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Wok de légumes, boeuf mariné, sauce lait de coco et curcuma…

Par nat, dim 06 mai 2012 à 10:05 :: Légumes et plats — Mots-clefs :, , , , , ,

Le nez au-dessus d’un puzzle de 1000 pièces acheté au départ pour ma fille, je me suis sentie écartelée entre mon désir de ne surtout pas me préoccuper du repas du soir et celui d’échapper aux 250 morceaux de couleur bleu ciel à tenter d’emboiter les uns dans les autres…

« - J’aime bien les puzzles… » M’a dit Clem… « Mais j’aime un petit moment seulement…. Après…. je trouve que ça devient compliqué… »

« - Ah bon… mais, je l’ai acheté pour qu’on le fasse ensemble ce puzzle… »

« - Oui, oui, c’est très bien… Simplement…. 1000 pièces…. »

Bien…

Toute seule dans mon océan bleu en kit, j’ai songé que nous ne mangerions pas ce soir si je ne visitais pas mon frigo et mes placards à une heure décente… L’occasion pour moi d’abandonner lâchement le fameux puzzle à la patience du reste de la famille…

L’après-midi même, en faisant quelques courses pour le week-end, je m’étais laissée tenter par des filets de canard, des vermicelles de riz  et des galettes de riz pour préparer de petits rouleaux de printemps individuels. C’était sans compter le syndrome puzzle…

J’ai donc revue ma copie et me suis mise à la découpe de légumes et à la préparation d’une marinade pour un pavé de rumsteck recommandé par mon boucher et pour un wok en perspective…

Pour cette recette et pour 4 personnes :

- 3 courgettes coupées en longueur et en bandes (sans garder le cœur du légume) et retaillées en bâtonnets réguliers,

- 5 belles carottes râpées et détaillées en juliennes

- un gros oignon coupé en tranches épaisses

- 3 gousses d’ail avec leur peau

- 1 demi chou chinois détaillé en tranches épaisses

- de l’huile d’olive,

- du sel et du poivre du moulin.

Pour la marinade du pavé de rumsteck (pour 4 personnes) :

3 gousses d’ail écrasées

3 cuil à soupe de sauce de soja

3 cuil à soupe d’huile d’olive

1 morceau de gingembre frais râpé.

Mélangez l’ensemble des éléments de la marinade avec la viande coupée en tranches fines, salez , poivrez, filmez et réservez.

Préparez ensuite la sauce d’accompagnement, celle qui sera à ajouter à la dernière minute à votre préparation.

Ingrédients :

30 cl de lait de coco (pas de crème, du lait…)

1 cuil à café de curcuma

2 cuil à soupe rase de maïzena

1 pincé de sel,

1 pincée de piment d’Espelette.

Bien mélanger l’ensemble et réservez.

Mettre un fond d’huile d’olive généreux au fond d’un wok et le faire chauffer à feu vif. Ajoutez les carottes, les courgettes et les oignons avant que l’huile ne fume.  Bien remuer durant 5 minutes pour enrober tous les légumes de matière grasse et les saisir.

Ajoutez ensuite 1 petite louche d’eau (petite la louche, sinon, c’est trop !) ou de bouillon de légumes.

Bien mélanger à nouveau durant quelques minutes. Salez et poivrez.

Ajoutez le chou chinois et mélanger à nouveau plusieurs minutes puis débarrasser le tout dans un récipient. Maintenir au chaud.

Rajoutez un fond d’huile d’olive dans le wok et gardez le sur feu vif.

Ajoutez la viande marinée et faites la revenir quelques instants en mélangeant constamment. La viande doit être saisie de tous les côtés, mais ne prolongez pas la cuisson pour la garder tendre.

Ajoutez alors les légumes réservés et bien mélangez à nouveau.

Ajoutez enfin la sauce au lait de coco, bien mélangez et laissez épaissir quelques instants.

Goûtez et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire.

Servez ensuite bien chaud, en saupoudrant de graines de sésame noires légèrement torréfiées dans une poêle (sans matière grasse) et ajoutez quelques pluches de coriandre fraiche.

A déguster tel que, ou avec un bon riz thai.

Miam ! :-)

L’esprit du wok, c’est de garder les légumes croquants. Attention lors de la cuisson à ne pas prolonger les cuissons successives…

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons
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Roulé de saumon façon makis et petite salade printanière en semoule de légumes…

Par nat, mar 01 mai 2012 à 22:05 :: Non classé

Hier, après une plancha sympathique et conviviale autour de crevettes, lamelles d’encornets marinés, asperges vertes à l’ail, pommes de terre et chou-fleurs accompagnés d’une sauce à base de crème et d’anchois, il restait ce matin  tout un tas de bonnes petites choses à se mettre sous la dent…

Les crevettes cuites la veille, arrosées d’une marinade à base d’huile d’olive, pastis, échalotes et coriandre étaient encore très parfumées. Quelques  bouquets de chou-fleur crus, quelques radis roses, de jolies feuilles de laitue, et l’envie de composer une petite assiette sympathique avec tout cela.

Une petite salade originale et croquante à souhait !

Pour 4 personnes, commencez par râper 5 gros bouquets de chou-fleur avec une râpe à gros trous de manière à obtenir une sorte de semoule grossière. Procédez de la même manière avec une quinzaine de  radis roses.

Décortiquez une dizaine de crevettes cuites et coupez les en petites lanières. J’ai pour ma part utilisé une paire de ciseau à 5 lames qui me sert habituellement à ciseler les herbes fraiches et que j’utilise pour toutes sortes d’ingrédients souples. J’ai également utilisé cette même paire de ciseau pour découper quelques feuilles de salade et quelques feuilles de coriandre fraiche.

Mélangez l’ensemble dans un grand bol et ajoutez une petite échalote ciselée. Réservez pour un assaisonnement de dernière minute afin de ne pas « cuire » les ingrédients à l’avance.

Pour accompagner cette petite salade, j’ai préparé des roulés de saumon fumé façon makis, avec une partie des ingrédients précédents :

- 3 cuil à soupe semoule de radis

- 6 cuil à soupe de semoule de chou-fleur

- quelques feuilles de  coriandre fraiche

- 4 cuil à soupe de  crevettes cuites hachées

Mélangez le tout avec 2 cuillerées de mascarpone et une touche de crème liquide légère pour assouplir l’ensemble. Salez et poivrez généreusement. Réservez.

Disposez sur un film alimentaire une ou deux  fines tranches de saumon fumé de manière à former un rectangle de 15 cm de long et de 10 cm de large. Posez sur le dessus deux feuilles de salades dont la partie dure a été retirée. Tartinez le dessus de préparation au mascarpone. Placer ensuite deux bâtonnets de carotte et une asperge verte horizontalement  sur le devant du rectangle ainsi préparé.

Roulez ensuite l’ensemble, sans trop serrer à la manière d’un maki sushi.

Formez un deuxième rouleau.

Découpez des tronçons réguliers dans chaque rouleau et disposez  joliment deux « makis » dans chaque assiette de service.

Disposez ensuite dans 4 petits bols la salade composée de semoule de légumes. Assaisonnez d’une vinaigrette à base d’huile d’olive et de citron vert. Salez et poivrer. Ne tassez pas la préparation mais au contraire, disposez le tout avec légèreté.

Placez joliment dans l’assiette le petit bol de salade assaisonnée et les rouleaux de saumon façon makis.

Saupoudrez l’ensemble de graines de sésame noires torréfiées.

Disposez sur le dessus de la salade quelques tranches fines de radis tranchées à la mandoline et quelques brins de coriandre fraiche.

Dégustez aussitôt !

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Fantaisie au saumon, mix de carottes et endives au fromage frais…

Par nat, lun 23 avr 2012 à 01:04 :: Non classé

De la fantaisie dans les assiettes ! Assembler et mélanger les couleurs, les saveurs, le croquant, l’acide et le doux pour apporter un peu de folie à une entrée toute simple.

Un joli pavé de saumon cru, et de quoi le cuire façon « ceviche ».

Choisir un bon couteau pour découper le poisson. Pour ne pas déchirer la chair. Pour que ce soit un plaisir de commencer par trancher de fines lamelles et recouper le tout ensuite en petits dés…

Pour un ceviche, plus les morceaux de poissons sont gros, plus on va mettre de temps à « cuire » l’ensemble au citron vert et au sel. En petits morceaux, ça va très vite. Il faut prendre le temps d’enrober la chair de poisson avec la marinade au citron, arroser l’ensemble à la cuillère et on pourrait presque dévorer le tout quelques minutes après….

Pour un pavé de saumon de 250 gr, il faut compter le jus d’un citron vert…

… mais cela peut ne pas suffire et dans ce cas, ne pas hésiter à en rajouter.

Le citron vert (ou lime) est un agrume qui a la particularité de « cuire » les poissons crus. Il apporte une saveur fraiche et très fruitée, légèrement amère, très agréable à mon goût. Moins riche en vitamine C que le citron jaune, je trouve néanmoins sa saveur beaucoup plus intéressante.

Lorsqu’on ajoute le jus de citron, il suffit de mélanger le tout intimement, et, très rapidement, les dés de saumon commencent à blanchir. J’ajoute en général une bonne pincée de fleur de sel et quelques brins de coriandre ciselés. Préparé simplement ainsi, c’est délicieux…

Pour cette recette, c’est la superposition d’ingrédients et le contraste de saveurs qui apportent toute l’ originalité du plat, alors… autant poursuivre…

Du croquant pour la base : fines lamelles de carottes râpées façon julienne avec une sorte de rasoir à légumes que j’ai récemment découvert dans une boutique d’ustensiles de cuisine. Idem pour les endives dont on conserve les cœurs, bien croquants, légèrement amers et que l’on tranche également finement.

Un peu de coriandre ciselée, et on a notre croquant, un peu d’amertume, et une légère touche anisée avec les herbes fraiches.

Pour adoucir l’ensemble, quelques cuillerées de fromage frais à tartiner et une pincée de piment d’Espelette. Pas facile de lier l’ensemble. Il ne faut pas hésiter à bien mélanger, incorporer le fromage par touche et assouplir un peu le tout avec un trait d’huile d’olive. Salez et poivrez.

Pour la suite, prendre un cercle de cuisine et disposez dans la partie basse du cercle, la salade d’endives et et de carottes au fromage. Tassez légèrement à la cuillère pour « assoir » la préparation et que le tout serve de socle à la suite.

Ajoutez les dés de saumon cuits au citron vert et à la fleur de sel.

Retirez les cercles et disposez ensuite sur le dessus quelques lamelles fines d’avocats bien mûr, roulées sur elles-mêmes.

Tranchez à la mandoline, quelques radis roses et répartissez les de manière à ce que ce soit joli et un peu aérien. Ajoutez quelques filaments de carottes, quelques brins de coriandre fraiche et quelques pincées de graines de sésame torréfiés.

Un filet d’huile d’olive sur le tout, quelques tours de poivre du moulin et c’est prêt…

Joli et bon ! :-)


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Poulet à la citronnelle et au gingembre, asperges vertes, façon thaï …

Par nat, mer 18 avr 2012 à 19:04 :: Non classé

Dès que je pose le pied hors de mon lit chaque matin, je scrute le ciel et ses nuages, et je mettrai presque le nez au vent pour m’assurer qu’il ne fera plus aussi frais que ces jours-ci… Une envie de chaleur, de douceur, que le soleil inonde la terrasse…que le hamac devienne plus qu’un désir, une évidence… qu’il fasse beau, qu’il fasse chaud… que l’on ait plus envie d’aller travailler… que les week-ends sentent bon les vacances….

Mais… les matinées s’annoncent encore bien fraiches, et je m’emmitoufle encore dans de bienveillantes multi-couches de laine lorsque je vais me balader…

En cuisine, les envies de plats chauds sont toujours là…Et on s’en régale encore…

Ces jours-ci : poulet au menu. Et on oublie l’escalope poêlée toute sèche qui ne présente pas grand intérêt gustatif. Pour commencer, une petite marinade qui saura dorloter les suprêmes de volaille, les parfumer, leur apporter douceur et fraicheur avec quelques accents thaï…

Sur la viande (6 suprêmes) déposée dans un plat suffisamment large pour que les morceaux ne se superposent pas, disposez trois gousses d’ail écrasées, deux échalotes ciselées, 2 tiges de citronnelle (la base, partie la plus tendre des tiges coupée en fines rondelles), deux cuillerées à soupe de sauce de soja, trois cuillerées à soupe d’huile d’olive, une pincée de sel (attention, la sauce de soja est déjà très salée) et  une pincée de piment d’Espelette.

Mélangez la marinade à la viande et disposez ensuite les morceaux de volaille tout proches les uns des autres. Filmez et réservez au frais quelques heures en mélangeant de temps en temps l’ensemble.

Préparez un bouillon de légumes en faisant revenir dans une casserole deux échalotes ciselées et 25 gr de beurre, sans laisser le tout colorer. Ajoutez un peu de gingembre frais râpé (l’équivalent de 2 cm de gingembre pelé).

Ajoutez ensuite la base d’une tige de citronnelle coupée en fines rondelles, un ou deux poireaux bien lavés et coupés également en  rondelles et mélangez l’ensemble durant quelques instants.

Ajoutez une pincée de sel, une pincée de piment d’Espelette (ou du poivre du moulin) et mélangez à nouveau.

Ajoutez ensuite 2 carottes coupées en rondelles et quelques dés de courgettes (Ce n’est pas encore la saison, donc on peut s’en passer !…).

Bien mélanger le tout et ajouter de l’eau bouillante, jusqu’à recouvrir l’ensemble. Laisser ce bouillon sur feux doux durant une quarantaine de minutes.

Filtrer ensuite, réservez les légumes d’un côté et le bouillon de l’autre.

Glissez au four le plat contenant la viande et la marinade, en arrosant préalablement la viande avec celle-ci. (four préchauffé th6 : 180°C, durant une trentaine de minutes).

Arrosez régulièrement les morceaux de volaille avec le jus de cuisson.

Dégraissez le jus de cuisson de la viande (en laissant par exemple figer la matière grasse au froid et en la retirant ensuite à l’aide d’une cuillère) et ajoutez le jus de cuisson restant au bouillon de légumes.

Mettre deux cuillerées à soupe de farine dans un grand bol et ajoutez une louche de bouillon froid en mélangeant au fouet. L’ensemble doit être bien homogène.

Mettre le bouillon filtré ainsi que le jus de cuisson dégraissé dans une petite cocotte et portez à frémissement. Ajoutez une louche de bouillon chaud au mélange bouillon froid/farine et mélangez au fouet. Il ne doit pas y avoir de grumeaux.

Ajoutez ensuite tout le contenu du bol dans la cocotte en mélangeant toujours au fouet. La sauce obtenue doit être lisse, onctueuse, pas trop épaisse mais pas liquide non plus. Elle doit être napper votre cuillère.

Ajoutez enfin les morceaux de viande dans la cocotte et laissez une quinzaine de minutes sur feu très doux. La préparation ne doit pas bouillir.

Dans une poêle, et dans un fond d’huile d’olive, mettre la partie tendre de quelques asperges vertes crues (inutiles de les peler, il suffit de les rincer soigneusement avant utilisation) coupées en deux dans le sens de la longueur. Les poêler quelques instants pour leur garder tout leur croquant. Salez et poivrez.

Disposez les asperges sur la viande dans la cocotte et servez aussitôt, accompagné d’un riz thaï.

Vous pouvez également ajoutez quelques brins de coriandre fraiche en finition ou en ciseler au dernier moment dans la sauce.

Vous pouvez également ajouter quelques pincées de cacahuètes grillées et grossièrement concassées (cacahuètes crues sans peau, frites à l’huile ou dorées sur une plaque au four. Attention : ne les concassez pas à chaud, attendez qu’elles aient refroidies.)

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Hamburger maison et chips de vitelotte, esprit fast food…

Par nat, jeu 08 mar 2012 à 21:03 :: Hamburgers — Mots-clefs :, , , ,

Clem se met à détester les fast food. Et ce n’est pas pour me déplaire… Passé le plaisir de la découverte du jouet offert dans les box a usage des enfants, elle joue avec ses frites – qui, il faut le reconnaitre, n’ont pas un attrait considérable après quelques minutes d’attente -  et boude ses nuggets qui n’ont pas grande saveur…

Les hamburgers, c’est le truc de ses sœurs par contre. Elles, elles ont encore les deux pieds dans la malbouffe… soda, frites, pizzas, bonbons bien gélifiés bien colorés, barres de céréales très (trop) sucrées et j’en passe…

J’ai donc voulu mixer le tout et faire plaisir aux petits et aux grands en proposant une version maison du plateau fast food classique, coloré, sain et savoureux !

Quelques pommes de terre vitelotte à la chair violette pour des chips légèrement salées, rehaussées d’une pointe de piment d’Espelette.

Rien de plus simple, et l’on peut faire la même chose avec des pommes de terre classiques.

La vitelotte a une chair violette, presque noire. C’est une variété de pommes de terre anciennes, bosselées, pleines de pigments naturels qui leur permettent de garder leur couleur même après cuisson.

Frites, je trouve les chips de vitelottes vraiment jolies. En purée, je trouve le résultat moins heureux.

Clémence s’est sentie quelque peu déstabilisée par leur couleur.

« - C’est pas des pommes de terre, ça…

- Si, si, je t’assure… goûte !

- Non, non, non, merci… pas de violettes…

- Ce ne sont pas des violettes. Les violettes ce sont des fleurs… Là, regarde, ce sont des pommes de terre… Des chips violettes tu devrais aimer… »

Après avoir beaucoup insisté, Clémence a consenti à goûter ces chips étranges et les a trouvé aussi bonnes que celles que l’on achète en sachets, dans notre petit centre commercial. Venant d’elle, et connaissant sa passion pour les chips, c’était, à n’en pas douter, un compliment…

Pour ces chips, pelez quelques pommes de terre vitelottes (ou pommes de terre classiques) et passez les à la mandoline ou au rasoir à légumes, de manière à obtenir de très fines tranches. Essuyez les grossièrement à l’aide de feuilles de papier absorbant, et faites les frire dans une grande quantité d’huile d’arachide chauffée à 180°C. Mélangez les de temps en temps et égouttez les soigneusement lorsqu’elles semblent bien croustillantes. Ajoutez quelques pincées de sel et une petite pointe de piment d’Espelette.

Côté hamburger, et pour 6 petits steaks, prévoyez 500 gr de viande de bœuf hachée.

Ajoutez 1 oignon et quelques brins de persil ciselés, 1 oeuf, sel et poivre du moulin  et une pincée de cumin.

Mélangez soigneusement le tout et formez des steaks bien ronds en vous aidant d’un cercle de diamètre 8 par exemple.

Laver soigneusement quelques feuilles de salade, égouttez les et découpez les en lanières, en évitant la partie épaisse de la feuille.

Découpez des cercles de pain de mie de même diamètre que les steaks ainsi que quelques tranches d’emmenthal bien rondes.

Découpez quelques rondelles d’oignons.

Réservez le tout.

Préparez une petite sauce à base de fromage de chèvre frais et d’un peu de crème liquide allégée. Ajoutez un peu de poivre du moulin et réservez.

Passez les cercles de pain de mie sous le grill du four et laissez les prendre couleur d’un seul côté.

Faites cuire les steaks à la pôele, sans matière grasse et retournez les pour une cuisson uniforme.

Formez ensuite vos hamburgers en déposant sur la tranche de pain de mie, côté tendre, quelques rondelles d’oignon, une cuillerée à soupe de sauce à la crème, un petit steak, quelques lanières de salade, un peu de sauce à nouveau, et terminez par une rondelle d’emmental.

Recouvrez de la deuxième tranche de pain de mie, face grillée au-dessus. Enveloppez vos petits hamburgers maison dans un carré de papier cuisson et servez aussitôt, accompagné de chips encore chaudes.

Esprit fast food, sans sucre et gras inutile, juste pour se faire plaisir et donner au plateau télé du mardi soir, un petit air de fête !

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Tagliatelles maison, magret grillé et brocolis juste poêlé…

Par nat, sam 03 mar 2012 à 22:03 :: Légumes et plats — Mots-clefs :, , ,

Il y a quelques mois, j’ai fait l’acquisition d’une machine à pâtes très encombrante, bien lourde, et plutôt complexe à nettoyer. Compte tenu de notre consommation importante de pâtes en tout genre présentant des atouts incontournables pour la jeunesse fréquentant la maison, je pensais l’installer sur un piédestal, au cœur de ma cuisine, et la sceller dans un gros bloc de béton pour qu’elle n’en bouge plus.

A peine reçue, à peine déballée à peine testée, notice dans une main et spatule dans une autre, surveillant la pâte qui ne devait en aucun cas ressembler à la photographie barrée d’une grande croix rouge, prête à arrêter le processus au cas où, afin de ne pas avoir à débloquer la machine, débarrasser la pâte dans un bol et tout recommencer. Depuis ce test et cette première fois, la machine à pâte en question – dont je devais vous parler ici- repose sur une étagère en attendant que je tente à nouveau l’expérience ….

Sauf que les habitudes ont la vie dure et que j’adoooreeee mon laminoir manuel…

Le soir, après le bureau, après les devoirs de la plus jeune, après les bricoles ménagères auxquelles il m’est impossible de déroger, j’ai, en règle générale, l’énergie d’une huître centenaire. Et je me lance de moins en moins souvent dans les petits plats complexes du soir, préférant les choses très simples et très rapides à préparer,  suggérant au passage, aux mécontents éventuels, de se préparer la popote de leur rêve en cas de protestation….

Et puis parfois, l’huître centenaire a des regains de vigueur, et dans ces cas là, tant qu’à faire, autant y aller franchement !

J’ai donc décidé de me lancer dans les pâtes fraiches pendant les tables de multiplications de Clem, et de marier magret, brocolis, noisettes, parmesan et coriandre dans une assiette gourmande.

Pour les pâtes fraiches :

- 100 gr de farine T 00 pour 1 oeuf  (par personne) et une pincée de sel, bien mélangée et assouplie à la main. Repos une vingtaine de minutes.

Une fois que la pâte a reposée, découper de petites boules de pâtes et abaisser chacune d’elle au rouleau ou au laminoir en repliant la pâte en portefeuille 2 ou 3 fois. Le but étant d’obtenir un carré ou un rectangle de pâte régulier de manière à poursuivre l’affinage de la pâte de la position 1 à la position 6. Fariner à chaque passage la bande de pâte obtenue avec le plat de la main tout en en chassant l’excès.

Sans laminoir, pas le choix, il faut user du rouleau jusqu’à ce que la pâte soit finement abaissée…

Découpez ensuite le rectangle de pâte obtenu en tagliatelles et laisser sécher le temps de préparer la suite.

Brocolis tout frais, passés à la mandoline japonaise, tranchés finement, et la moelle du même légume coupée en bâtonnets pour ne rien gâcher.

Versez un filet d’une d’olive dans une poêle et y déposer lamelles et moelle de brocolis et faire revenir à feu vif quelques minutes en mélangeant constamment. Salez, poivrez et réservez.

Peau du magret entaillée presque jusqu’à la chair en croisillons serrés, salé, poivré, le tout grillé à la poêle, dessus dessous jusqu’à ce que l’ensemble soit croustillant tout en laissant la chair tendre et rosée.

Laissez la viande reposer quelques instants.

Versez ensuite les tagliatelles dans une marmite d’eau bouillante salée, et comme elles sont toutes fraiches, les laisser cuire deux trois minutes maximum. Les goûter et les égoutter soigneusement lorsqu’elles sont prêtes. Les disposez ensuite dans de jolies assiettes creuses chaudes (placées à four doux le temps que pâtes, viande et légumes soient prêts).

Disposez sur les pâtes quelques tranches fines de magret, quelques lamelles et bâtonnets de brocolis, quelques noisettes grillées au four,  disposez quelques pluches de coriandre fraiche, et terminez par un petit filet d’huile de noisettes. Saupoudrez d’une pincée de piment d’Espelette et d’une pincée de fleur de sel.

Disposez quelques lamelles de parmesan si vous le souhaitez.

Servez aussitôt, bien chaud et dégustez…

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Tartine de dés de dinde aux oignons, à la crème et au gingembre, façon bruschetta d’hiver…

Par nat, dim 29 jan 2012 à 21:01 :: Légumes et plats, Non classé — Mots-clefs :, ,

J’adore les ateliers pains !

De la farine, des graines variés, des cuissons particulières, des croutes qui chantent, des parfums de miel et une ambiance conviviale et généreuse.

A la fin de l’atelier, chacun emporte quelques baguettes, fougasses et gressins et un petit pot de levain qu’il suffira ensuite de bichonner…

En général, je termine seule les derniers façonnages de baguettes et les dernières fournées. C’est le moment que choisissent mes filles pour se jeter sur quelques tranches encore chaudes de pain variés, trempant le tout dans une tapenade maison réalisée pour l’occasion ou dans la chair brûlante et fondante d’un camembert rôti..

Une généreuse corbeille nous attend ensuite qu’il faut partager. Voisins et amis en profitent en général, et nous nous arrangeons pour nous régaler de ce qui reste en petit déjeuner gourmands ou en mini sandwichs de saison.

Ce soir, parce qu’il me restait quelques morceaux de dinde, j’ai pensé à une tartine d’hiver façon bruschetta.

Pensez-y à ces tartines passées simplement sous le grill du four lorsqu’il vous reste quelques petits morceaux de viandes ou  quelques légumes. Une occasion d’utiliser simplement quelques restes et de faire plaisir aux enfants qui adorent en général.

Pour cette recette, faire revenir un oignon ciselé à la poêle, dans un fond d’huile. Coupez ensuite en petits dés de la dinde ou de poulet déjà cuit et faites revenir l’ensemble à feu moyen en mélangeant constamment. Salez, poivrez et ajoutez une petite touche de gingembre. Coupez le feu et terminez en ajoutant un peu de crème liquide. Mélangez soigneusement. La sauce doit légèrement épaissir.

Préchauffez le four position grill.

Coupez de grandes tartines dans un gros pain légèrement rassi ou dans des baguettes et disposez les sur une plaque de cuisson.

Les bruschettas sont en général frottées d’une gousse d’ail et recouverte de concassé de tomates et de basilic, mais nous sommes encore loin de la saison, donc utilisez plutôt une préparation sympa type arrabiata de qualité par exemple, et oubliez l’ail.

Disposez sur la chair du pain une cuillerée à soupe d’arrabiata, en couche légère et ajoutez ensuite votre préparation précédente.Soyez généreux.

Saupoudrez ensuite un peu d’emmenthal râpé sur chacune de vos tartines, poivrez avec du poivre du moulin et enfournez pour 5 minutes, en surveillant la cuisson.

Dégustez avec une petite salade d’endives. C’est bon !

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Légumes de saison au four, cuisses de dinde en cocotte…

Par nat, dim 29 jan 2012 à 21:01 :: Légumes et plats — Mots-clefs :, , ,

Toujours dans mon panier de saison, quelques patates douces, de belles carottes jaunes et des pommes de terre. De belles couleurs, des saveurs différentes qui permettent justement un contraste intéressant sucré/salé.

Simplement pelés et coupés en gros dés, placez  les légumes dans un grand plat à gratin de manière à ce qu’il n’y en ait qu’une couche régulière et que la cuisson soit homogène.

Un simple verre d’eau au fond du plat, quelques pincées de fleur de sel, du poivre du moulin, et du thym.

Glissez le tout au four  à 180°C pour 45 minutes, sans toucher à rien. Les légumes vont cuire doucement, et seront légèrement « soufflés » en fin de cuisson.

Parallèlement, Préparez deux belles cuisses de dinde, et faites les tout d’abord  revenir à l’huile d’olive dans une cocotte en ayant au préalable retiré la peau. Deux gros oignons ciselés et ajoutés dans la cocotte et un demi verre d’eau lorsque la chair de la dinde a bien coloré. Commencez la cuisson sur feu doux, en couvrant, durant une vingtaine de minutes, puis découvrez et laissez réduire le jus de cuisson en retournant régulièrement les cuisses et en mélangeant les oignons. Le tout doit peu à peu caraméliser.

Lorsque les légumes sont bien cuits, légèrement soufflés et tendres, les laisser reposer quelques instants. Vous pouvez ensuite déposez les cuisses de dinde sur les légumes et servir ainsi, comme un plat familial savoureux et gourmand.

Vous pouvez également présenter l’ensemble sur des assiettes blanches, et proposer un joli contraste de couleurs. Les carottes jaunes et les patates douces apportant une touche ensoleillée bienvenue. Découpez ensuite simplement quelques morceaux de dinde et disposez les dans les assiettes, recouverts d’oignons presque confits dans le jus réduit de cuisson. Ajoutez éventuellement une petite pincée de piment d’Espelette sur l’ensemble.

Très simple voici juste une petite idée de plat de saison, pour partager. :-)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons
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Gratin de courge muscade, oignons et dés de poulet…

Par nat, dim 22 jan 2012 à 15:01 :: Légumes et plats — Mots-clefs :, ,

Un dimanche ensoleillé et calme… Un atelier prévu mais qui s’est annulé il y a quelques jours, un rythme qui s’apaise soudain et les heures qui passent sans contraintes particulières.  J’aime ces dimanches…

Seulement, je suis une croqueuse de temps… Donnez moi du temps et je n’en fais qu’une bouchée. Donnez moi quelques heures et je m’arrange pour les découper en créneaux horaires, pour les organiser en trucs à faire…

« Tiens… si je vidais ce placard là… si je mettais un peu d’ordre ?… Tiens, si je coupais quelques branches mortes au jardin, si je désherbais ?… » « Tiens, si j’avançais sur mon mémoire de sophro ?… Tiens si je faisais un peu de cuisine pour changer ?… »

Voilà… C’est mon problème. Pour que je ne fasse presque rien de ce temps offert, pour que je le sente s’égrainer avec volupté, pour que je le décline en mille et un petits moments rien que pour moi, il faudrait que l’on m’attache solidement,  que l’on me moule dans un carcan de béton, que l’on me déconnecte, que l’on me débranche, que l’on m’hypnotise…

Ce matin, levée à l’aube dans une maison encore endormie, j’ai commencé par petit déjeuner en tête à tête avec deux morceaux de courge muscade qui m’ont été livrées jeudi dans un joli panier bio, empli des produits de saison que j’aime découvrir. J’ai croqué mes tartines tout en les scrutant du regard. « Que vais-je faire de vous…? »

Graines réservées, mandoline japonaise et lamelles fines de courge…

Dans une poêle bien chaude, tapissée d’un fond d’huile d’olive, j’ai commencé par faire revenir les graines et la chair du cœur de ces courges muscade. Et ça sent extrêmement bon…

Étape suivante, quelques oignons émincés, quelques petits morceaux de courges restants et coupés en dés, le tout ajouté dans l’huile chaude, parfumée aux graines de courge  préalablement retirées. A l’aide d’une cuillère en bois, mélangez l’ensemble, sans laisser l’oignon prendre couleur.

Ajoutez de petits morceaux de poulet, quelques lardons, salez, et ajoutez une pincée de piment d’Espelette. Mélangez l’ensemble, laissez cuire quelques minutes en remuant régulièrement, coupez le feu et réservez.

Si vos lanières de courges sont coupées très finement, vous pouvez vous dispenser de les cuire à l’eau avant la suite. Si elles sont  plus épaisses, faire les cuire 4 à 5 minutes dans de l’eau bouillante, égouttez les très soigneusement et réservez les.

Dans un plat à gratin légèrement huilé, commencez par tapissez le fond de lanières de courge. Salez légèrement et ajoutez une première couche d’oignons et de poulet. Quelques cuillerées à soupe de crème fraiche liquide légère et ajoutez ensuite une deuxième couche de lanières de courge. Salez à nouveau légèrement et  disposez une nouvelle couche d’oignons et de poulet. Un peu de crème, un peu de gruyère râpé si vous le souhaitez, et terminez par une couche de lanière de courge.

Une petite pincée de piment d’Espelette sur le dessus de votre gratin, et enfournez à four préchauffé à 180°C, pour une vingtaine de minutes.

Laissez le gratin refroidir un peu avant de servir.

Verdict ?… Mes filles n’aiment la courge que lorsqu’elle est est bien cachée… Soupe, potage, ça passe… Mais là… Elles ont franchement fait la grimace avant même de goûter.

Pourtant, c’est très bon ! Une saveur particulière, légèrement sucrée, un petit goût de noisettes, le tout très légèrement « piquant » grâce au piment d’Espelette.

Moi, j’ai beaucoup aimé ! Ça change volontiers des habituels potages dans lesquels je dissimule la courge pour ravir un peu plus de suffrages à la maison. Ça change également des gratins de pommes de terre hivernaux qui restent nettement plus classiques même s’ils sont gourmands à souhait.

J’aime ce rayon de soleil dans l’assiette et la légèreté de l’ensemble.

Pour un peu de croquant et un brin de fantaisie j’ai ajouté quelques graines de sarrasin (ou Kasha) légèrement grillées à la poêle pour en accentuer la saveur.

Ca vous tente ? :-)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons
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Et ton gamin, à l’option IMC du bac, il a eu combien ?…

Par nat, lun 09 jan 2012 à 23:01 :: Humeurs

Bon… je vous avoue que je n’avais pas l’intention d’en rire. Mais alors pas du tout. Ca m’a même fait grincer sérieusement les dents sauf qu’il y a quotidiennement  des sujets tellement plus graves qui me heurtent et me soulèvent l’estomac que ce sujet là, ben, j’avais au départ décidé de passer au-dessus. Et puis, après réflexion, ce carnet que je tente de garder vierge de mes coups de gueule ou de colère parfois – car, chers lecteurs, je doute que vous ayez envie qu’on vous prenne la tête lorsque vous venez vous balader sur un blog culinaire – ce carnet donc, a pour thème la gourmandise, la cuisine et ses parfums et la passion que j’ai pour elle. Alors si les sujets de société qui me touchent et m’émeuvent, je serais tentée d’en parler de manière plus engagée sur des pages extérieures à ce site, je pense que lorsqu’ils ont pour résonance, de près ou de loin  le fait de manger et de le faire correctement, ils peuvent avoir une petite place ici…

…..

Voilà qu’une lettre ouverte au futur président est adressée par LE médecin star du régime du moment – à la sensibilité, faut il le préciser,  ultra protéiné – afin de soumettre une idée qui m’a hérissé l’indice de masse corporelle…

Pour ceux qui n’auraient pas suivi le buzz généré par cette histoire, ce monsieur a donc suggéré de donner des points en plus au baccalauréat, aux étudiants qui conserveraient leur poids de forme entre la seconde et la terminale et d’en donner le double aux personnes obèses à la conditions qu’elles perdent 100 grammes par trimestre, se soumettent à 6 pesées annuelles et suivent des cours de nutrition…

Alors, à la limite, cette suggestion aurait été proposée par un ambassadeur de la gastronomie, une personnalité reconnue dans l’univers du « bien manger », j’aurais sans doute souri en me disant que décidément, on peut parfois s’égarer sur la chemin de la passion.

Là, ce qui me hérisse tout particulièrement, c’est que cette proposition dérangeante émane d’un homme dont la notoriété et la fortune se font sur le dos d’une souffrance, d’un mal-être, d’une mésestime de soi à grand coup de régime ultra draconien.

Et j’en sais quelque chose.

Rahhhh j’avais décidé de rester dans l’humour, mais ça va être dur…

Bref…

Bon, à 18 ans, j’imagine le truc. T’es mince, t’es jeune, t’es beau, pour peu que tu aies un peu bossé les matières à fort coeff. de ton bac, avec ton IMC à faire pâlir d’envie ton prof de sport, tu peux même prétendre à la mention grâce à cette formidable idée.

A l’inverse, t’es gros – et on s’arrête là- parce qu’un gros, malheureusement, on s’attarde en général peu sur ses qualités – t’as intérêt à avoir bien bossé ton bac, sinon, c’est rattrapage. Et encore, si tu l’as…

Ben voyons. C’est déjà pas assez galère pour ces jeunes là pour qu’on leur enfonce encore un peu plus la tête dans leur mal-être, qu’on creuse un peu plus les différences et qu’on accentue encore davantage le culte de la minceur qui fait pourtant des ravages chez certaines jeunes filles.

Ce qui me révolte dans toute cette histoire, c’est qu’on est pas « gros » par envie. On n’est pas en surpoids par plaisir. Suivant les vécus, les contextes familiaux, le poids a une génétique, une histoire, le poids est une plaie,  une véritable souffrance. Il ne s’inscrit pas au hasard de quelques hamburgers superflus et de parts de pizzas les soirs de déprime. Il s’installe chez les tout petits ou apparait plus tard, à l’adolescence ou à l’âge adulte et il peut bouleverser une existence en étriquant la vie : pas de piscine sans se planquer derrière sa serviette, pas de plage après 11 heures du matin pour ne pas croiser trop de monde, pas de vêtements essayé dans les magasins où les vendeuses passent leur temps plantées derrière les cabines, pas de restaurant sans culpabilité, pas de dessert sans avoir le sentiment de n’avoir aucune volonté et aucune estime de soi.

Il erre aussi parfois sur les chemin de la boulimie, se gargarise de compulsions alimentaires sauvages et peut flirter avec la cuvette des toilettes  histoire de mieux vomir tout ce qui est entré…

Et puis, souvent, des années de régimes trop restrictifs font le reste, avec à chaque fois, un généreux bonus…

Et c’est précisément un ambassadeur de ce type de régime qui voudrait révolutionner la relation des jeunes avec la diététique à grand renfort de carottes fort discutables ?

A quand un exemplaire de son dernier ouvrage entre un bouquin de français et deux classeurs de maths…

A quand le « tout protéines » à la cantine, les galettes de son d’avoine, et les flans de lait écrémé à l’agar-agar et à l’arôme de fruits…

….

Non mais franchement…

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