Les Carnets de Nat

Légumes et plats

Des fèves, encore des fèves…et avec elles, un « taboulé » au quinoa !

15 mai 2015

Pendant des années, ma mère a préparé ce qu’elle appelait « un taboulé » avec de la semoule pré-cuite. Elle faisait gonfler les grains avec  un peu d’eau chaude et le jus des tomates qu’elle ajoutait ensuite en petits dés. Elle y mettait également du concombre, des oignons et  assaisonnait le tout à sa manière.  Puis elle tassait l’ensemble avec le dos d’une cuillère et réfrigérait son plat jusqu’au moment de passer à table. Elle redonnait alors de la légèreté à la semoule et aux légumes en mélangeant soigneusement à la fourchette.  J’aurais dévoré le saladier…

Pour l’avoir vu faire des dizaines et des dizaines de fois, il me semble être parvenue à repérer ses gestes, les ingrédients qu’elle utilisait et ses proportions d’assaisonnement et pourtant… Mon « taboulé » n’est jamais parvenu à égaler le sien.

Des années plus tard, j’ai cuisiné un « vrai » taboulé libanais, aux côtés d’un ami qui m’a appris à doser boulghour, persil, tomates, oignons, jus de citron et huile d’olive et j’ai alors découvert d’autres saveurs très éloignées de la version européenne que préparait ma mère.

Finalement « le taboulé » que nous connaissons le plus souvent en France n’est rien d’autre qu’une salade de semoule aux légumes, rafraichissante et colorée que chacun peut s’approprier selon ses préférences. Et si l’on peut voler la vedette au boulghour avec de la semoule, on peut aussi remplacer cette dernière par autre chose. Les puristes diront : « Ce n’est pas un taboulé ». Et ils auront raison…

En attendant, voici une adaptation de saison au taboulé original !

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Dans mon panier de légumes bio cette semaine, artichauts, asperges, fèves, oignons frais et chou fleur.  De quoi rester sur une tonalité verte,  dans le respect de la saisonnalité et des produits de printemps.

Pour un taboulé de quinoa, et pour 6 personnes :

Une grosse poignée de fèves écossées

Quelques asperges

1 petit oignon frais

1 petit chou fleur,

2 cuil à soupe de graines de chia

Un petit bouquet de persil et quelques feuilles de menthe

Des olives noires à la grecque

Sel, poivre, huile d’olive, citron vert, (mais aussi ce que vous aimez en plus ou à la place !)

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Commencez par écosser les fèves et réservez les, avec la peau.

Coupez la partie dure des asperges, rincez les sans les peler. Réservez.

Coupez l’oignon en fines lamelles. Réservez.

Pour préparer les artichauts, voici un lien qui explique fort bien comment préparer des artichauts tournés. Cela permet de les passer ensuite à la mandoline et d’obtenir ainsi de fines lamelles.

Préparez le quinoa :

Le quinoa est  une graminée considérée comme une pseudo-céréale, composée d’une grande partie de fibres alimentaires, de protéines et d’acides aminés essentiels.

Il est également riche en manganèse, en fer, cuivre, zinc, phosphore, magnésium et vitamine B2 et dépourvu de gluten, intéressant ainsi les végétariens comme les personnes présentant des allergies ou des intolérances au gluten.

Prévoyez 50 gr de quinoa sec par personne. Rincez le soigneusement même si ce n’est pas indiqué sur le paquet. En effet le quinoa produit une substance végétale, sorte d’insecticide naturel qui enveloppe la graine pour se protéger des insectes et des oiseaux, les saponines.  A haute dose, elles sont toxiques et offrent une saveur amère. Le quinoa acheté en magasin bio est le plus souvent déjà lavé. Cependant rincez le malgré tout afin d’enlever tout résidu de saponine, jusqu’à ce que l’eau de rinçage ne mousse plus.

Faite le cuire ensuite dans 2 à 3 fois son volume d’eau, durant 15 minutes, jusqu’à ce que le petit germe blanc de la graine apparaisse. Égouttez rafraichissez et réservez.

Faites bouillir de l’eau salée et versez les fèves à l’intérieur en les cuisant pendant 3 à 4 minutes. Égouttez les et déposez les dans un bol d’eau fraiche. Lorsqu’elles sont refroidies, retirez leur peau.

Passez les  d’asperges à la mandoline et poilez les quelques instants dans une poêle et un fond d’huile d’olive. Salez, poivrez et réservez.

Disposez votre quinoa refroidi dans un saladier.

Ajoutez les fèves épluchées, les lamelles d’artichauts, les pointes d’asperges poêlées et refroidies, l’oignon émincé et les olives.

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Rincez et ciselez le persil et la menthe, les graines de chia et ajoutez le à l’ensemble.

(De saveur neutre, les graines de chia sont cependant riches en fibres, en acide gras oméga 3 et en vitamine E. Elles offrent de nombreux bienfaits tout en les consommant raisonnablement : 30 gr par jour, soit deux cuil à soupe)

Rincez quelques bouquets de chou fleur et râpez les soigneusement. Ajoutez les aux autres ingrédients.

Préparez une vinaigrette : 4 cuil à soupe d’huile d’olive, 1 cuil à soupe de jus de citron vert, 1 cuil à café de miel, sel et poivre et versez le sur votre taboulé.

Goûtez et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire.

Le taboulé est assez fade s’il n’est pas rehaussé d’un assaisonnement parfumé. Vous pouvez contraster sa saveur en l’ accompagnant assiettes de de fromage de chèvre frais. L’acidité et la fraicheur du fromage est un allié  !

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

Un commentaire

Du côté du sucré...

Les fraises arrivent bientôt…et avec elles, un gâteau gourmand !

19 avr 2015

Elles n’ont pas pointé le bout de leur nez au jardin et pourtant, elles sont partout dans les grandes surfaces et sur les étals de certains marchés. En réalité les fraises s’offrent de mai à aout, et pour le moment, elles ne sont en principe qu’en fleurs !

J’ai malgré tout cédé à la tentation et par un dimanche pluvieux, rien de plus gourmand que de se lancer dans une pâtisserie, qui, je le sais, plaira à toute la famille…

Au goût, ces premières fraises -choisies pourtant sur un marché- n’ont pas une saveur très intéressante… Attendez donc encore un peu pour en acheter et si vous le pouvez, goûtez les ! Celles du jardin n’ont rien à voir…

Mes filles ont elles aussi cédé à la tentation et rajoutent sucre et crème pour les apprécier vraiment. Or, je serai tentée de dire qu’un fruit, ça se goûte « brut » ! Nature !

Avec leur bouille ronde, leur couleur vive, elles sont  tentantes et accompagnent l’arrivée du printemps avec générosité. Et si l’on ferme les yeux, on découvre tout d’abord leur parfum… La fraise des bois par exemple, c’est tout un programme rien qu’au parfum…

Lorsque j’étais petite, j’avais la chance d’habiter une région généreuse en vergers, en potagers, en champs de maïs et de pruniers. Je partais à la « chasse » des fraisiers des bois et lorsque j’en trouvais, je m’installais dans l’herbe et je les dégustais, assise au milieu des arbres, des odeurs de sous-bois, des fougères et des bruits environnants. 14 hectares de terre peinaient à satisfaire ma curiosité et je passais mes journées à me fondre dans la nature pendant que mon père travaillait à la bergerie. Je garde un souvenir précis de ces moments ou j’avais le sentiment que cet espace de nature n’avait aucune limite, qu’il était luxuriant, généreux, apaisant et qu’il sentait… la fraise des bois…

Respirez les ces premières fraises, et je serais tentée de vous dire : « si elle ne sentent rien, passez votre chemin…« 

Ensuite, croquez…

Charnues, moelleuse, les fraises sont juteuses et sucrées, parfois très légèrement acides et leurs grains apportent une texture toute particulière.  Alors, si elles vous plaisent, si leur parfum est bien présent, laissez vous tenter et offrez leur une place de choix sur un joli dessert. Respectez leur volume, leur présence et leur générosité en ne les coupant pas en tout petit morceaux…

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Pour cette recette de gâteau et pour 6 personnes (vous pouvez doubler les proportions pour 12, mais attention à la taille des moules pour que le gâteau cuise à cœur sans dessécher) :

100 gr de farine T45

50 gr de maïzena

200 gr de sucre

125 gr de poudre d’amandes

125 gr de beurre mou

1/2 sachet de levure chimique

3 oeufs

120 ml de lait

120 gr de crème épaisse

250 gr de fraises

200 gr de mascarpone

60 ml de crème liquide très froide

40 gr de sucre glace.

100 gr de chocolat noir pâtissier + 140  gr de crème liquide

Commencez par fouetter au fouet à main ou au robot, le beurre mou et le sucre. Le mélange doit blanchir.

Ajoutez alors un par un les œufs et fouettez à nouveau, sans trop.

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Ajoutez la farine tamisée, la maïzena, la levure chimique, la poudre d’amandes et mélangez doucement pour incorporer les poudres au mélange précédent.

Ajoutez ensuite le lait et la crème épaisse et mélangez à nouveau de manière à obtenir une texture homogène, sans trop insister.

Versez la pâte dans deux moules beurrés d’environ 17 cm de diamètre et 4 cm de haut.

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Glissez à four préchauffé à 160°C, en chaleur tournante pour 35 à 40 minutes de cuisson. Un couteau planté dans le centre du gâteau doit ressortir sec.

Si vous doublez les proportions, utilisez des moules de 25 cm de diamètre environ, avec un bord un peu plus haut.

A la sortie du four, laissez les gâteaux refroidir 5 minutes, puis démoulez les délicatement et laissez les refroidir totalement sur une grille.

Lavez et équeutez les fraises. Coupez les en gros morceaux et réservez les.

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Réfrigérez une demi-heure le bol de votre robot et le fouet (ou un saladier et les fouets d’un robot à main)

Fouettez ensuite la crème liquide très froide avec le sucre glace. Lorsque la crème est bien montée en chantilly, réduire la vitesse du robot et ajoutez le mascarpone en ne mélangeant que quelques secondes, le temps que la texture de la crème soit homogène.

Mettre en poche et réservez au frais.

Casser le chocolat en morceau dans un bol et faire chauffer la crème liquide restante. Lorsqu’elle approche l’ébullition, la verser sur le chocolat et couvrez d’une assiette quelques minutes. Mélangez ensuite à la spatule en partant du centre et en élargissant le mouvement jusqu’à ce que le mélange ait une texture brillante et bien homogène.

Tranchez le dessus des gâteaux pour égaliser leur surface, puis coupez les horizontalement par la moitié de manière à obtenir 4 disques identiques.

Garnissez généreusement le premier disque de crème au mascarpone. Déposez des morceaux de fraises sur la crème.

Ajoutez un deuxième disque, et garnissez de même. Poursuivre jusqu’au dernier disque.

Versez alors le chocolat fondu de manière à ce qu’il coule généreusement sur les bords du gâteaux, mais sans dissimuler les couches de mascarpone et de fraises !

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Terminez en disposant quelques fraises sur le chocolat.

Vous pouvez également ne pas utiliser de chocolat et décorer le dessus de votre gâteau avec la crème de mascarpone et les fraises, selon votre préférence.

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© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Entrées

Une page se tourne et avec elle, une tartine de printemps…

15 avr 2015

Une page se tourne.

J’ai du mal… et je vais mettre le temps qu’il faut pour finir de l’effeuiller…

Pour autant, combien écrivons-nous de livres dans nos vies ? Devrions-nous préférer n’en écrire qu’un et aller jusqu’au bout en quelques milliers de pages ? Ne jamais le terminer pour être sûre d’y revenir ? En écrire plein, quitte à se lancer parfois dans plusieurs tomes ?

Pour ma part, je préfère penser que la vie nous offre plusieurs styles d’écriture, qu’au rythme de nos pas nous publions plusieurs essais et que nous pouvons choisir, préférer, renoncer, choisir à nouveau, quitte à réécrire l’histoire plusieurs fois.

Une page se tourne et finalement…c’est bien….

Depuis presque 10 ans, je viens régulièrement vous confier ici recettes et billets d’humeur, photographies, liens, conseils et expériences culinaires.

Depuis presque 10 ans, cet espace a considérablement changé, évolué en fonction d’un ensemble de paramètres, personnels, professionnels et affectifs. Il a muri au fil des mois, s’est personnalisé peu à peu, humblement discret, et il est aujourd’hui temps de lui offrir d’autres projets. L’année 2015 sera, pour moi, un fil de réflexions et d’idées à peser tout autour de ce qui fait ma passion : la cuisine, le partage et la convivialité…

Et comme le printemps arrive à grands pas, avant de poursuivre dans de prochains billets les pages de mes réflexions et le futur ton gourmand que prendront ces carnets, je vous propose une tartine salée, à croquer en toute circonstance !

Dans mon panier bio cette semaine, quelques fèves, betteraves, navets et pommes de terre, une jolie laitue rouge, des pamplemousses et des oranges…

Les fèves, je les adore depuis que je suis gamine. Ma mère les faisaient cuire avec la peau, et préparait ensuite une sorte de vinaigrette au cumin qu’elle versait sur les fèves encore chaudes. C’était délicieux.

L’expérience m’amène cependant à privilégier le « cru » depuis quelques mois, ainsi que la chaleur douce. Mais je reviendrais au fil des prochains billets sur les raisons qui motivent mon changement progressif d’alimentation et ma manière d’aborder la cuisine depuis.

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Crues, les fèves sont bien moins caloriques que cuites, apportent protéines (elles plaisent donc aux végétaliens comme aux végétariens), fibres, potassium, magnésium et calcium. Elles sont également une excellente source d’acide folique (vitamine B3, B5 et B9).

Il faut apprécier leur saveur ainsi, mais j’aime leur croquant, leur côté doux et frais. Pour les consommer crues, choisissez les fermes, plutôt jeunes et retirez en la peau.

Pour cette recette, je les ai partagés par la moitié également pour leur donner moins de volume et les utiliser davantage en légèreté.

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Pour cette recette et pour 6 tartines de printemps :

Pour les fèves crues marinées :

- 1 poignée de fèves fraiches

- 1 petite échalote

- Quelques suprêmes de pamplemousse

- fleur de sel, poivre et huile d’olive

Mélangez ensemble fèves, suprêmes de pamplemousse, et échalote ciselée finement. Ajoutez une pincée de fleur de sel, du poivre du moulin et un filet d’huile d’olive. Mélangez délicatement, filmez et réservez au frais.

Pour les betteraves et les radis roses :

Préparez un bol rempli d’eau glacée.

Pelez la betterave et découpez la en fine julienne. (Utilisez une mandoline ou un rasoir à légumes spécial pour réaliser ce type de bâtonnets très fins).

Lavez soigneusement les radis et passez les également à la mandoline pour en faire de très fines lamelles.

Plongez ensuite la julienne de betterave et les lamelles de radis dans l’eau glacée durant quelques minutes. Ils resteront ainsi parfaitement croquants.

Avant de réaliser votre tartine, égouttez les soigneusement et réservez.

Choisissez un bon pain au levain, pain complet ou à la farine d’épeautre. Coupez des tranches fines et faites les griller, ou pas, selon votre préférence. Tartinez généreusement chaque tranche de fromage de chèvre frais et disposez dessus fèves, pamplemousse, échalote, betterave et radis roses. Ajoutez de la salade rouge finement découpée.

Quelques tours de moulin à poivre, un peu de fleur de sel, un filet d’huile d’olive et le tour est joué… C’est bon, c’est frais, c’est de printemps… Que demander de plus ! :-)

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© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Du côté du sucré...

Cake à l’orange et au pavot…

25 mar 2015

Ces derniers temps, les oranges de mon panier bio finissent entre les cylindres de mon extracteur de jus et viennent composer les boissons revigorantes et stimulantes de mon petit déjeuner. Et depuis deux mois, c’est presque devenu un rituel.

A peine sortie de la clinique ou l’on m’a légèrement chahuté les viscères, j’ai commencé par passer à la centrifugeuse, puis à l’extracteur, une partie des légumes et fruits de mon panier du mercredi, ajoutant gingembre, curcuma, persil ou coriandre, en fonction des envies du moment. Une manière pour moi de clôturer une étape pour en débuter une autre et poser des choix bienveillants sur mon alimentation et celle des miens.

Au départ, carottes, pommes et oranges avaient la part belle, puis j’ai osé m’aventurer sur des chemins plus risqués, jouant avec la betterave et le navet, perdant au préalable deux de mes testeurs familiaux, de moins en moins convaincus par la saveur surprenante de certains de mes jus.

J’ai donc adapté et me suis lancée dans du presque sur-mesure : pommes et oranges pour Clémence, orange seulement pour Ana, un mix de tout, mais sans pousser le bouchon trop loin, pour l’une de mes grandes.

Et puis il y a eu ce matin… Et là je ne sais pas trop ce qu’il m’a pris… Pommes et  oranges certes, mais aussi pamplemousses, céleri, radis, persil et gingembre. Le tout a donné un résultat à la couleur fort peu appétissante, au parfum plutôt corsé et à la saveur… comment dire… trop particulière pour être gourmande… celui là, je vais devoir le terminer toute seule, personne n’y goûtera…

Ne craigniez rien cependant, point d’erreur sur le titre de ce billet. Je vais bien vous parler pâtisserie et ne pas vous imposer une recette improbable de jus verdâtre presque imbuvable… Je vais juste vous confier le sort réservé aux oranges qui n’ont pas été sacrifiées sur l’autel de mon extracteur de jus !

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Ce cake me trottait dans la tête depuis un petit moment déjà et c’est la couverture gourmande du magazine « Saveurs », reçu il y  a quelques jours, qui a achevé d’inspirer mon désir d’agrumes et de sucre.

Sur mes citronniers, point de citrons mûrs encore. Trop fermes et trop verts pour risquer d’être prélevés trop tôt. Je suis donc passée aux oranges rescapées, tout en conservant l’idée du pavot, si joli lorsqu’il flirte avec la pâtisserie et les textures claires.

Pour cette recette et pour un grand moule à cake j’ai donc utilisé :

- 2 oranges bio non traitées

- 200 gr de maizéna

- 200 gr de farine T45

- 130 gr de sucre glace

- 100 gr de beurre normal + 100 gr de beurre salé

- 6 œufs entiers

- 1 sachet de levure chimique.

(Attention : ces proportions sont adaptées à un moule à cake de grande dimension, assez profond. Deux difficultés possibles occasionnent ce choix : un résultat possiblement  plus dense sur le bas du cake qui aura moins cuit en profondeur. Pour éviter ce risque, diviser les proportions par deux et choisissez un moule plus bas et moins long. D’autre part, une partie de la farine est remplacée par la maïzena. Ce cake est donc allégé en gluten et le résultat est différent de ce que donnerait un gâteau a base exclusive de farine de blé)

Commencez par tamiser ensemble la farine, le sucre glace et la levure.

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Ajoutez ensuite les œufs, le beurre fondu, les zestes des oranges coupés finement et le jus des deux oranges.

Mélangez soigneusement sans trop. Plus vous mélangez, plus vous densifiez la pâte…

Beurrer ensuite un grand moule à cake préalablement tapissé de papier sulfurisé beurré. La pâte doit arriver jusqu’à 3 cm environ de la hauteur du moule, pas plus. Dans le cas contraire, lors de la cuisson, le cake risque de déborder…

Versez la pâte dans le moule et glissez au four préchauffé à 180°C (chaleur tournante), et ce pour 10 minutes.

Pour le fondant :

- 200 gr de sucre glace

- 1 blanc d’oeuf

- 1 cuil à soupe de jus de citron (ou d’orange)

Commencez par mélanger au batteur ou au fouet à main le sucre et le blanc d’œuf. Vous devez obtenir une préparation ferme, homogène et brillante. Ajoutez du jus de citron pour liquéfier légèrement le fondant. Réservez le, filmé, pour éviter qu’il ne sèche.

Après 10 minutes de cuisson, faites une entaille au couteau au centre du cake dans le sens de la longueur. Cela évitera qu’il « s’ouvre » lors de la cuisson un peu n’importe comment.

Prolongez la cuisson à une température de 150°C (chaleur tournante) durant 35 minutes mais vérifiez la cuisson à l’aide d’un fer à brochettes ou d’un couteau pointu. Planté au cœur du cake,  le fer ou la lame doivent ressortir secs.

Filmez le cake à chaud jusqu’à ce qu’il soit complètement refroidi. Versez alors le fondant sur le dessus du gâteau en laissant s’écouler le surplus dans un plat.

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Une fois le cake refroidi, couler le fondant régulièrement sur le dessus du cake et disposez ensuite, si vous le souhaitez, de petits dés d’oranges confites.

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Laissez le glaçage durcir et coupez en tranches pour déguster…

Doux et gourmand, ce cake se prêtera aussi bien au petit déjeuner qu’au gouter… Et l’on se dispensera de l’accompagner d’un improbable jus de légumes… Un thé aux agrumes fera l’affaire ! ;-)

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© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Apéritif

Liqueur de violettes…

03 mar 2015

Elles tapissent le sol du jardin… et chaque année, je prélève quelques pieds d’un côté pour les planter de l’autre…

Elles sentent délicieusement bon, elles sont jolies et annoncent l’arrivée du printemps avec leurs petites touches colorées…

J’adore les violettes !

J’adore le parfum de ces petites fleurs délicates ! Je me souviens avoir dégusté des bonbons à la violette lorsque j’étais petite fille, à Nice, en compagnie de ma tante Estelle qui m’avait emmenée visiter une confiserie. Ça sentait bon le sucre, les pétales de roses, le jasmin, la lavande…

… et la violette…

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Chaque année, elles sont au rendez-vous, et j’en prélève quelques poignées assez rapidement pour qu’elles ne se perdent pas. Je les utilise dans les biscuits, les gâteaux, mais aussi en infusion dans la crème pour parfumer un riz au lait ou une panna cotta.

Pour se lancer dans le sirop de violettes ou la confiture, il en faut des fleurs… Et comme je préfère tout de même les voir pousser au jardin je n’en prélève que deux ou trois poignées. 200 gr à peine de parfum fruité et sucré…

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J’ai donc décidé cette année de tenter une liqueur de violette et je ne pourrai venir vous parler du résultat avant plusieurs semaines.

Pour cette recette (et pour une bouteille d’une contenance d’environ 700 ml) :

- 2 à 3 grosses poignées de violettes ramassées au jardin, le matin lorsque les fleurs sont juste ouvertes.

- 150 gr de sucre blanc

- 600 ml d’alcool spécial pour fruits spiritueux 40° (les puristes diront que son goût est inintéressant, mais il est facile à trouver…)

Commencez par retirer les pétales des sépales (bases de la corolle).

Puis disposez les au fond d’une bouteille en verre à large goulot (mais hermétiquement refermable). La bouteille doit avoir été au préalable lavée,  ébouillantée et séchée.

Ajoutez le sucre, et recouvrez d’alcool.

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Fermez hermétiquement la bouteille et mélangez.

Stocker ensuite dans un endroit sombre et pas trop chaud pendant 4 semaines environ. C’est la période de macération.

Pensez à retourner et secouer doucement la bouteille quotidiennement de façon à ce que les pétales restent immergés dans l’alcool.

Je reviens vous communiquer la suite des opérations dans quelques semaines ! :-)

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© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Du côté du sucré...

Oreillettes, comme en Provence…

20 fév 2015

J’apprends à ne pas faire grand chose…

Profiter des quelques jours qui me restent pour laisser place au vrai repos, au plaisir de me laisser porter, et pour cela, j’ai choisi de finir ma convalescence dans ma famille, à quelques heures de chez moi, abandonnant les obligations ménagères et culinaires à ma tribu…

Cette nuit, j’étais à la belle étoile, accompagnant ma petite chienne Cavalier King Charles dans l’une de ses sorties nocturnes nécessaires. Emmitouflée dans plusieurs couches de laines, je contemplais le ciel étoilé sous un froid piquant. Calme et clarté de l’air, petit moment de paix intérieure ou l’on s’autorise à découvrir un environnement pourtant familier, différemment : la lumière de la rue, l’ombre des arbres jouant avec le sol brillant de gel, le crissement de chaque pas, le hululement régulier d’une chouette, la course joyeuse de Mila entourée du halo de son souffle chaud.

La fatigue est là pourtant mais elle apporte justement une capacité d’écoute et de ressenti différent. le corps est abandonné, les sons omniprésents, l’esprit totalement détendu pour les recevoir. Un petit moment précieux…

…qui se poursuit au petit matin lorsque les ombres des arbres et le soleil  jouent encore avec nous pour peu que l’on y prête attention…

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Dans quelques jours, le bureau et les ateliers reprendront leur cours, les séances de sophrologie également et mon emploi du temps sera aussi plein qu’un oeuf. Pourtant, il va falloir s’écouter cette fois, lever le pied et prendre le temps de petites parenthèses pour se retrouver. J’ai pris l’engagement d’y veiller. J’y veillerai…

Juste avant de quitter la maison pour quelques jours et parce que je peine à retrouver l’appétit depuis mon opération, je me suis remise à feuilleter plus assidument mes livres de cuisine à la recherche de ce qui pourrait bien me tenter. Salé ? Sucré ?… Difficile à dire.

Dans l’un de mes vieux ouvrages, une feuille manuscrite pliée. En l’ouvrant, je n’ai pas tout de suite compris ce que j’avais du annoter à l’époque sur un coin de table. Pas de titre, pas de phrase complètes, juste quelques ingrédients et quelques mots…

Et puis comme si je me revoyais soudain prendre note à l’époque, j’ai revu les oreillettes que je faisais lorsque j’étais jeune maman, celles que mon père adorait, celle qui croquaient sous la dent pendant plusieurs jours, celle qui laissaient des traces de sucre glace sur les doigts et les joues des gourmands…

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J’ai réalisé cette recette pour le plaisir de retrouver ce parfum, cette consistance si particulière, cette gourmandise que j’adorais, mais je n’ai pas pu y gouter… Mon corps m’a clairement fait comprendre que les fritures n’étaient pas vraiment appropriée à ma situation actuelle…Reste le plaisir de la réalisation et celui de partager, l’essence même de la cuisine au bout du compte.

Alors la voila, cette recette ancienne. Pour vous.

Pour un grand (très grand) panier d’oreillettes :

- 500 gr de farine T55

- 4 gros œufs ou 5 œufs moyens

- 1 sachet de levure chimique

- 1 pincée de sel

- Un peu de jus d’orange et de fleur d’oranger.

- 3 cuil à soupe de sucre glace bombées (facultatif si l’on préfère sucrer l’oreillette après)

La pâte se prépare à la main ou au robot. Verser la farine, la levure chimique, le sel et le sucre (si on a choisit d’en mettre) dans un plat ou dans le bol du robot. Mélanger à la main ou à petite vitesse au robot.

Ajouter ensuite les œufs fouettés puis affinez la texture en ajoutant peu à peu du jus d’orange mélangé à de l’eau de fleur d’oranger. La pâte doit se rassembler, devenir souple et non collante.

Filmez et réservez au frais 30 minutes.

Divisez ensuite la pâte en petites boules de la même dimension, de la taille d’un œuf, et là, deux solutions s’offrent à vous : un laminoir ou quatre mains…

Car il va falloir plonger des disques ou de grands rectangles de pâte bien affinés dans un bain de friture à température et la cuisson sera ultra rapide, comme l’enchainement des gestes…

Chaque petit pâton doit être finement étalé au rouleau ( ou mieux donc, au laminoir), puis encore affiné à la main en tirant délicatement sur les côtés du disque ou du rectangle obtenu, sans déchirer la pâte pour autant. C’est délicat et précis.

L’idéal est donc de réaliser ces oreillettes à deux, l’un s’occupant de la pâte, l’autre surveillant la température de l’huile (170 à 180°C) et la friture.

Les oreillettes doivent être dorées bien égouttées et de jolies bulles doivent apparaitre sur toute leur surface. Refroidies, les sucrer à l’envie et les partager…

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Vous m’en direz des nouvelles ! ;-)

A bientôt !

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Légumes et plats

Légumes d’hiver rotis et salade toute simple…

15 fév 2015

J’ai converti toute la maisonnée aux jus de fruits et de légumes frais !

Et c’est devenu un rituel. Je choisi, je découpe, je pèle, je tranche, puis je passe tout cela à la centrifugeuse et en fonction de mes choix, les verres se déclinent en rouge, en orange, en jaune et en vert : betteraves, oranges, citron, pommes, kiwis, carottes, navets, gingembre, je joue des contrastes et bouscule les habitudes ! Et ça fait un bien fou !

Dans mon panier du mercredi, tout ce qu’il faut justement pour booster le métabolisme et donner la pêche, même à moi qui me remets tout doucement de mes récentes aventures opératoires. Un corps différent puisqu’il en manque un bout… Une approche des repas différente aussi, car une sorte de radar à aliments digestes ou indigestes a remplacé ma vésicule… Je parle pour moi bien entendu. Je ne suis en effet pas certaines que les jus de fruits et de légumes soient supportés par toutes les personnes ayant subi le même parcours que moi…

Depuis mon retour à la maison il y a une dizaine de jours, ou presque (les deux premiers ayant davantage ressemblé à une sorte de sieste interminable…) je reste fidèle aux fruits et légumes qui me tentent. Et j’en fais profiter autour de moi ceux dont le nez coule, dont la gorge gratte, ceux qui se plaignent de manquer de dynamisme, de se sentir fatigués de bon matin, etc… et il semblerait que ça marche.

Reste qu’au fond de mon panier, les légumes d’hiver ne trouvent pas vraiment d’adeptes (dans les jus, ça passe, mais autrement, faudrait quand même pas abuser…).

Que faire des quelques panais, navets et patates douces que personne n’a envie de goûter chez moi, hormis les congeler pour de futurs potages…

Je les ai plus d’une fois laissé patienter sur le plan de travail pour voir s’ils allaient m’inspirer quelque chose, si de leur forme et de leur couleur un peu triste, j’avais envie de tirer quelque choses d’appétissant… Allez faire manger du panais à mes filles… Ou même de la patate douce…Allez leur dire que le navet c’est bon, riche en vitamine,  potassium et oligo-éléments, vous ne convaincrez pas…

Alors j’ai pensé à moi pendant que tout le monde se jetait sur les restes de hier pour échapper à mes éventuelles velléités de leur faire goûter d’improbables mixtures…

J’ai pensé à moi et j’ai bien fait !

legumes-hiver-2015

J’ai donc pelé et tranché en fines lamelles ces quelques légumes récalcitrants et les ai disposé sur une plaque garnie d’une feuille de papier sulfurisé. Coupes régulières pour permettre une cuisson équilibrée.

Si vous en avez, n’hésitez pas à ajouter de même façon carottes, betteraves, topinambours et poireaux, en un joli patchwork de couleurs. Ajoutez si vous le souhaitez quelques rondelles d’oignon, un bon filet d’huile d’olive, de la fleur de sel, et quelques tours de poivre du moulin.

J’ai pour ma part ajouté un peu de miel de châtaigner parce qu’il est fort en goût et que j’adore le miel…

assiette-legumes-hiver-rotis-2

Au four préchauffé à 180°C, pour une trentaine de minutes de cuisson. Les lamelles de légumes doivent être tendre, juste colorées sur les bords les plus fins.

Pour accompagner ces légumes d’hiver, j’ai choisi une salade de jeunes pousses d’épinard et de mesclun. Parce que ça me tentait, et que je m’écoute ! :-)

Vinaigrette toute simple : huile d’olive, vinaigre balsamique, petite touche de citron jaune, sel, poivre, un peu de coriandre ciselée et… un peu de miel…

Que ces tranches de légumes de saison soient chaudes ou froides, c’est bon ! Alors à vous de les garder au chaud ou de les laisser refroidir selon l’envie.

assiette-legumes-hiver-rotis

La petite salade assaisonnée est dressée au centre de l’assiette et tout près, j’ai disposé mes lamelles de légumes encore tièdes, quelques petits morceaux de fromage de chèvre, quelques cerneaux de noix, et puis c’est tout…

Vraiment très simple, et très bon… La patate douce, le panais et le navet cuits sont légèrement sucrés, une saveur corsée par le miel de châtaigner qui leur va très bien,  le fromage de chèvre apporte une pointe d’acidité tout à fait bienvenue, la salade et sa vinaigrette amènent de la fraicheur et les noix un peu de croquant et une petite pointe d’amertume.

J’ai dégusté mon assiette toute seule mais j’ai senti quelques gourmands tourner autour, l’air déçu…

Tant pis… J’ai dis que je me mettais à penser davantage à moi à partir de maintenant ! Je mets désormais en pratique et je dois avouer que c’est bien bon ! ;-)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Du côté du sucré...

Galette des rois au chocolat en février… parce que mieux vaut tard que jamais !…

12 fév 2015

J’ai tardé. Oui.

J’avais promis cette recette de galette début janvier mais mon esprit n’est pas véritablement parvenu à se poser depuis…

Je le dis souvent, l’écriture sur ces pages pour y coucher simplement une recette, je ne sais pas faire… Pourtant me direz-vous, tout le blabla autour de la réalisation d’une galette des rois c’est parfaitement inutile. On a juste besoin d’ingrédients, de techniques, d’une expérience parmi tant d’autres, de photographies pourquoi pas, et puis c’est tout !

Arfff ! Le problème c’est que dans la vie, certains évènements viennent parfois bousculer les sentiments, le raisonnement et l’écriture et rend les choses moins simple qu’il n’y parait… Reprendre le cours des mots de ce modeste « journal » culinaire  sans parler du silence qui l’a précédé c’est renoncer à sa part d’âme, de personnalité, de sensibilité. Et sans, décidément, je ne sais pas faire….

Alors…d’abord… il y a eu le 7 janvier…  Et là, j’avoue que j’ai eu du mal à respirer normalement pendant les semaines qui ont suivi.

Peut-être parce que, malgré mon âge, j’ai encore parfois le sentiment d’être habillée par l’innocence de l’enfance. Peut-être parce que le respect des autres, le respect de la vie, la liberté, ce sont des valeurs précieuses, profondes, intenses pour moi. Peut-être parce que la haine, la manipulation, les convictions uniques et absolues me terrifient et me disloquent. Peut-être parce qu’empêtrée dans une carte de vœux devenue déplacée, presque agressive, je me suis dit qu’il n’y en aurait plus jamais sur ces pages.

Et puis on est rattrapé par le fil de la vie. Et heureusement…

Le fil de nos émotions du quotidien, celui de nos obligations, du travail. Un rythme, des journées, des rencontres, des échanges, et pour moi, la maladie de ma mère dont la mémoire s’enfonce peu à peu dans l’obscurité également. Elle retombe en enfance ce qui nous offre parfois toutes les deux de grands éclats de rire tant les situations deviennent incongrues et décalées. Il faut savoir détourner l’angoisse de ceux qui perdent pieds, en faire un conte, une histoire. Décliner l’insupportable avec humour et légèreté parce que c’est un choix sans doute bien meilleur que celui de se voir brisé par le choc de l’oubli.

Cela n’empêche pas qu’un cycle s’achève et qu’il  m’est difficile de me projeter dans celui qui m’attend, effrayée par ce que me renvoie le miroir de l’âge, non par la plastique de son reflet, mais par l’essence même de ce que je crains à mon tour un jour de ne plus reconnaître.

Au fil des deux années qui viennent de s’écouler, j’ai senti parfois m’échapper les contours rassurants de mon chemin et de mes décisions. Alors j’ai choisi d’avancer pas à pas, un pied après l’autre, concentrée sur l’instant présent, sur le souffle de la vie, sur ceux que j’aime, sur ceux qui m’entourent tendrement, sur la cuisine, sur de jolis projets. Parce que cela donne des couleurs, du rose aux joues, parce que les sourires s’ancrent plus facilement. Être sophrologue m’y a énormément aidé.

Mais de temps en temps, comme pour me rappeler à l’ordre, mon corps me balance les signes qu’il ne faut pas trop tirer sur la corde…

Il y a 4 ans, jour pour jour, je venais vous parler de mes pitbulls, juste avant de vous confier une bonne petite recette de blanquette (décidément c’est une habitude chez elle de coller du blabla partout où elle cuisine…) Mon corps m’avait alors murmuré bien des mots avant le bistouri et je lui avais promis de le prendre désormais en compte, tout en croisant discrètement les doigts derrière mon dos…

Et il y a dix jours, je franchissais le seuil de la même clinique en n’ayant qu’une seule envie, celle de me carapater et que l’on me laisse entière. Complète. Que l’on ne vienne pas non plus en rajouter. Qu’un dimanche ensoleillé, ce n’est pas le jour pour aller s’immobiliser des heures dans une chambre blafarde. Qu’après m’avoir ouvert le dos, je n’avais pas envie du tout qu’on vienne me triturer les viscères.

En avoir plein de dos ou se faire de la bile c’est à la fois si proche et si différent : dans un cas on entasse à l’extérieur, dans l’autre à l’intérieur. Le résultat reste somme toute assez similaire : le corps disserte en maux…

Alors une dizaine de jours plus tard, une vésicule en moins et quelques cicatrices en plus, j’ai pris le temps de poser un certain nombre de décisions et cette fois, j’ai gardé les mains devant moi…

Continuer de se respecter, de se faire du bien.

Offrir de la douceur aux autres mais en en gardant aussi pour soi. S’offrir de la bienveillance…

Prendre le temps ! Des heures calmes et dociles où rien n’est attendu. Les échos simples du cours des choses…

Savoir se distancer de la toxicité. Poser des choix, s’éloigner, refuser d’être gratuitement nié, malmené ou manipulé par des marionnettistes plus doués à remettre en cause les autres qu’eux-mêmes. Le seul rôle à tenir est le sien. Celui qui nous porte. Celui qui nous ressemble.

Et puis cuisiner ! Cuisiner autrement, différemment ! Depuis 10 jours, je me bichonne à grandes rasades de jus de fruits et de légumes frais, passés à la centrifugeuse en attendant qu’un jour mon porte-monnaie m’autorise à m’offrir l’extracteur de mes rêves.

Je m’écoute. J’écoute mon appétit brinquebalé par une récente maltraitance chirurgicale, qui, même parfaitement réalisée, reste traumatisante pour le corps. Il manque à présent un organe dont il s’agit de se passer afin que le tout continue de fonctionner normalement malgré ce.  Certaines saveurs ne me tentent pas encore, d’autres me sont franchement hostiles, ne serait-ce qu’à la vue, d’autres enfin m’appellent comme des élixirs de forme et les fruits du matin en font partie…

Bon… mais cette galette des rois alors ?…. Elle vient ?

Bien-sûr, car avant la gourmandise il y a le bonheur de la réalisation, de l’apprentissage, des lectures et des visionnages, des essais et des tests, et là-dessus, ma gourmandise n’a aucune limite…

galette-des-rois-janvier-2015

Pour cette galette j’ai décidé de réaliser une pâte feuilletée inversée.

Pour rappel, une  pâte feuilletée classique est réalisée à partir d’une détrempe composée de farine, sel et eau sur laquelle on dépose une matière grasse (margarine ou beurre de tourage) avant de plier la pâte sur elle-même, lui faire faire un quart de tour et recommencer le cycle plusieurs fois en laissant reposer la pâte au réfrigérateur entre chaque tour.

La méthode inversée consiste à envelopper cette fois une abaisse de détrempe dans une abaisse de matière grasse. La pâte feuilletée ainsi obtenue offrira un résultat plus friable mais plus croustillant.

Après avoir fait plusieurs tentatives de recettes différentes, j’ai testé et choisi l’une d’elle, présente ici en vidéo.

Commencer par une première détrempe, sorte de beurre manié (et pour 2 galettes) :

- 375 gr de beurre mou ( un vrai beurre à 82 % de MG !)

- 150 gr de farine.

Mettre dans un grand bol le beurre mou et lui ajouter la farine. Travaillez le tout à la spatule jusqu’à rassembler le tout.

etapes-galettes-1Fleurez ensuite légèrement votre plan de travail, déposez-y la pâte et étalez-la délicatement au rouleau fariné sur une épaisseur d’environ 2 cm. Cette étape n’est pas forcément simple car la pâte comportant beaucoup de beurre, elle est relativement collante. Il est donc important de travailler avec délicatesse sans être tenté d’ajouter de la farine qui fausserait les proportions de la pâte. Réaliser ainsi cette abaisse sous forme de disque ou de rectangle. Filmez et placez au frais pour 1h30.

Pour la deuxième détrempe :

- 350 gr de farine T55 tamisée

- 110 gr de beurre fondu

- 150 gr d’eau

- 15 gr de sel

- un peu de vinaigre blanc

Dans un grand saladier (ou dans le bol du robot), déposez la farine, le beurre fondu refroidi, le sel, 100 gr d’eau en réservant le reste pour l’ajouter peu à peu, une demi cuil à soupe de vinaigre blanc et mélangez lentement à la feuille ou au crochet au robot, ou à la main. Ajoutez peu à peu l’eau réservée jusqu’à obtenir une pâte souple mais non collante.

Abaissez à nouveau la pâte obtenue en un rectangle de pâte d’environ 2 cm. Réfrigérez durant 1h 30.

etape-galette-2

Abaissez la première détrempe (beurre manié) jusqu’à environ 1 cm d’épaisseur, en fleurant légèrement le plan de travail.

Déposez au milieu du rectangle ou du cercle obtenu la deuxième détrempe et enfermez la à l’intérieur.

pates-reuniesVous rencontrerez sans doute une difficulté avec la première détrempe qui aura durci avec la réfrigération. Laissez-la reposer quelques instants pour pouvoir l’abaisser sans trop de mal et réchauffez-la légèrement avec la paume des mains pour pouvoir l’étaler plus facilement.

Réalisation du 1er tour double :

Commencez par abaisser la pâte délicatement avec la main ou avec le rouleau en exerçant quelques pressions régulières sur toute la longueur de la pâte, et l’étaler ensuite au rouleau sur la longueur, jusqu’à 1 cm d’épaisseur environ, mais sans appuyer trop fort. La pâte doit glisser sur le plan de travail, et il faut donc penser à fleurer celui-ci si nécessaire (1).

galette-etape-3Effectuez ensuite le tour double en rabattant d’un tiers la partie supérieure du rectangle obtenu, puis la partie inférieure de la même façon (2) et repliez le tout en portefeuille (3).  Pivotez la pâte pliée d’un quart de tour de manière à avoir la pliure à gauche. (Sur la photo elle est à droite. Ce n’est pas grave, le tout étant  de reprendre le tour suivant avec la pliure du même côté).

Filmez la pâte et réservez-la au frais durant 30 minutes.

Deuxième tour double :

Fleurez légèrement le plan de travail et disposez la pâte pliure à gauche (ou à droite suivant le tour précédent) et commencez par exercer quelques pressions sur la pâte au rouleau sans trop appuyer. Finir d’étaler la pâte sur environ 1 cm.

deuxieme-tour-debutPuis reprenez les étapes 1, 2 et 3 ci-dessus. Une fois la pâte pliée en portefeuille pour le deuxième tour double, filmez et réfrigérez 30 minutes.

3eme tour simple  :

Sortez la pâte du réfrigérateur (4) fleurez le plan de travail et commencez par exercer quelques pressions sur toutes la longueur de la pâte à l’aide du rouleau à pâtisserie, comme sur la photographie de droite ci-dessus, sans trop appuyer. Continuez à abaisser la pâte en un long rectangle, jusqu’à une épaisseur d’environ 1 cm (5).

tour-simple

Rabattre de  moitié la partie supérieure du rectangle obtenu (6) puis rabattre la partie inférieure du rectangle au dessus de l’autre (7).

dernier-pliageFilmez et placez la pâte au réfrigérateur durant 30 minutes. Elle est ensuite prête à être utilisée.

Diviser ensuite le feuilletage obtenu en 4 parties (8), puis, pour chaque carré obtenu coupez les angles pour amorcer une forme ronde (9). Attention, les chutes vont se glisser sous l’amorce de boule obtenue, mais en respectant l’esprit du feuilletage. Il ne s’agit pas de les malmener ou de les malaxer, mais simplement de les placer sous la pâte en la  « boulant » légèrement avec les paumes (10).

prepa-disques

 La frangipane au chocolat :

160 g de beurre mou
160 g de sucre glace
240 gr de poudre d’amandes
4 œufs
2 cuil à soupe de maïzena
2 bouchon de rhum
140 gr de chocolat pâtissier

Faire fondre le chocolat au bain marie.

Mélangez le beurre mou avec le sucre glace, les œufs (l’un après l’autre), la poudre d’amandes, la maïzena et le rhum. Ajoutez le chocolat et mélangez soigneusement
Réservez au frais 30 minutes.

Fleurez le plan de travail et étalez les 4 « boules » de pâte obtenus en 4 disques d’une épaisseur bien régulière de 5 mm environ. Disposez deux disques sur deux plaques de cuisson garnie de papier sulfurisé.

Mettez en poche la frangipane au chocolat et pochez-la en escargot sur chaque disque en laissant les bords libre sur environ 3 cm (11). N’oubliez pas la fève !

fin-galette

Fouettez un œuf entier et passez au pinceau le bord réservé du disque de pâte, sans faire couler la dorure sur la plaque de cuisson. Posez ensuite le deuxième disque de pâte sur chaque galette délicatement en pressant les bords délicatement de manière à les souder.

Retournez la galette en faisant un geste rapide mais délicat de façon à ce que  l’autre côté repose cette fois sur la plaque de cuisson. Chiquetez les bords à l’aide d’un couteau (12) ou découpez votre galette en forme d’étoile avant de chiqueter (13).

Dorez vos galettes une première fois avec la dorure en faisant toujours attention à ne pas la laisser couler sur la plaque. Glissez les galettes ainsi dorées au réfrigérateur pour 30 minutes puis dorez-les une nouvelle fois avant d’enfourner dans un  four préchauffé (180°C) durant 25 à 30 minutes

Surveillez la cuisson. Les galettes doivent être joliment dorées.

galette-des-rois-janvier-2015-2

Voilà…

J’ai tardé et du coup,  cette recette vous inspirera l’année prochaine sans doute..

Pardon pour la piètre qualité des photographies illustrant les différentes étapes de réalisation… Mais elles sont là, c’est mieux que pas d’illustrations du tout…

A très bientôt ! :-)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Humeurs

7 janvier 2015…

14 jan 2015

Le 11 janvier, je participais à la marche. Au côté des miens, de mes proches, de beaucoup d’autres, de tous les présents.

Le 11 janvier, je regardais, au cœur de la Place de l’Europe de Montpellier, une foule silencieuse patienter presque en silence.

Le 11 janvier, quatre millions de français partageaient dans les rues, quelques soient leur couleur, leurs opinions, leur foi, la même démarche : Dénoncer l’horreur. Défendre la liberté.

place-de-l'europe-janvier-2015

Difficile de trouver des mots pour ce billet d’humeur.

Très difficile, car les émotions se bousculent. Et pourtant.

Impossible pour moi de poursuivre les billets de ces Carnets sans y laisser trace, quelque part, de ce qui m’a envahit le le 7 janvier 2015. Impossible de faire comme si ce modeste journal culinaire n’était que cela,  sans reflet de ce que l’actualité a soufflé comme émotions en France et bien loin, ailleurs….

Ce matin là, très tôt, j’avais commencé à réfléchir à une carte de vœux, de souhaits pour ces pages, comme je le fais chaque année depuis 8 ans. Chacune de ces cartes porte habituellement un peu de ma personnalité, de ma sensibilité, un peu de mon histoire, de mon passé, de ce qui m’a fait grandir et progresser.

L’idée m’était venue de changer  de style et de réaliser une sorte de tableau gourmand, composé de légumes, de farine, d’épices, d’ingrédients divers. Et quelques mots simples…

Avec Marjorie,  nous avons donc composé le « tableau » une partie de la matinée, réfléchi aux couleurs, à l’intonation générale, à l’esprit de la carte.

Et une fois le tableau composé et les photos faites, a 13h40, je publiais sur la page Facebook des Carnets, sans savoir ce qui se passait à Paris, ma carte de vœux………………

Au même moment,  mon mari me téléphonait, la gorge nouée pour m’apprendre l’attentat, l’horreur….

La suite, c’est que nous avons tous vécu………. Les actualités en boucle, la sidération, la colère, l’envie de vomir, la peine………

Que dire………..Que dire de plus…

Le 7 janvier 2015, le net s’est gorgé en quelques heures de milliers d’articles douloureux, les réseaux sociaux ont fusionné en un seul et même slogan, les dessins et les caricatures d’inconnus bouleversés ont envahi la toile. Et la sidération est restée, malgré ce…

main-pancarte-2015

Autant d’âmes que de couleurs différentes ont été assassinées ce jour là.

Autant de prénoms et de noms que de personnalités et de richesses particulières.

Autant de confessions et de croyances différentes que de simples sourires.

Autant de valeurs, de pensées, d’idées, d’espoirs, de souffles, de voix.

Autant d’engagés que de défenseurs, autant de simples penseurs que de poètes.

Autant d’hommes qui partageaient, chacun à leur manière, un peu de ce que leur histoire les avaient amené à offrir ou à vivre tout simplement. Connus comme inconnus.

Le 7 janvier, alors que l’actualité d’ailleurs amène depuis longtemps déjà, son flot de guerre et de souffrances, l’horreur a pris place devant notre porte… Au cœur d’un pays de droits et de liberté….

…et le 11 janvier, grands-parents, couples, enfants, jeunes et moins jeunes, Charlie et non Charlie, gauche et droite, chrétiens, juifs et musulmans  ont marché cote à cote vers la défense de valeurs communes : la liberté, la fraternité, le respect de l’autre, la vie.

…..

Le 7 janvier dernier, je publiais sur la page Facebook des Carnets une carte de vœux désolante d’indécence, sans le savoir. Elle ne verra donc pas le jour sur ces pages.

A sa place, ce billet.  Des émotions. Une immense difficulté à passer à autre chose, à faire comme si…

….

Je terminerai par ces quelques mots :

« Quand la presse est libre, cela peut être bon ou mauvais ; mais assurément sans la liberté, la presse ne peut être que mauvaise. Pour la presse – comme pour l’Homme- la liberté n’offre qu’une chance d’être meilleur, la servitude n’est que la certitude de devenir pire ». Albert Camus

…..

 

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Biscuits décorés, pour Sandrine et Luna…

16 nov 2014

Je suis en retard, un peu comme le lapin d’Alice au pays des merveilles.. je cours après le temps…

Je cours après le temps… pour trouver le moment de répondre à vos mails, pour planifier les ateliers de l’an prochain, pour organiser les projets qui me tiennent à cœur…

Je cours après les mois qui défilent et me confrontent à des dates qui me semblaient au départ lointaines et qui s’imposent tout à coup à moi,  comme « l’école du mouvement » que j’intègre demain et pour trois semaines, pour tenter de ré-apprivoiser enfin mon dos…

Je cours après les jours qui se suivent et ne se ressemblent pas,  les épaules et l’esprit chargés de tout ce qu’il s’agit de gérer au mieux, contrôler les devoirs de ma plus jeune fille et aider les plus grandes dans les démarches auxquelles les études les confrontent, bichonner le jardin avant l’hiver et réchauffer la maison avec de petits plats parfumés, réconfortants pour l’âme et le cœur…

Je cours après les heures ou la mémoire de ma mère s’égare, cherchant à rattraper au vol les racines des souvenirs les plus rassurants, tentant de trouver les mots qui apaisent et rassurent, de faire face à tout ce que sa maladie bouscule en moi comme émotions, comme repères, comme croyances…

Je cours, et je prends de moins en moins le temps d’enrichir cet espace de billets gourmands et colorés…

Mais je tiens toujours mes promesses…

Et j’ai promis à Sandrine la recette des biscuits décorés qu’elle espérait partager avec sa fille Luna.

De jolis biscuits plein de couleurs, laissant libre court à l’imagination de chacun.  Pour un ballet de découpes et d’emporte-pièces  à l’approche de Décembre et de son lot de rendez-vous festifs…

Alors voilà Sandrine, comme promis, la recette (pour 30 à 50 biscuits suivant la taille des emporte-pièces utilisés)

- 400 gr de farine T55

- 90 gr de sucre glace

- 100 gr de beurre à température ambiante

- 100 gr de miel toute fleurs

- 1/2 sachet de levure chimique

- 1 pincée de sel

- 1 demi cuil à café d’épices à pains d’épices (facultatif)

- 1 œuf (+ 1 œuf fouetté réservé)

Commencer par mélanger au robot à petite vitesse ou à la main, les ingrédients secs : farine, sucre, levure et sel.

Ajoutez le beurre coupé en morceaux dans le bol du robot, toujours à petite vitesse, ou du bout des doigts, comme pour une pâte brisée. Vous devez obtenir une sorte de chapelure grossière.

Ajoutez ensuite le miel et l’œuf. Mélangez soigneusement.

Si la pâte vous semble un peu sèche, ajouter un peu de l’œuf fouetté réservé, cuillère après cuillère, jusqu’à ce que la consistance de la pâte soit homogène et non collante, mais ne pétrissez pas trop longtemps.

Farinez légèrement le plan de travail et un rouleau à pâtisserie et abaissez la pâte régulièrement sur une épaisseur de 4 à 5 mm.

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Découpez ensuite des motifs à l’aide des emporte-pièces de votre choix, jusqu’à épuisement de la pâte. Disposez les motifs découpés sur une plaque à pâtisserie garnie de papier cuisson en faisant attention de ne pas les déformer en les manipulant. S’ils se déforment, réfrigérer la pâte une vingtaine de minutes avant de la découper.

Préchauffez le four th 6 (180°C) et faire cuire les biscuits entre 15 et 20 minutes suivant le four. Ils doivent être légèrement colorés.

biscuits-decoupes-plaques

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Une fois cuits, laissez les biscuits refroidir totalement sur une grille. Si la décoration doit se faire le lendemain ou plusieurs heures après la cuisson des biscuits, protégez ceux-ci de l’humidité en les disposant dans une boite bien hermétique.

Pour le glaçage :

- 500 gr de sucre glace

- 2 blancs d’oeufs

- du colorant en poudre ou en gel

- un peu d’eau froide

Dans le bol d’un robot muni d’un fouet, mélangez le sucre glace et les blancs d’œuf. Mélangez quelques minutes de manière à ce que se structure une pâte blanche et épaisse. Divisez cette pâte en deux. Une partie (le tiers) va vous servir à préparer les contours de vos biscuits, la seconde  (les deux autres tiers) à en remplir l’intérieur. La première doit donc être plus dense que la seconde. De l’eau ajoutée à chaque préparation va vous permettre d’affiner la consistance : quelques gouttes pour la partie servant au contour ; davantage pour la partie servant au garnissage.

En lien, voici une vidéo parfaite ( plus précisément à 2 minutes 20) pour la consistance de la pâte la plus dense, et la manière de procéder aux contours des biscuits. A 4 minutes  31, la consistance de la partie la plus fluide est également bien montrée. On voit qu’elle est un plus liquide que la précédente. Les deux tiers réservés seront donc assouplis avec de l’eau, ajoutée en très petite quantité, peu à peu, et en mélangeant à chaque fois.

Pensez à colorer vos glaçages mais ne vous lancez pas dans une quantité trop importante de couleurs. Ces préparations sèchent en effet lorsqu’elles attendent, il faut donc protéger la pâte dont on ne se sert pas en la filmant.
Le mieux est de prévoir deux couleurs de contour (et donc de diviser la pâte la plus épaisse en deux en ajoutant à chacune d’elle un peu de colorant en poudre jusqu’à ce que la nuance choisie soit obtenue et un peu d’eau si nécessaire) et trois couleurs de garnissage intérieur avec la pâte la plus liquide.
Le glaçage servant au contour peut se placer dans une poche munie d’une micro douille ( 1,5 mm), dans un cornet en papier (comme sur la vidéo) ou dans un stylo de décoration.
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Laissez séchez le contour quelques instants avant de garnir l’intérieur et pour la suite, laisser libre court à votre imagination… La vidéo ci-dessus vous donnera quelques idées, et le net regorge de magnifiques idées de déco, tout particulièrement pour Noël.
Vos biscuits une fois décorés et le glaçage une fois sec peuvent repasser au four quelques minutes à 80°C, de façon à les rendre plus croquants.
Conservez les dans des boites hermétiques, bien protégés de l’humidité.
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Voilà. Sandrine et Luna ! Au travail ! ;-)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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