Je m’étais promis d’oublier les rythmes de folie, les empilements de tâches, les journées interminables et les listes de choses à faire… Je m’étais jurée de prendre le temps de m’écouter davantage…
D’une certaine manière j’ai rempli le contrat. D’une autre, je l’ai largement occulté…
6 mois ont passé depuis que mes Pitulls sont retournés au chenil… 6 mois que j’accompagne mon dos dans chacun de ses déplacements, avec la plus grande sollicitude. Mais dans un même laps de temps, une soif de remplir mon quotidien de présence, d’actions, de rencontres, de projets, de couleurs, m’a véritablement habitée et j’ai fait quelques choix… D’où mon absence durant ces quelques semaines sur ces pages…
Et puis l’envie m’est revenue…
Une poignée de tomates cerises, encore très présentes au potager, quelques Green Zebra et Noires de Crimée, de quoi inspirer cette fin de mois d’aout brûlante.

Cela fait quelques jours en effet que chaque soir, en rentrant du bureau, je cueille les quelques tomates cerises et mirabelles qui ont suffisamment muri. Toujours le même plaisir que de remplir les mains de Clémence de ces jolies billes rouges et jaunes au goût délicatement sucré.
Nous nous le sommes dit tout l’été : ces quelques légumes du potager ont une saveur qui n’a rien à voir avec ceux du commerce. On croquerait dedans comme dans des fruits bien murs et ils se suffisent à eux mêmes.
Cette saveur légèrement sucrée m’a donné envie de marier ces petites tomates avec du miel et d’en faire quelque chose de très parfumé à travers de mini-Tatin à déguster en simples gourmandises.

Un filet d’huile d’olive à la poêle, une pincée de piment d’Espelette, quelques petites branches de thym frais et une fois les tomates ajoutées, le tout mélangé vivement, et arrosé de l’huile parfumé durant une petite minute. Pas longtemps, pour ne pas que les tomates éclatent et perdent tout leur intérêt. Une ou deux petites cuillerées à café de miel ensuite, en fonction du goût de chacun et de la quantité de tomates utilisées.
Feu coupé, j’ai continué d’arroser mes tomates avec cette sorte de sirop obtenu en refroidissant et en goutant l’une d’elle, ça m’a semblé pas si mal ! Un peu de fleur de sel et je les ai ensuite disposées au creux de petits moules en terre les ai à nouveau arrosées avec le jus de cuisson.

Pour la pâte, très simplement :
- 60 gr de beurre froid
- 125 gr de farine
- 1 pincée de sel
- de l’eau froide.
- une bonne pincée de graines de cumin
Creuser un puits dans la farine et ajouter le beurre coupé en dés. Intégrer le du bout des doigts de manière à obtenir une sorte de « mie de pain ». Ajoutez ensuite un peu d’eau, peu à peu, jusqu’à obtenir une pâte souple, homogène.
Ramassez la en boule et conservez la au réfrigérateur une petite heure.
Étalez la ensuite sur un plan de travail légèrement fariné puis disposez un cercle de pâte au dessus de votre moule et des petites tomates en rentrant la pâte sur les bords.
Glissez à four préchauffé Th6 (180°C) durant une vingtaine de minutes. La pâte doit colorer, sans trop.
Laissez refroidir ensuite les Tatin dans leur moule un petit moment.

Au moment de servir, retourner délicatement chaque moule au centre de vos assiettes et démoulez doucement. Le résultat est fondant, légèrement sucré et épicé, très bon… enfin…nous avons aimé !
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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Sans doute parce qu’il pleut, parce que les degrés fleurtant avec l’été ces dernières semaines nous font le coup de la bonne blague, on oublie soudain les salades et la plancha et on pencherait plutôt pour de généreux potages, des gratins réconfortant ou de petits légumes vapeur croquants. Et ce n’est pas près de s’arrêter puisque les parapluies seront de sortie jusqu’en milieu de semaine prochaine…
Quelques jours de congés sous la pluie, là ou nous nous étions promis de jolies petites ballades à fleur de garrigue. Quelques boutures d’ipomée et de lierre panaché à planter, quelques travaux de peinture que je devais achever, et la pluie, invitée surprise de ce long week-end, avec laquelle il va falloir composer.
Autant se réchauffer l’esprit en cuisine !
J’ai découvert il y a quelques jours un petit ouvrage sympathique de Sandra Mahut sur les paniers vapeur, paru aux éditions Marabout (photographies : Nathalie Carnet).

Légumes, poissons, viandes, bouillons parfumés, techniques de préparation, plein d’idées et de saveurs à associer pour une cuisson diététique et une présentation originale.
Inspirée par les compositions présentées, je me suis donc lancée à l’assaut de mon petit panier vapeur !

Une courgette du jardin tranchée dans le sens de la longueur, des lamelles de carottes, quelques bouquets de chou-fleurs, des asperges vertes, de petites pommes de terre grenaille côté légumes. De jolies couleurs de saison.
Côté viande : un filet de poulet ouvert pour l’affiner, salé poivré et garni de mascarpone, de quelques feuilles fraiches de basilic et de dés de lardons natures revenus rapidement à la poêle. Le tout bien poivré et serré dans une feuille de papier cuisson, façon papillote.
J’ai ajouté pour la couleur et les parfums d’agrumes, quelques kumkats tranchés en deux et débarrassés de leur pépins. Ils poussent en pot, sur ma terrasse…
Quelques feuilles de basilic, couvercle, et hop, sur le feu, non sans avoir préalablement choisi une casserole au bon diamètre…

Vingt minutes de cuisson sur un bouillon parfumé (bouillon de poule frais ou déshydraté) agrémenté de quelques feuilles fraiche de basilic.
Une fois cuits, les légumes vapeurs sont un peu ternes et n’en soyez pas surpris. Les ouvrages culinaires présentent des photographies volontairement attrayantes et la plupart des légumes sont très peu cuits (lorsqu’ils le sont !) afin que les photos restent appétissantes et restituent de belles couleurs. Ne pensez pas avoir raté votre plat si l’ensemble vous parait moins appétissant que ce qu’une photo vous offrait comme base. Votre plat à vous sera mangeable !

J’ai préféré présenter l’ensemble sur assiette que dans le panier vapeur, certes original pour être présenté à table mais pas très pratique à la dégustation. Quelques bâtons de carottes et lamelles d’asperges poêlées à part, pour la couleur justement et une dégustation sans attendre pour ne pas laisser le tout refroidir.
Servir la papillote de poulet tranchée en deux ou trois entourée par les légumes et parfumez le tout d’une petite sauce composée d’huile d’olive, d’une gousse d’ail pelée et écrasée, d’un peu de vinaigre de riz et de sauce de soja.

J’ai trouvé le tout très bon. Si les courgettes et les carottes étaient fondantes, les asperges et le chou fleur avaient conservé un peu de croquant, d’où un contraste vraiment agréable. La papillote de poulet était un peu sèche et aurait méritée une marinade préalable qui aurait sans doute apporté de la tendreté à la viande .
N’hésitez pas à oser vos propres mariages, en vous aidant de l’ouvrage très inspirant de Sandra Mahut. De quoi se faire plaisir tout en restant gourmet : du léger mais du beau dans l’assiette ! What else ?
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Chaque jour durant 3 mois et demi, en ouvrant la porte de mon frigo, j’ai jeté un regard désolé sur le gros saladier en verre dépoli qui abritait mon levain.
Chaque jour je me suis demandé si les quelques soupçons d’énergie qui m’habitaient pouvaient me permettre de lui redonner vie.
Chaque jour, j’y ai renoncé, la douleur terrassant ma conviction à la combattre sur son propre terrain…
Aujourd’hui, l’énergie refaisant surface sur de nouveaux accords, il était impératif que la cuisine embaume le pain chaud, le miel, les graines de cumin légèrement grillées…
J’ai commencé en douceur pas un joli panier de pains blancs…

Farine T55, levure fraiche, sel, eau tiède en abondance et pétrissage soigné. Votre pâte ne doit JAMAIS ressembler à une pâte à gâteau ! Souple, très humide, elle doit laisser la levure s’exprimer et une pâte trop dense le lui interdira ! D’où un pain dur comme un caillou à la sortie du four.
Une jolie pâte à pain, prête pour le pointage, c’est un peu la douceur et la rondeur d’une jolie joue rebondie !
Pas de pains blanc sans baguette, de celle que l’on dégustera encore un peu tiède, lorsque la croute est croquante, avec un bon morceau de camembert, de bonnes rillettes maison ou un peu de beurre demi sel, juste pour le plaisir…

Rassurée par ce beau résultat, sans trop de fatigue, j’ai osé jeter un oeil à mon levain oublié (pour la seconde fois) et cette fois beaucoup plus longtemps que la première. Pas d’odeur… Pas désagréable en tout cas.
Sur le dessus, une croûte épaisse, dans les tons bruns. Dessous, une masse blanc cassé, assez compacte, mais encore en vie… Après quelques heures à température ambiante, j’ai prélevé 200 gr de cette matière et l’ai mélangé à de la farine de seigle, du miel et de l’eau tiède.
Au four à 30 ° durant quelques heures, et réveil lent mais sûr…
Le lendemain, re-prélèvement de 200 gr de matière, puis ajout de farine T55 et d’eau tiède. Réveil en beauté…

30 minutes de préparation et de pétrissage au robot (car je n’ai pas encore la force de travailler la pâte à la main…) puis une levée d’une douzaine d’heure au frigo…

Voilà… Prêt à être enfourné, et toujours aussi parfumé…
Je fais du pain depuis près de 6 ans maintenant, et je peux dire en toute sincérité que chaque fois, l’intensité d’un pain au levain sortant du four est magique. Parce que le pain n’est jamais le même, qu’il n’a jamais la même forme, qu’il « s’ouvre » de manière différente, qu’il prend une couleur caramel qui craque et « chante » en refroidissant…
Grillé au petit déjeuner, il est sublime…
Je reste émue que trois longs mois n’ai pas eu raison de ce symbole de vie et de partage. J’aime à y voir de jolies promesses…

Un atelier pains vous tente ? N’hésitez pas ! Les dates proposées figurent dans la catégorie « planning » de l’atelier.
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Du vert dans l’assiette et du croquant dans la poêle ! Asperges juste tranchées à la mandoline, finement, avec une pointe d’ail…
Et dessous, un risotto crémeux avec un petit bouillon de poule précieusement congelé pendant ma période « pitbull »…
Je me réconcilie avec ma cuisine… j’y reviens avec bonheur, presque surprise de pouvoir m’y attarder à présent…
Et les journées sont cette fois trop courtes pour aller au terme de mes rêveries …

J’éprouve à nouveau de la difficulté à écrire, à évoquer ici ce qui danse la gigue en délire du chapelier fou dans ma tête…
Alors avant de revenir plus régulièrement, avec calme et retenue, voici en toute simplicité -parce que c’est tellement bon- la recette de ce petit plat :
Pour 4 personnes et pour le risotto :
- 180 gr de riz Arborio (ou de riz pour risotto)
- 1 oignon
- 10 cl de vin blanc
- du bouillon de poule (environ 3 fois le volume de riz)
- 1 gousse d’ail
- huile d’olive
- Sel et poivre
- Parmesan

Dans une sauteuse, faire suer l’oignon ciselé dans un filet d’huile d’olive, sans le laisser colorer.
Ajouter le riz et bien mélanger l’ensemble sur feu doux pour enrober les grains de matière grasse. Ils doivent devenir nacrés.
Ajoutez le vin blanc, et laissez réduire à feu doux.
Pendant ce temps, faites chauffer le bouillon et ajoutez le, louche par louche au riz, à hauteur, en mélangeant sans cesse. Dès qu’il n’y a plus de liquide, ajoutez du bouillon, mélangez doucement et comptez une vingtaine de minutes environs pour que le riz soit prêt.
Goûtez le et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire. Prolongez ou pas légèrement la cuisson en fonction de votre préférence. Enfin, ajoutez quelques copeaux de parmesan et mélangez.
Parallèlement, rincez soigneusement les asperges, coupez la partie fibreuse du pied et tranchez les finement à la mandoline.
Dans une poêle et dans un filet d’huile, ajoutez une gousse d’ail écrasée et faire revenir rapidement les asperges. Salez à la fleur de sel et poivrez.
Déposez le risotto dès qu’il est prêt au creux de bol de service et disposez les lamelles d’asperges sur le dessus.
Dégustez aussitôt.
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Une année nouvelle….
Lachez-moi dans le rayon de bouquins de cuisine de n’importe quel grand magasin et vous croiserez une espèce d’illuminée, accrochée à sa pile de bouquins choisis comme à un Saint Graal, sourde et indifférente à tout ce qui pourrait se passer autour d’elle, inconsciente du temps qui passe…
Lachez-moi dans une jardinerie et vous aurez la même, sans la pile de bouquin, mais la tête émergeant d’un ensemble de pots de plantes très diverses, dont certaines parfois sont assez mal en point (parce que j’adore les voir aller mieux à la maison, et devenir franchement magnifiques la saison suivante !)
Il y a quelques semaines, je suis tombée nez à nez avec un pot de piments d’Espelette, très prometteur et j’ai installé ce dernier sur ma terrasse, tout en demandant à Clémence de bien vouloir laisser les piments rougir…. En effet, notre petit jardinier en herbe a une tendance à l’urgence en matière de récolte : tout ce qui est presque rouge est mûr ! Par conséquent, fraises, tomates et.. piments se retrouvent souvent, assez verts, dans son petit panier…

Le piment d’Espelette porte le nom d’une commune du pays Basque, toute proche de la frontière espagnole, où il est cultivé. Mis à sécher au soleil sur les façades des maisons lorsqu’il est bien rouge, il développe des parfums et des arômes bien particuliers. Ils s’utilise ensuite de différentes façons : en lanières, en poudre…
Pour ma part, une partie de ma petite récolte sèche tranquillement sur une cordelette.

J’ai testé le séchage d’une seconde partie au déshydrateur et j’en ai d’ailleurs profité pour faire sécher de petites branches de verveine pour les tisanes et infusions de cet hiver sur les différents plateaux de mon appareil.
Je n’ai pas essayé énormément de choses au déshydrateur et pourtant on peut l’utiliser pour toutes sortes de fruits, de légumes et d’herbes fraiches. Plutôt que de réquisitionner un four ménager pendant plusieurs heures, d’avoir éventuellement du mal avec le réglage de la bonne température, de devoir surveiller le séchage de ses produits, on peut laisser un déshydrateur s’occuper de l’ensemble, sur différents plateaux et pour différents types d’aliments. La chaleur est la même, seule la durée de séchage diffère suivant le degré d’humidité des fruits ou des légumes qui lui sont confiés.

Pour les piments, après les voir débarrassé de leurs graines, je les ai coupés par la moitié et tranchés en lamelles de 5mm de large, de manière à pouvoir ensuite utiliser ces lanières dans mes sauces et mes préparations.
Pour la verveine, j’ai séché les feuilles sur quelques plateaux et de petites branches sur d’autres de manière à comparer le gain de temps entre le fait de ramasser les feuilles fraiches une par une avant de les mettre à sécher ou les retirer de leurs branches une fois sèches. La première solution m’a semblé bien meilleure. Dans le second cas, on a tendance a abimer les feuilles devenues très friables et à en faire de la poudre…

J’ai débarrassé les lanières de piments dans un pot en verre ébouillanté au préalable, et les ai ensuite simplement recouvert d’huile d’olive et placé au frais. Je testerai très prochainement ce que donnent ces petites lanières dans certaines préparations et si elles ont conservé tout leur parfum…
En avril, j’avais d’ailleurs préparé quelques citrons du jardin au sel et ils reposaient au frigo depuis. J’ai donc testé la saveur de ces citrons, leur consistance et je pense qu’ils sont effectivement prêts à être utilisés.

Salés, incontestablement. Amers, sans aucun doute… A voir si cette amertume ne dénature pas les préparations dans lesquelles je souhaite les ajouter… Je reviens vers vous pour vous raconter…
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Christine et moi nous sommes croisées il y a environ un an, autour de petites gerbilles que je donnais et qu’elle souhaitait offrir à ses enfants. Je pense que certaines rencontres n’ont pas lieu par hasard…
Pourquoi ressentons nous, au contact de certaines personnes, la force de leurs valeurs, la passion qui les anime… Sans doute sont elles portées par une histoire particulière, un engagement personnel, un désir d’essentiel…
Hier après-midi, nous avons rendu visite à Christine, Eric et leurs enfants, à Neffiès, non loin de Pézenas, à la ferme du Cabridoule qu’ils ont créée. Ils y élèvent des chèvres du Rove, une race typiquement méditerranéenne.

Nous avons longuement parlé de ce troupeau particulier, élégant, aux belles cornes torsadées.
La chèvre du Rove est originaire du massif de l’Estaque à l’Ouest de Marseille, et auraient des racines Mésopotamiennes, Grecques et Phéniciennes.
C’est un animal rustique et robuste qui, contrairement à la chèvre Alpine que nous connaissons tous, peut couvrir ses besoins au pâturage en garrigue, sans autre complément alimentaire industriel. Eric sort donc le troupeau durant 6 heures tous les jours, dans la pure tradition pastorale.

Les mises-bas ont lieu en début d’année et, très attachés à une conduite traditionnelle d’élevage, Eric et Christine laissent les chevreaux sous la mère pendant 1 mois et demi, jusqu’au sevrage. La période de production des fromages est nécessairement réduite, mais c’est ainsi qu’ils conçoivent l’équilibre et le respect de leurs chèvres et lorsque l’on fait connaissance avec leur troupeau, cet équilibre est parfaitement perceptible…

Deux superbes petits chevreaux ont néanmoins pointé le bout de leur nez il y a une semaine à peine….
Les chèvres sont traites à la main et produisent un lait offrant une qualité de matière grasse très importante, permettant ainsi une excellente qualité fromagère.

Nous avions eu l’occasion de goûter d’excellents fromages que Christine m’avait offert lorsque nous nous étions rencontrés. Leur saveur est totalement différente de ce que l’on peut trouver dans le commerce, très douce pour les petits fromages frais.
Les fromages secs sont plus corsés, et contrairement à mes filles, c’est vers eux que va ma préférence, parce que je les adore avec une petite tranche de pain au levain grillée…

Vendus sur un petit marché local, à la ferme ou en AMAP, la production de Christine s’écoule en totalité, car elle est excellente et les connaisseurs le savent…
Nous sommes repartis ravis d’avoir passé quelques heures en compagnie de vrais passionnés, animés par une réelle volonté de simplicité et de respect pour ce en quoi ils croient. Tous deux élèvent et produisent comme on le faisait à une ancienne ère, ou la question du « vrai » ne se posait pas.
Amoureux de la nature, respectueux de l’autre, attachés à l’essentiel…
Merci à tous deux pour ce voyage précieux…
(Vous pouvez retrouver Christine sur le marché de Tourbes (34120) à côté de Pezenas, tous les mercredi matin).
_________
« La quête de l’essentiel guide notre passion de la vie. Le respect, les éléments et les saveurs animent notre quotidien de chevrier. Il nous appartient de les exprimer, de les partager avec ceux qui viennent nous rencontrer et ainsi favoriser l’ouverture et la prise de conscience de la beauté fragile du vivant et de notre rôle à tous de gardiens de la Terre. »
Christine et Eric
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Il y a un peu plus de deux ans, vous m’attendiez chez vous, à Tokyo, et j’allais découvrir auprès de vous, un tout petit peu de ce Japon que vous aimez tant…
About two years ago, you invited me in Tokyo, and i discovered with you, a little bit of this Japan you like so much.

Aujourd’hui et dans quelques heures, c’est à notre tour de vous accueillir, dans notre Sud ensoleillé…
… qui deviendra le votre, pour quelques mois, quelques années, suivant le cours de la vie…
Today, in a few hours, its our turn to welcome you in our sunny South...
… wich will be yours, for some monthes, some years, depending on the life choices…
Je vous souhaite de faire d’aussi jolies rencontres, ici, à Montpellier, que celles que j’ai pu faire à Tokyo durant mon séjour. Je vous souhaite d’y trouver l’appartement ancien à grandes verrières que vous souhaitez habiter… Je l’imagine déjà..
I wish you to make such nice encounters, here, in Montpellier, as i’ve done in Tokyo during my visit. I wish you will find the old flat with the large glasses that you’re expecting to live in… I already picture it…
With Love…

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Il y a quelques semaines, j’ai souhaité prendre des nouvelles d’une personne que je pensais être une amie…
Mes mails, mes messages, mes appels se sont dissous dans l’indifférence…
Pourquoi ?…
Il n’y a pas si longtemps, je me serais interrogée longuement là-dessus. Plus aujourd’hui.
Le quotidien est chargé d’émotions diverses. On peut décider qu’elles sont toutes pénibles et la plus infime peut se mettre effectivement à nous pourrir la vie.
On en a plein des petites raisons quotidiennes qui font que l’on commence une journée toute crispée, emplie d’une tension amère qui nous rend fort désagréable :
- une petite tache de café sur le chemisier blanc que l’on a repassé la veille,
- une mèche de cheveu rebelle que ni le fer à lisser ni le gel extra fort du plus jeune de nos ados ne parvient à dompter…
- un pot de confiture que notre moitié a laissé tomber dans la cuisine et dont le contenu s’est délicieusement répandu le long de la vitre du four, non sans avoir atteint le sol et dans lequel nous avons marché…
- un énervé du volant qui nous a collé aux fesses pendant 15 kilomètres en nous faisant clairement comprendre que notre conduite de mémé lui donne envie de nous rouler dessus ou de nous doubler par la droite, tout en relookant au passage notre rétroviseur…
- un mail un peu sec d’un collègue de travail qui oublie régulièrement que le commencer par « Bonjour » et signer ses envois est un gage de politesse…
- les courses que l’on fait en quatrième vitesse à 19 heures 45 juste avant de rentrer pendant que notre ainé nous appelle pour nous informer que trois copains sont là et qu’ils resteraient bien pour diner « non mais maman, tu fais simple hein, pas de problème… Heu… tu peux acheter des fajitas, c’est trop bon !… avec du guacamole ! Tu peux ?… Ah non, prends des avocats, il est meilleur le guacamole que tu fais ! Et tu prends de la viande ? Et des oignons ? Et… maman ? Tu peux prendre du coca aussi ?… »
Bref, compilez l’ensemble, saupoudrez le tout de quelques factures tombant à pic et vous serez à point pour tester d’une seule main la nouvelle agrafeuse cloueuse de chez Casto !
Les gens qui décident du jour au lendemain qu’ils n’ont plus rien à vous dire sans raison, les factures, les pressés du volant, les copains des ados affamés les soirs de grande fatigue et les taches de café… ça n’a que très très peu d’importance…
Ce qui en a, par contre, ce sont tous les autres moments qui nous passent sous le nez et que l’on oublie de savourer……
Il y a quelques jours, le patron d’un restau Italien ou je vais déjeuner avec mes collègues et avec qui je cause « pâtes fraiches » de temps en temps, m’a gentillement offert un gros sachet de semoule de blé extra-fine pour tester à la maison…
Une de ces petites attentions qui me touche, parce qu’elle est spontanée, inattendue et que la personne en question a pensé à vous, simplement.
Cet après-midi, avec Clémence, nous avons pris le temps de préparer des pâtes fraiches avec cette semoule et nous avons savouré l’instant présent…

L’occasion d’inaugurer une machine à pâtes que j’avais commandé il y a quelques semaines (et longuement attendu !). Clem a beaucoup aimé ce joujoux à manivelle qui permet d’obtenir des pâtes tubulaires vraiment extras !
On a mis de la farine un peu partout, on avait de la pâte plein les doigts, on a raté les premières pâtes sortant de la machine, parce qu’il fallait comprendre le coup de main pour la découpe, mais on a passé un petit moment entre filles et en cuisine… Le bonheur !

Bon, moi je suis une dingue de gadgets et d’ appareils en tout genre, mais vous pouvez vous en passer. L’avantage de ce genre de machine, c’est que ça donne un résultat impeccable et que l’on a pas besoin d’étaler la pâte hyper finement au rouleau.
Il suffit de la préparer et de la placer ensuite dans l’appareil pendant que Clem tourne la manivelle ! Plusieurs disques de découpe, donc plusieurs tailles de format de pâtes possibles. Un appareil vraiment super pour les amateurs.
Pour la pâte, j’ai testé moitié farine T55, moitié semoule de blé extra fine (170 gr de chaque environ). On ajoute ensuite 3 oeufs entiers, une pincée de sel et on malaxe bien la pâte jusqu’à ce qu’elle soit bien souple, ni trop sèche, ni trop collante.
Ensuite, soit on dispose d’un laminoir qui permet d’étaler la pâte sans trop se fatiguer, soit on abaisse la pâte au rouleau, de plus en plus finement, on découpe ensuite des rectangles bien réguliers qu’on roule comme un escargot et on coupe au couteau des bandes de pâtes de la largueur qui convient. Il faut enfin bien fariner l’ensemble et laisser sécher une petite heure sur un torchon.
Pour accompagner nos pâtes fraiches, j’ai ramassé quelques légumes dans notre petit potager. Premières tomates et premières petites courgettes du jardin !

Des petits légumes tous frais pour un petit accompagnement sympa.
Ciselez deux petites échalotes et coupez trois gousses d’ail en tout petits dés.
Lavez trois jeunes courgettes et coupez les en julienne, sans retirer leur peau.
Coupez un poivron vert en petits dés.
Faire revenir l’ail et les échalotes à la poêle, dans un filet d’huile d’olive. Faire fondre sans laisser colorer. Ajouter ensuite la courgette et le poivron. Remuez sans cesse et seulement quelques minutes pour laisser les légumes légèrement croquants. Salez délicatement et poivrez légèrement.
A part, si vous le souhaitez, faire dorer des lardons allumettes natures que vous pourrez ajouter à vos assiettes.

Réservez les légumes égouttés et les lardons à part.
Plongez vos pâtes fraiches dans de l’eau bouillante salée, remuez délicatement et attendez la reprise de l’ébullition. Le temps de cuisson varie ensuite en fonction de la forme et de l’épaisseur des pâtes : on peut compter entre 3 à 7 minutes de cuisson.
N’hésitez pas à les gouter régulièrement, de manière à arrêter la cuisson dès que leur consistance vous convient. Attention cependant, les pâtes fraiches n’ont pas grand chose à voir avec les pâtes industrielles que nous connaissons bien. Elles sont fermes et se dégustent al dente.
Au moment de servir, disposez rapidement une portion de pâtes au creux d’assiettes chaudes, et répartissez dessus lardons et petits légumes.
Coupez quelques tomates cerises en quartier dans l’assiette pour donner de la couleur, et ajouter quelques brins de coriandre si vous l’aimez.
Un petit filet d’huile d’olive sur l’ensemble, un peu de fleur de sel sur les tomates et on déguste sur la terrasse avec quelques copeaux de parmesan.
Voilà…. Les pâtes fraiches, c’est convivial et chaleureux… Elles se prêtent volontiers aux mélanges que vous aimez et peuvent se décliner toute l’année au rythme des légumes de saison.
A coup sûr, je reviendrai vous en parler !

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