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Quand une chaine de télé fait sa cuisine…

Par nat, sam 28 août 2010 à 01:08 :: Humeurs

J’adore la cuisine. C’est une vraie passion et je suis une acro des bouquins, des vidéos, des articles, des hommes et femmes de l’Art qui me donnent à rêver.

La télé réalité en revanche, c’est loin d’être ma tasse de thé, et si la génération de mes filles est malheureusement tombée dedans toute petite, je n’adhère -et encore c’est un bien grand mot- qu’à très peu d’entre elles.

Et puis voilà que cette même télévision, que je maudis ouvertement devant mes filles lorsque je les vois, bouche ouverte, regarder « Secret Story », je lui trouve un certain charme quand elle vient me causer cuisine à l’oreille…

MasterChef a donc débarqué à la maison… et est parvenu, en deux épisodes à peine, à me faire sortir de mon habituelle réserve…

Rahhhhh… Je ne sais même pas par quoi commencer ! Comment dire…. La cuisine, quand ça vous porte,  même lorsque l’on est  amateur, c’est un truc qui fait vibrer. Quand je vais dans un bon restaurant, je suis comme une petite fille dans un magasin de jouets : j’ai les yeux partout, ils trainent dans les assiettes de mes voisins, ils observent  le dressage, l’esthétique,  les couleurs, les parfums, les saveurs, les textures… Je ne suis qu’une grande amoureuse de la gastronomie, sans autre connaissance que ce que ce plaisir me donne, mais bon sang, quand ça me prend, ça me transporte…

Il m’arrive de visionner des vidéos de Chef, cinq, six fois de suite, rien que pour le plaisir de m’imprégner des gestes, de la technique, de l’esthétique de certaines étapes. Et c’est aussi ce qui m’amène peu à peu à progresser en cuisine.

Quand on est un peu « drogué », si on vient vous causer « concours de cuisiniers amateurs »  forcément ça vous titille le palais, ça vous donne envie de suivre l’aventure, de voir comment ils s’y prennent, ces courageux qui osent , là ou vous perdriez tous vos moyens si on vous chronométrait en train de monter une mayo ou de ciseler finement un oignon (tiens… pourquoi je dis ça moi… ?)

J’ai donc essayé de faire taire la petite voix intérieure qui me murmurait sournoisement à l’oreille « Attention… tu connais la chaine, tu sais qu’en général, tu n’aimes pas ses programmes… » Tais toi ! Mauvaise ! Ça va causer cuisine ! Et quand on cause cuisine, j’en oublie jusqu’à mes plus grandes convictions ! »

Sauf qu’au terme des deux premiers épisodes de ce blockbuster culinaire, je crains de ne plus pouvoir désormais faire taire la petite voix…

MasterChef… Voilà réunis quelques dizaines de passionnés de cuisine.  Si je suis naïve (ne me dites pas, surtout,  que je suis très très naïve, vous me feriez de la peine…) je m’attends à ce que le casting ait été fait avec un certain engagement : qui dit concours culinaire, dit choisir des gens qui ont la patate sur le sujet, qui savent faire des trucs en cuisine, qui ont des choses à montrer et des choses à dire, qui vont vibrer et partager avec un public de fanas ce pour quoi ils sont là ! Et qu’on relègue au second rang les clichés habituels des castings Real TV.

C’est ce que je me suis dit.  Et je ne me suis -presque- pas trompée : ils sont bien là les passionnés, ceux qui vibrent. Il y en a que l’on  sent investis plus que d’autres, mais ils sont là… Il y en a même quelques uns qui sortent et sortaient (et oui, déjà éliminés) vraiment du  lot. Sauf que j’ai la détestable impression que la chaine s’en fiche…

Alors, reprenons (ah oui, je sors rarement de ma réserve, mais quand ça m’arrive, c’est  très chiant, et très long… veuillez m’en excuser…) voilà des candidats en nombre, tous là pour réaliser plus ou moins un truc, que ce soit un rêve, un projet professionnel, un challenge ou simplement une aventure.

Vous voilà vous, spectateur, que la cuisine ne laisse pas indifférent si vous êtes là, et vous attendez -après les sélections  qui vous rappellent étrangement celles de la Nouvelle Star et qui s’attardent déjà sur quelques  personnalités – que ça vous secoue un peu la passion, que ça vous titille un peu la gourmandise… Et vous n’allez pas être déçu, car on vous balance… des oignons. Des oignons par sac. Une tonne d’oignons…

Ciselez-moi ça, Messieurs, Mesdames sous-entendu « quand on ne sait pas ciseler un oignon, on ne sait pas cuisiner…. »

Bon… si les Chefs le disent, ils doivent avoir raison…

On en prend pour combien de l’oignon ? Vingt ? Trente minutes ? Moins peut-être, mais ça m’a semblé interminable…

Rattrapage : quiche lorraine… Ok… donc, les meilleurs ne cuisinent pas… Les oignons suffisent…

Le jury est implacable, les commentaires franchement blessants parfois, mais… on est dans un concours, c’est pas de la rigolade, admettons…

On est pas encore à la mayonnaise (épisode 2) mais pour ma part, elle peine à prendre… On parle cuisine quand ? La quiche, on aurait pu s’y attarder… non ? On aurait pu en parler un tout petit peu, puisqu’elle figurait au casting du rattrapage…. ? Ben non. On s’attarde beaucoup sur les désarrois des uns, des autres, avec en boucle, les mêmes visages qui reviennent, les mêmes angoisses qui se lisent dans certains regards, les mêmes absents aussi, puisque parmi les candidats, bon nombre semblent faire office de figurants pour la chaine…

Fin de l’épisode 1, et je rumine ma petite voix… « Je te l’avais dit… Ca sent la caméra qui scénarise à plein nez… Ca sent le sujet qui dérape au détriment de la passion, ça sent la mise en scène de l’humain… une fois de plus…. »

Regarde épisode 2 ? Regarde pas… ?…

Bon, pour juger, il faut se faire une opinion, donc… Episode 2 !

La mayonnaise arrive…. Et le jury de goûter les 70 mayo, trop prises pour la plupart.

Rattrapage pour les perdants : 15 000 oeufs !…. Une candidate s’exclame :  « On va nous demander de séparer les blancs des jaunes ? »…

45 minutes pour les 20 malheureux participants avec un test de « pression » : un ingrédient de base, l’œuf,  et un panel de produits variés à disposition pour l’agrémenter…. Allez… même si chacun d’entre eux  choisissaient 6 œufs à cuisiner, ça ferait 120 œufs pour le groupe… pourquoi 15000 ?….

Soit…

« C’est le moment de nous montrer ce que vous avez dans le ventre… C’est le moment de nous étonner » assène le jury d’une voix grave… Mais… comme pour les oignons, ce sont les supposés « moins bons » qui vont cuisiner… J’ai du mal à suivre…

Et j’ai encore plus de mal à comprendre pourquoi, alors que les candidats planchent enfin avec créativité sur une épreuve, on la survole, sans aucun intérêt pour la technique ou l’imaginaire de chacun.

« Alors, qu’est ce que ça fait d’être un habitué des rattrapages…. » balance le jury à l’un des participants qui avait précédemment affronté la quiche… Enjoy….

Le sabayon à l’orange qui épate les Chefs, on s’y arrête ? Ben non…

Les pâtes aux œufs  osées courageusement  par une candidate, on s’y arrête ? Ben non…

Le plat des candidats nommés en enfilade par le jury au moment de la dégustation, on s’y arrête ? non plus… D’ailleurs on ne verra ni le plat de certains, ni leur visage… A peine retiendra-t-on leur prénom…

Verdict : 10 candidats sauvés sur les 20, dont un œuf au plat pourtant qualifié de « degré zéro de la cuisine » par le jury…

Allez comprendre…

Epreuve suivante : le bœuf bourguignon de Yves Camdeborde. 45 secondes pour deviner les 23 ingrédients composant le plat…

… et 20 candidats au rattrapage… J’en déduis que ceux qui ont correctement ciselé, correctement fouetté et correctement deviné, n’auront absolument pas cuisiné depuis le « vrai » début de l’émission….

Revenons en donc à ceux qui vont plancher autour d’un  challenge intéressant ( yes !) 3 heures et 50 euros pour que les équipes fassent leurs courses au marché d’Aligre, préparent une entrée, un plat et  un dessert…

Et là, ça me porte ! La passion est bien là, elle anime chacune de ces équipes dans son challenge. Je les trouve d’ailleurs pas mal soudés pour des candidats qui ne se connaissent pas…  jusqu’à ce que la caméra bien boueuse de cette bonne  Real TV s’arrête sur l’une des candidate, fatiguée et stressée sans aucun doute par l’enjeu et vomissant son mal être dans un sac plastique…. Intéressant ? Nécessaire ? Peut on m’expliquer pourquoi il est utile de servir une telle séquence lors d’un concours culinaire ? Voilà… On rentre dans ce que je déteste…

Je continue de détester la suite et j’assume. Voila 4 équipes que l’on voit s’affairer autour de ses fourneaux, 20 candidats qui s’organisent comme de petites brigades, qui pourraient offrir leur tour de main, leur savoir-faire, leur passion, qui se débrouillent comme des pros pour certains mais… ou est la caméra ? Ou sont les explications ? Pourquoi n’entendons nous pas s’exprimer ces concurrents qui s’affairent autour de plats  intéressants ? Quelques minutes à peine et le jury renvoie deux équipes, dont l’une avait pourtant réalisé de bien jolies assiettes. Explications du jury ? Retour sur les images pour comprendre leur choix ? bah non… pas plus…

Ma mayonnaise est en train de tourner…

Ai-je besoin de m’attarder sur la boite mystère avec lesquelles les derniers candidats doivent composer ?….pas vraiment, et à regret…

Le tablier que l’on retire aux dix perdants de l’épreuve m’a même laissé une saveur bien amère dans la bouche.  Utile à nouveau, le peloton d’exécution qui scrute les visage anxieux de ceux qui craignent de partir ? Utiles les silences qui précèdent leur désignation ? Nécessaires ce balayage de caméras sur les visages de ceux que l’on sent fragiles et peu préparés par l’expérience particulière que représente le fait d’être sous le feu de la rampe un jour et retomber dans l’anonymat le plus complet le lendemain ?

Ma fille attérée me dit : « on dirait le jeu de la mort »….

Je quitte nécessairement l’univers de la cuisine à ce moment là…mais y sommes nous rentrés plus d’un instant depuis le début de cette émission ?….

Voilà un budget que je suppose assez considérable offrant un sujet passionnant pour ceux qui aiment. Un espace grandiose. Du matériel et des produits à profusion. Des candidats qui ne manquent pas, pour certains, de vrai talent.  Et en plusieurs heures d’émission la chaine n’a proposé que SA propre cuisine…. Interviews désolés et emplis d’une espérance presque ultime, morceaux sans doute choisis, triés et sortis de leur vrai contexte, personnalités avec lesquelles on a décidé de jouer pour le public, parce qu’elles interpellent statistiquement d’une manière ou d’une autre les fans de télé réalité.

Où est la cuisine ? Ou est la passion ? Que fait-on de ce que ces candidats ont réellement à offrir ?…

Episode 3… Regarde ?… Regarde pas ?…

Ma petite voix me murmure bien des choses à l’oreille….

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons
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Ô plaisirs des mets…

Par nat, mer 04 août 2010 à 10:08 :: Humeurs — Mots-clefs :, ,

Je suis très attachée aux adresses que je connais bien, que j’apprécie pour leur cadre, leur personnalité,  leur ambiance et lorsque nous allons au restaurant, c’est en général pour une occasion particulière . J’aime alors revenir en  des lieux familiers pour savourer l’occasion, un peu comme un bon roman que l’on aime lire au cœur d’un jardin particulier où l’on a  établi ses repères, où l’on se sent bien, ou de vrais passionnés en botanique plantent et entretiennent, où l’ombre est accueillante, ou les bancs publics offrent à chacun une intimité discrète…

J’ai pourtant très récemment dérogé à la règle. Mon homme m’a en effet proposé pour notre anniversaire, de nouvelles adresses dont il avait entendu parler au cœur de Montpellier.

Difficile de choisir un restaurant d’après quelques avis et quelques photographies mais en visitant le site internet de l’un d’entre eux, je n’ai pas hésité…

Certaines adresses  portent en effet  en elle une sensibilité créative, une sincérité, une harmonie enthousiaste que l’on sent transparaitre…

Ô plaisirs des mets, une jolie découverte pour nous…

En effet, rares sont ces lieux chics et simples à la fois, où tout un chacun se sent bien, chaleureusement accueilli, invité à voyager au rythme de délicates déclinaisons de saveurs, le temps d’un diner… Cette âme est ici portée passionnément. Cela se sent. Cela se goute. Jusque dans les vins…

Nous avons choisi « le menu des plaisirs » à 27 euros pour une formule  entrée/plat/dessert qui nous a surpris par sa qualité et ses accents gastronomiques :

« Sur une tartine aillée, chèvre frais et caviar d’aubergine à la façon du chef, buisson de salade folle » pour moi.

« Dans une corbeille en brick, des légumes marinés, mesclun et pesto léger » pour Monsieur.

Si j’ai beaucoup aimé la fraicheur et l’élégance de mon entrée, j’ai adoré celle de ma moitié et j’ai goûté quelques uns des délicieux légumes de saison croquants, présentés au cœur d’une feuille de brick dorée.

Nous avons poursuivi avec un « loup entier roti au four à la fleur de sel, riz camarguais fondant, wok de légumes du moment » et un « magret de canard de nos régions grillé, jus de canard à l’ail doux, pommes de terres sautées au herbes, wok de légumes du moment ».

Des cuissons parfaitement maitrisées, fondant et croquant participant au plaisir de la dégustation. J’ai adoré. Nous avons adoré.

En dessert, la « gourmandise au gré de l’humeur de Michael » était un plaisir. Des cuillères parfumées et une bousculade de saveurs : rose,  carambar, fraises, cacahuètes,  en mousse, en crumble, en verrine…

Finalement, les habitudes sont rassurantes certes, mais il y a des découvertes qui  donnent envie de s’attarder, de revenir et de partager…

Je partage donc avec grand plaisir…

Ô plaisirs des mets

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons
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L’été est là…

Par nat, dim 27 juin 2010 à 10:06 :: Humeurs — Mots-clefs :

Bah… je vous saoule avec mon potager…S’extasier tous les deux jours devant trois courgettes et une poignée de tomates cerises, c’est pas franchement folichon, et ça reste très éloigné d’une chouette ballade gustative entre deux ou trois recettes sucrées et/ou salées…

Ben oui, mais pourtant tout commence bien là…

Les bons produits, les vraies saveurs, on les découvre avec les fruits et les légumes qui ont poussé tranquillement au cœur de jardins particuliers ou de marchés slow food. On en vient parfois à les trouver si fruités, si parfumés, si riches en saveurs qu’on ne les reconnait pas et qu’on apprend alors à les découvrir.

Une tomate gorgée de soleil, mûre à point, c’est fruité et juteux…

Les petits poivrons verts coupés en lanières dans une salade composée, c’est un pointe d’amertume fraiche et croquante…

Les  jeunes courgettes encore recouverte d’un duvet légèrement piquant se dégustent coupées en petit dés, avec un filet d’huile d’olive et une pointe de fleur de sel. Rafraichissantes et savoureuses, elles peuvent même se passer de cuisson…

Mon premier plaisir du matin, avant le petit déjeuner, c’est d’aller jeter un coup d’œil au potager.

Et je suis toujours épatée…

Du jour au lendemain, ça pousse ! Un seul pied d’aubergines, et pourtant : il est chargé de fleurs et de jolis légumes à la couleur violine. Cinq, six, huit petites aubergines, certaines doubles, poussent tranquillement, chaque jour un peu plus !

Pour les tomates, j’ai fait un mix cette année et j’ai planté des variétés très différentes. Les plus jolies, les plus étonnantes à mon goût, ce sont les « Andines Cornues » ou encore « Cornues des Andes » qui ressemblent à des piments !

Elles sont assez tardives et sont encore bien vertes mais il ma tarde de les gouter…. Je vous en dirai des nouvelles !

Les tomates cocktail poussent à profusion. Clémence partira bientôt à la cueillette de ses jolies rondes qui viendront agrémenter nos salades pendant tout l’été.

Les tomates cœur de bœuf sont également bien jolies et nous aurons, je pense, une formidable production pour quelques pieds à peine.  J’enrichis régulièrement le sol avec notre compost maison, je coupe les feuilles abimés, j’arrose modérément et bien au pieds pour éviter que certaines maladies ne se développent. Mais si tout va bien, comme l’an passé, aucun traitement ne sera nécessaire… La nature se chargera de l’essentiel…

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons
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Il pleut..et ça pousse….

Par nat, jeu 13 mai 2010 à 11:05 :: Humeurs — Mots-clefs :, ,

Le mois de mai annonce habituellement les couleurs et la douceur du Sud, le soleil est au rendez-vous, la chaleur s’insinue doucement au jardin et nous projette, les week-end, dans une atmosphère estivale qui sent bon les vacances et nous fait détester les lundis…

Ça, c’est ce qui se passe en principe chaque année à la même époque. Sauf que ces jours-ci, le sud fait franchement la gueule, et ce depuis plusieurs semaines.

Il pleut. Il pleut presque tous les jours. Et tout le monde tourne en rond…

Le jardin, c’est une source de paix, et chaque année, à la même époque,  je passe des heures les mains dans le feuillages des plantes et des arbustes et les doigts dans la terre : je bouture, je rempote, je taille, j’inspecte, je cause avec mes plantations comme si j’avais un peu perdu la boule, je m’extasie devant les départs de bourgeons de celles que je croyais perdues.  Tout ça bien sûr au soleil, sous la douce chaleur de l’été qui s’annonce. Enfin…d’habitude…

Car ces temps-ci, je cause toujours à mes plantes, mais sous la pluie, et j’ai les doigts dans la boue… Est-ce à dire que rien ne m’arrête ? Presque rien, et l’objectif de l’appareil me suit sous les gouttes, observant d’un regard humide ce qui pousse et se porte à merveille…

Car ça pousse au potager, me rappelant sans cesse qu’il y a des saisons et que beaucoup de légumes ne devraient pas encore être sur les étals des grands magasins…

Plantés il y a quelques semaines à peine, puisque le 8 mars, nous étions encore sous la neige, les poivrons sont en fleurs…

Retenue par un petit muret de pierre sèche, la terre est enrichie d’un compost maison et les légumes se passent de tout traitement. Rien pour les chenilles ou les escargots. Rien pour les insectes et les maladies. Ca pousse, tranquillement, sous la pluie….

Une future aubergine pointe le bout de son nez sous le regard admiratif de Clémence qui n’en revient pas. Comment ce légume noir et oblong peut-il être au départ si petit et si éloigné de ce que nous consommerons bientôt… Excellente approche pour enfants que ces quelques plantations gourmandes qui éveillent leur curiosité et leur fait prendre conscience du rythme des saisons. Tout ne pousse pas en même temps, le temps est précieux, la patience de rigueur et les soins indispensables.

Ca pousse aussi du côté des courgettes et des différents pieds de tomates que nous avons planté et j’espère que l’ensemble sera aussi productif que l’an passé… Les récoltes ponctuelles de ces légumes variés, même s’il s’agit d’une production fort humble nous donne des tas d’occasions de chambouler un peu les salades tristounettes ou de poêler tout cela dans un filet d’huile d’olive avec quelques gousses d’ail et une petite branche de thym frais. Des parfums et des saveurs simples, mais qui nous laissent justement de ces sensations gustatives qui ne s’oublient pas…

Il pleut, ça pousse au jardin, et ça pousse aussi dans la maison…

Une patate douce qu’on ne mangera pas …

J’attends juste avec impatience que ses branches la transforme en drôle de plante décorative en attendant de prélever  une bouture avec un talon de tubercule pour la repiquer au jardin. Elle devrait se plaire au soleil…

Notre germoir toujours aussi efficace nous offre quand à lui une forêt de jeunes pousses de soja que j’utilise pour les salades. Fraiches et croquantes , les jeunes pousses de graines germées sont très décoratives et offrent des saveurs différentes et parfois très corsées. De quoi titiller les papilles…

Enfin… il pleut, et ça pousse aussi dans la cuisine…

Le levain est à point, bien réactif et très aéré. Presque deux kilos de matière qui devraient me permettre de réaliser 4 pains dans un premier temps, et de conserver le reste pour un prochain rafraichi.

400 gr de levain, 800 grammes de farine T65, 20 grammes de sel et 600 ml d’eau tiède environ pour deux jolis pains au levain à la saveur légèrement acide. Après une dizaine d’heures  de pousse, le plaisir d’enfourner les pâtons, de regarder la magie opérer au four, la croute se former, les parfums de pain chaud envahir la cuisine…

Il pleut…

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Une journée au jardin…

Par nat, ven 16 avr 2010 à 07:04 :: Humeurs

Une vraie journée de printemps, douce et ensoleillée…

Se ressourcer au jardin… Un plaisir…

Après un hiver froid, de nombreuses gelées, quelques épisodes neigeux étonnants pour notre région assez peu habituée aux flocons, le jardin faisait triste mine… Beaucoup de plantes et d’arbustes n’ont pas résisté et c’est à regret que nous avons arraché la plupart de nos plantations du printemps derniers. Les jolis solanums bleus qui nous avaient offert une magnifique floraison durant l’été ne seront pas au rendez-vous et je viens de finir de tailler la plupart des plantes pour lesquelles j’ai un doute… Nous patienterons quelques semaines encore en guettant la naissance d’éventuels bourgeons avant de nous résigner à les remplacer…

Du haut de ses six ans et demi, Clémence nous accompagne bien volontiers au jardin. Ensemble, nous arrachons les mauvaises herbes, balayons les allées, arrosons le petit potager que nous avons remis en forme depuis peu : plans d’aubergines, de courgettes, de poivrons, semis de coriandre et de persil, et quelques pieds de tomates très différents (Andines cornues, coeur de boeuf, Marmande anciennes, Mirabelles blanches) que Clémence pourra ainsi découvrir.

Au soleil, dans le calme et la quiétude d’une journée sans obligations particulières, nous nous sommes détendus…

Une journée au jardin…-1

Quelques photophores en bois disposés au creux de larges pots en terre cuite, thym citron, sariette et ciboulette plantés tout près de petits murets en pierres sèches, fauteuils de jardins nettoyés et installés, garnis de nouveaux coussins aux couleurs Indiennes, une ambiance peu à peu redessinée, préparant ainsi la terrasse pour les beaux jours.

Tout près de la cuisine, deux citronniers qui ont été superbes l’an passé, et qui ont également souffert du gel cet hiver, malgré le voile d’hivernage. L’un d’entre eux n’est pas au mieux de sa forme, mais le plus vieux, sans doute plus résistant, nous a offert une dizaine de citrons à la couleur légèrement orangée, délicieusement parfumés. C’est à Clémence que nous avons confié la tache de la cueillette et elle s’en est acquittée avec beaucoup de plaisir !

Une journée au jardin…-2

Que faire avec ces jolis fruits qui n’ont reçus aucun traitement et dont la peau est donc parfaitement consommable ? Je pense préparer un bocal de citrons confits au sel, chose que je n’ai encore jamais faite. Je testerai donc dès demain l’une des recettes de mes bouquins sur le sujet et il faudra ensuite patienter quelques mois avant de pouvoir goûter… Nous patienterons, car j’adore la saveur du citron confit, son goût de sel. Il se marie fort bien avec certaine viandes cuites longuement, avec la paëlla ou le poisson…

Rendez-vous demain donc, si le soleil ne me retient pas trop à l’extérieur, pour la préparation de ces citrons confits…

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Breakpoint…

Par nat, lun 12 avr 2010 à 09:04 :: Humeurs

Quelques jours d’absence…
Quelques jours pour retrouver la force, le courage, l’envie d’écrire…

Breakpoint…-1

Le cours du temps ouvre parfois sur des paliers étroits ou certains voyageurs s’engouffrent. Ils laissent autour d’eux un vide si immense que l’équilibre se rompt, la douleur envahit les corps et les esprits, et la pensée se met à faire le chemin à l’envers, s’insinuant dans ce vide laissé à la recherche d’ancres ou l’amarrage n’est plus possible…

Je peine à écrire ce billet. Je ne cesse d’y revenir, de reprendre le fil de mes phrases. Je sais pourtant que ces quelques mots me sont nécessaire pour poursuivre.

Car au-delà des paliers de cette existence, qui, suivant les cultures, ouvrent sur des portes différentes, le cours de la vie, de la confiance, doit se poursuivre…
Les ancres et les amarres sont en nous, reflets de ce que nous sommes, profondément enracinées et pleines de ceux que nous aimons, présents ou voyageurs.

Je pense à lui, je pense à tous… Infiniment…

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Réveil blanc…

Par nat, sam 09 jan 2010 à 10:01 :: Humeurs

Le blanc n’habille que rarement le Sud… Il est donc assez exceptionnel que les flocons envahissent notre ciel et que le thym, le romarin, les oliviers se parent d’une ouate blanche et glacée…

Pourtant le ciel blafard d’hier et le froid saisissant annonçait quelques surprises, et hier soir, voilà à quoi ressemblait notre allée devant de la maison…

Réveil blanc…-1

La neige atténue tous les bruits et c’est donc dans un silence cotonneux que nous avons ouvert les volets ce matin, surpris et émerveillés que la nature puisse en si peu de temps transformer un horizon de chênes vert et de cyprès de Florence en un paysage de montagne…

Beau et dérangeant à la fois, ce spectacle inattendu m’a poussée de bon matin à chausser mes grosses chaussures de marche, à m’emmitoufler dans ma veste polaire, et à m’armer de l’appareil photo pour m’imprégner de ces couleurs étranges, de cette atmosphère froide et saisissante.

Réveil blanc…-2

La neige transforme tout : les reliefs, les couleurs, les contours habituels des allées, la forme des arbustes et des massifs, l’environnement familier qui devient presque étranger. Les plantes semblent perdues sous cette couverture étonnante et certaines se recroquevillent comme transies et effrayées, figées dans une sorte de mouvement de repli et protégées malgré elles de la glace et du gel.

Réveil blanc…-3

Cette curieuse ambiance disparaitra très vite, dès que le soleil, pointant déjà le bout de son nez, fera son œuvre, et peu à peu, le jardin retrouvera ses couleurs…

Réveil blanc…-4

Et puis, n’oublions pas…Cette neige inattendue et inhabituelle fait le bonheur des plus petits, ravis de pouvoir toucher du bout des doigts, cette poudreuse glacée tombée du ciel… Chez nous, comme dans beaucoup de jardins aujourd’hui, résonnent leurs rires et leur joie. De batailles de boules de neige en bonhommes de neige éphémères, la journée sera ponctuée de jeux différents et Clémence n’est pas la dernière à s’être précipité au jardin.

Dans son regard, toute la joie de cette ambiance d’hiver, un réveil blanc singulier, poétique et frileux à la fois…

Réveil blanc…-5

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2010…

Par nat, ven 01 jan 2010 à 10:01 :: Humeurs

2010…-1

Une nouvelle année s’annonce…
Une autre vient de s’écouler….

Porteuse de nos bonnes résolutions, de nos espoirs, de nos projets, chaque nouvelle année projette toutes sortes de scénarios plus ou moins conscients, où nous souhaitons jouer un rôle impatient, dynamique et essentiel, plein des enseignements et des émotions d’hier.

Et puis le temps nous happe, le quotidien rattrape les résolutions engagées, les projets se fondent au coeur des impératifs, les espoirs se ternissent, les convictions reprennent leurs accents d’absolu. Les énergies du nouvel an durent quelques heures, quelques jours, quelques semaines et se fondent ensuite dans les méandres d’un présent dont nous oublions de profiter…

Et si…

Et si nous tentions de poursuivre…Et si le temps soudain prenait le sens qu’il mérite…
Et si chaque nouvelle année ne portait plus les projections du futur mais prenait appui sur celle d’hier et laissait soudain place à l’instant présent, notre présent.

Notre richesse est là et je souhaite à chacun d’entre vous, mille et un instants précieux pour 2010 en un bouquet d’instantanés quotidiens…
Une année divine…
Une année sublime…

Le sapin de Noel Le foie gras Des madeleines pour tous Soyons Zen! Entrée à la truite Pains en tout genre Clémence Marjorie Avec des radis... Alexandra Clémence aime le ventilateur Mes poissons rouges Avec des germes... Anaelle pour une fois Décoration de table une tarte petits chats 2010…-2
Passez la souris sur les images pour lire les légendes

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Faire de l’espace…dans son espace…(Ou comment faire de l’espace en soi…)

Par nat, ven 20 nov 2009 à 06:11 :: Humeurs

A certains moments de mon existence, j’ai ressenti le besoin impérieux de mettre de l’ordre dans mon espace. Un ordre qui, sans avoir flirté avec la maniaquerie, me semblait absolument nécessaire pour aller mieux. Je vidais donc les placards, pour y remettre tout ce qui avait été vidé de manière plus fonctionnelle. C’était, du moins, mon sentiment du moment…

Avec le temps, avec une vie pleine et un espace-temps réduit, les placards se sont peu à peu emplis de bricoles, de souvenirs, d’objets inutiles, les étagères ont pris le relais, les coins se sont enveloppés de rondeurs, envahis par toutes sortes de choses, et je n’ai pas ressenti le besoin, dans un premier temps, de m’interroger sur les fondements de ces ramifications matérielles.

Et puis il y a quelques mois, cet espace, mon espace, a commencé à m’étouffer, curieusement, sans prévenir. La maison, tout en étant accueillante me semblait « agressante » parfois, un brin stressante, un poil irritante…

Je ne crois pas au hasard et c’est fou le nombre de lectures que j’ai pu choisir ainsi : bouquin trainant dans un rayon ou il ne devait pas être, livre oublié sur un banc public, ouvrage mis en évidence chez des amis, que j’empruntais aussitôt en général. « L’art de l’essentiel » de Dominique Loreau (Editions J’ai lu) s’est trouvé sur ma route un peu de cette façon, entre deux livres d’enfants pour lesquels Clémence hésitait.

J’ai donc acheté ce livre, le feuilletant en patientant à la caisse, poursuivant ma lecture en déambulant dans la galerie marchande du Polygone, manquant de trébucher dans l’escalator à la quinzième page, gênée par le peu de lumière que le parking souterrain m’offrait soudain alors que je poursuivais ma lecture, et impatiente d’arriver à la maison pour m’y replonger.

Sans aller jusqu’à dire que cet ouvrage est pour moi une révélation, il m’a en tout cas soudain projetée dans une réalité qui a trouvé une réelle résonance chez moi : pour désencombrer sa vie, il faut se délester du superflu…

Waw…Mais chez moi, il y a plein de superflu….Sans grande valeur, sinon affective, mais n’empêche….

Et bien, depuis samedi dernier, je trie, je vide, je déleste, je donne, je jette… Depuis samedi, certaines pages de ma vie se tournent, et avec elles, ce besoin d’ordre, d’espace s’est présenté comme une évidence. Samedi, Clémence n’a pas hésité entre deux livres d’enfant par hasard…

Faire de l’espace…dans son espace…(Ou comment faire de l’espace en soi…)-1

Une pièce après l’autre, je procède étape par étape sans qu’aucun recoin ne me résiste…Tout les objets qui n’éveillent plus en moi une émotion particulière, tout les ustensiles de cuisine en double, inutiles, oubliés depuis quelques années au fond de mes placards, toutes les bricoles que l’on garde en se disant « un jour peut être… » sont distribuées et tout se qui présente une usure évidente rejoint le tri sélectif.

Les papiers qui s’entassaient depuis des mois, en mal de rangement, tous les documents que nous mettions en tas en attendant d’avoir le temps, un jour, de classifier, la multitude de dessins de Clémence, les factures, les extraits de journaux etc…ont trouvé leur place dans un meuble adéquat ! Pas franchement beau le truc, mais customisé, ça passe !

Faire de l’espace…dans son espace…(Ou comment faire de l’espace en soi…)-2

La cuisine, mon île, commençait à ressembler à une péninsule, attaquée de toute part par toutes sortes d’ustensiles, de verres et d’assiettes dépareillés au fil des ans, de gadgets, de moules, de casseroles… Des objets divers, des bricoles, des bidules, des trucs et des machins, envahisseurs de tiroirs …Tout cela a été mis en carton et porté à la Communauté d’Emmaüs pour une seconde vie.

Faire de l’espace…dans son espace…(Ou comment faire de l’espace en soi…)-3

Dominique Loreau, – l’auteur de l’ouvrage évoqué plus haut – vit au Japon, et elle exprime fort bien ce que procure « l’élixir du désencombrement ». Au fur et à mesure que l’espace se libère dans la maison, au fur et à mesure qu’une forme de sérénité visuelle s’installe, j’en ressens les bienfaits. Comme si l’essentiel retrouvait sa place. Sans adhérer au dépouillement que certains cultivent, à la recherche d’un esthétisme zen, je pense que ce besoin de rangement, de tri, de place, offre une forme de thérapie. Un rééquilibre de l’esprit se met en place, un rééquilibre de soi par rapport à l’environnement, une capacité de pouvoir de séparer des objets qui rassurent sans doute un temps, sans que l’on en ait réellement conscience.

Faire de l’espace…dans son espace…(Ou comment faire de l’espace en soi…)-4

Je vais poursuivre les jours prochains, cette cure de jouvence…Sans doute vous ferais-je partager en photos, l’évolution de ce tri sélectif qui continuera d’épargner les objets et bibelots qui me sont chers. Car la maison reste pleine malgré tout, pleine de chaleur, car j’y suis attachée et pleine de ce que chacun de nous aime. La personnalité de cet espace construit au fil des ans doit conserver son caractère multiple et coloré. Plus aéré sans nul doute, plus apaisant, plus essentiel…Pour mieux nous retrouver…



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"Easygreen" ou comment faire entrer graines germéees et jeunes pousses au quotidien dans sa cuisine…

Par nat, mer 04 nov 2009 à 10:11 :: Humeurs

J’ai toujours aimé les graines germées, leur saveur, leur petit côté décoratif, échevelé, poétique…

J’ai donc acheté il y a quelques années des germoirs en plastique à étages et j’y ai fait pousser de temps en temps des graines diverses en mélange. Lorsque, très attentive, j’humidifiais régulièrement les graines, les exposant à la lumière, surveillant leur comportement, aérant les étages, je parvenais à obtenir un résultat plutôt satisfaisant.
Mais dans le rythme fou de mes semaines, mes graines germées avaient plutôt tendance à prendre rapidement une vilaine coloration et une odeur pas franchement agréable. Quelques jours de patience…..et le tout partait à la poubelle !
J’ai longtemps oscillé entre tentatives et abandon. Et puis j’ai remisé mes petits germoirs au placard tout en regrettant beaucoup leur compagnie.

Si le levain me passionne, si je peux passer un temps certain devant la vitre de mon four à regarder mes pains prendre forme, si préparer des yaourts maison, avoir privilégié un gazéificateur à l’achat d’eau pétillante en bouteille, respecter les tris sélectifs et n’utiliser qu’un compost maison pour mon jardin et mon petit potager font maintenant partie de mes habitudes, c’est que j’y puise sans doute une certaine force et un certain apaisement.

Dans la contrainte des obligations quotidiennes, dans ce rythme établi ou notre respiration n’a presque plus de place, dans cette course à la consommation à laquelle nous sommes sans cesse confronté, prendre le temps, s’attacher à certains rythmes plus naturels, respecter son environnement, recycler, c’est s’offrir un décalage, prendre encore un peu de temps pour s’émerveiller de choses simples.

Je ne vais pas m’étendre davantage. Je ne me revendique ni bio, ni écolo, ni illuminée…Je tente simplement d’être à l’écoute de ce qui semble me correspondre, me toucher ou me sensibiliser…

Revenons donc aux graines germées ! Je me suis penchée il y a un certain temps sur le sujet, tentant de trouver « LE » système pouvant me convenir, puisqu’en atelier, et notamment pour la réalisation des sushis, j’utilise de jeunes pousses et une quantité importante de graines germées.

J’ai fini par trouver quelques systèmes intéressants pour la culture hydroponique (hors sol) et notamment l’Easygreen, un germoir automatique dont le système de fonctionnement et d’utilisation sont fort bien décrits sur le site Biovie.

Certes, il coute un certain prix, et j’avoue avoir longuement hésité avant d’en faire l’acquisition, mais il correspondait totalement à mes besoins et j’ai donc reçu l’appareil il y a environ huit jours. Aussitôt reçu, aussitôt installé, aussitôt mis en fonctionnement.

Huit jours après, voici le résultat….

"Easygreen" ou comment faire entrer graines germéees et jeunes pousses au quotidien dans sa cuisine…-1

Chaque jour, j’ai disposé de nouvelles graines dans les plateaux livrés avec l’appareil et chaque jour j’ai pu observer le résultat…Pas d’odeurs, pas de moisissures, des racines propres et claires, une consommation électrique minimum (18 watts avec programmateur), une brumisation délicate…. Bref, ça pousse dans ma cuisine….

"Easygreen" ou comment faire entrer graines germéees et jeunes pousses au quotidien dans sa cuisine…-2

L’appareil n’est pas silencieux lorsque la brumisation se met en marche. Installé sur un plan de travail, il a tendance à vibrer pendant les cycles de 15 minutes ou il est en fonctionnement Ce n’est pas particulièrement gênant dans la journée, mais si j’avais à lui trouver un défaut ce serait celui là.
Celà dit, beaucoup d’appareils dont nous avons l’habitude font également plus ou moins de bruit au quotidien…machine à laver, cocotte minute, robots divers….sans que nous en soyons particulièrement affectés…….

Outre ce petit défaut, (qui reste, somme toute, une appréciation toute personnelle) il est parfait et j’avais envie de vous faire partager ce coup de coeur. Un forum de discussion m’a également aidé à faire mon choix, et si au hasard de vos recherches sur le sujet, vous êtes arrivés sur mes pages, jetez un coup d’oeil ici, vous trouverez beaucoup de réponses à vos questions.

Une petite salade réalisée hier avec un mesclun, quelques jeunes pousses de radis et quelques graines germées en mélange…

"Easygreen" ou comment faire entrer graines germéees et jeunes pousses au quotidien dans sa cuisine…-3

Toute simple….La recette arrive… ;)

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