J’adore la cuisine. C’est une vraie passion et je suis une acro des bouquins, des vidéos, des articles, des hommes et femmes de l’Art qui me donnent à rêver.
La télé réalité en revanche, c’est loin d’être ma tasse de thé, et si la génération de mes filles est malheureusement tombée dedans toute petite, je n’adhère -et encore c’est un bien grand mot- qu’à très peu d’entre elles.
Et puis voilà que cette même télévision, que je maudis ouvertement devant mes filles lorsque je les vois, bouche ouverte, regarder « Secret Story », je lui trouve un certain charme quand elle vient me causer cuisine à l’oreille…
MasterChef a donc débarqué à la maison… et est parvenu, en deux épisodes à peine, à me faire sortir de mon habituelle réserve…
Rahhhhh… Je ne sais même pas par quoi commencer ! Comment dire…. La cuisine, quand ça vous porte, même lorsque l’on est amateur, c’est un truc qui fait vibrer. Quand je vais dans un bon restaurant, je suis comme une petite fille dans un magasin de jouets : j’ai les yeux partout, ils trainent dans les assiettes de mes voisins, ils observent le dressage, l’esthétique, les couleurs, les parfums, les saveurs, les textures… Je ne suis qu’une grande amoureuse de la gastronomie, sans autre connaissance que ce que ce plaisir me donne, mais bon sang, quand ça me prend, ça me transporte…
Il m’arrive de visionner des vidéos de Chef, cinq, six fois de suite, rien que pour le plaisir de m’imprégner des gestes, de la technique, de l’esthétique de certaines étapes. Et c’est aussi ce qui m’amène peu à peu à progresser en cuisine.
Quand on est un peu « drogué », si on vient vous causer « concours de cuisiniers amateurs » forcément ça vous titille le palais, ça vous donne envie de suivre l’aventure, de voir comment ils s’y prennent, ces courageux qui osent , là ou vous perdriez tous vos moyens si on vous chronométrait en train de monter une mayo ou de ciseler finement un oignon (tiens… pourquoi je dis ça moi… ?)
J’ai donc essayé de faire taire la petite voix intérieure qui me murmurait sournoisement à l’oreille « Attention… tu connais la chaine, tu sais qu’en général, tu n’aimes pas ses programmes… » Tais toi ! Mauvaise ! Ça va causer cuisine ! Et quand on cause cuisine, j’en oublie jusqu’à mes plus grandes convictions ! »
Sauf qu’au terme des deux premiers épisodes de ce blockbuster culinaire, je crains de ne plus pouvoir désormais faire taire la petite voix…

MasterChef… Voilà réunis quelques dizaines de passionnés de cuisine. Si je suis naïve (ne me dites pas, surtout, que je suis très très naïve, vous me feriez de la peine…) je m’attends à ce que le casting ait été fait avec un certain engagement : qui dit concours culinaire, dit choisir des gens qui ont la patate sur le sujet, qui savent faire des trucs en cuisine, qui ont des choses à montrer et des choses à dire, qui vont vibrer et partager avec un public de fanas ce pour quoi ils sont là ! Et qu’on relègue au second rang les clichés habituels des castings Real TV.
C’est ce que je me suis dit. Et je ne me suis -presque- pas trompée : ils sont bien là les passionnés, ceux qui vibrent. Il y en a que l’on sent investis plus que d’autres, mais ils sont là… Il y en a même quelques uns qui sortent et sortaient (et oui, déjà éliminés) vraiment du lot. Sauf que j’ai la détestable impression que la chaine s’en fiche…
Alors, reprenons (ah oui, je sors rarement de ma réserve, mais quand ça m’arrive, c’est très chiant, et très long… veuillez m’en excuser…) voilà des candidats en nombre, tous là pour réaliser plus ou moins un truc, que ce soit un rêve, un projet professionnel, un challenge ou simplement une aventure.
Vous voilà vous, spectateur, que la cuisine ne laisse pas indifférent si vous êtes là, et vous attendez -après les sélections qui vous rappellent étrangement celles de la Nouvelle Star et qui s’attardent déjà sur quelques personnalités – que ça vous secoue un peu la passion, que ça vous titille un peu la gourmandise… Et vous n’allez pas être déçu, car on vous balance… des oignons. Des oignons par sac. Une tonne d’oignons…
Ciselez-moi ça, Messieurs, Mesdames sous-entendu « quand on ne sait pas ciseler un oignon, on ne sait pas cuisiner…. »
Bon… si les Chefs le disent, ils doivent avoir raison…
On en prend pour combien de l’oignon ? Vingt ? Trente minutes ? Moins peut-être, mais ça m’a semblé interminable…
Rattrapage : quiche lorraine… Ok… donc, les meilleurs ne cuisinent pas… Les oignons suffisent…
Le jury est implacable, les commentaires franchement blessants parfois, mais… on est dans un concours, c’est pas de la rigolade, admettons…
On est pas encore à la mayonnaise (épisode 2) mais pour ma part, elle peine à prendre… On parle cuisine quand ? La quiche, on aurait pu s’y attarder… non ? On aurait pu en parler un tout petit peu, puisqu’elle figurait au casting du rattrapage…. ? Ben non. On s’attarde beaucoup sur les désarrois des uns, des autres, avec en boucle, les mêmes visages qui reviennent, les mêmes angoisses qui se lisent dans certains regards, les mêmes absents aussi, puisque parmi les candidats, bon nombre semblent faire office de figurants pour la chaine…
Fin de l’épisode 1, et je rumine ma petite voix… « Je te l’avais dit… Ca sent la caméra qui scénarise à plein nez… Ca sent le sujet qui dérape au détriment de la passion, ça sent la mise en scène de l’humain… une fois de plus…. »
Regarde épisode 2 ? Regarde pas… ?…
Bon, pour juger, il faut se faire une opinion, donc… Episode 2 !
La mayonnaise arrive…. Et le jury de goûter les 70 mayo, trop prises pour la plupart.
Rattrapage pour les perdants : 15 000 oeufs !…. Une candidate s’exclame : « On va nous demander de séparer les blancs des jaunes ? »…
45 minutes pour les 20 malheureux participants avec un test de « pression » : un ingrédient de base, l’œuf, et un panel de produits variés à disposition pour l’agrémenter…. Allez… même si chacun d’entre eux choisissaient 6 œufs à cuisiner, ça ferait 120 œufs pour le groupe… pourquoi 15000 ?….
Soit…
« C’est le moment de nous montrer ce que vous avez dans le ventre… C’est le moment de nous étonner » assène le jury d’une voix grave… Mais… comme pour les oignons, ce sont les supposés « moins bons » qui vont cuisiner… J’ai du mal à suivre…
Et j’ai encore plus de mal à comprendre pourquoi, alors que les candidats planchent enfin avec créativité sur une épreuve, on la survole, sans aucun intérêt pour la technique ou l’imaginaire de chacun.
« Alors, qu’est ce que ça fait d’être un habitué des rattrapages…. » balance le jury à l’un des participants qui avait précédemment affronté la quiche… Enjoy….
Le sabayon à l’orange qui épate les Chefs, on s’y arrête ? Ben non…
Les pâtes aux œufs osées courageusement par une candidate, on s’y arrête ? Ben non…
Le plat des candidats nommés en enfilade par le jury au moment de la dégustation, on s’y arrête ? non plus… D’ailleurs on ne verra ni le plat de certains, ni leur visage… A peine retiendra-t-on leur prénom…
Verdict : 10 candidats sauvés sur les 20, dont un œuf au plat pourtant qualifié de « degré zéro de la cuisine » par le jury…
Allez comprendre…
Epreuve suivante : le bœuf bourguignon de Yves Camdeborde. 45 secondes pour deviner les 23 ingrédients composant le plat…
… et 20 candidats au rattrapage… J’en déduis que ceux qui ont correctement ciselé, correctement fouetté et correctement deviné, n’auront absolument pas cuisiné depuis le « vrai » début de l’émission….
Revenons en donc à ceux qui vont plancher autour d’un challenge intéressant ( yes !) 3 heures et 50 euros pour que les équipes fassent leurs courses au marché d’Aligre, préparent une entrée, un plat et un dessert…
Et là, ça me porte ! La passion est bien là, elle anime chacune de ces équipes dans son challenge. Je les trouve d’ailleurs pas mal soudés pour des candidats qui ne se connaissent pas… jusqu’à ce que la caméra bien boueuse de cette bonne Real TV s’arrête sur l’une des candidate, fatiguée et stressée sans aucun doute par l’enjeu et vomissant son mal être dans un sac plastique…. Intéressant ? Nécessaire ? Peut on m’expliquer pourquoi il est utile de servir une telle séquence lors d’un concours culinaire ? Voilà… On rentre dans ce que je déteste…
Je continue de détester la suite et j’assume. Voila 4 équipes que l’on voit s’affairer autour de ses fourneaux, 20 candidats qui s’organisent comme de petites brigades, qui pourraient offrir leur tour de main, leur savoir-faire, leur passion, qui se débrouillent comme des pros pour certains mais… ou est la caméra ? Ou sont les explications ? Pourquoi n’entendons nous pas s’exprimer ces concurrents qui s’affairent autour de plats intéressants ? Quelques minutes à peine et le jury renvoie deux équipes, dont l’une avait pourtant réalisé de bien jolies assiettes. Explications du jury ? Retour sur les images pour comprendre leur choix ? bah non… pas plus…
Ma mayonnaise est en train de tourner…
Ai-je besoin de m’attarder sur la boite mystère avec lesquelles les derniers candidats doivent composer ?….pas vraiment, et à regret…
Le tablier que l’on retire aux dix perdants de l’épreuve m’a même laissé une saveur bien amère dans la bouche. Utile à nouveau, le peloton d’exécution qui scrute les visage anxieux de ceux qui craignent de partir ? Utiles les silences qui précèdent leur désignation ? Nécessaires ce balayage de caméras sur les visages de ceux que l’on sent fragiles et peu préparés par l’expérience particulière que représente le fait d’être sous le feu de la rampe un jour et retomber dans l’anonymat le plus complet le lendemain ?
Ma fille attérée me dit : « on dirait le jeu de la mort »….
Je quitte nécessairement l’univers de la cuisine à ce moment là…mais y sommes nous rentrés plus d’un instant depuis le début de cette émission ?….
Voilà un budget que je suppose assez considérable offrant un sujet passionnant pour ceux qui aiment. Un espace grandiose. Du matériel et des produits à profusion. Des candidats qui ne manquent pas, pour certains, de vrai talent. Et en plusieurs heures d’émission la chaine n’a proposé que SA propre cuisine…. Interviews désolés et emplis d’une espérance presque ultime, morceaux sans doute choisis, triés et sortis de leur vrai contexte, personnalités avec lesquelles on a décidé de jouer pour le public, parce qu’elles interpellent statistiquement d’une manière ou d’une autre les fans de télé réalité.
Où est la cuisine ? Ou est la passion ? Que fait-on de ce que ces candidats ont réellement à offrir ?…
Episode 3… Regarde ?… Regarde pas ?…
Ma petite voix me murmure bien des choses à l’oreille….
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
Christine et moi nous sommes croisées il y a environ un an, autour de petites gerbilles que je donnais et qu’elle souhaitait offrir à ses enfants. Je pense que certaines rencontres n’ont pas lieu par hasard…
Pourquoi ressentons nous, au contact de certaines personnes, la force de leurs valeurs, la passion qui les anime… Sans doute sont elles portées par une histoire particulière, un engagement personnel, un désir d’essentiel…
Hier après-midi, nous avons rendu visite à Christine, Eric et leurs enfants, à Neffiès, non loin de Pézenas, à la ferme du Cabridoule qu’ils ont créée. Ils y élèvent des chèvres du Rove, une race typiquement méditerranéenne.

Nous avons longuement parlé de ce troupeau particulier, élégant, aux belles cornes torsadées.
La chèvre du Rove est originaire du massif de l’Estaque à l’Ouest de Marseille, et auraient des racines Mésopotamiennes, Grecques et Phéniciennes.
C’est un animal rustique et robuste qui, contrairement à la chèvre Alpine que nous connaissons tous, peut couvrir ses besoins au pâturage en garrigue, sans autre complément alimentaire industriel. Eric sort donc le troupeau durant 6 heures tous les jours, dans la pure tradition pastorale.

Les mises-bas ont lieu en début d’année et, très attachés à une conduite traditionnelle d’élevage, Eric et Christine laissent les chevreaux sous la mère pendant 1 mois et demi, jusqu’au sevrage. La période de production des fromages est nécessairement réduite, mais c’est ainsi qu’ils conçoivent l’équilibre et le respect de leurs chèvres et lorsque l’on fait connaissance avec leur troupeau, cet équilibre est parfaitement perceptible…

Deux superbes petits chevreaux ont néanmoins pointé le bout de leur nez il y a une semaine à peine….
Les chèvres sont traites à la main et produisent un lait offrant une qualité de matière grasse très importante, permettant ainsi une excellente qualité fromagère.

Nous avions eu l’occasion de goûter d’excellents fromages que Christine m’avait offert lorsque nous nous étions rencontrés. Leur saveur est totalement différente de ce que l’on peut trouver dans le commerce, très douce pour les petits fromages frais.
Les fromages secs sont plus corsés, et contrairement à mes filles, c’est vers eux que va ma préférence, parce que je les adore avec une petite tranche de pain au levain grillée…

Vendus sur un petit marché local, à la ferme ou en AMAP, la production de Christine s’écoule en totalité, car elle est excellente et les connaisseurs le savent…
Nous sommes repartis ravis d’avoir passé quelques heures en compagnie de vrais passionnés, animés par une réelle volonté de simplicité et de respect pour ce en quoi ils croient. Tous deux élèvent et produisent comme on le faisait à une ancienne ère, ou la question du « vrai » ne se posait pas.
Amoureux de la nature, respectueux de l’autre, attachés à l’essentiel…
Merci à tous deux pour ce voyage précieux…
(Vous pouvez retrouver Christine sur le marché de Tourbes (34120) à côté de Pezenas, tous les mercredi matin).
_________
« La quête de l’essentiel guide notre passion de la vie. Le respect, les éléments et les saveurs animent notre quotidien de chevrier. Il nous appartient de les exprimer, de les partager avec ceux qui viennent nous rencontrer et ainsi favoriser l’ouverture et la prise de conscience de la beauté fragile du vivant et de notre rôle à tous de gardiens de la Terre. »
Christine et Eric
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
Je suis très attachée aux adresses que je connais bien, que j’apprécie pour leur cadre, leur personnalité, leur ambiance et lorsque nous allons au restaurant, c’est en général pour une occasion particulière . J’aime alors revenir en des lieux familiers pour savourer l’occasion, un peu comme un bon roman que l’on aime lire au cœur d’un jardin particulier où l’on a établi ses repères, où l’on se sent bien, ou de vrais passionnés en botanique plantent et entretiennent, où l’ombre est accueillante, ou les bancs publics offrent à chacun une intimité discrète…
J’ai pourtant très récemment dérogé à la règle. Mon homme m’a en effet proposé pour notre anniversaire, de nouvelles adresses dont il avait entendu parler au cœur de Montpellier.
Difficile de choisir un restaurant d’après quelques avis et quelques photographies mais en visitant le site internet de l’un d’entre eux, je n’ai pas hésité…
Certaines adresses portent en effet en elle une sensibilité créative, une sincérité, une harmonie enthousiaste que l’on sent transparaitre…
Ô plaisirs des mets, une jolie découverte pour nous…
En effet, rares sont ces lieux chics et simples à la fois, où tout un chacun se sent bien, chaleureusement accueilli, invité à voyager au rythme de délicates déclinaisons de saveurs, le temps d’un diner… Cette âme est ici portée passionnément. Cela se sent. Cela se goute. Jusque dans les vins…
Nous avons choisi « le menu des plaisirs » à 27 euros pour une formule entrée/plat/dessert qui nous a surpris par sa qualité et ses accents gastronomiques :
« Sur une tartine aillée, chèvre frais et caviar d’aubergine à la façon du chef, buisson de salade folle » pour moi.
« Dans une corbeille en brick, des légumes marinés, mesclun et pesto léger » pour Monsieur.
Si j’ai beaucoup aimé la fraicheur et l’élégance de mon entrée, j’ai adoré celle de ma moitié et j’ai goûté quelques uns des délicieux légumes de saison croquants, présentés au cœur d’une feuille de brick dorée.
Nous avons poursuivi avec un « loup entier roti au four à la fleur de sel, riz camarguais fondant, wok de légumes du moment » et un « magret de canard de nos régions grillé, jus de canard à l’ail doux, pommes de terres sautées au herbes, wok de légumes du moment ».
Des cuissons parfaitement maitrisées, fondant et croquant participant au plaisir de la dégustation. J’ai adoré. Nous avons adoré.

En dessert, la « gourmandise au gré de l’humeur de Michael » était un plaisir. Des cuillères parfumées et une bousculade de saveurs : rose, carambar, fraises, cacahuètes, en mousse, en crumble, en verrine…
Finalement, les habitudes sont rassurantes certes, mais il y a des découvertes qui donnent envie de s’attarder, de revenir et de partager…
Je partage donc avec grand plaisir…
Ô plaisirs des mets
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Il y a un peu plus de deux ans, vous m’attendiez chez vous, à Tokyo, et j’allais découvrir auprès de vous, un tout petit peu de ce Japon que vous aimez tant…
About two years ago, you invited me in Tokyo, and i discovered with you, a little bit of this Japan you like so much.

Aujourd’hui et dans quelques heures, c’est à notre tour de vous accueillir, dans notre Sud ensoleillé…
… qui deviendra le votre, pour quelques mois, quelques années, suivant le cours de la vie…
Today, in a few hours, its our turn to welcome you in our sunny South...
… wich will be yours, for some monthes, some years, depending on the life choices…
Je vous souhaite de faire d’aussi jolies rencontres, ici, à Montpellier, que celles que j’ai pu faire à Tokyo durant mon séjour. Je vous souhaite d’y trouver l’appartement ancien à grandes verrières que vous souhaitez habiter… Je l’imagine déjà..
I wish you to make such nice encounters, here, in Montpellier, as i’ve done in Tokyo during my visit. I wish you will find the old flat with the large glasses that you’re expecting to live in… I already picture it…
With Love…

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J’adore….
J’adore la chaleur. L’été..
Le chant des cigales qui agace autant qu’il berce…
Les siestes dans le hamac, sur la terrasse, à l’ombre des pittosporums….
Les repas entre amis, les soirées où les rires s’étirent dans l’obscurité, où les photophores colorent les regards de petites flammes particulières…
J’aime les senteurs du jardin, la lavande, le thym, le romarin, les pieds de menthe en fleur…
J’adore l’été…

J’adore bichonner mon petit potager qui offre enfin de jolies récoltes de légumes parfumés : courgettes, aubergines, tomates, poivrons…
Des légumes gorgés de soleil, que nous découvrons chaque jour plus charnus, plus colorés, plus appétissants, que nous croquons parfois comme ça, comme des enfants, comme un cadeau…
Une profusion de tomates… Les pieds variés plantés en avril dernier offrent aujourd’hui de jolies tomates cocktail, mirabelles, cornues des Andes et cœur de bœuf.
De jeunes courgettes que je préfère ainsi, parce qu’elles restent croquantes, que je les adore crues, coupées en petits dés dans les salades. De jolies aubergines à la couleur violine, que j’ai ramassées sans doute un peu trop tôt, mais je n’ai pas résisté…
Avec l’été, la simplicité et la fraîcheur sont bienvenues : salades, brochettes de poulet marinés, soupes froides, sorbets légers, le tout décliné selon les goûts de chacun.
Et puis il y a la plancha ! J’adore aussi…
Je me suis équipée d’un grand modèle électrique, tout inox. Ce n’est pas la Rolls des planchas, mais elle me convient très bien. Les légumes et la viande marinée cuits ainsi sont absolument délicieux, les petites seiches à l’ail, presque caramélisées sont excellentes.

Afin de rendre hommage à mes petits légumes de saison, je les ai préparés juste saisis à la plancha et les ai ensuite ajoutés à une salade de tomates variées. Tout simple et délicieux !
Pour un beau saladier :
- Une vingtaine de tomates cerises variées, et quelques grosses tomates bien mûres.
- 2 oignons blancs
- 3 gousses d’ail
- 2 petites aubergines
- 2 jeunes courgettes
- Quelques brins de basilic et de coriandre
- Huile d’olive, sel et poivre du moulin
Lavez l’ensemble des légumes, sans retirer leur peau.
Prélevez 5 tomates cerises et coupez les en quatre.
Coupez lez aubergines et les courgettes en gros dés.
Ciselez un oignon.
Pelez les gousses d’ail et les écrasez au presse-ail.
Mettre le tout dans un saladier avec un bon filet d’huile d’olive, du sel et du poivre du moulin, bien mélanger et laisser mariner l’ensemble une petite demi-heure au frais.
Coupez le reste des tomates en gros dés et les tomates cerises restantes en 4 et réserver dans un saladier.

Faire préchauffer la plancha à 250 °C et verser un filet d’huile d’olive sur la surface de cuisson. Disposez dessus les petits légumes marinés, faites les saisir quelques instants puis mélanger l’ensemble régulièrement de manière à ce que tous les légumes se colorent légèrement. Le but n’est pas qu’ils soient trop cuits, car l’intérêt de la cuisson des légumes à la plancha, c’est de leur laisser une saveur croquante.
Dans le cas présent, il y a des aubergines qui nécessitent davantage de cuisson mais en remuant régulièrement l’ensemble des petits légumes et en réservant plutôt sur les côtés ceux qui peuvent se passer d’une cuisson plus longue, on y arrive fort bien !
Pas de plancha ? Réaliser la même chose à la poêle ou au wok, en faisant également attention à la cuisson.
Débarrassez ensuite votre préparation et laissez refroidir.
Mélanger à vos dés de tomates réservés, ajouter des herbes fraîches du jardin, coriandre et basilic.
Assaisonnez d’une vinaigrette à l’huile d’olive et au citron vert, poivre et fleur de sel, quelques olives noires si vous les aimez et bien mélanger.
Servez aussitôt et accompagnez éventuellement de quelques grillades, ou comme nous l’avons fait, avec de petites tranches de pain au levain maison….

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Il y a quelques semaines, j’ai souhaité prendre des nouvelles d’une personne que je pensais être une amie…
Mes mails, mes messages, mes appels se sont dissous dans l’indifférence…
Pourquoi ?…
Il n’y a pas si longtemps, je me serais interrogée longuement là-dessus. Plus aujourd’hui.
Le quotidien est chargé d’émotions diverses. On peut décider qu’elles sont toutes pénibles et la plus infime peut se mettre effectivement à nous pourrir la vie.
On en a plein des petites raisons quotidiennes qui font que l’on commence une journée toute crispée, emplie d’une tension amère qui nous rend fort désagréable :
- une petite tache de café sur le chemisier blanc que l’on a repassé la veille,
- une mèche de cheveu rebelle que ni le fer à lisser ni le gel extra fort du plus jeune de nos ados ne parvient à dompter…
- un pot de confiture que notre moitié a laissé tomber dans la cuisine et dont le contenu s’est délicieusement répandu le long de la vitre du four, non sans avoir atteint le sol et dans lequel nous avons marché…
- un énervé du volant qui nous a collé aux fesses pendant 15 kilomètres en nous faisant clairement comprendre que notre conduite de mémé lui donne envie de nous rouler dessus ou de nous doubler par la droite, tout en relookant au passage notre rétroviseur…
- un mail un peu sec d’un collègue de travail qui oublie régulièrement que le commencer par « Bonjour » et signer ses envois est un gage de politesse…
- les courses que l’on fait en quatrième vitesse à 19 heures 45 juste avant de rentrer pendant que notre ainé nous appelle pour nous informer que trois copains sont là et qu’ils resteraient bien pour diner « non mais maman, tu fais simple hein, pas de problème… Heu… tu peux acheter des fajitas, c’est trop bon !… avec du guacamole ! Tu peux ?… Ah non, prends des avocats, il est meilleur le guacamole que tu fais ! Et tu prends de la viande ? Et des oignons ? Et… maman ? Tu peux prendre du coca aussi ?… »
Bref, compilez l’ensemble, saupoudrez le tout de quelques factures tombant à pic et vous serez à point pour tester d’une seule main la nouvelle agrafeuse cloueuse de chez Casto !
Les gens qui décident du jour au lendemain qu’ils n’ont plus rien à vous dire sans raison, les factures, les pressés du volant, les copains des ados affamés les soirs de grande fatigue et les taches de café… ça n’a que très très peu d’importance…
Ce qui en a, par contre, ce sont tous les autres moments qui nous passent sous le nez et que l’on oublie de savourer……
Il y a quelques jours, le patron d’un restau Italien ou je vais déjeuner avec mes collègues et avec qui je cause « pâtes fraiches » de temps en temps, m’a gentillement offert un gros sachet de semoule de blé extra-fine pour tester à la maison…
Une de ces petites attentions qui me touche, parce qu’elle est spontanée, inattendue et que la personne en question a pensé à vous, simplement.
Cet après-midi, avec Clémence, nous avons pris le temps de préparer des pâtes fraiches avec cette semoule et nous avons savouré l’instant présent…

L’occasion d’inaugurer une machine à pâtes que j’avais commandé il y a quelques semaines (et longuement attendu !). Clem a beaucoup aimé ce joujoux à manivelle qui permet d’obtenir des pâtes tubulaires vraiment extras !
On a mis de la farine un peu partout, on avait de la pâte plein les doigts, on a raté les premières pâtes sortant de la machine, parce qu’il fallait comprendre le coup de main pour la découpe, mais on a passé un petit moment entre filles et en cuisine… Le bonheur !

Bon, moi je suis une dingue de gadgets et d’ appareils en tout genre, mais vous pouvez vous en passer. L’avantage de ce genre de machine, c’est que ça donne un résultat impeccable et que l’on a pas besoin d’étaler la pâte hyper finement au rouleau.
Il suffit de la préparer et de la placer ensuite dans l’appareil pendant que Clem tourne la manivelle ! Plusieurs disques de découpe, donc plusieurs tailles de format de pâtes possibles. Un appareil vraiment super pour les amateurs.
Pour la pâte, j’ai testé moitié farine T55, moitié semoule de blé extra fine (170 gr de chaque environ). On ajoute ensuite 3 oeufs entiers, une pincée de sel et on malaxe bien la pâte jusqu’à ce qu’elle soit bien souple, ni trop sèche, ni trop collante.
Ensuite, soit on dispose d’un laminoir qui permet d’étaler la pâte sans trop se fatiguer, soit on abaisse la pâte au rouleau, de plus en plus finement, on découpe ensuite des rectangles bien réguliers qu’on roule comme un escargot et on coupe au couteau des bandes de pâtes de la largueur qui convient. Il faut enfin bien fariner l’ensemble et laisser sécher une petite heure sur un torchon.
Pour accompagner nos pâtes fraiches, j’ai ramassé quelques légumes dans notre petit potager. Premières tomates et premières petites courgettes du jardin !

Des petits légumes tous frais pour un petit accompagnement sympa.
Ciselez deux petites échalotes et coupez trois gousses d’ail en tout petits dés.
Lavez trois jeunes courgettes et coupez les en julienne, sans retirer leur peau.
Coupez un poivron vert en petits dés.
Faire revenir l’ail et les échalotes à la poêle, dans un filet d’huile d’olive. Faire fondre sans laisser colorer. Ajouter ensuite la courgette et le poivron. Remuez sans cesse et seulement quelques minutes pour laisser les légumes légèrement croquants. Salez délicatement et poivrez légèrement.
A part, si vous le souhaitez, faire dorer des lardons allumettes natures que vous pourrez ajouter à vos assiettes.

Réservez les légumes égouttés et les lardons à part.
Plongez vos pâtes fraiches dans de l’eau bouillante salée, remuez délicatement et attendez la reprise de l’ébullition. Le temps de cuisson varie ensuite en fonction de la forme et de l’épaisseur des pâtes : on peut compter entre 3 à 7 minutes de cuisson.
N’hésitez pas à les gouter régulièrement, de manière à arrêter la cuisson dès que leur consistance vous convient. Attention cependant, les pâtes fraiches n’ont pas grand chose à voir avec les pâtes industrielles que nous connaissons bien. Elles sont fermes et se dégustent al dente.
Au moment de servir, disposez rapidement une portion de pâtes au creux d’assiettes chaudes, et répartissez dessus lardons et petits légumes.
Coupez quelques tomates cerises en quartier dans l’assiette pour donner de la couleur, et ajouter quelques brins de coriandre si vous l’aimez.
Un petit filet d’huile d’olive sur l’ensemble, un peu de fleur de sel sur les tomates et on déguste sur la terrasse avec quelques copeaux de parmesan.
Voilà…. Les pâtes fraiches, c’est convivial et chaleureux… Elles se prêtent volontiers aux mélanges que vous aimez et peuvent se décliner toute l’année au rythme des légumes de saison.
A coup sûr, je reviendrai vous en parler !

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Bah… je vous saoule avec mon potager…S’extasier tous les deux jours devant trois courgettes et une poignée de tomates cerises, c’est pas franchement folichon, et ça reste très éloigné d’une chouette ballade gustative entre deux ou trois recettes sucrées et/ou salées…
Ben oui, mais pourtant tout commence bien là…
Les bons produits, les vraies saveurs, on les découvre avec les fruits et les légumes qui ont poussé tranquillement au cœur de jardins particuliers ou de marchés slow food. On en vient parfois à les trouver si fruités, si parfumés, si riches en saveurs qu’on ne les reconnait pas et qu’on apprend alors à les découvrir.
Une tomate gorgée de soleil, mûre à point, c’est fruité et juteux…
Les petits poivrons verts coupés en lanières dans une salade composée, c’est un pointe d’amertume fraiche et croquante…
Les jeunes courgettes encore recouverte d’un duvet légèrement piquant se dégustent coupées en petit dés, avec un filet d’huile d’olive et une pointe de fleur de sel. Rafraichissantes et savoureuses, elles peuvent même se passer de cuisson…
Mon premier plaisir du matin, avant le petit déjeuner, c’est d’aller jeter un coup d’œil au potager.

Et je suis toujours épatée…
Du jour au lendemain, ça pousse ! Un seul pied d’aubergines, et pourtant : il est chargé de fleurs et de jolis légumes à la couleur violine. Cinq, six, huit petites aubergines, certaines doubles, poussent tranquillement, chaque jour un peu plus !
Pour les tomates, j’ai fait un mix cette année et j’ai planté des variétés très différentes. Les plus jolies, les plus étonnantes à mon goût, ce sont les « Andines Cornues » ou encore « Cornues des Andes » qui ressemblent à des piments !

Elles sont assez tardives et sont encore bien vertes mais il ma tarde de les gouter…. Je vous en dirai des nouvelles !
Les tomates cocktail poussent à profusion. Clémence partira bientôt à la cueillette de ses jolies rondes qui viendront agrémenter nos salades pendant tout l’été.
Les tomates cœur de bœuf sont également bien jolies et nous aurons, je pense, une formidable production pour quelques pieds à peine. J’enrichis régulièrement le sol avec notre compost maison, je coupe les feuilles abimés, j’arrose modérément et bien au pieds pour éviter que certaines maladies ne se développent. Mais si tout va bien, comme l’an passé, aucun traitement ne sera nécessaire… La nature se chargera de l’essentiel…

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Produits LINDT offerts
- J’ai reçu il y a quelques jours quatre tablettes Lindt Excellence Lait que l’on m’a proposé de gouter….
Tester du chocolat…. croquer dans une tablette au lait aux éclats de noisettes caramélisées…
Laisser fondre un carré de chocolat au lait extra fin et fondant…
Craquer pour la saveur amandes effilées à la pointe de fleur de sel… Je veux bien devenir « testeuse » de chocolat, aux noisettes, aux amandes, au caramel, à la truffe, à tout ce que vous voudrez………
J’avoue que si n’avais pas souhaité me prêter au jeu du test en bonne et due forme, j’aurais volontiers planqué mes tablettes au fond du tiroir de mon bureau histoire de les soustraire à la gourmandise du reste de la famille, mais je me suis résignée à partager, à demander l’avis de chacun et à voir ma petite réserve gourmande fondre comme neige au soleil…

Deux des quatre tablettes (au lait et aux éclats de noisettes) ont particulièrement séduit les petits et grands enfants de la maison tandis que j’ai personnellement préféré la saveur aux amandes effilées et à la fleur de sel : un petit côté croquant, une pointe de sel, un fondant et une douceur très agréable.
J’ai réservé la quatrième tablette « Caramel croquant » à la réalisation d’une petite crème onctueuse à savourer à la cuillère ou à pocher sur de petits fonds de tarte sablée.

Pour ce crémeux, j’ai suivi la base d’une recette originale d’Anne-Sophie Pic, proposée avec des barres de caramel, que j’ai ici remplacé par le chocolat.
Pour 5 petits pots de crème :
- 1 tablette Lindt Excellence Lait au caramel croquant
- 200 ml de lait
- 2 oeufs
- 30 gr de sucre semoule
- 15 gr de maïzena
- 100 gr de beurre mou
- 2 pincées de fleur de sel
Casser le chocolat en morceaux dans un grand bol.
Faire chauffer le lait et lorsqu’il est proche de l’ébullition, le verser sur le chocolat. Couvrir quelques minutes afin que le chocolat fonde, puis bien mélanger l’ensemble.
Casser les oeufs dans un saladier et fouettez les avec le sucre. Ajouter la maïzéna, puis verser le lait chocolaté et remettre sur le feu.
Le mélange doit épaissir et napper la cuillère. Débarrassez ensuite dans un récipient et couvrir d’un film au contact, afin qu’il ne se forme pas de peau sur le dessus de la crème.
Laisser refroidir.
Fouettez au robot 100 gr de beurre mou et ajouter la crème chocolatée totalement refroidie. Fouettez 5 bonnes minutes de manière à donner de l’onctuosité au mélange. Juste avant d’arrêter le robot, ajouter la fleur de sel.

Réservez ensuite au frais et utilisez ce crémeux en petits pots individuels ou en le pochant sur des fonds de tartelettes de pâte sablée. Parsemez le dessus de vos tartelettes de billes de chocolat.
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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Je surveille mon petit potager comme le lait sur le feu… Quelques pieds de courgettes, quelques pieds de tomates variés, un pied de poivrons, un pied d’aubergines, un peu de basilic et de coriandre. Peu de choses, mais cela suffit pourtant pour que je m’extasie devant la petite production qui s’annonce et pour que je tente d’initier Clémence au plaisir de découvrir les jeunes légumes…
- « Regarde Clem, ces petites tomates, ce sont des Andines Cornues. On dirait des gouttes d’eau…
- Où ça des gouttes d’eau ? Je vois pas de tomates non plus….

- Regarde mieux ! là ! Tu vois, elles sont encore vertes mais elles ont une forme particulière et elle seront très bonnes quand elles seront bien mûres… »
- Ah oui…. Elles sont bizarres … »

- « Et là tu vois, il y en a d’autres. Celles-ci sont des tomates Marmande. On pourra les manger farcies ! Elles sont très bonnes aussi tu sais… »
- « Oui….mais j’aime pas les tomates….
-…………. »
Initier disais-je ? A la rencontre visuelle, sans doute, gustative…là…c’est une autre paire de manche….mais je ne désespère pas…
Au passage, nous en avons profité pour cueillir un jeune poivron vert, quelques brins de coriandre et ramasser du pourpier pour une petite salade très parfumée…

Le pourpier, c’est toute mon enfance…
Mon père en ramassait toujours au cours de nos ballades, et il composait des salades avec ses feuilles un peu grasses, sa saveur acidulée, son petit arrière goût terreux. Pour le moment, nous n’en trouvons pas beaucoup au jardin, mais comme je respecte cette plante considérée à tort comme une mauvaise herbe alors qu’elle se mange, nous en trouverons de quoi agrémenter nos entrées durant tout l’été.
Avec ce petit bol de verdure, un tian de légumes de saison, même si les tomates ne sont pas vraiment encore au rendez-vous….
Tomates donc, oignons, courgettes, pommes de terre et mozarella, quelques branches de thym frais, sel poivre et huile d’olive pour parfumer l’ensemble, très simplement.

Tranchez les légumes et la mozarella pour placez ensuite joliment l’ensemble au fond d’un plat à gratin beurré, sur lequel on peut disposer une ou deux gousses d’ail écrasées. Juste avant le passage au four, ajouter un filet d’huile d’olive puis enfourner Th 5/6 pour 30 à 40 minutes de cuisson.
Je ne superpose pas les couches de légumes sur plusieurs épaisseurs, ce qui évite qu’ils ne rendent trop d’eau. Ils restent ainsi pour moi encore un peu croquants, ni trop humides ni trop secs, et il gardent une saveur bien prononcée.

J’aime à penser que très prochainement, avec l’été qui s’annonce et les beaux jours qui se succèdent, d’autres légumes méditerranéens très colorés viendront agrémenter ce plat typiquement provençal et offrir mille et une déclinaisons gourmandes…
Pour ma part, j’ai servi ce gratin avec une petite salade composée de feuilles de pourpier, de lamelles de jeune poivrons verts, de quelques branches de coriandre fraiche, le tout assaisonné d’un filet d’huile d’olive, de citron vert et d’un peu de fleur de sel.
Clémence a de son côté savouré un petit gratin de pommes de terre, surprise que nous puissions aimer ce tian de légumes cuit avec des oignons, des courgettes et des tomates….
- « Maman, vous aimez vraiment ça, ou vous vous forcez pour être polis ?
- Ah mais c’est bon ! vraiment ! Tu veux goûter ? »
- Non, non, merci. Je préfère ne pas être polie cette fois-ci….. »

| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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Les puces de ma petite ville, c’est le jardin des merveilles pour qui aime, comme moi, chiner des vieilleries, craquer pour des trucs bizarres, des machins kitch à souhait, des jouets, des fringues… et des ustensiles oubliés.
Habituellement, je vais y trainer toute seule, partant tôt le matin quand toute la maisonnée dort encore et revenant à l’heure du déjeuner, avec plein de petites bricoles pour toute la famille. Mais cette fois, mon homme et « Petit Chou » ont décidé de m’accompagner et c’est avec plaisir que nous avons tous trois pris le temps de flâner au gré de notre curiosité.
Certains dimanches, il y a tant de participants, tant d’étals divers que je me perds à ne rien vouloir manquer et je pense que je serais passée à côté de la trouvaille de ma journée si ma moitié n’avait pas repéré une vieille boite pleine de poussière entre une paire de grosses chaussures de marche et une pile de magazines…

C’est fou ce qu’une bêtise de ce genre peut me plaire et deux euros plus tard, la boite poussiéreuse avait rejoint d’autres bricoles dans mon sac… (Merci Seb pour ta présence ce matin et pour ta vigilance, car je sais que lorsque tu m’accompagnes dans ce genre de ballade, c’est avant tout pour tenter de repérer ce qui pourrait me plaire…)
A l’intérieur donc, une plaque à raviolis et un petit rouleau en bois n’ayant strictement jamais servis… Je suppose qu’ils ont du désespérer celui ou celle à qui ils ont été offerts ou, au contraire, susciter l’enthousiasme au moment de l’achat pour finir oubliés au fond d’un placard…

Plein de choses à faire tout au long de la journée, mais ce soir, en jetant un œil sur la plaque à raviolis toute propre qui patientait sur l’égouttoir, je n’ai pas résisté au plaisir de l’utiliser, même si compte tenu de l’heure tardive et des estomacs criant famine, ce n’était vraiment pas raisonnable !
Pour la pâte, 300 gr de semoule de blé dur extra fine, 3 œufs entiers et une pincée de sel, le tout longuement pétri à la main et mis au repos enveloppé dans un film alimentaire durant une petite demi-heure. Elle m’a semblé un peu épaisse, manquant un peu d’élasticité et je tenterai donc une prochaine fois d’utiliser ma semoule en la mélangeant à de la farine de type T55.

Pendant ce temps d’attente, j’ai lancé la préparation d’une petite farce toute simple : une jeune courgette coupée en petits dés, un gros oignon ciselé, 200 gr de lardons allumettes nature poêlés dans un filet d’huile d’olive, une pointe de sel et un peu de poivre du moulin.

Lorsque l’ensemble a doré quelques minutes, il suffit de débarrasser le tout dans un bol et laisser refroidir pour y ajouter ensuite 2 grosses cuillerées à soupe de mascarpone. Mélangez et goutez pour rectifier l’assaisonnement si nécessaire.
Passer la pâte à raviolis au laminoir en plusieurs fois, en commençant par sélectionner l’espacement maximal. Plier la pâte en deux pour les premiers passages puis diminuer ensuite l’écartement du laminoir jusqu’à obtenir une bande de pâte très fine.

A ce stade, ne commettez pas la même erreur que moi dans un premier temps : farinez soigneusement votre bande de pâte avant de la placer sur la plaque à raviolis. Vous éviterez ainsi de vous retrouver avec un ensemble impossible à démouler…
Une fois la bande de pâte en place, faite la épouser chaque empreinte en appuyant légèrement avec les doigts et garnissez ensuite chaque alvéole avec une cuillerée à café de farce, sans donner d’épaisseur. Poser ensuite une seconde bande de pâte et passez un rouleau sur le tout de manière à ce que les raviolis se forment.

Un peu trop de farine sur mes raviolis, mais la petite mésaventure qui consiste à se retrouver avec un ensemble tout prêt mais impossible à démouler sans catastrophe ne m’a pas vraiment incitée à avoir la main légère pour le deuxième essai !
Bon, franchement, c’est tout de même très bon. Trois à quatre minutes de cuisson à peine, et les raviolis remontent en surface. Il faut ensuite faire très vite : les égoutter soigneusement, les disposer dans des assiettes toutes chaudes et les servir très simplement avec un petit filet d’huile d’olive et quelques petites feuilles de basilic. Ajoutez quelques copeaux de parmesan si vous le souhaitez ( je n’en n’avais pas, et pourtant, rien que d’y penser…)

| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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