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Pasta fresca ! Et le petit accompagnement qui va avec !…

Par nat, mer 30 juin 2010 à 08:06 :: Légumes et plats, Non classé — Mots-clefs :, , ,

Il y a quelques semaines, j’ai souhaité prendre des nouvelles d’une personne  que je pensais être une amie…

Mes mails, mes messages, mes appels se sont dissous dans l’indifférence…

Pourquoi ?…

Il n’y a pas si longtemps, je me serais interrogée longuement là-dessus. Plus aujourd’hui.

Le quotidien est chargé d’émotions diverses. On peut décider qu’elles sont toutes pénibles et la plus infime peut se mettre effectivement à nous pourrir la vie.

On en a plein des petites raisons quotidiennes qui font que l’on  commence  une journée toute crispée, emplie d’une tension amère  qui nous rend fort désagréable  :

- une petite tache de café sur le chemisier blanc que l’on a repassé la veille,

- une mèche de cheveu rebelle que ni le fer à lisser ni le gel extra fort du plus jeune de nos ados ne parvient à dompter…

-  un pot de confiture que notre moitié a laissé tomber dans la cuisine et dont le contenu s’est délicieusement répandu le long de la vitre du four, non sans avoir atteint le sol et dans lequel nous avons marché…

- un énervé du volant qui nous a collé aux fesses pendant 15 kilomètres en nous faisant clairement comprendre que notre conduite de mémé lui donne envie de nous rouler dessus ou de nous doubler par la droite, tout en relookant au passage notre rétroviseur…

- un mail un peu sec d’un collègue de travail qui oublie régulièrement que  le commencer par « Bonjour » et signer ses envois  est un gage de politesse…

- les courses que l’on fait en quatrième vitesse à 19 heures 45 juste avant de rentrer pendant que notre ainé  nous appelle pour nous informer que trois copains sont là et qu’ils resteraient bien pour diner  « non mais maman, tu fais simple hein, pas de problème… Heu… tu peux acheter des fajitas, c’est trop bon !… avec du guacamole ! Tu peux ?… Ah non, prends des avocats, il est meilleur le guacamole que tu fais ! Et tu prends de la viande ? Et des oignons ? Et… maman ? Tu peux prendre du coca aussi ?… »

Bref, compilez l’ensemble, saupoudrez le tout de quelques factures tombant à pic et vous serez à point pour tester d’une seule main la nouvelle agrafeuse cloueuse de chez Casto !

Les gens qui décident du jour au lendemain qu’ils n’ont plus rien à vous dire sans raison, les factures, les pressés du volant, les copains des ados affamés les soirs de grande fatigue et les taches de café… ça n’a que très très peu d’importance…

Ce qui en a, par contre, ce sont tous les autres moments qui nous passent sous le nez et que l’on oublie de savourer……

Il y a quelques jours, le patron d’un restau Italien  ou je vais déjeuner avec mes collègues et avec qui je cause « pâtes fraiches » de temps en temps, m’a gentillement offert un gros sachet de semoule de blé extra-fine pour tester à la maison…

Une de ces petites attentions qui me touche, parce qu’elle est spontanée, inattendue et que la personne en question a pensé à vous, simplement.

Cet après-midi, avec Clémence, nous avons pris le temps de préparer des pâtes fraiches avec cette semoule et nous avons savouré l’instant présent…

L’occasion d’inaugurer une machine à pâtes que j’avais commandé il y a quelques semaines (et longuement attendu !).  Clem a beaucoup aimé ce joujoux à manivelle qui permet d’obtenir des pâtes tubulaires vraiment extras !

On a mis de la farine un peu partout, on avait de la pâte plein les doigts, on a raté les premières pâtes sortant de la machine, parce qu’il fallait comprendre le coup de main pour la découpe, mais on a passé un petit moment entre filles et en cuisine… Le bonheur !

Bon, moi je suis une dingue de gadgets et d’ appareils en tout genre, mais vous pouvez vous en passer. L’avantage de ce genre de machine, c’est que ça donne un résultat impeccable et que l’on a pas besoin d’étaler la pâte hyper finement au rouleau.

Il suffit de la préparer  et de la placer ensuite dans l’appareil pendant que Clem tourne la manivelle ! Plusieurs disques de découpe, donc plusieurs tailles de format de pâtes possibles. Un appareil vraiment super pour les amateurs.

Pour la pâte,  j’ai testé moitié farine T55, moitié semoule de blé extra fine (170 gr de chaque environ). On ajoute ensuite 3 oeufs entiers, une pincée de sel et on malaxe bien la pâte jusqu’à ce qu’elle soit bien souple, ni trop sèche, ni trop collante.

Ensuite, soit on dispose d’un laminoir qui permet d’étaler la pâte sans trop se fatiguer, soit on abaisse la pâte au rouleau, de plus en plus finement, on découpe ensuite des rectangles bien réguliers qu’on roule comme un escargot et on coupe au couteau des bandes de pâtes  de la largueur qui convient. Il faut enfin bien fariner l’ensemble et laisser sécher une petite heure sur un torchon.

Pour accompagner nos pâtes fraiches, j’ai ramassé quelques légumes dans notre petit potager. Premières tomates et premières petites courgettes du jardin !

Des petits légumes tous frais pour un petit accompagnement sympa.

Ciselez deux petites échalotes et coupez trois gousses d’ail en tout petits dés.

Lavez trois jeunes courgettes et coupez les en julienne, sans retirer leur peau.

Coupez un poivron vert en petits dés.

Faire revenir l’ail et les échalotes à la poêle, dans un filet d’huile d’olive. Faire fondre sans laisser colorer. Ajouter ensuite la courgette et le poivron. Remuez sans cesse et seulement quelques minutes pour laisser les légumes légèrement croquants. Salez délicatement et poivrez légèrement.

A part, si vous le souhaitez, faire dorer des lardons allumettes natures que vous pourrez ajouter à vos assiettes.

Réservez les légumes égouttés et les lardons à part.

Plongez vos pâtes fraiches dans de l’eau bouillante salée, remuez délicatement et attendez la reprise de l’ébullition. Le temps de cuisson varie ensuite en fonction de la forme et de l’épaisseur des pâtes : on peut compter entre 3 à 7 minutes de cuisson.

N’hésitez pas à les gouter régulièrement, de manière à arrêter la cuisson dès que leur consistance vous convient. Attention cependant, les pâtes fraiches n’ont pas grand chose à voir avec les pâtes industrielles que nous connaissons bien. Elles sont fermes et se dégustent al dente.

Au moment de servir, disposez rapidement une portion de pâtes au creux d’assiettes chaudes, et répartissez dessus lardons et petits légumes.

Coupez quelques tomates cerises en quartier dans l’assiette pour donner de la couleur, et ajouter quelques brins de coriandre si vous l’aimez.

Un petit filet d’huile d’olive sur l’ensemble, un peu de fleur de sel sur les tomates et on déguste sur la terrasse avec quelques copeaux de parmesan.

Voilà…. Les pâtes fraiches, c’est convivial et chaleureux… Elles se prêtent volontiers aux mélanges que vous aimez  et peuvent se décliner toute l’année au rythme des légumes de saison.

A coup sûr, je reviendrai vous en parler ! :-)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

Chiner une plaque à raviolis un dimanche matin ou comment se lancer dans les pâtes fraiches à 21 heures…

Par nat, lun 07 juin 2010 à 01:06 :: Légumes et plats — Mots-clefs :,

Les puces de ma petite ville, c’est le jardin des merveilles pour qui aime, comme moi, chiner des vieilleries, craquer pour des trucs bizarres, des machins kitch à souhait, des jouets, des fringues… et des ustensiles oubliés.

Habituellement, je vais y trainer toute seule, partant tôt le matin quand toute la maisonnée dort encore et revenant à l’heure du déjeuner, avec plein de petites bricoles pour toute la famille. Mais cette fois, mon homme et « Petit Chou » ont décidé de m’accompagner et c’est avec plaisir que nous avons tous trois pris le temps de flâner au gré de notre curiosité.

Certains dimanches, il y a tant de participants, tant d’étals divers que je me perds à ne rien vouloir manquer et je pense que je serais passée à côté de la trouvaille de ma journée si ma moitié n’avait pas repéré une vieille boite pleine de poussière entre une paire de grosses chaussures de marche et une pile de magazines…

C’est fou ce qu’une bêtise de ce genre peut me plaire et deux euros plus tard, la boite poussiéreuse avait rejoint d’autres bricoles dans mon sac… (Merci Seb  pour ta présence ce matin et pour ta vigilance, car je sais que lorsque tu m’accompagnes dans ce genre de ballade, c’est avant tout pour tenter de repérer ce qui pourrait me plaire…)

A l’intérieur donc, une plaque à raviolis  et un petit rouleau en bois n’ayant strictement jamais servis… Je suppose qu’ils ont  du désespérer celui ou celle à qui ils ont été offerts ou, au contraire, susciter l’enthousiasme au moment de l’achat pour finir oubliés au fond d’un placard…

Plein de choses à faire tout au long de la journée, mais ce soir, en jetant un œil sur la plaque à raviolis toute propre qui patientait sur l’égouttoir, je n’ai pas résisté au plaisir de l’utiliser, même si compte tenu de l’heure tardive et des estomacs criant famine, ce n’était vraiment pas raisonnable !

Pour la pâte, 300 gr de semoule de blé dur extra fine, 3 œufs entiers et une pincée de sel, le tout longuement pétri à la main et mis au repos enveloppé dans un film alimentaire durant une petite demi-heure. Elle m’a semblé un peu épaisse, manquant un peu d’élasticité et je tenterai donc une prochaine fois d’utiliser ma semoule en la mélangeant à de la farine de type T55.

Pendant ce temps d’attente, j’ai lancé la préparation d’une petite farce toute simple : une jeune courgette coupée en petits dés, un gros oignon ciselé, 200 gr de lardons allumettes nature poêlés dans un filet d’huile d’olive, une pointe de sel et un peu de poivre du moulin.

Lorsque l’ensemble a doré quelques minutes,  il suffit de débarrasser le tout dans un bol et laisser refroidir pour y ajouter ensuite 2 grosses cuillerées à soupe de mascarpone. Mélangez  et goutez pour rectifier l’assaisonnement si nécessaire.

Passer la pâte à raviolis au laminoir en plusieurs fois, en commençant par sélectionner l’espacement maximal. Plier la pâte en deux pour les premiers passages puis diminuer ensuite l’écartement du laminoir jusqu’à obtenir une bande de pâte très fine.

A ce stade, ne commettez pas la même erreur que moi dans un premier temps : farinez soigneusement votre bande de pâte avant de la placer sur la plaque à raviolis. Vous éviterez ainsi de vous retrouver avec un ensemble impossible à démouler…

Une fois la bande de pâte en place, faite la épouser chaque empreinte en appuyant légèrement avec les doigts et garnissez ensuite chaque alvéole avec une cuillerée à café de farce, sans donner d’épaisseur. Poser ensuite une seconde bande de pâte et passez un rouleau sur le tout de manière à ce que les raviolis se forment.

Un peu trop de farine sur mes raviolis, mais la petite mésaventure qui consiste à se retrouver avec un ensemble tout prêt mais impossible à démouler sans catastrophe ne m’a pas vraiment incitée à avoir la main légère pour le deuxième essai !

Bon, franchement, c’est tout de même très bon. Trois à quatre minutes de cuisson à peine, et les raviolis remontent en surface. Il faut ensuite faire très vite : les égoutter soigneusement, les disposer dans des assiettes toutes chaudes et les servir très simplement avec un petit filet d’huile d’olive et quelques petites feuilles de basilic. Ajoutez quelques copeaux de parmesan si vous le souhaitez ( je n’en n’avais pas, et pourtant, rien que d’y penser…)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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