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Panier vapeur, petits légumes de saison et papillote de poulet…

Par nat, jeu 02 juin 2011 à 15:06 :: Légumes et plats, Non classé — Mots-clefs :, , ,

Sans doute parce qu’il pleut, parce que les degrés fleurtant avec l’été ces dernières semaines nous font le coup de la bonne blague, on oublie soudain les salades et la plancha et on pencherait plutôt pour de généreux potages, des gratins réconfortant ou de petits légumes vapeur croquants. Et ce n’est pas près de s’arrêter puisque les parapluies seront de sortie jusqu’en milieu de semaine prochaine…

Quelques jours de congés sous la pluie, là ou nous nous étions promis de jolies petites ballades à fleur de garrigue. Quelques boutures d’ipomée et de lierre panaché à planter, quelques travaux de peinture que je devais achever, et la pluie, invitée surprise de ce long week-end, avec laquelle il va falloir composer.

Autant se réchauffer l’esprit en cuisine !

J’ai découvert il y a quelques jours un petit ouvrage sympathique de Sandra Mahut sur les paniers vapeur, paru aux éditions Marabout (photographies : Nathalie Carnet).

Légumes, poissons, viandes, bouillons parfumés, techniques de préparation, plein d’idées et de saveurs à associer pour une cuisson diététique et une présentation originale.

Inspirée par les compositions présentées, je me suis donc lancée à l’assaut de mon petit panier vapeur !

Une courgette du jardin tranchée dans le sens de la longueur, des lamelles de carottes, quelques bouquets de chou-fleurs, des asperges vertes, de petites pommes de terre grenaille côté légumes. De jolies couleurs de saison.

Côté viande : un filet de poulet ouvert pour l’affiner, salé poivré  et garni de mascarpone, de quelques feuilles fraiches de basilic et de dés de lardons natures revenus rapidement à la poêle.  Le tout bien poivré et serré dans une feuille de papier cuisson, façon papillote.

J’ai ajouté pour la couleur et les parfums d’agrumes, quelques kumkats tranchés en deux et débarrassés de leur pépins. Ils poussent en pot, sur ma terrasse…

Quelques feuilles de basilic, couvercle, et hop, sur le feu, non sans avoir préalablement choisi une casserole au bon diamètre…

Vingt minutes de cuisson sur un bouillon parfumé (bouillon de poule frais ou déshydraté) agrémenté de quelques feuilles fraiche de basilic.

Une fois cuits, les légumes vapeurs sont un peu ternes et n’en soyez pas surpris. Les ouvrages culinaires présentent des photographies volontairement attrayantes et la plupart des légumes sont très peu cuits (lorsqu’ils le sont !) afin que les photos restent appétissantes et restituent de belles couleurs. Ne pensez pas avoir raté votre plat si l’ensemble vous parait moins appétissant que ce qu’une photo vous offrait comme base. Votre plat à vous sera mangeable ! ;-)

J’ai préféré présenter l’ensemble sur assiette que dans le panier vapeur, certes original pour être présenté à table mais pas très pratique à la dégustation. Quelques bâtons de carottes et lamelles d’asperges poêlées à part, pour la couleur justement et une dégustation sans attendre pour ne pas laisser le tout refroidir.

Servir la papillote de poulet tranchée en deux ou trois entourée par les légumes et parfumez le tout d’une petite sauce composée d’huile d’olive, d’une gousse d’ail pelée et écrasée, d’un peu de vinaigre de riz et de sauce de soja.

J’ai trouvé le tout très bon. Si les courgettes et les carottes étaient fondantes, les asperges et le chou fleur avaient conservé un peu de croquant, d’où un contraste vraiment agréable. La papillote de poulet était un peu sèche et aurait méritée une marinade préalable qui aurait sans doute apporté de la tendreté à  la viande .

N’hésitez pas à oser vos propres mariages, en vous aidant de l’ouvrage très inspirant de Sandra Mahut. De quoi se faire plaisir tout en restant gourmet : du léger mais du beau dans l’assiette ! What else ? ;-)


© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Par nat, jeu 10 fév 2011 à 14:02 :: Légumes et plats — Mots-clefs :, ,

Je suis en mode « tortue ».

Pas celle de la Nouvelle Star, car si j’avais de la voix, je passerais mon temps à chanter gaiement pour occuper mes journées et charmer mes délicieux pitbulls.

En mode tortue à carapace, celle-là même qui mets deux heures à se déplacer lorsqu’elle le décide. Celle-là même qui se planque dans sa vaste demeure si la moindre ombre inquiétante surgit dans son périmètre visuel direct…

La carapace ne me sied pas si mal que ça par ailleurs. Elle me permet de passer relativement inaperçue dans mon superbe pyjama dépareillé  dans lequel j’erre depuis quelques semaines, de cacher ma chevelure devenue hirsute depuis qu’elle se fait « brusher » quotidiennement par mon tendre canapé et de ne pas mettre le nez dehors lorsque je sens mon humeur osciller entre vinaigre d’alcool et piment de Jamaïque.

Ah qu’il est ABSOLUMEEENNT INSSSUPOOOORTABLEEEEEUUU  de rester des journées entières à couper la moindre action en 250 petites parties, genre dessin-animé, vous voyez…

Dessin 1, je me lève.

Dessin 2, j’avance une patte.

Dessin 3, j’avance l’autre patte.

Dessin 4, je tend la main.

Dessin 5, j’attrape un verre.

Dessin 6, le pitbull rapplique. (Déjà)

Dessin 7, le pitbull me chope le mollet. (Pendant que l’eau coule dans le verre et que mon visage porte, à peu de chose près, la même expression que celle d’un marathonien au 42ème kilomètre )

Collez tous les petits dessins ensemble et lancez l’animation : OUUAIIIS, c’est hyper vivant, hyper dynamique ! Ça bouge bien !

Bon, ben des petits dessins animés comme ça, j’en fait 800 par jour. Pour boire un verre, pour attraper un bouquin, pour répondre au téléphone, pour me brosser les dents etc etc…

Ce que je ne vous ai pas dit, c’est que pour cuisiner, même des crêpes au chocolat, même un petit cake à la banane, même une banale poule au pot, mon dessin animé est en 3 volumes de 392 pages…

Autrement dit, au nombre de plans séquences à tourner, le réalisateur et son équipe sont depuis longtemps passés chez la voisine pour mettre en boite sa mousse au chocolat minute….

Je ferai jamais carrière dans le dessin animé gastronomique… sniff….

Bon…

J’avais commandé une jolie poule. Bien fermière. Une poule appétissante qui attendait au frigo qu’une âme charitable l’honore et la cuisine. (Rooohhh bon… oui… si vous avez les idées mal tournées vous pouvez, c’est vrai,  mal interpréter mes propos, mais bon… considérez qu’actuellement, mon esprit est à mille lieux de partager ici quelques propos grivois. Donc assumez ! je dégage toute responsabilité d’une quelconque interprétation malvenue  !)

Revenons à ma poule.

Quelques légumes, et l’envie que ce soit simple. Compte tenu de mon mode de vie au ralenti, la poule au pot version simplifiée m’allait bien.

Allez, en quatorze dessins, j’attrape quelques légumes, ma planche à découper, mon couteau de cuisine, deux ou trois saladiers et je m’installe à la Romaine, sur mon canapé, sous le regard dubitatif de Clémence…

« - Heu… Tu vas couper les légumes sur le canapé ?

- Oui…

- Heu… Tu es sûre que tu vas y arriver ?

- Non

- Heu… Tu crois pas que tu vas en mettre partout ?

- Je sais pas.

- Tu veux que je t’aide ?

- Non merci, je ne veux pas que tu te coupes.

- Ok…. T’es obligé de préparer des légumes ?… J’aime pas les légumes….

- ……………………. »

Pour les photos, soyez charitables… J’ai à peine le temps d’en prendre deux ou trois avant de m’écrouler… Donc leur qualité est quelque peu médiocre, malgré mes tentatives de les « traficoter  » en Photoshop pour leur donner un peu plus de présence…

Notez au passage ces magnifiques épluchures, preuves incontestables que J’AI bien cuisiné ma poule au pot malgré mon triste état, et qu’à ce titre, quiconque aurait critiqué mon plat se serait vu condamner à se nourrir chez « Maquedo » ou ses concurrents à tous les repas et jusqu’à la fin de ses jours.

Ça rigole plus.

Clémence a osé un :

« - Tu photographies ça ?… C’est pas très joli…. D’habitude, tu photographies pas ça….

- Mouais, ben je photographie ce que je veux. Je les trouve très jolies ces épluchures. Ce sont de vraies épluchures de vrais légumes. Après on mange les légumes sans remercier les épluchures de nous avoir permis d’apprécier ce qu’y avait dedans……………. »

Regard de Clem quelque peu inquiet… (Décidément ma mère, depuis qu’elle a mal au dos…………)

Ma poule était vidée, bridée, et je n’ai pas eu le courage de la farcir façon royale. Rincée, puis déposée sur son lit de légumes  épluchés et coupés en morceaux  (carottes, navets, poireaux, oignons piqués de clous de girofle, feuilles de laurier… ) dans une cocotte remplie d’eau  froide de manière à la recouvrir complètement.

Portez à ébullition douce et écumez si nécessaire le plus gros de l’écume se formant en surface.

Comptez une heure trente de cuisson sur feu doux, et salez généreusement à mi cuisson.

Attention tout même, la chair de la viande ne doit pas se désagréger donc suivant le poids de la poule, adaptez le temps de cuisson et laisser de toutes façons l’ensemble sur feu tout doux.

Retirer ensuite la poule du bouillon, retirer sa peau  et remettez la poule au chaud dans le bouillon pour ne pas que sa chair se dessèche. Débarrassez les légumes égouttés dans un grand bol.

Alors cette poule au pot, on peut la manger comme ça, avec ses tendres morceaux, ses petits légumes fondants, version naturellement diététique. Un filet d’huile d’olive sur l’ensemble si on le souhaite.

Mais là, vous n’avez pas le regard de mes filles sur grand écran, telles des Cosettes à qui les Ténardier auraient jeté de vagues croutons de pain trempés dans du lait rance. Ce regard là, si vous êtes humain, vous ne vous y faites pas.

Même si elles sont diablement difficiles.

Même si parfois, je ferais volontiers la grève de la cuisine en allant manger toute seule chez Maquedo.

Alors à part, préparer un riz que vous aimez. J’ai opté pour un riz complet que j’ai un peu trop laissé sur le feu. Pas assez ferme à mon goût…

Et puis une petite crème, que l’on peut appeler  sauce suprême.

Pour le roux : 80 gr de beurre et 80 gr de farine.

On mélange le tout sur feu doux, de manière à obtenir un ensemble homogène que l’on dessèche légèrement sur le feu. Puis on laisse refroidir.

Ensuite, on remet sur le feu en ajoutant une par une, quelques louches de bouillon chaud, peu à peu, en mélangeant constamment  à l’aide d’un fouet pour donner peu à peu de l’épaisseur et obtenir l’équivalent d’un velouté.

Le jus d’un citron si on le souhaite, quelques dés de beurre froid que l’on incorpore à la sauce, toujours au fouet.

On goûte. Un peu de sel et de poivre du moulin.

A servir bien chaud, avec du riz, quelques légumes et la viande nappée de sauce, façon blanquette.

Après l’épreuve de la poule au pot… je ne sais pas… j’hésite… Saut à l’élastique ? Parachutisme ?

Le compte à rebours commence avant mon tête à tête avec le bistouri du chirurgien…

C’est l’épreuve suivante.

L’a pas intérêt à me louper celui-là, sinon… je suis prête à revenir le hanter toutes les nuits et à lui jeter les sorts les plus épouvantables ! Je jure Docteur que si tu fais pas attention à mon dos quand tu vas y toucher ou si ton anesthésiste  oublie de faire la sieste avant de bien s’occuper de moi, le moindre de vos carrés de chocolat à tous les deux, dégustés avec le café de deux heures aura un goût de mauvais saucisson, le bon pain du dimanche vous donnera l’impression de mâcher du plastique au Bisphénol A et la bûche de Noël aura l’apparence d’une vielle oreille de cochon confite !

Alors attention ! On ne plaisante pas ! Et on organise aussi l’accueil des deux pitbulls dont je compte bien que vous me débarrassiez…

Et si vous pouviez éviter qu’ils aillent s’installer chez quelqu’un d’autre, ce serait cool… parce que c’est une sacrée cochonnerie cette HD….


Ah puis j’oubliais ! Le bouillon qui reste, on le garde ! On le clarifie en le filtrant et on le met au congélateur pour une utilisation ultérieure !

(Pffff… Nat, elle part dans tous les sens ces temps-ci. C’est péniiiiiiiiible……)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Poulet mijoté au lait de coco et à la tomate…

Par nat, sam 03 avr 2010 à 14:04 :: Légumes et plats — Mots-clefs :, , ,

Des envies de mijoté, de cocottes, de plats chauds…

Avec un ciel chargé et menaçant et une température trop fraiche pour la saison, on rêve davantage de petits plats réconfortants que de fraicheur printanière. J’alterne donc les fournées de pains au levain, les gratins, les quiches et les petits plats mijotés.

Et pourtant, régime draconien oblige, je touche à peine à toutes ces bonnes choses… Soumises aux pires tentations, je tiens bon pour le moment, sacrifiant mes instincts gourmands sur l’autel de la raison !

Rien de pire que de devoir se priver de sensations gustatives et de devoir cuisiner pour ses proches, de se contenter de regarder et de humer… Le regard s’inonde de couleurs, les parfums viennent affoler les neurones frustrés de notre cerveau, le tout s’empresse d’aviser notre estomac de la disette à laquelle il doit se soumettre malgré tout, et celui-ci de laisser échapper un gémissement plaintif devant la tranche de jambon et la salade verte qui lui sont destinées…

Poulet mijoté au lait de coco et à la tomate…-1

Délicieux, chaleureux, parfumé, ce poulet mijoté à la tomate et au lait de coco est très simple à préparer. Il embaumera la maison…

La recette pour 6 personnes :

6 cuisses de poulet fermier (ou haut de cuisse)
1 gros oignon
200 grammes de lardons allumettes
250 ml de coulis de tomate
1 jeune courgette lavée mais non pelée.
100 ml de lait de coco
2 cuil à soupe de farine
4 feuilles de kaffir
2 cuil à soupe d’huile d’olive
Quelques branches de thym
Sel et poivre

Commencez par débarrassez la viande de sa peau et réservez la.

Dans une cocotte et sur feu moyen, faire chauffer l’huile, ajouter l’oignon ciselé et laissez fondre quelques instants, sans colorer. Ajouter les lardons et la courgette coupée en batonnets et continuer à laisser rissoler l’ensemble durant quelques minutes.
Salez et poivrez chaque morceau de poulet et placez les dans la cocotte. Laissez les dorer en remuant régulièrement. Ajoutez ensuite la farine et enrobez en les morceaux de viande. Ajouter le coulis de tomate, le lait de coco et baissez le feu. Goûter et ajouter une pointe de sucre si l’ensemble vous semble un brin acide.
Laisser mijoter ainsi, sans couvrir, sur feu doux durant une vingtaine de minutes.

Poulet mijoté au lait de coco et à la tomate…-2

Ajouter les feuilles de kaffir dans la sauce (vous pouvez les remplacer par de la coriandre fraiche ciselée).

Poursuivre la cuisson durant une dizaine de minutes. Goûter à nouveau et rectifier l’assaisonnement si nécessaire.

Coupez la peau de poulet réservée en petits morceaux à l’aide d’une paire de ciseau. Dans une poêle et dans un petit fond d’huile d’olive, faire griller la peau de poulet en surveillant la cuisson sans arrêt. En effet, au fur et à mesure que la peau rend de la graisse, il est important de la retirer. Lorsque le tout est bien grillé, croustillant, débarrassez dans une assiette garnie de papier absorbant, salez et poivrer.

Retirer le thym et les feuilles de kaffir de la cocotte.

Servez le poulet et la sauce avec un bon riz basmati et déposez les petits morceaux de poulet grillés au dernier moment sur le dessus.

Vous n’êtes pas au régime…profitez en…Et pensez à moi… ;)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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