J’adore les ateliers pains !
De la farine, des graines variés, des cuissons particulières, des croutes qui chantent, des parfums de miel et une ambiance conviviale et généreuse.
A la fin de l’atelier, chacun emporte quelques baguettes, fougasses et gressins et un petit pot de levain qu’il suffira ensuite de bichonner…
En général, je termine seule les derniers façonnages de baguettes et les dernières fournées. C’est le moment que choisissent mes filles pour se jeter sur quelques tranches encore chaudes de pain variés, trempant le tout dans une tapenade maison réalisée pour l’occasion ou dans la chair brûlante et fondante d’un camembert rôti..
Une généreuse corbeille nous attend ensuite qu’il faut partager. Voisins et amis en profitent en général, et nous nous arrangeons pour nous régaler de ce qui reste en petit déjeuner gourmands ou en mini sandwichs de saison.
Ce soir, parce qu’il me restait quelques morceaux de dinde, j’ai pensé à une tartine d’hiver façon bruschetta.

Pensez-y à ces tartines passées simplement sous le grill du four lorsqu’il vous reste quelques petits morceaux de viandes ou quelques légumes. Une occasion d’utiliser simplement quelques restes et de faire plaisir aux enfants qui adorent en général.
Pour cette recette, faire revenir un oignon ciselé à la poêle, dans un fond d’huile. Coupez ensuite en petits dés de la dinde ou de poulet déjà cuit et faites revenir l’ensemble à feu moyen en mélangeant constamment. Salez, poivrez et ajoutez une petite touche de gingembre. Coupez le feu et terminez en ajoutant un peu de crème liquide. Mélangez soigneusement. La sauce doit légèrement épaissir.
Préchauffez le four position grill.
Coupez de grandes tartines dans un gros pain légèrement rassi ou dans des baguettes et disposez les sur une plaque de cuisson.
Les bruschettas sont en général frottées d’une gousse d’ail et recouverte de concassé de tomates et de basilic, mais nous sommes encore loin de la saison, donc utilisez plutôt une préparation sympa type arrabiata de qualité par exemple, et oubliez l’ail.
Disposez sur la chair du pain une cuillerée à soupe d’arrabiata, en couche légère et ajoutez ensuite votre préparation précédente.Soyez généreux.

Saupoudrez ensuite un peu d’emmenthal râpé sur chacune de vos tartines, poivrez avec du poivre du moulin et enfournez pour 5 minutes, en surveillant la cuisson.
Dégustez avec une petite salade d’endives. C’est bon !
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Hier soir, au cœur de Montpellier que j’aime tant, sous la douce tiédeur d’un 31 décembre presque automnal, nous avons arpenté la place de la comédie et ses gouttes de lumières argentées et bleutées avec un plaisir infini…

Comme si l’espace et le temps devenaient tout à coup plus intimes, le 31 décembre autorise toutes sortes de regards, de présences, de rencontres, et les inconnus croisés sourient, se hâtent, déambulent en tenue de fête plus ou moins excentriques.
Dans cette atmosphère toute particulière, la capacité d’ouverture de chacun devient étonnamment plus grande. Les générations se croisent sans se heurter, les groupes se forment dans une relative sérénité, les états d’esprit et de sobriété plus ou moins avancés se tolèrent…
J’aime ces instants où tout pourrait être possible…
Quelques lampions orangés au dessus des visages, les rues largement illuminées par les décorations de Noël, nous avons pris le temps, Yuri et moi de nous arrêter de temps en temps, pour quelques photos, au fil de nos émotions.

Soirée choisie, petit restaurant que nous ne connaissions pas au cœur du centre, envie de nous laisser porter par des heures calmes et gourmandes vers l’année nouvelle…

« L’alliance des plaisirs » : Nous avons découvert un lieu charmant, une ambiance intimiste de quelques tables, et nous avons choisi de nous installer tout près de la cuisine ouverte. Accueil sympathique et très chaleureux du jeune Chef Vincent Valat et de sa compagne Audrey Ginestet qui nous a conseillé et guidé avec goût dans le choix des vins de la soirée.
Nous avons commencé notre balade gourmande avec une coupe de champagne, de délicieux sablés au parmesan et de petits cakes gourmands, tout en découvrant le menu qui allait nous être proposé.


Huitre de Bouzigues juste raidie, perles de tapioca au safran et petits légumes. Première entrée délicieuse, parfumée, originale, j’ai adoré !

Nous avons poursuivi avec une raviole de queue de bœuf aux oignons confits et foie gras poché. Une harmonie de saveurs très originale, très « vraie », beaucoup de douceur et de légèreté…

Piqué de gambas roties, ananas grillé et émulsion de bisque…

Filet de pigeon grillé, mousseline de pâtisson à la truffe et caviar d’aubergines fumé…

Un délice !
Nous avons avancé dans la soirée sans voir le temps passer, le rythme du service étant parfait. Le temps d’apprécier, de savourer, le temps d’échanger, de partager. Nous avons eu l’impression d’être chez nous…
Une petite pause autour d’un sorbet citron enrobé de pétillance…

Les 12 coups de minuit sont arrivés et avec eux l’aube d’une nouvelle année.
Charmés par ce menu aux accents gastronomiques, nous avons échangé nos vœux dans une ambiance intimiste et feutrée, ravis de nous sentir accompagnés dans cette déclinaison gourmande par Vincent et Audrey, tous deux généreux et attentifs, visiblement très attachés à la qualité et l’harmonie de leurs tables.
Après les 12 coups, fromages et desserts se sont annoncés :
Nage de clémentines à la coriandre meringuée…

Entremet aux deux chocolats et son crémeux aux fruits de la passion…

Et mignardises : petites meringues croquantes à la pistache, guimauve à la menthe, madeleines, sucettes au chocolat cachant un cœur de fruits.

J’avais envie de partager avec vous cette jolie balade gourmande qui nous a véritablement séduits. N’hésitez pas à aller découvrir « L’alliance des plaisirs » et sachez que le Chef propose également des cours de cuisine suivis d’une dégustation, trois fois par mois, de 9 heures à 13 heures.
« L’alliance des plaisirs »
8 rue du Petit Saint Jean
34000 MONTPELLIER
Tel : 04 34 26 50 94

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Une jolie courge toute ronde, verte et blanche avec une petite saveur de châtaigne…
Je ne connaissais pas le Patidou, mais j’adore recevoir, chaque mercredi, mon panier de légumes que je ne choisis pas ! Cette semaine, un céleri-rave, quelques pommes et poires, une belle salade, des carottes, des pommes de terre, un chou romanesco et deux patidous…

Quelques recherches sur le net, et je découvre cette courge farcie, cuite au four, à la vapeur, en soupe, en lamelle, à la vinaigrette, en galettes…Waw ! Que de déclinaisons possibles ! Bon… je coupe un petit morceau cru et je goute… Curieux… La châtaigne pour le moment, je ne la sens pas. Je retrouve la saveur de la courge, une odeur de carotte.
Comment va-t-on le manger ce patidou ? Je connais ma maisonnée et je sais que mes filles ne sont vraiment pas fana de légumes… Pas sûr qu’une courge, même de petite taille, entièrement farcie de légumes peu ordinaires amasse tous les suffrages, mais après tout… si elle ne plait pas, je la mangerai toute seule !
Le « chapeau » prélevé (difficilement par ailleurs, la chair est très ferme), quelques graines de petites tailles à l’intérieur avec un coeur… en forme de coeur…

Quelques oignons ciselé et revenu à la poêle sur un filet d’huile d’olive et de petit cubes prélevés de l’un des patidous. Ça sent bon… un peu comme de la patate douce…
Je laisse dorer les dés de courge et l’oignon, en mélangeant durant quelques minutes. J’ajoute quelques petits bouquets de romanesco et des lamelles de champignons de Paris en hésitant… « Est ce que je fais cuire mes champignons à part pour qu’il ne rendent pas leur eau dans mes légumes… »
Je les ajoute finalement directement, et je mélange régulièrement l’ensemble. Le tout salé, poivré, une touche de piment d’Espelette, une touche de gingembre en poudre et tout cela, encore un peu croquant n’est pas mauvais…

Pour tenter de séduire les filles, (les miennes !), j’ajoute du jambon blanc coupé en lamelle, et deux grosses cuillerées de crème fraiche épaisse légère, quelques dés de Comté. Hummm… c’est plutôt bon… croquant, parfumé… Ça se passerait presque de tout autre chose…
Je poursuis néanmoins l’expérience avec le deuxième patidou dont je retire les graines et que je farci avec ma poêlée de légumes à la crème. Chapeau recouvrant la farce, je glisse au four une bonne heure à 180°.
Le résultat est sympathique. La chair, comme la peau (qui se consomme) est très attendrie, la « farce » parfume le tout. Le comté « file », la crème peu présente laisse la part belle aux légumes.

Un peu déçue par l’harmonie de l’ensemble, car j’attendais la saveur de châtaigne promise et je ne l’ai que très peu retrouvée (pourtant j’ai essayé de m’en convaincre…). J’avais envie d’un contraste, peut-être légèrement sucré, et il m’a finalement semblé plus présent dans la préparation poêlée que dans la cuisson au four de l’ensemble.
Peut-être vous sentirez-vous de votre côté inspiré ! Alors n’hésitez pas à échangez ici sur vos expériences culinaires, vos déclinaisons automnales gourmandes autour de ce joli légumes de saison !
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Toute la maison embaumait la pomme cet après-midi… Une pleine cagette de jolies Golden et pourtant, aucun gourmand pour les croquer…
Je me suis donc attelée courageusement à un atelier épluchures et me suis lancée dans de la compote de pommes, légèrement parfumée à la cannelle.
Parce que c’est plus réconfortant, plus gourmand, c’est vrai, quand le temps est à la pluie et qu’il commence à faire froid…
La compote, je la fais un peu au feeling. Dès fois légèrement sucrée, d’autre fois vanillée, souvent parfumée à la cannelle ou au quatre épices.
Très simplement, voici quelques proportions :
- 500 gr de pommes Golden
- 50 gr de sucre
- 1 verre d’eau
Coupez vos pommes épluchées en quartiers, retirer le coeur et les pépins et recoupez en tranches fines chacun des morceaux. Déposez les dans une casserole à fond épais, ajoutez le sucre et l’eau et laissez compoter sur feu doux, à couvert, une bonne demie heure. Les pommes doivent pouvoir s’écraser simplement à la fourchette.
Passez ensuite au robot pour une texture fine et réserver au frais.
Pour les amateurs, cette compote se déguste à la cuillère, et pour les plus gourmands, elle s’utilise aussi sur un fond de tarte et agrémentent ainsi la tarte aux pommes d’une saveur toute particulière.

Gourmande, sucrée, cette tarte aux pommes m’a semblé divine…
Pour la pâte :
1 oeuf
130 gr de sucre
100 gr de beurre mou
1 pincée de sel
250 gr de farine.
Commencez par mélangez au fouet à main ou au robot, l’oeuf et le sucre. Ajoutez le beurre et fouettez le temps de rendre le tout bien homogène.
Ajoutez une pincée de sel et la farine et terminez le pétrissage à l’aide d’une corne à pâtisserie ou d’une spatule. La pâte doit être souple, bien homogène et ne doit pas coller au doigts. Ajoutez un peu de farine si c’est le cas (un peu d’eau si au contraire la pâte vous semble trop épaisse…)
Rassemblez en boule et réservez au frais.
Étalez ensuite cette pâte finement sur un plan de travail fariné et disposez la dans un moule légèrement beurré. Piquez le fond de tarte à l’aide d’une fourchette et étalez une couche de compote froide, le plus régulièrement possible, sur une épaisseur de 5 mm environ.
Coupez des lamelles de pommes, pas trop fines et disposez les dans votre moule, sur la compote, en cercle pour un plat rond, en quinconce pour un moule rectangulaire. Faites selon vos préférences…
Saupoudrez d’un peu de sucre mélangé avec de la cannelle et glissez à four préchauffé à 180 °C durant 20 minutes environ. Surveillez la cuisson. La pâte doit être bien dorée mais contrôlez la cuisson de vos pommes !

Et pour une version différente, disposez la pâte sucrée dans de petits moules individuels légèrement beurrés ou dans des cercles à pâtisseries. Procédez de même manière pour la compote mais taillez la chair de vos pommes avec un rasoir légumes.
Très modestement inspirée d’une réalisation de Alain Passard (tarte aux pommes « Bouquet de roses » absolument magnifique) la découpe de bandelettes de pommes régulières et roulées sur elles-mêmes permet de donner à ces petites individuelles un côté raffiné. Saupoudrées en fin de cuisson d’un voile de sucre glace, c’est vraiment très joli.
A essayer !
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Je me suis rarement lancée dans la confection de brioches. Sans doute parce que, sans machine à pain, la durée de levée de cette délicieuse gourmandise, la consistance particulière de la pâte m’ont souvent freinée dans mon élan…
Et puis je suis tombée sur un petit livre qui m’a semblé bien fait, plein de jolies recettes très appétissantes, et comme toujours dans ce cas, je me suis positionnée en Candide dans ma cuisine, Candide qui n’a jamais fait de brioche, et qui va donc suivre, à la lettre, les conseils de l’ouvrage en question.
Amatrice de pain et habituée aux proportions farine/levure, les quantités annoncées m’ont semblé étranges… Autant de levure fraiche pour si peu de farine… Hummm…. Bon…. Et si peu de sucre ?….Bon……
Ma pâte me semblait plutôt souple, bien homogène, pas trop collante bien que très humide, et j’ai laissé tourner mon robot durant de longues minutes, attendant le moment ou l’ensemble se détacherait quelque peu des parois du bol tel qu’annoncé dans la recette. Hummm… ça se détache un jour des parois du bol ?…. Non parce que là, tel que c’est parti, ça ne peut pas se détacher…. Impossible.
Ok…. Suivons la recette, tranquillement, au pas à pas près. On te dit que ça va se détacher tout seul, attend que ça se détache tout seul….
Je vous avoue qu’au bout de 20 minutes de crochet qui tourne à vitesse moyenne, certes, mais qui me casse les oreilles depuis un petit moment, JE détache moi-même la pâte des parois du bol à l’aide d’une corne, et je rajoute un peu de farine parce que ça colle beaucoup trop aux doigts tout ça !
Sur la photo du livre, la pâte est belle, souple, elle ressemble à ma pâte à pain. Là, j’ai plutôt une « pâte à choux » ratée que je ne vais pas tenter de rattraper au feeling. Je suis, pour quelques heures, le Candide de la brioche dans ma cuisine et je veux donc savoir si je peux causer du bouquin en question ici ou pas ! Donc, je poursuis….
Je rassemble ma pâte, je la dépose au creux d’un saladier pour une petite demi heure d’attente, et hop ! Frigo…
(Pendant ce temps test de la machine a pâtes qui vient d’arriver par la poste et que la pâte elle fait un peu comme la brioche c’est à dire pas du tout comme prévu mais qu’est ce qui m’a pris de me lancer dans les tests cet après-midi je me le demande…)
Je reprends ma pâte toute fraiche quelques heures plus tard, je forme mes petites boules de pâte, je place délicatement au fond d’un moule beurré et je laisse à nouveau reposer, cette fois à température ambiante, histoire de voir « pousser » ma brioche avant de la lancer en cuisson…
Ben… ça lève pas… Le temps passe… et rien ne se passe… Ça doit doubler de volume pourtant, ce truc, là….
Bon… Keskejémalfé ?…. je relis mon bouquin, studieusement, je récapitule, je regarde la date d’expiration de ma levure fraiche, je jette un œil sur mes deux moules qui n’en peuvent plus de me sentir dans l’attente insoutenable que quelque chose se passe et je sens la contrariété m’envahir peu à peu… Je ne comprends pas…
Après 3 heures d’attente, je glisse tout de même au four les deux moules où ma pâte à brioche a imperceptiblement levée et j’attends le résultat durant une trentaine de minutes.
C’est bien ce que je craignais, ça n’a pas gonflé bien plus, c’est plutôt raté. Pourtant ça sent bon.
En terme de saveur, c’est pas terrible… Trop salé (j’ai pesé le sel au gramme près comme indiqué dans la recette), le gout de la levure est trop présent à mon goût et la brioche n’est carrément pas sucrée…
Bref… Pas contente, je suis, de mes brioches. Et fâchée, je suis, de ne pas pouvoir vous dire « Achetez ce bouquin, il est TipTop pour réussir les brioches… »
(Messieurs, Mesdames qui nous offrez de jolis livres de cuisine ornés de divines photographies, et qui confiez sans doute les proportions des recettes à vos rédacteurs, pourriez-vous prendre quelques Candide en cuisine pour tester ces recettes… avant que le livre ne sorte ?… Quand elles ont été testées, pas de doute, elles « fonctionnent » très bien ! Même pour un Candide ! Du moins c’est mon point de vue… A moins que… je sois tout simplement nulle en brioche… ce qui, somme toute, est tout à fait possible !)
Comme je suis plutôt du genre à détester que les choses se passent ainsi, j’ai repris quelques uns de mes livres causant de petits pains au lait, de royaumes, de kouglof… ET…. de brioches.
Et j’ai choisi, pour m’accompagner, de reprendre les bases annoncés dans mon Larousse « Comme un Chef » : de la farine, des œufs, du sucre, du beurre, de la levure fraiche bien sûr et une touche de sel.
Sauf qu’échaudée par ma précédente expérience et forte des quelques lectures de rappel que je venais de faire au sujet de la pâte à brioche, je me suis un tout petit peu éloignée de la recette de base…
Bon, le résultat n’est pas si mal !

Pour 2 moules à cake d’environ 22 cm sur 8, donc pour 2 grandes brioches. Vu le travail et l’attente, tant qu’à vous lancer, voyez les choses en grand ! :
- 500 gr de farine T55
- 6 œufs sortant du frigo
- 300 gr de beurre à température ambiante
- Un demi verre à moutarde de lait tiédi
- 10 gr de levure de boulangerie fraiche
- 1 pincée de sel
- 60 gr de sucre
- Des pralines roses concassées.
Dans le bol d’un robot, (parce qu’à la main, sincèrement, c’est assez long… A tenter si vous avez du temps !) mettre la farine, la levure d’un côté, le sel d’un autre, et le sucre également d’un autre. Sel et sucre nuisent en effet à la levure s’ils entrent en contact directement avec elle dans un premier temps. Mélanger l’ensemble à petite vitesse et ajouter les 6 œufs battus. Vous devez obtenir une pâte bien homogène, mais collante, un peu comme la pâte à choux lorsqu’on ajoute trop d’œufs… Ajoutez un peu de lait tiédi si la pâte vous semble trop épaisse.
La pâte à brioche ne doit pas monter en température et le fait de la mélanger au robot longtemps influe forcément sur cette température, d’où l’importance des œufs sortant du réfrigérateur. Ils vont permettre de gagner un peu de temps.
Ne mélangez pas cette base à grande vitesse, homogénéisez l’ensemble à vitesse moyenne, vous devez voir cette pâte élastique prendre forme peu à peu. Après 10 minutes environ, toujours dans le bol du robot, ajoutez le beurre coupé en morceaux, petit à petit, et laissez à nouveau pétrir durant 10 minutes supplémentaires.
A ce stade, détacher votre pâte de la paroi du bol et touchez là. Elle doit être très souple, humide mais moins collante. Vous devez pouvoir la manipuler sans qu’elle adhère à vos doigts. Si c’est le cas, ramassez là en boule et déposez la dans un saladier. Couvrez d’un film alimentaire.
Si elle vous semble trop collante, rajoutez peu à peu de la farine tamisée et roulez la pâte sûr elle-même à l’aide d’une corne, délicatement, pour que la farine s’incorpore en douceur.
Vous pouvez mettre votre saladier au frais pour 4 à 6 heures, ou une nuit. Ce repos favorise une concentration de parfum dans votre pâte, mais si vous êtes comme moi, très impatient, laissez là dans le four éteint, porte fermé, durant 1 heure 30 environ. La pâte doit avoir gonflé, pas forcément du double dans un premier temps.
Après cette première levée, débarrassez la pâte sur un plan de travail légèrement fariné pour ne pas l’assécher. Reformer la pâte en un pâton que vous allez devoir découper en 8 morceaux de même poids (180 gr chacun pour ma part, 4 par moule). Formez de jolies boules avec chacun des morceaux pesés et déposez les, serrés les uns contre les autres dans deux moules à cake beurrés. Les 4 boules de pâte doivent occuper tout le fond du moule. Filmez à nouveau et laissez reposez dans votre four éteint deux heures environ, le temps que la pâte ait cette fois bien gonflée.

Voici le résultat obtenu.
Badigeonnez ensuite le dessus de vos brioches avec de l’œuf battu, en procédant délicatement. Évitez notamment de faire couler de l’oeuf sur les parois de votre moule, cela nuit toujours à la bonne levée des pâtes. Faites une incision sur le dessus de chaque boule à l’aide d’une paire de ciseau.
Concassez grossièrement une poignée de pralines roses et saupoudrez les sur le dessus de vos brioches. Enfournez ensuite dans un four préchauffé à 180 °C (Th 6) en convection naturelle durant 10 bonnes minutes. Baissez ensuite le four à 160 °C durant 10 minutes supplémentaires.
Surveillez la cuisson, les brioches ne doivent pas trop colorer.
En sortie de four, laissez les refroidir dans leur moule avant de les démouler et de les déguster.
Elles se conserveront peu de temps, 24 heures au mieux et auront besoin d’être réchauffées au four ou au grille-pain le lendemain. Enveloppez les dans un film alimentaire pour éviter qu’elles ne se dessèchent.

Et puis natures, sans rien dessus, on peut les déguster comme on le souhaite, avec de la confiture, des fruits, du fromage blanc, du miel, ou du chocolat….
Miam !

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J’ai des tas de petites enveloppes dans mes tiroirs, avec des graines de ceci et des graines de cela. Le problème, c’est que j’oublie souvent de quelles graines il s’agit. Je ramasse chez des amis, j’emporte du bord des routes, je récupère ce qui dégringole, bref, toutes graines issues d’une plante qui me plait peut potentiellement se retrouver au fond de ma poche, bien protégée dans un carré de papier.
Parfois ça pousse et ça donne des résultats étonnants. Parfois rien ne vient jamais pointer le bout de son nez. Et puis parfois, sans que je m’y attende, voilà qu’un pied de Physalis spontané vient s’installer sur ma terrasse, tout droit venu du compost, que les ipomées n’en peuvent plus de squatter le jardin à la recherche de tout ce qui peut les aider à grimper et que les belles de nuit se plaisent à devenir envahissantes. Bref tout pousse…
Et puis récemment, j’ai acheté une racine de gingembre que j’ai oublié quelques temps dans mon compotier. Habituellement, la racine a tendance a flétrir et je dois l’utiliser rapidement sans quoi elle perd vraiment de son intérêt. Mais, loin de se rider, celle-ci a commencé à laisser poindre une pousse verte, et je n’ai pas résisté à la tentation de la mettre en terre. Ce n’est pas une graine, mais c’est tout comme !

Au pied d’un érable Japonais, une pousse… Les feuilles sont jolies et sentent bon…
Une racine de gingembre achetée en magasin bio, oubliée dans un compotier et plantée en pot. La voilà qui se trouve bien, et qui m’offre quelques feuilles parfumées, et de nouvelles pousses…
Après quelques recherches sur le net, j’apprends que les nouvelles racines seront à récolter entre 6 et 8 mois, si je parviens à trouver une solution pour l’hiver. Pour le moment, mon petit pied de gingembre se prélasse au doux soleil de septembre, plein d’une énergie évidente, et je ne suis pas sure que l’installer à l’intérieur lui plaise… Nous verrons… En attendant, je souhaitais partager avec vous cette plantation particulière…
Si au détour d’un rayon de fruits et légumes exotiques, vous croisez une jolie petite pousse de gingembre, sachez qu’elle peut réserver quelques surprises !

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Il pleut..et ça pousse….
L’été n’en finit plus de s’attarder, et cet après-midi, un soleil chaleureux réchauffait la terrasse, ses rayons s’étirant jusque sur les chaises de jardin habituellement épargnées…
Un soleil bienfaisant, pour un déjeuner entre amis, plein de ces échanges et de ces sourires qui remplissent l’espace durant quelques heures et redéfinissent les contours d’un quotidien harassant. J’aimerais parfois n’avoir rien d’autre à faire que de recevoir, avec peu de choses, recevoir à notre table pour ces instants choisis, pour ces instants partagés, pour que le temps traine un peu les pieds et consente enfin à s’étirer plus lentement, comme un chat au soleil…
Lorsque j’étais petite, j’adorais les tables que ma mère dressait durant l’été, ces tables ou je comptais les chaises, ou je savais que les rires et les phrases s’attacheraient aux plats, que le plaisir de la table rendraient l’atmosphère différente, pleine de cette douceur et de cette chaleur que j’aimais observer, souvent silencieusement, le regard suspendu aux gestes et aux paroles.
Recevoir, c’est toujours un plaisir. La table réunit, même autour de plats simples, partagés sans fioriture.
Ces déjeuners là ont un goût de vacance, une saveur sucrée et harmonieuse…
En m’attardant un peu sur le contenu de nos assiettes, je souhaitais partager avec vous une recette inspirée d’un gaspacho réalisé récemment par mon grand frère Patrice, et qui changeait vraiment de celle que j’avais l’habitude de préparer. Je trouve ce gaspacho plus gai, plus appétissant et il donne aussi l’occasion de savourer les dernières belles tomates d’été…
Pour le côté « fun », quelques crevettes roses cuites, auxquelles j’ai ajouté du basilic du jardin ciselé, quelques petites rondelles de piment, une cuillerée à soupe de sauce de soja, le jus d’un citron vert, deux cuil à soupe d’huile d’olive, de la fleur de sel et du poivre du moulin.

Pour le gaspacho, j’ai conservé l’habitude d’une sorte de mayonnaise formée au pilon avec de l’ail et de l’huile d’olive. Mon père la réalisait ainsi et la mélangeait au gaspacho très vert que je le regardais préparer en silence, dans la cuisine d’été qu’il avait bricolé au jardin et ou il passait parfois de longues heures, autour de confitures maison de mures, d’abricots et de melons. Il cuisinait assez peu, mais il maitrisait ses sujets. Ses confitures et son gaspacho étaient sublimes…
Aujourd’hui, c’est mon homme qui s’est prêté au jeu de la « mayonnaise » spécial gaspacho. Une petite pointe d’ail pour cette soupe rouge…

Pour les proportions, difficile de vous les confier… Faites un peu au feeling, et surtout, sautez sur les dernières tomates bien mures qui s’offrent encore au jardin !
Pour un gros saladier et pour 6 personnes, il vous faut une douzaine de belles tomates et trois jolis poivrons rouges. Lavez bien les légumes et coupez les en gros morceaux. Mixer au robot ou au blender en conservant à chaque fois un peu de liquide au fond du robot de manière à ce que le mixage se fasse plus facilement. Après, sachez doser : quelques tranches de pains de mie (5/6 tranches pour ces proportions) à ajouter dans le blender pendant qu’il tourne. Passez le tout à travers un chinois qui retiendra la peau et la pulpe épaisse.
Lorsque votre gaspacho est entièrement passé, ajoutez votre « mayonnaise » ail/huile d’olive, salez et gouter. C’est important, car vous allez sans doute devoir rectifier plusieurs fois l’assaisonnement. Ajoutez une cuillerée à soupe de vinaigre de cidre et mélangez bien.
Placez ensuite au frais durant deux à trois heures et mélangez à nouveau avant de servir. Disposez dans de jolies verrines et placez quelques crevettes marinées sur le dessus.

Une entrée chaleureuse que vous pouvez décliner avec poivrons verts, poivrons jaunes et concombres au gré des préférences.
Et puis… j’adore aussi m’attarder sur des sourires, sur certains détails, lorsqu’ils me sont chers… Cela fait partie du charme de ces rencontres, de ces retrouvailles ou l’on échange sur le présent, où l’on revient sur le passé et ou l’on aborde les projets à venir, les jeux des enfants rythmant l’après-midi…

Gaspacho rouge pour commencer ce repas et crème brulée dorée pour le terminer, comme pour provoquer un peu octobre qui s’annonce. Rouge et doré, comme l’automne cela dit… Nous l’avions presque oublié !
Hier, au cours d’un atelier méditerranéen, les crèmes brulées au romarin que nous avions préparé m’avaient terriblement tentée, sans que je puisse y goûter… Alors c’était une évidence… Crémeuses, vanillées, délicieuses…

Il y a un petit côté fascinant à bruler le sucre au chalumeau, à le voir caraméliser peu à peu et se transformer en fine couche craquante, délicatement gourmande… J’adore !
Et j’adore aussi les enfants qui n’hésitent pas un instant à manger avec les doigts, à préférer jouer plutôt que de se mettre à table et à se nourrir de grands éclats de rire… Et tout à coup, ils ont faim et s’installent, serviette autour du cou, grignotant ce qui les tentent, passant du sucré au salé sans état d’âme, pour peu qu’on leur en laisse la possibilité. Ils ont cette sincérité qui les amène a dire franchement « c’est pas bon ! » ou, au contraire, à hocher la tête, l’air malicieux lorsque ça leur plait !
Pas de gaspacho pour les petits, parce que c’est trop « rouge » peut être, ou que ça « sent trop » les légumes… les pâtes et la sauce tomate, c’est tellement meilleur… et puis avec une glace en dessert, même si elle fond trop vite et qu’elle finit au fond d’une assiette, c’est parfait !

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Je m’étais promis d’oublier les rythmes de folie, les empilements de tâches, les journées interminables et les listes de choses à faire… Je m’étais jurée de prendre le temps de m’écouter davantage…
D’une certaine manière j’ai rempli le contrat. D’une autre, je l’ai largement occulté…
6 mois ont passé depuis que mes Pitulls sont retournés au chenil… 6 mois que j’accompagne mon dos dans chacun de ses déplacements, avec la plus grande sollicitude. Mais dans un même laps de temps, une soif de remplir mon quotidien de présence, d’actions, de rencontres, de projets, de couleurs, m’a véritablement habitée et j’ai fait quelques choix… D’où mon absence durant ces quelques semaines sur ces pages…
Et puis l’envie m’est revenue…
Une poignée de tomates cerises, encore très présentes au potager, quelques Green Zebra et Noires de Crimée, de quoi inspirer cette fin de mois d’aout brûlante.

Cela fait quelques jours en effet que chaque soir, en rentrant du bureau, je cueille les quelques tomates cerises et mirabelles qui ont suffisamment muri. Toujours le même plaisir que de remplir les mains de Clémence de ces jolies billes rouges et jaunes au goût délicatement sucré.
Nous nous le sommes dit tout l’été : ces quelques légumes du potager ont une saveur qui n’a rien à voir avec ceux du commerce. On croquerait dedans comme dans des fruits bien murs et ils se suffisent à eux mêmes.
Cette saveur légèrement sucrée m’a donné envie de marier ces petites tomates avec du miel et d’en faire quelque chose de très parfumé à travers de mini-Tatin à déguster en simples gourmandises.

Un filet d’huile d’olive à la poêle, une pincée de piment d’Espelette, quelques petites branches de thym frais et une fois les tomates ajoutées, le tout mélangé vivement, et arrosé de l’huile parfumé durant une petite minute. Pas longtemps, pour ne pas que les tomates éclatent et perdent tout leur intérêt. Une ou deux petites cuillerées à café de miel ensuite, en fonction du goût de chacun et de la quantité de tomates utilisées.
Feu coupé, j’ai continué d’arroser mes tomates avec cette sorte de sirop obtenu en refroidissant et en goutant l’une d’elle, ça m’a semblé pas si mal ! Un peu de fleur de sel et je les ai ensuite disposées au creux de petits moules en terre les ai à nouveau arrosées avec le jus de cuisson.

Pour la pâte, très simplement :
- 60 gr de beurre froid
- 125 gr de farine
- 1 pincée de sel
- de l’eau froide.
- une bonne pincée de graines de cumin
Creuser un puits dans la farine et ajouter le beurre coupé en dés. Intégrer le du bout des doigts de manière à obtenir une sorte de « mie de pain ». Ajoutez ensuite un peu d’eau, peu à peu, jusqu’à obtenir une pâte souple, homogène.
Ramassez la en boule et conservez la au réfrigérateur une petite heure.
Étalez la ensuite sur un plan de travail légèrement fariné puis disposez un cercle de pâte au dessus de votre moule et des petites tomates en rentrant la pâte sur les bords.
Glissez à four préchauffé Th6 (180°C) durant une vingtaine de minutes. La pâte doit colorer, sans trop.
Laissez refroidir ensuite les Tatin dans leur moule un petit moment.

Au moment de servir, retourner délicatement chaque moule au centre de vos assiettes et démoulez doucement. Le résultat est fondant, légèrement sucré et épicé, très bon… enfin…nous avons aimé !
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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Sans doute parce qu’il pleut, parce que les degrés fleurtant avec l’été ces dernières semaines nous font le coup de la bonne blague, on oublie soudain les salades et la plancha et on pencherait plutôt pour de généreux potages, des gratins réconfortant ou de petits légumes vapeur croquants. Et ce n’est pas près de s’arrêter puisque les parapluies seront de sortie jusqu’en milieu de semaine prochaine…
Quelques jours de congés sous la pluie, là ou nous nous étions promis de jolies petites ballades à fleur de garrigue. Quelques boutures d’ipomée et de lierre panaché à planter, quelques travaux de peinture que je devais achever, et la pluie, invitée surprise de ce long week-end, avec laquelle il va falloir composer.
Autant se réchauffer l’esprit en cuisine !
J’ai découvert il y a quelques jours un petit ouvrage sympathique de Sandra Mahut sur les paniers vapeur, paru aux éditions Marabout (photographies : Nathalie Carnet).

Légumes, poissons, viandes, bouillons parfumés, techniques de préparation, plein d’idées et de saveurs à associer pour une cuisson diététique et une présentation originale.
Inspirée par les compositions présentées, je me suis donc lancée à l’assaut de mon petit panier vapeur !

Une courgette du jardin tranchée dans le sens de la longueur, des lamelles de carottes, quelques bouquets de chou-fleurs, des asperges vertes, de petites pommes de terre grenaille côté légumes. De jolies couleurs de saison.
Côté viande : un filet de poulet ouvert pour l’affiner, salé poivré et garni de mascarpone, de quelques feuilles fraiches de basilic et de dés de lardons natures revenus rapidement à la poêle. Le tout bien poivré et serré dans une feuille de papier cuisson, façon papillote.
J’ai ajouté pour la couleur et les parfums d’agrumes, quelques kumkats tranchés en deux et débarrassés de leur pépins. Ils poussent en pot, sur ma terrasse…
Quelques feuilles de basilic, couvercle, et hop, sur le feu, non sans avoir préalablement choisi une casserole au bon diamètre…

Vingt minutes de cuisson sur un bouillon parfumé (bouillon de poule frais ou déshydraté) agrémenté de quelques feuilles fraiche de basilic.
Une fois cuits, les légumes vapeurs sont un peu ternes et n’en soyez pas surpris. Les ouvrages culinaires présentent des photographies volontairement attrayantes et la plupart des légumes sont très peu cuits (lorsqu’ils le sont !) afin que les photos restent appétissantes et restituent de belles couleurs. Ne pensez pas avoir raté votre plat si l’ensemble vous parait moins appétissant que ce qu’une photo vous offrait comme base. Votre plat à vous sera mangeable !

J’ai préféré présenter l’ensemble sur assiette que dans le panier vapeur, certes original pour être présenté à table mais pas très pratique à la dégustation. Quelques bâtons de carottes et lamelles d’asperges poêlées à part, pour la couleur justement et une dégustation sans attendre pour ne pas laisser le tout refroidir.
Servir la papillote de poulet tranchée en deux ou trois entourée par les légumes et parfumez le tout d’une petite sauce composée d’huile d’olive, d’une gousse d’ail pelée et écrasée, d’un peu de vinaigre de riz et de sauce de soja.

J’ai trouvé le tout très bon. Si les courgettes et les carottes étaient fondantes, les asperges et le chou fleur avaient conservé un peu de croquant, d’où un contraste vraiment agréable. La papillote de poulet était un peu sèche et aurait méritée une marinade préalable qui aurait sans doute apporté de la tendreté à la viande .
N’hésitez pas à oser vos propres mariages, en vous aidant de l’ouvrage très inspirant de Sandra Mahut. De quoi se faire plaisir tout en restant gourmet : du léger mais du beau dans l’assiette ! What else ?
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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Chaque jour durant 3 mois et demi, en ouvrant la porte de mon frigo, j’ai jeté un regard désolé sur le gros saladier en verre dépoli qui abritait mon levain.
Chaque jour je me suis demandé si les quelques soupçons d’énergie qui m’habitaient pouvaient me permettre de lui redonner vie.
Chaque jour, j’y ai renoncé, la douleur terrassant ma conviction à la combattre sur son propre terrain…
Aujourd’hui, l’énergie refaisant surface sur de nouveaux accords, il était impératif que la cuisine embaume le pain chaud, le miel, les graines de cumin légèrement grillées…
J’ai commencé en douceur pas un joli panier de pains blancs…

Farine T55, levure fraiche, sel, eau tiède en abondance et pétrissage soigné. Votre pâte ne doit JAMAIS ressembler à une pâte à gâteau ! Souple, très humide, elle doit laisser la levure s’exprimer et une pâte trop dense le lui interdira ! D’où un pain dur comme un caillou à la sortie du four.
Une jolie pâte à pain, prête pour le pointage, c’est un peu la douceur et la rondeur d’une jolie joue rebondie !
Pas de pains blanc sans baguette, de celle que l’on dégustera encore un peu tiède, lorsque la croute est croquante, avec un bon morceau de camembert, de bonnes rillettes maison ou un peu de beurre demi sel, juste pour le plaisir…

Rassurée par ce beau résultat, sans trop de fatigue, j’ai osé jeter un oeil à mon levain oublié (pour la seconde fois) et cette fois beaucoup plus longtemps que la première. Pas d’odeur… Pas désagréable en tout cas.
Sur le dessus, une croûte épaisse, dans les tons bruns. Dessous, une masse blanc cassé, assez compacte, mais encore en vie… Après quelques heures à température ambiante, j’ai prélevé 200 gr de cette matière et l’ai mélangé à de la farine de seigle, du miel et de l’eau tiède.
Au four à 30 ° durant quelques heures, et réveil lent mais sûr…
Le lendemain, re-prélèvement de 200 gr de matière, puis ajout de farine T55 et d’eau tiède. Réveil en beauté…

30 minutes de préparation et de pétrissage au robot (car je n’ai pas encore la force de travailler la pâte à la main…) puis une levée d’une douzaine d’heure au frigo…

Voilà… Prêt à être enfourné, et toujours aussi parfumé…
Je fais du pain depuis près de 6 ans maintenant, et je peux dire en toute sincérité que chaque fois, l’intensité d’un pain au levain sortant du four est magique. Parce que le pain n’est jamais le même, qu’il n’a jamais la même forme, qu’il « s’ouvre » de manière différente, qu’il prend une couleur caramel qui craque et « chante » en refroidissant…
Grillé au petit déjeuner, il est sublime…
Je reste émue que trois longs mois n’ai pas eu raison de ce symbole de vie et de partage. J’aime à y voir de jolies promesses…

Un atelier pains vous tente ? N’hésitez pas ! Les dates proposées figurent dans la catégorie « planning » de l’atelier.
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