, comme pour lui interdire de s’installer davantage. A partir du moment où l’on cesse de penser pouvoir la nier, la retarder, la dissoudre, lui faire peur, lui hurler sa colère, à partir du moment où l’on accepte de caler le rythme de ses pas sur le sien, ou l’on accueille le plus paisiblement possible ses méchantes blagues, ses violentes amnésies, sa réécriture de l’histoire, les choses pèsent alors un peu moins lourd. Mais que d’implication, de présence, de paroles rassurantes, de gestes, de patience faut-il parvenir à extraire de soi………..

Alors après le départ, les autres disent, à juste titre sans doute, « vous serez soulagée »… Je commence peut-être seulement à l’être, au fil des jours où je parviens à entrer dans la maison de ma mère et à en sortir, sans pleurer…

maison de ma mere

Sur cette « deuxième page » de ma vie j’ai décidé d’écrire autre chose. Cet autre chose va reposer sur de nouveaux choix, un autre rythme, une autre manière d’avancer.

J’espère pouvoir continuer à partager ici ma passion pour la photographie, mais telle que je la rencontre aujourd’hui.

J’espère vous parler à nouveau cuisine, mais de plus en plus Vegan, parce que si je rechignais à manger de la viande depuis de nombreuses années déjà, plus le temps passe et plus j’ai de mal à me dissocier de l’animal vivant lorsque je regarde une escalope ou une tranche de rôti dans mon assiette….

J’espère également vous parler de ma maison de village, celle que je cherche depuis des mois et que j’ai peut-être enfin trouvée, celle qui aura son blog, son histoire. Celle dans laquelle j’ai décidé que rien de neuf ne rentrerait (hormis l’indispensable, si indispensable il y a…)

J’espère, au fil des prochains mois, parvenir à structurer ces projets autour d’une cohérence, et surtout, à un rythme délicat, pour me respecter davantage que je n’ai pu le faire depuis ces huit dernières années… Mes pitbulls ne sont en effet jamais très loin et je n’ai pas l’intention de les laisser mordre cette fois…

Mais… Et les ateliers ?…

Comment vous dire… cette aventure à laquelle vous avez été si nombreux à participer va, en quelque sorte, s’arrêter.

On ne se lance pas par passion dans une telle démarche sans sensibilité, sans don de soi et de son temps, sans difficulté parfois, sans épuisement souvent… Certains mots, certaines phrases, certaines situations, ajoutées aux rafales émotionnelles que la maladie de ma mère amenaient dans ma vie personnelle, ont eu raison de l’énergie que j’y avais consacré… J’ai donc choisi de considérer ces mots là comme un signe qu’il était temps de passer à autre chose…

Je resterai donc présente encore très occasionnellement pour des ateliers réservés, en fonction de mes possibilités et de mon ressenti.

En revanche, je pense pouvoir vous proposer davantage de recettes sur cet espace, davantage de thèmes, de lectures, de photos et  j’espère bien continuer de rester en lien avec vous qui m’écrivez.  Merci d’ailleurs à vous qui m’avez soutenue et encouragée durant ces quatre derniers mois, que ce soit par l’intermédiaire des commentaires déposés sur ces pages ou par mails.

Merci infiniment….

Voilà… C’était une deuxième page en attendant les suivantes. Elle est encore un peu grise, mais peu à peu, les couleurs reviennent…

 

 

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Humeurs

Au revoir maman…. Tu vois, dedans, c’est l’hiver…

13 déc 2015

Depuis combien de temps ne venais-tu plus lire mes billets sur ces pages ?… Plusieurs mois. Sans doute plusieurs années.

Je pense même que tu avais oublié depuis longtemps que tu savais si divinement cuisiner lorsqu’on était gamins. Tu veux que je te dise ? Tes pizzas à base de pâte brisée et tes taboulés resteront  les meilleurs du monde…

J’ai tant de mal depuis quelques jours avec ton absence… Pourtant, que ces derniers mois ont été difficiles….

Comme il est délicat de parler de toi sur ces pages. Comme il est délicat de rester pudique tout en ressentant le besoin de te rendre hommage là ou j’ai tant confié d’états d’âme entre deux recettes de saison…

C’est bizarre, n’est ce pas, ce mélange de cuisine et de billets d’humeur… Bizarre d’utiliser cet espace virtuel à ciel ouvert pour exprimer ce soir ce qui me serre le cœur et l’âme…Tu vois, dedans, c’est l’hiver…

fleurs pour maman

Il y a presque cinquante ans, tu me mettais au monde en décembre, sur une terre d’Afrique. Presque cinquante ans que, pas une fois, je n’ai soufflé mes bougies sans toi. Cette année sera la première de toutes les prochaines… Et il faudra bien que je m’y fasse…

C’est si compliqué d’être une fille. Sans doute autant que d’être une mère. Même si la maladie avait inversé les rôles depuis deux ans. C’est si compliqué de faire avec l’absence, même lorsque la présence devient trop intense. Justement… Elle prenait tant de place… Le vide est immense….

Au revoir maman.

Je pense à toi sur le chemin qui mène à la terre de paix que tu as sans doute rejoint. Embrasse papa pour moi. Et ne vous disputez pas trop… Prenez simplement le temps de vous retrouver…

Je vous aime.

 

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Légumes et plats

Automne… et avec lui, potimarron, figues et grenades du jardin…

04 oct 2015

Dans le jardin de ma mère, il y a un grenadier qui ploie sous le poids de ses fruits.

L’arbuste est piquant, les grenades se cachent entre les branches, et moi qui ne me suis jamais véritablement intéressée à la saveur qu’offrent leurs graines rouges, j’en ai ramené quelques unes à la maison et j’ai été surprise d’en redécouvrir la saveur.

Peut-être parce que ma mère a tenu à ce que j’en emporte.

Peut-être parce que le fait qu’elle retrouve parfois une lucidité étonnante a suffit à me surprendre et à donner une importance particulière à cette cueillette.

J’ai emporté quelques grenades rouges dans mon panier et le soir, j’ai croqué les grains juteux de ces curieux fruits en me souvenant combien ils m’étaient indifférents il y a quelques années.

Elles sont jolies ces graines rouges et brillantes, presque translucides, rosées à l’intérieur, dévoilant un petit pépin blanc aussi comestible que son enveloppe. Et pourtant c’est lui qui m’agace un petit peu…

grenade-2

Et puis en cette saison, il y a les figues que j’adore bien mûres et très sucrées. Je pourrais en manger à m’en rendre malade…. et les potimarrons, butternut et autres courges absolument délicieuses en soupes.

Pourtant, parce que j’ai envie de retenir la douceur de notre fin de mois de septembre, j’ai puisé des idées dans mes dernières lectures de magazines pour m’inspirer et décliner le potimarron différemment.

panier-légumes-automne

Le potimarron c’est doux et sucré, avec une presque saveur de patate douce et un petit goût de noisette. Je vous propose donc une recette de salade de début d’automne, chaude et froide, salée et sucrée, presque ensoleillée…

Pour 4 personnes :

1/2 potimarron (choisissez le les yeux fermés. Même pas joli et terreux, donnez lui sa chance !)

12 tranches fines de lard fumé (ou du jambon cru. C’est ce que j’ai choisi. Esprit de contradiction sans nul doute…)

Quelques gousses d’ail, des petites branches de thym, quelques feuilles de sauge, du sel et du poivre..

Quelques cœurs de salade (Ma qué yé vous offré mon coeur dé salade…)

Les graines d’une grenade bien rouge ( Et vous ? vous en pensez quoi des petits pépins qui sont à l’intérieur ? (Ça vous agace aussi ?…)

Quelques figues fraiches (pas de figues sèches, hein. On ne rigole pas avec ça…)

Du fromage de chèvre frais à tartiner (mais on va en faire des petites quenelles pour la recette)

Un petit morceau de tome de chèvre (pour en faire des copeaux. On évite la sciure par contre).

Des graines germées. (C’est pas obligatoire mais c’est tout de même drôlement joli. un brin bucolique, champêtre…)

Commencez par couper le potimarron en deux, en retirer les pépins à la cuillère et découper en 12 quartiers.

Enveloppez une partie de chaque quartier de potimarron avec une tranche de lard fumé ou de jambon cru.

Disposez l’ensemble à l’intérieur d’un plat à four.

Écraser quelques gousses d’ail et glissez les dans le plat.

Disposez quelques branches de thym frais et quelques feuilles de sauge sur les quartiers de potimarron. Recouvrez d’un filet d’huile d’olive, salez, poivrer et glissez à four chaud à 180°C durant 30 min environ. Contrôlez la cuisson du potimarron qui doit être tendre. Attention également que le tout ne colore pas trop, quitte à descendre le plat dans le four à un gradin inférieur.

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Pendant ce temps, choisir quelques jolis cœurs de salade soigneusement lavés et essorés.

Disposez les au cœur de vos assiettes de service.

Rincez soigneusement les figues fraiches et non traitées et découpez les en 4 quartiers.

Ajoutez les dans vos assiettes sur la salade.

Réaliser de fins copeaux de tome de chèvre.

Au moment de servir, disposez joliment trois quartiers de potimarron rôtis sur la salade de chaque assiette. Ajouter quelques quenelles de fromage frais (quenelles formées entre deux petites cuillères).

assiette-automne-potimarron

Disposez également les copeaux de tome de chèvre sur le dessus de votre assiette.

Parsemez l’ensemble d’une poignée de graines de grenade et de quelques graines germées.

Salez avec une touche de fleur de sel, quelques tour de poivre du moulin et assaisonnez d’une petite vinaigrette à l’huile d’olive et au miel.

Servir et dégustez aussitôt !

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© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Du côté du sucré...

Frozen yogourt, avec des mûres fraichement cueillies…

04 août 2015

Il y a eu les rues de La Rochelle où je me suis laissée bercer, il y a quelques semaines, par l’atmosphère festive des Francofolies, les animations de rue, la foule et le marché nocturne…

Il y a eu les couleurs et la lumière du port, le reflet de la mer sur la coque des bateaux, la résonance des concerts et les enchevêtrements de musique, les boutiques de jolie vaisselle et de céramique…

Il y a eu les heures calmes et paisibles, la douceur de simples instants de contemplation comme j’aime les vivre au cours de mes escapades…

Et puis il y a eu les « frozen yogurts » !! (ou yogourt)

Entre deux glaciers aux produits traditionnels, il y avait un défilé de drôles de gobelets garnis d’une sorte de crème glacée recouverte de toppings gourmands et d’une cuillère en forme de goutte, couleur vert pomme. C’était joli, très très gourmand, original… et je n’y ai pas résisté…

J’ai adoré la saveur légèrement acide du produit laitier glacé, l’onctuosité de la crème, les fruits frais mélangés, la très légère présence de sucre, le sentiment de rester légère même après ce plaisir gourmand…

Ce yogourt glacé  s’est baladé dans ma tête un bon petit moment et j’ai essayé de retrouver sa saveur dans la dégustation de mes yogourts habituels, même si j’en consomme assez peu depuis quelques mois.

J’ai également plongé dans les ouvrages de référence sur ce type de dessert (ou de goûter !) recommandant les yogourts brassés et j’ai finalement choisi d’utiliser les produits  plus crémeux, à base de lait entier et de crème (oui, oui c’est plus calorique qu’un yogourt nature de base, mais moins qu’une glace traditionnelle pleine de crème, de lait, d’œufs et d’une grande quantité de sucre…) (sans compter le chocolat, les noix ou les biscuits en morceaux  qui s’ajoutent au reste…..)

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L’autre difficulté réside dans l’onctuosité de la crème. Léger et aérien comme une glace à l’italienne, le « frozen yogourt » tire incontestablement son charme de cela : sa texture ! Hors, glissez un yogourt au congélateur pour quelques heures, même brassé, et il sera dur comme un bloc…

Alors pour arriver à le garder tendre et souple, il y a plusieurs options :

1 – la turbine à glace : la rolls des machines, chère, lourde et encombrante, MAIS qui dispose d’un groupe réfrigérant. La cuve glacée est équipée d’un bras qui brasse les produits et en plaquant contre sa paroi et leur confère, peu à peu, une souplesse et une onctuosité certaine…

2 – la sorbetière avec accumulateur de froid : bien moins chère, bien moins lourde et bien moins encombrante. Équipée d’un bloc réfrigérant qu’il faut penser à laisser au congélateur quelques heures avant d’être utilisé, elle fonctionne selon le même principe que la turbine à glace mais la chaleur influe sur la prise des produits, et comme on a tendance à faire des glaces plutôt l’été, le résultat n’est pas toujours évident….

3 – le fouet électrique et un bol : économique et très peu encombrant ! Par contre, il faut brasser régulièrement la préparation mise au congélateur de manière à lui garder de la souplesse. Cela nécessite du temps et de la patience…

J’ai pour ma part la chance d’avoir une turbine à glace depuis plusieurs années.

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Pour ces « frozen yogourts » Prévoyez 125 gr de yogourt par personne et vous pouvez apporter, suivant le type de yogourt, de la crème entière et plus ou moins de sucre.

Pour 6 verrines ou cups (comme sur la photographie ci-dessous) et pour 6 personnes :

6 yogourts brassés ou yogourts au lait entier et à la crème (type Fjord) ou yogourts grecs de 125 gr (on se fait plaisir, on peut rester gourmand !)

80 à 120 gr de sucre en poudre (quantité suivant la préférence en goût, mais pas trop quand même…)

200 à 300 ml de crème liquide à 30% de MG (ou rajoutez 1 yogourt de plus si vous sentez qu’avec la crème, la culpabilité est  trop intense et commencez à envisager de travailler sur le sentiment de culpabilité !)

1 poignée de mûres fraiches (c’est à dire ramassées, comme nous, dans les ronces et les épines, en équilibre parfois très précaire, au bord des champs…)

Des céréales à votre goût (type muesli ou cruesli ou mélange fait maison. Le tout c’est que ça croustille !)

Dans votre turbine à glace ou sorbetière, mettre le yogourt, le sucre et la crème et mettre l’appareil en marche jusqu’à ce que la consistance de l’ensemble soit crémeux et homogène (ou faites fondre la veille le sucre dans la crème chaude en la laissant au frigo toute une nuit une fois refroidie. Le sucre aura ainsi fondu)

Si vous préparez l’ensemble à la main, versez les produits dans un saladier et placez l’ensemble vingt minutes au congélateur. Sortez le tout et fouettez rapidement au robot à main, en replaçant à chaque fois saladier et fouet au congélateur. Recommencez cette opération toutes les 20 minutes jusqu’à  la consistance désirée.

Une fois le frozen yogourt prêt, placez le immédiatement dans une poche à douille munie d’une douille cannelée et disposez la glace dans vos verrines ou cups. Décorez de mûres fraiches et de céréales et dégustez aussitôt !

frozen-yogourt

Si vous remettez au congelateur, le frozen yogourt durcira et n’aura plus le même charme.

Je vous conseille donc de ne RIEN laisser !! ;-)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Apéritif, Entrées, Non classé

Tomates et avocats, comme un guacamole…

23 juil 2015

Dans la mémoire de ma mère, il y a les maisons où j’ai vécu, dans l’ordre de mes souvenirs et dans le désordre des siens…

Dans notre histoire commune, il y a les lieux, les espaces, les contextes, les moments qui ont marqué mes émotions, et sans doute les siens, même si elle les a oublié.

De ces instants, je garde des sensations visuelles, gustatives, des souvenirs de partage, de déjeuners, de dîners, de grandes tables dressées dans le jardin, de parfums, de saveurs.

L’été…

L’été et mes frères à la maison…Mes deux grands frères que j’attendais toute l’année avec une impatience fébrile…

L’été et le souffle de liberté qu’ils venaient diffuser dans ma vie d’enfant puis d’adolescente, avec leur vie d’adulte, leur jeunesse, leur indépendance, leurs passions et leurs émotions aussi.

Alors ces tablées ou nous nous retrouvions enfin, les parfums de cuisine, les couleurs des assiettes, les salades, les grillades, le jus des fruits sucrés du verger qui nous coulait sur les doigts, tout cela est resté gravé en moi comme un tatouage délicat.

Ma mère oublie… et moi je me souviens… A contre courant de son évolution, je régresse…

Et je revois mes frères en cuisine dans les maisons où j’ai vécu… leurs façon de faire, leurs idées, leurs délires, leur créativité…

Dans les assiettes de mes souvenirs, il y a de petits cœurs de salade garnis d’une crème d’avocat à la tomate… de petits rouleaux délicats que l’on dégustait très frais, délicieux, savoureux, crémeux… Je ne me souviens plus qui en était à l’origine, mais j’adorais…

Alors dans mon panier cette semaine,  j’ai glissé tout cela…

Clem-panier-de-légumes

De jolies sucrines, des avocats murs à point, des tomates et des oignons frais.

Les avocats doivent être parfaits. Pas toujours évident de les trouver suffisamment tendres sans mauvaise surprise à l’intérieur, que leur chair soit bien verte mais que la cuillère les creuse sans difficulté et qu’ils ne soient pas filandreux.

Au toucher, ils doivent être souples de façon très régulière, le pédoncule, s’il est présent, doit pouvoir se retirer facilement sans que la chair à cet endroit là ne soit noire.

En prenant le temps de les choisir, on est rarement déçu.

avocats-tranches

Pour cette préparation toute simple mais délicieuse et tout à fait de saison, et pour 6 personnes :

- 4 avocats (patiemment choisis)

- 1 échalote ou 1 petit oignon (doux)

- 3 tomates savoureuses (que l’on aura acheté là ou l’on sait qu’elles ont du goût)

- 1 cuil à soupe de jus de citron (jaune ou vert, comment vous sentez-vous inspiré ?…)

- 1 petite touche d’huile d’olive (pas de louche, laissez tomber, ce serait trop…)

- Sel et poivre du moulin (ou poivre et sel selon l’ordre qui vous sied le mieux)

- Et c’est tout (oui oui, c’est tout)

Détachez la chair des avocats à la cuillère et écrasez la dans un bol à l’aide d’une fourchette sans la réduire en purée. Ajoutez ensuite la chair des tomates préalablement pelées et coupée en petits dés. Attention, pas trop de jus ou vous risqueriez de détremper l’ensemble.

Ciselez finement l’oignon ou l’échalote et ajouter la à la préparation. Continuez d’écraser régulièrement à la fourchette. La consistance doit rester grumeleuse, non uniforme. L’idée, c’est de retrouver de petits bouts de tomate et la saveur légèrement piquante de l’oignon pour contraster avec le côté gras et sucré de l’avocat.

Citronnez, salez, poivrez et goutez ! Goutez ! Goutez ! (enfin, laissez en un peu quand même, sinon revoyez la recette pour 4 personnes)

Ça vous plait ? C’est prêt à être mis au frais. Ça ne vous plait pas ? ajoutez ce que vous aimez : herbes fraiches, ail, pointe de wasabi, épices…. Moi je l’aime juste comme cela….

preparation-tomates-avocats

Ensuite, vous pouvez déguster ce souvenir d’enfance (le mien, mais je vous le prête avec grand plaisir) avec du pain grillé aillé ou non, en apéritif ou en entrée, mais aussi, comme je l’adorais gamine : bien frais, roulé au cœur d’une petite feuille de salade tenue par un petite brochette en bois…

Tomates et avocats, un peu comme un guacamole finalement…

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Légumes et plats

Tatin de tomates cerises, avec du miel et du thym du jardin !

19 juil 2015

J’écris bercée par le chant des cigales… Elles sont là depuis quelques semaines, chantant l’été, la chaleur, le souffle moite de l’air sur les feuilles des chênes, dès l’aube.

Il fait chaud et les vacances approchent… Même si j’ai gouté à leur saveur il y a quelques jours à La Rochelle, lors des Francofolies, emplie de la douceur et de la joie des rues festives et colorées… Une coupure bienfaisante, bienveillante, vers laquelle je reviendrai tant j’y perçois d’apaisement, d’harmonie et de liberté.

Dans quelques jours à nouveau, le repos et les heures douces ou rien n’est impératif, sauf si on se l’impose malgré tout…Je ne m’imposerais donc rien… hormis un travail photographique pour un projet sur lequel je planche depuis plusieurs mois…

Et la cuisine dans tout cela ?…

Après 7 années de cours de cuisine au cours desquels  j’espère avoir réussi à partager ma passion avec les participants m’ayant accordé leur confiance, les ateliers classiques fermeront leurs portes fin 2015 mais ouvriront en 2016 sur une nouvelle mouture de rencontres, d’échanges, de partage. Je reviendrai vous en parler ! :-)

Pour le moment, j’en reviens à l’objet de ce billet, sa couleur rouge, son goût sucré, sa rondeur…

Elle s’offre nonchalamment au jardin, suspendue par grappe à des branches poussant de façon désordonnée. Je tente par ailleurs de calmer leur esprit d’aventure en tuteurant les plus longues qui n’en finissent pas de chercher à s’échapper plus loin. Peu de légumes parviennent à pousser dans notre terre de garrigue, mais la tomate cerise semble reine en sa demeure…

tomates-cerises-2

Croquantes et juteuses en salade, elles sont également délicieuses en tatin, légèrement sucrée avec du miel.

Pour la pâte et pour 4 personnes :

250 gr de farine T55

120 gr de beurre

1 pincée de sel

1 jaune d’oeuf

Un  peu d’eau

Disposez farine et sel dans un saladier. Former un puis et ajouter le beurre froid coupé en morceaux. Adjoindre peu à peu ce beurre à la farine du bout des doigts pour obtenir une sorte de sable grossier. Ajouter le jaune d’œuf et l’eau jusqu’à pouvoir rassembler la pâte en boule et obtenir une consistance souple et non collante.

Filmez la pâte et réservez la une heure au frais.

Rincez 4 poignées de tomates cerises et égouttez les soigneusement.

Un filet d’huile d’olive à la poêle, une pincée de piment d’Espelette, quelques petites branches de thym frais et une fois les tomates ajoutées, le tout mélangé vivement et arrosé de l’huile parfumé durant une petite minute. Pas longtemps, pour ne pas que les tomates éclatent et perdent tout leur intérêt. Une ou deux petites cuillerées à café de miel ensuite, en fonction du goût de chacun et de la quantité de tomates utilisées.

Feu coupé, continuer d’arroser les tomates avec cette sorte de sirop obtenu en refroidissant. Un peu de fleur de sel et les  disposer au creux d’un moule en les arrosant avec le jus de cuisson.

Abaissez ensuite  la pâte sur un plan de travail légèrement fariné puis disposez un cercle de pâte au dessus de votre moule et des tomates en rentrant la pâte sur les bords.

Tomates-cerises-et-pâte-brisee

Glissez à four préchauffé Th6 (180°C) durant une vingtaine de minutes. La pâte doit colorer, sans trop.

Laissez tiédir ensuite la Tatin dans son moule avant de la démouler délicatement.

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A déguster tiède ou froid, accompagné de petites quenelles de fromage de chèvre frais et d’une salade de mâche.

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© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Entrées

Salade de salicorne, verte, iodée et croquante !

28 juin 2015

C’est mon frère qui me l’a fait découvrir.

Moi qui déteste les haricots verts, je me suis approchée de cette drôle de plante toute verte en la prenant tout d’abord pour une algue, ce qui ne m’a pas véritablement enthousiasmée au premier abord.

Et puis j’ai goûté. Et j’ai découvert une saveur marine, salée, un croquant très frais, quelque chose d’à la fois particulier, mais en même temps assez proche de la consistance des concombres ou des cornichons.

salicorne-3

Sincèrement, pour ceux qui ne connaissent pas, ça se mangerait tel que, cru, tellement c’est bon !  Il faut juste aimer les cornichons et les concombres ! ;-)

C’est par contre très salé, donc il est utile de rincer la salicorne soigneusement avant son utilisation, voire même de la blanchir quelques minutes à l’eau bouillante, ce qui la débarrasse de son excès de sel sans perdre son croquant.

Je la vois bien accompagner poissons, pommes de terre et crevettes, avec une touche d’aïoli… Je la vois bien dans beaucoup de trucs gourmands d’été en fait : en salade, en légumes d’accompagnement, en apéro comme en condiment.

Voici comment je l’ai accommodée, et comment, à mon grand étonnement, mes filles ont accepté d’y gouter et ont apprécié ! ( Waw ! ça c’est fort quand même…)

Salade de salicorne et de pommes de terre (pour 4 personnes)

- 6 pommes de terre à chair ferme, de taille moyenne

- 2 grosses poignées de salicorne

- 500 gr de moules à cuire (ou 100 à 150 gr de moules déjà cuites).

- 1 oignon rouge

- 1 gousse d’ail

- Huile d’olive

- Poivre du moulin

salicorne-1

Grattez soigneusement les moules et ébarbez les en éliminant celles qui sont cassées. Rincez les ensuite soigneusement.

Faire revenir dans un fond d’huile d’olive et dans une marmite une petite échalote ciselée et laissez la suer à feu moyen sans qu’elle colore.

Ajouter ensuite deux branches de thym frais, une feuille de laurier et mouiller avec un petit verre de vin blanc.

Ajoutez les moules et laissez les s’ouvrir en mélangeant de temps en temps. Une fois cuite, retirer les moules de leur coquilles et réservez les.

Rincez la salicorne.

Dans une casserole faire bouillir de l’eau puis ajouter la salicorne et la blanchir dans l’eau bouillante deux ou trois minutes. L’égoutter et la rafraichir dans de l’eau glacée.

Mettre quelques pommes de terre dans une cocotte emplie d’eau froide salée et porter à ébullition. Lorsqu’elles sont cuites, c’est à dire au bout de 20 à 30 minutes, les égoutter et les peler soigneusement. Les couper en morceaux.

Mettre les morceaux de pommes de terre dans un grand saladier.

Ajoutez la salicorne soigneusement égouttée et les moules réservées puis la gousse d’ail pressée

Coupez l’oignon en fines rondelles et les ajouter aux autres ingrédients.

Poivrez généreusement puis assaisonnez d’un filet d’huile d’olive.

Mélangez soigneusement et déguster immédiatement.

C’est super bon !salicorne-4

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Légumes et plats

Croque-monsieur à la sardine… (parcequ’il fait trop chaud pour cuisiner !)

07 juin 2015

On peut passer des heures en cuisine. Des heures. Et parfois je m’y fondrais presque parce que je n’en sors pas.

Et puis quand la chaleur nous tombe dessus comme c’est le cas depuis deux jours, je passe plutôt mon temps à courir après ceux qui laissent portes et fenêtres ouvertes et dilapident ainsi la fraicheur intérieure que je peine tant à conserver.

Et je n’ai pas vraiment envie de cuisiner…

Il faut dire que je ne suis pas toujours gâtée par les préférences alimentaires de ma tribu. Si je les écoutais, il y aurait 6 menus et 3 services différents.

Les horaires d’abord de mes filles, en fonction de celles qui révisent, celles qui sont rentrées tard la veille, celles qui n’ont « pas-faim-pour-le-moment-on-verra-plus-tard » et les goûts !

Ah ! Les goûts !

« - Non !! Tu as mis de la feta dans la salade ??! Mais tu sais que depuis des années je déteste la fetaaaaa !! »

« - T’as pas mis de coriandre hein ? C’est quoi ce que je sens là ? Ce qui est vert ! Tu es sûre que c’est pas de la coriandre ??? »"

« - Mammaaaannn t’as mis de l’ail… Pourquoi tu mets de l’ail, ça pique !!!! »

« - J’aime pas les spaghettis. Toutes les pâtes que tu veux. Mais pas les spaghettis ».

Et puis il y a Monsieur aussi. Qui aime tout. Absolument tout. Mais qui a une fâcheuse tendance à devenir difficile avec le temps :

 » C’est un peu fade…. Non ?…. »

Bref, Tant que le ciel est grisonnant et la température plutôt fraiche, j’arrive encore à concilier plaisir de cuisiner et bouches complexes à nourrir. Mais dès qu’il fait beau… Là, c’est comme un appel du large…

La chaleur me donne des envies de hamac, de lecture et de siestes à l’ombre.

Des envies de vacances à tous les niveaux.

Des envies de me consacrer du temps… de temps en temps…

Alors pour ces jours là, il y a la cuisine d’inspiration « Street food ». Celle que je prépare un peu en fonction des produits que j’ai sous la main. Celle qui plait en principe à tout le monde, parce qu’elle est adaptative et qu’il suffit en principe de retirer une épice, une herbe, un aromate pour adapter la version à tous les gourmands. Celle qui se grignote n’importe ou, sans obligation de se mettre à table.

Samedi c’était croque-monsieur à la sardine, avec un pain semi-complet aux céréales, des petites tomates cerises du jardin et de la coriandre fraiche.

croque-monsieur-7

Et bien sur c’est d’une simplicité absolue.

Servis avec une petite salade de tomates, des olives noires, des rondelles d’oignons et de l’huile d’olive, c’est un doux contraste de frais et de chaud, de croquant et de fondant, de saveurs relativement fortes et de douceur.

Pour cette recette, et pour 6 croque-monsieur :

- 12 tranches de pain aux céréales ou de pain de mie (ou de pain de votre choix)

- 2 boites de sardines à l’huile

- 1 petit oignon ou deux échalotes

- quelques brins de coriandre fraiche

- 1 pointe de couteau de harissa

- 6 tomates cerises coupées en quartier

croque-monsieur-6

Écrasez grossièrement les sardines égouttées à la fourchette avec la harissa, les échalotes et la coriandre ciselée.

Ajoutez un peu de l’huile réservée si nécessaire. Puis ajoutez les petits quartiers de tomate.

Garnir généreusement 6 tranches de pain de la préparation à la sardine et posez les deuxièmes tranches sur les premières.

Positionnez ensuite vos croque-monsieur dans votre appareil, manuel ou électrique.

croque-monsieur-2

Disposez un peu de beurre salé sur le dessus des tranches. Retournez l’appareil s’il est manuel et faites de même de l’autre côté.

Pour ma part, j’ai fais don de mes appareils électriques et ne me sers plus que des versions manuelles, chinées ça et la. Je les trouve jolies, je trouve agréable de pouvoir surveiller la manière dont les pains dorent en les retournant sur la flamme du gaz.

Une fois bien dorés, dégustez ces croques encore bien chauds.

C’est tout simple mais cela reste très gourmand ! Et pour une fois, j’ai réussi à mettre tout le monde d’accord à la maison ! :-)

croque-monsieur

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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