Do It Yourself

DIY : Decopatch pour une commode…

11 février 2017

Je pense que je n’ai jamais été aussi hyper active que depuis ce début d’année…

Fuite en avant, remplissage de mes journées de travail et de week-end de la première à la dernière heure possible, étirables pour les éprouver jusqu’au point de rupture et les trouver  toujours trop courtes pour achever les objectifs que je m’impose. Avec des exigences de plus en plus aiguisées, et des satisfactions toujours aussi compliquées à ressentir. Mais ça, c’est une autre histoire…

Pour meubler ma maison, et pour rester dans le thème « riendeneufnedoityrentrer », j’ai acheté trois commodes pour 25 euros le tout sur « Le bon coin », dont une, particulièrement sale, triste et abimée.

Voici plus en détail la problématique rencontrée pour la rénovation de cette commode qui aurait pu « en jeter » si elle avait été en vrai bois.  Ici, impossible de décaper ou de poncer l’ensemble, toutes les pièces composant le meuble étant en aggloméré…

Pour parfaire la complexité, traces de peinture, de colle, coups à divers endroits faisait de l’ensemble un vrai casse tête pour tenter d’offrir une deuxième vie…

Et puis, comme je furète partout en période de boulimie de curiosité comme je le suis en ce moment, j’ai admiré (et ce depuis des semaines) les résultats que certains obtiennent avec du Décopatch, ces papiers décorés très à la mode qui s’appliquent sur toutes sortes de surfaces  à l’aide d’un vernis colle, et donnent à l’ensemble une customisation colorée, gaie, avec de petits accents « Bollywoodiens ».

J’ai donc décidé de tester la technique sur ma commode tout en prenant conscience qu’à 99 centimes d’euros en moyenne la feuille Décopatch, avec la quantité dont j’avais besoin pour tout customiser, je n’avais pas intérêt à me louper…

Après lessivage et séchage complet de mon meuble, j’ai fait le choix de décorer les tiroirs et la porte différemment et de recouvrir le reste des surfaces avec des feuilles imitation bois, sans me rendre compte du souci que j’allais rencontrer à ce sujet. Je vous en parle un peu plus loin…

Pour faire adhérer les feuilles au support, du vernis colle de la même marque, même si d’autres marques font apparemment très bien l’affaire (après comparaison, les prix se valent).

 Montant de mon achat en matériel et fournitures : une quarantaine d’euros, ce qui augmente sensiblement le prix final de ma commode mais reste, somme toute, raisonnable pour un meuble de cette taille.

Avant de me lancer, j’ai regardé pas mal de vidéos sur le sujet et remarqué que le papier devait se déchirer avant d’être appliqué pour éviter les plis et la difficulté de poser de trop grandes surface de feuilles, pourtant très solides malgré leur finesse. Le souci, c’est que j’avais choisi certaines d’entre elles pour un  graphisme que je souhaitais respecter et les déchirer en morceaux m’amenait à « casser » ce graphisme pour l’utiliser de façon anarchique ou chercher à faire jointer chaque pièce afin de retrouver le motif de base. Et ça, sincèrement, ce n’est pas du tout évident sur une grande surface….

J’ai donc fait plusieurs essais. Sur l’un des tiroirs, j’ai déchiré les morceaux comme préconisé dans les vidéos. Très facile à poser effectivement, les petites pièces se lissant parfaitement à l’aide du pinceau enduit de vernis colle et un côté un peu abstrait conservant la base des motifs de départ mais les mélangeant sans que cela soit choquant à l’oeil. Par contre, j’ai failli me retrouver à court de papier, bien que la dimension de la feuille dépasse à l’origine largement celle du tiroir. En effet, à faire chevaucher les pièces ne correspondant pas les unes aux autres, on perds de la matière assez rapidement…

Sur un autre tiroir, j’ai tenté la découpe de morceaux aux ciseaux pour tenter de faire jointer… C’est ardu, un travail de précision qui ne donne pas vraiment droit à l’erreur et qui du coup, en cas de superposition du papier se remarque nettement plus que lorsque celui ci est déchiré.

Enfin, j’ai tenté de garder les feuilles entières pour d’autres tiroirs et il est dans ce cas quasiment impossible d’éviter les plis… Il faut avancer doucement, par touche de collage, sans trop insister car on finit par déchirer le papier. Cela dit, j’y suis tout de même parvenu sans trop de casse…

Là où j’ai vraiment rencontré une difficulté, c’est pour les feuilles imitation bois que j’avais choisi. Il a été impossible de cacher les raccords, malgré tout le soin apporté à la découpe des bandes aux ciseaux. Les  lignes de bois avaient un sens, donc déchirer des morceaux n’aurait pas solutionné mon problème et il aurait presque fallu travailler avec un cutter au préalable pour un rendu plus soigné, en posant les bandes de tailles différentes les unes près des autres à la manière d’un vrai parquet…

Voici le dessus du meuble qui vous montre l’effet bois dont je vous parle, compliqué à obtenir même si au final, cela reste mieux que l’état du dessus de la commode avant !

Pour réaliser ce travail de customisation, j’ai travaillé une dizaine d’heures pour recouvrir chaque zone, le faire proprement, calculer les dimensions, soigner les endroits à reliefs, faire en sorte qu’il ne manque rien en ouvrant les tiroirs et la porte visuellement.

Le résultat est franchement sympa ! Gai et coloré, et très dans l’air du temps surtout !

Pour les boutons, cassés ou absents, j’en ai fabriqué avec de la ficelle et des perles de bois brut que j’avais au fond de mes tiroirs. L’idée était de ne pas ajouter de surcoût à cette commode avec des boutons achetés en magasins, mais de réfléchir plutôt à ce qui pourrait être réutilisé chez moi parmi les bricoles que je conserve pour le cas ou…

Voilà ma première expérience en matière de Décopatch. Je vous avoue que j’ai bien aimé et si vous avez vous même des questions ou des expériences à partager sur le sujet, venez en parler ici, avec grand plaisir !

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