Pains au levain Recettes

Bread therapy…

28 janvier 2017

Le pain, c’est la vie…

Une magie à chaque fois…

Une bouffée d’oxygène…

Une plongée dans l’instant présent…

Et je ne parle pas de le manger… Je parle de le faire…

Il y a dans la création et l’entretien de son levain, dans le pétrissage de la pâte, dans les actions et les soins à mettre en place pour arriver à un résultat, dans la sensualité des gestes, dans les effleurements, dans les caresses (car une pâte à pain ne se malmène en aucune façon…) un souffle réparateur…

En tout cas, c’est ainsi que je le vis. Particulièrement en ce moment…

Je me suis remise au pain il y a peu. Mon levain Chef conservé depuis deux ans au frigo s’était figé en une sorte de masse dure et blanche, uniforme, sans odeur, un peu comme une couche de plâtre épais qui aurait durci en épousant la forme de son contenant. J’étais persuadée de ne rien pouvoir en faire…

Je suis donc repartie sur la fabrication d’une base de levain avec de la farine de seigle, du miel, de l’eau tiède, en espérant que la magie opère et que le tout se mette à buller, à s’exprimer, à vivre…

Et puis j’ai décidé de casser un morceau de mon « plâtre », de le réduire en poudre et de l’ajouter au mélange précédent, juste pour voir, le tout recouvert d’un carré de tissu, déposé sagement sous le radiateur de la cuisine, avec l’intention de poursuivre ce que l’on appelle les « rafraichis » pour donner naissance à un nouveau levain.

Le lendemain, ma préparation avait tant bullé qu’elle avait débordé, mon levain bien vivant criait famine, et mon « plâtre » endormi venait de m’assurer qu’il avait très envie de reprendre l’aventure des pains avec moi…

Dans les résonances particulières de ce début d’année où j’ai plongé à corps perdu dans mille et une actions destinées à ré-accorder le cœur et la pensée, avec  -en dehors de mon boulot-  la peinture sur galets, les travaux de rénovation, la création d’objets et de meubles en matériel de récup, la couture, les amigurumis au crochet, la permaculture, la photographie et toutes les idées de dingue qui galopent dans ma tête, j’ai confié mes deux mains à toutes sortes de farine, de la T65 à la farine de petit épeautre, en passant par la farine bise, la farine de seigle, celles aux céréales, etc…

J’ai totalement renoncé au robot pétrisseur, je me suis acheté une vulgaire bassine rectangulaire en plastique pour travailler ma pâte, j’ai dépoussiéré une vieille pierre à pain qui se la jouait Belle au bois dormant sur une étagère et j’ai potassé sur le sujet. Le jour. Et la nuit… (On ne change pas les mauvaises habitudes, même lorsqu’on les sait nécessairement épuisantes. Je fonctionne ainsi…..)

Deux ans sans faire de pain ne fait pas oublier les gestes précédemment acquis. Le pain, ça ne s’oublie pas. C’est juste qu’en foutue perfectionniste, je considère qu’on peut toujours faire mieux, qu’on peut toujours mieux comprendre, que le pain peut toujours être meilleur, plus fruité, plus alvéolé, avec une croûte plus belle, de belles grignes bien ouvertes, bref… la cuisine, si ça doit repartir, je sens que ça passera par la douceur du pain, sa générosité et son symbole de partage…

Sur ces pages, en cherchant un peu au temps ou je débutais, puis un peu plus tard lorsque j’ai mieux compris les choses, vous trouverez pas mal d’informations pour faire naître un levain et réaliser un pain convenable,

Rien de professionnel, rien d’absolu, rien de très ou trop technique, juste une expérience.

Je débute une nouvelle aventure avec deux levains différents (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, et je viendrais vous en reparler au fil de l’évolution de mes tests). Si vous êtes dans ma région (Hérault), sachez également que je peux vous offrir du levain avec grand plaisir, ça déborde un peu à la maison….

Ici, levain dur avec une base de préparation très humide (68% – rapport eau/farine).

Appétissant n’est ce pas ?…

Pourtant il faut bien commencer par là, oser plonger ses mains dans cette masse difficile à agglomérer, en avoir plein les doigts, ne plus trop savoir comment rassembler le tout, jusqu’à ce que ça se mette à prendre forme, à se structurer pour parvenir à obtenir quelque chose de relativement « manipulable ».

Ici levain liquide avec une base de préparation tout aussi humide :

Pas plus appétissant, mais tout aussi intéressant à utiliser pour comparer, tester, observer ce qui se passe avec l’un, avec l’autre…

Tout cela, c’est de la magie, de l’émerveillement un peu enfantin, de l’ordre de ce que l’on peut ressentir quand on est gamin, que l’on fait germer des lentilles dans du coton et que tous les jours, on constate que les nouvelles pousses ont grandi par rapport à la veille… Faire son pain a véritablement quelque chose de thérapeutique…

Des vertus relaxantes et douces. Un recentrage. Une aide à la concentration, un retour aux sensations, un lien, un rythme, une attention particulière, des rendez-vous autour du levain à rafraichir, des rabats à programmer, deux périodes de levées, une mise en forme, une cuisson au four.

Tout cela passe par le toucher, le contact, le regard, le goût, la saveur, les parfums…

Tout cela passe par la transformation d’une matière qui au départ ne ressemble pas à grand chose à un  pain à la mie aérée et à la croute couleur caramel…

Je passe en ce moment de longues minutes assises devant la vitre du four à contempler mes pains, observer les pâtons gonfler, se transformer, surveiller leur couleur, observer leur comportement, comparer, réfléchir, étudier et ré-étudier pour tenter de faire mieux la fois suivante…

A la fin de la cuisson, le pain chante… Il « pétille » quelques instants avant de commencer son refroidissement.

Il faut alors avoir le courage d’attendre qu’il ait refroidit pour pouvoir le déguster et qu’il soit digeste… Je n’y parviens pas toujours…

Quelques tests encore et c’est promis, je viendrai partager ici mes expériences de passionnée.

En attendant, et parce que cela rejoint si fort l’idée de toute la symbolique du pain, la notion de partage, de générosité et d’amour, j’ai envie de dédier ce billet à tous ceux qui savent justement aimer, soutenir, rassurer et  réconforter.

Tous ceux qui savent être et rester présents, sincères, toujours là, quoiqu’il arrive, quoiqu’il se passe, contre vents et marées.

Ceux qui portent toujours en eux la douceur de la bienveillance, l’honnêteté des sentiments, la bonté d’âme et de cœur.

Ceux qui n’abandonnent jamais, sur lesquels on peut toujours compter, qui restent des points d’ancrages si doux et si forts qu’à eux seuls, en quelques gestes ou quelques mots, ils savent transformer les larmes en sourires…

Sentir vivre et s’exprimer parfois toute notre fragilité au cœur même de notre âme, c’est aussi l’expression de la sensibilité et de l’humanité qui est en nous. Sans elle, nous ne serions pas ce que nous sommes.  Ce qui me fait partager ceci pour conclure :

“Les gens n’ont de charme que par leur folie.   Voilà ce qui est difficile à comprendre. Le vrai charme des gens c’est le côté où ils perdent un peu les pédales, c’est le côté où ils ne savent plus très bien où ils en sont. Ça ne veut pas dire qu’ils s’écroulent au contraire, ce sont des gens qui ne s’écroulent pas. Mais, si tu ne saisis pas la petite racine ou le petit grain de folie chez quelqu’un, tu peux pas l’aimer.  On est tous un peu déments, et j’ai peur, ou je suis bien content, que le point de démence de quelqu’un ce soit la source même de son charme.” Gilles Deleuze

…et pour ce qui est de faire son pain au levain, c’est promis, je reviens très bientôt vous en parler tout doucement à l’oreille…

Les galets égarés

Egarés ensemble…

24 janvier 2017

Je n’égare habituellement qu’un seul galet à la fois…

En fonction des lieux où je me trouve, du moment, de la lumière de la journée, du temps dont je dispose, du monde autour de moi (car le principe est tout de même d’égarer mes galets de façon discrète… ) je dépose l’un deux quelque part, et je m’en vais, à pas feutrés…

Et puis ce week-end, dans ma maison du Gard que j’aime tant, j’ai emporté mes plumes, mes pinceaux et mes petits pots d’acrylique et j’ai plongé dans ma bulle de musique, mes écouteurs dans les oreilles tout en choisissant mes galets à peindre.

J’ai opté pour deux d’entre eux, l’un se déclinant en noir et l’autre en blanc, toujours avec de petites touches de couleurs ou de nuances opposées, et une fois finis, je me suis dit qu’ils allaient finalement bien ensemble et qu’il serait compliqué de les séparer…

Et puis cet après-midi, pendant ma pause déjeuner, j’étais tout près de la place du nombre d’or à Montpellier, les tramways aux hirondelles blanches venaient de se croiser en faisant tinter leur son de cloche si particulier, il ne faisait pas trop froid, et, mes deux galets au fond de ma poche, j’ai choisi le lieu ou les « égarer »…

Pas trop en évidence…

Pas trop cachés…

Un peu au soleil…

…et un peu à l’ombre…

Ensemble, parce que je trouve qu’ils se complètent bien…

C’est ensemble qu’ils ont été trouvés et je remercie la personne qui les a adopté d’avoir pris le temps de partager sur Facebook le plaisir qu’elle a eu à le faire…

Et pour le principe des « galets égarés », c’est par ici….

Do It Yourself

Le crochet version doudous…

17 janvier 2017

Je teste et cherche toujours à découvrir tout un tas de techniques de créations pour occuper mon temps qui ne sait pas se poser au fil des heures comme il le faudrait pourtant parfois.

Esprit occupé, mains occupées, la journée pour moi doit toujours être pleine d’actions, de créativité, de projets, de réflexions, d’écriture, de choses à faire. J’adore jouer avec ce qui se recycle, ce qui se détourne, ce qui se bricole avec du matériel à portée de main, et Pinterest regorge d’idées pour donner envie de se lancer, même dans des réalisations parfois un peu improbables…

Au cœur de cette frénésie de création dont je vous reparlerai un peu plus tard de façon à partager avec vous les idées et les tutos qui pourraient vous plaire, j’ai craqué pour le crochet ludique et tendre avec la création de doudous…

Avant de me lancer dans la réalisation de ces jolis petits animaux prenant vie au fil des rembourrages et des expressions que le regard leur donne, je n’avais jamais crocheté.

J’ai commencé à m’intéresser aux amigurumis (petites peluches ou petits objets tricotés ou crochetés au caractère mignon et à la taille réduite) avant de m’offrir deux ouvrages particulièrement bien faits, bien expliqués et accessibles aux débutants sans aucun problème.

Le premier, « La ménagerie des doudous » de Kerry Lord aux éditions Marabout offre la possibilité de réaliser tout un tas d’animaux sympathiques aux allures un peu rustiques sur une même base de corps, de pattes et de têtes bien souvent.

Les oreilles, la queue, les couleurs et les différentes laines utilisées donnent toute leur personnalité aux doudous une fois finis. Pour avoir un doudou de plus ou moins petite taille, le choix de la grosseur de la laine suffit pour adapter la taille du modèle.

Le second ouvrage, « Mon nom est Amineko » de Nekoyama aux éditions Marabout d’ficelle propose de ne réaliser qu’un seul modèle de chat à l’esprit japonais, déclinable en différentes tailles (du tout petit au géant) et tout le charme de cet ouvrage, c’est de pouvoir également  accessoiriser  son sujet à l’aide de confections maison.

Un seul modèle, c’est vrai, mais je l’adore… rembourré souplement et alourdi avec de petites billes de lestage, il prends vie en toutes sortes de positions amusantes et peut changer d’expression en fonction des suggestions de la créatrice.

Par la suite, en prenant l’habitude, on peut aisément inventer ses propres doudous, comme le lapin que j’ai créé sur la photo ci-dessus, avec de longs bras, de longues jambes et de longues oreilles sur lesquelles j’ai cousu du tissu pour le personnaliser davantage.

Si vous avez envie de vous lancer, et si vous êtes très impatiente comme moi, sachez qu’ils sont réalisables en quelques heures. Une après-midi ludique au crochet et le doudou est là, terminé…

Histoire de maison

Trois pas en avant et trois pas en arrière….

10 janvier 2017

Je l’ai cherché cette maison. Pendant des mois.

En réalité, je l’ai cherché durant des années. Ou plutôt attendue….

J’ai visité beaucoup de choses. Beaucoup de lieux, souvent occupés, avec une vie plein les murs, avec des odeurs, des couleurs, des espaces d’intimité, avec des échanges parfois teintée de la mélancolie des gens qui partent, quittant un espace de vie quotidien ou un lieu de vacance ayant engrangé une foule de souvenirs et de moments partagés.

Je l’ai cherchée dans des régions et des coins de France divers, sans véritablement me rendre compte, à l’époque,  de ce que représente un investissement de ce type, lorsqu’on cherche à rénover, à rebâtir, à redonner un confort à de vieux murs parfois presque en ruine.

Je l’ai cherchée au cœur d’environnements chaleureux, campagnards et bucoliques, parfois isolés, parfois proches de jolies petites villes culturellement vivantes et pleines de charme.

Je l’ai cherchée sous le soleil et sous la pluie, aux quatre points cardinaux, parfois sans un sou en poche, hormis quelques pièces de rêve.

Je l’ai cherchée comme on cherche à s’ancrer quelque part, à se rassurer avec une forme de terre promise, un poste d’amarrage, un port d’attache, une île,  comme la promesse d’une forme d’apaisement, un lieu de ressource, un jardin secret, une grotte a ciel ouvert…

Et au détour de quelques pavés résonnant curieusement sous mes pas, au bout d’une ruelle médiévale entourée de maisons toutes plus anciennes les unes que les autres, j’ai tout d’abord découvert la façade bien triste d’une maison à vendre, avec ses colombages disparus, sa lourde porte d’entrée rongée par le temps et l’humidité, ses encadrements de fenêtre délavés dépourvus de volets…

Trois pas en avant pour me dire que décidément, non, elle était bien trop triste…

Et en poursuivant la courbe de la ruelle, épousant la deuxième face de la maison, révélant la troisième je pense m’être mise à ralentir face à l’émotion ressentie…

Trois pas en arrière, quelques coups de fil et quelques journées plus tard, pousser la lourde porte d’entrée n’a fait que confirmer mon coup de cœur.

Malgré la quantité de travaux à prévoir sans avoir les compétences pour les gérer…

Malgré le volume de la maison, auquel je ne m’attendais pas…

Malgré le coté biscornu et tarabiscoté de celle que nous appelons désormais « la grande dame douce »…

Au delà de l’atmosphère paisible de la maison, il y a la vue qu’elle nous réserve de ses fenêtres et qui chaque fois, me bouleverse….

J’ai trouvé mon ile…

Et tout doucement, au rythme des journées dont je dispose, la maison se rénove, se meuble et se répare…

Et ce n’est pas chose simple…

Pour exemple, la fameuse porte dont je parlais plus haut… Voici en photographie, un avant/après suffisamment parlant, je pense pour mesurer l’étendue du travail qui reste à fournir à l’intérieur…

Alors voilà… cette nouvelle catégorie des Carnets, « une histoire de maison » viendra raconter ici l’histoire de cette aventure, entre travaux intérieurs et travaux extérieurs, avec l’idée de garder et rénover tout ce qui est en place, avec le moins de remplacement possible et surtout, sans acheter du neuf… C’est l’un des challenge…

Et puis il y sera également question de décoration, de transformation, de réutilisation et de détournement des objets, enfin, comme je suis une grande bavarde, il y sera question de plein de choses dans de prochains billets…

Les galets égarés

Égarer des galets…

9 janvier 2017

J’ai commencé à peindre sur galets il y a plusieurs mois, et j’ai trouvé un caractère presque méditatif à ce loisir particulier impliquant concentration et précision des tracés pour un résultat vraiment esthétique.

Au départ, j’ai commencé par imiter les galets « Mandala » réalisés magnifiquement par certains artistes qui parviennent à donner un relief extraordinaire aux perles de couleurs qu’ils déposent sur leur support avec une régularité impressionnante.

Au fil du temps, en m’inspirant de réalisations différentes, j’ai ensuite exploré le style de graphisme se prêtant le mieux aux structures très variées des galets (lisses, rugueux ou poreux), j’ai essayé le dessin à la plume et à l’encre de chine, la peinture acrylique et les feutres Posca.

J’ai fini par trouver le matériel et les produits qui me convenaient bien, et je me suis mise à peindre des galets le soir, pour me détendre, en musique, avec mes écouteurs vissés aux oreilles… Une bulle de paix, en quelque sorte…

Stocker ensuite mes galets peints dans des boites ne m’a, par contre, pas vraiment satisfaite..  Ils n’avaient plus réellement d’existence…

Alors, j’en ai  offert autour de moi. Beaucoup.

Certains se sont éloignés de quelques kilomètres, d’autres ont traversé la France, d’autre enfin sont partis à l’étranger…

J’ai donc eu l’idée d’égarer volontairement mes galets au gré de mes balades, parfois non loin des lieux où je vis, et d’élargir aux inconnus l’idée du don sans contrepartie.  Le concept « Les galets égarés », est donc devenu  le mélange d’une idée de ce que peut être l’art éphémère et le principe du don, dans une société où presque tout s’achète…

Si les galets sont trouvés et emportés, je peux supposer que malgré leur simplicité et leur humilité artistique, ils ont plu à certaines personnes qui ont choisi de les mettre dans leur poche ou dans leur sac pour les garder.

S’ils ne sont pas trouvés, malgré leur vernis de protection, la peinture et les motifs peints se déliteront au fil du temps et le principe de l’art éphémère s’exprima alors simplement.

« Les galets égarés » c’est aussi pour moi l’expérience de la curiosité, de la continuité, du partage, de l’échange sur le principe d’une idée simple : s’interroger sur la raison pour laquelle le galet s’est trouvé là, chercher un peu (internet est partout…) avoir envie et oser dire « je l’ai trouvé, il m’a plu et maintenant il est à cet endroit, chez moi, dans mon jardin, sur mon bureau, dans ma cuisine. Il a du sens parce qu’il me plait, parce si je l’ai trouvé, c’est qu il était pour moi ».

 Ce qui me touche ensuite, ce sont les retours que l’on m’adresse.

Lorsque j’égare un galet, j’espère toujours savoir ce qu’il est devenu, s’il a plu, comment il a été découvert, pourquoi il a été emporté.

Je remercie donc tout ceux qui ont pris, ou qui prendront quelques instants pour venir déposer ici, via un commentaire, quelques mots sur leur galet. Ceux qui m’adresseront, s’ils le souhaitent, une photographie du lieu où ils ont choisi de le déposer ou de l’installer…

Pour cela, une page facebook est également dédiée aux « galets égarés », ainsi qu’une adresse mail : lesgaletsegares@gmail.com

Regards de balade

Quand le regard se pose autrement…

8 janvier 2017

J’ai toujours mon téléphone dans la poche. Ou dans mon sac…
J’ai du mal à m’en séparer. Depuis longtemps, mais c’est une autre histoire…

Je suis ultra connectée et je sais que ce n’est pas bien…

Cela dit, mon téléphone omniprésent m’autorise une chose que j’apprécie vraiment de pouvoir faire : saisir des instantanés au cours de mes balades, sans avoir à me soucier d’un appareil photo lourd et encombrant.

Mon téléphone est discret, léger, silencieux, et lorsque je découvre un lieu nouveau, j’aime assez l’idée de le faire de façon phénoménologique et de voir des choses que personne ne voit, ou qui n’attire en tout cas pas l’attention au premier regard…

Avant de prendre mes photos, j’observe, je prends du temps, de découvre les choses intérieurement, d’une certaine façon…

Mes instantanés ne répondent pas aux critères photographiques classiques.

Ils ne tiennent pas compte de la lumière, des « sous » ou « sur » expositions, du cadrage, de la netteté ou de tout autre recherche de conformité ou de qualité.

Ce sont juste des « regards » particuliers que je ne partageais pas jusque là et qu’aujourd’hui, j’ai envie d’ajouter à ces Carnets qui sont, sans nul doute, le reflet de ma personnalité et de ma sensibilité.

Ces « regards de balade » sont également présents sous Instagram, et si vous le souhaitez, vous pourrez y suivre mes rencontres visuelles, mes clins d’œil à l’inaperçu, au hasard, à l’émotion d’un instant.

Parfois tristes, parfois gaies, souvent d’une simple neutralité contemplative, ces images me donnent le sentiment de graver profondément certains lieux ou certains instants en moi, de les avoir observé avec une attention particulière, de les avoir découvert un peu autrement, de leur avoir accordé un espace et un sens très personnel, sans jugement.

Cela me touche, me parle, m’interpelle aussi parfois.

Mes arrêts sur image sont parfois colorés , d’autres noir et blanc, floutés ou jouant sur l’intensité de certains filtres, pour accentuer certaines couleurs, une certaine profondeur ou un détail particulier, tout simplement.

Plusieurs dizaines d’entre elles dorment sur l’un de mes disques externes et j’espère pouvoir publier les prochaines sur ces pages, une façon comme une autre de leur donner vie, de les partager, de leur offrir une continuité.

Tous les deux mois environ, je pars m’isoler quelques jours dans un village ou une ville de France pour apprendre à me poser différemment, pour découvrir un autre espace, et la prochaine série de « regards de balade » viendra se partager ici, je l’espère.

Début février, j’irai passer quelques jours à Narbonne et sur plage de Gruissan, dans la région Audoise et Ariégeoise ensuite. L’occasion pour moi de ramener quelques regards dans ma valise et dans mon cœur.

En attendant, et pour le premier billet de cette toute nouvelle catégorie de mes Carnets, voici quelques uns de ces regards…

Légumes et plats

Epices à tartiner et marinades, testées pour vous en parler…

28 juillet 2016

Il est assez rare que j’accepte des partenariats ou des offres de tests, mais lorsque les produits proposés sont en accord avec ma manière de consommer et de m’alimenter aujourd’hui, je reste curieuse de découvrir certains produits et ceux qui m’ont été proposés par France of Gastronomy dont je viens vous parler aujourd’hui m’ont véritablement étonnée et séduite…

Si j’entends parler de « tartinades », de « marinades », ça m’évoque l’été et tout ce qui accompagne les couleurs et les saveurs de saison : le rouge, le jaune, les goûts sucrés, les salades croquantes, les grillades, les planchas généreuses…

Si l’on me précise que je vais déguster des fleurs, du poivre, des algues, des épices sous la forme d’un beurre à laisser fondre sur mes légumes ou à tartiner sur une tranche de pain grillée, j’ai une envie irrésistible d’y goûter !

Epices à tartiner et marinades - France og Gastronomy

Epices à tartiner et marinades – France of Gastronomy

J’ai reçu quatre de ces « beurres » particuliers, en petits verrines de 90 et 100 gr, au design simple et à la composition 100% végétale.

Parmi ceux que vous pourrez découvrir ici, le « Poivre sauvage de Madagascar et Fleurs à tartiner » est mon préféré…

Poivre sauvage de Madagascar et Fleurs à tartiner

Poivre sauvage de Madagascar et Fleurs à tartiner

En bouche, la première tonalité c’est le poivre. Très présent, il surprend car il est suivi de toute une palette de saveurs étonnantes, que l’on aurait du mal à définir clairement et pour cause… Ce sont celles de fleurs qui se baladent sur nos papilles : mauve, bleuet, soucis, foin, carthame, fraise, rose et trèfle…

Nous avons goûté tout d’abord le produit sans rien, pour le découvrir, et à lui seul, il procure un certain plaisir à la dégustation, tant il est étonnant. Ensuite, sur une tranche de pain, c’est encore autre chose. La saveur du poivre s’adoucit sans disparaitre, et il reste en bouche une persistance aromatique très agréable.

Nous avons également beaucoup aimé « Tartinindienne »  dans l’esprit curry revisité, que nous avons choisi de découvrir tartinée sur du pain, avec quelques légumes du jardin et un petit morceau de fromage de chèvre.

Tartinindienne

Tartinindienne

 

Tartinindienne

Tartinindienne

La saveur de la « tartinade » est suffisamment corsée pour donner une tonalité indienne à l’ensemble de la dégustation, sans emporter le palais pour autant.  Là encore, sur une base d’huile de colza, d’huile d’olive, de beurre de cacao et de  fibre de pousse de bambou, un florilège d’épices, d’aromates et de légumes d’été : curcuma, coriandre, fenugrec, cumin, cannelle, poivre, piment de la Jamaïque, gingembre, piment fort, persil, cardamome, girofle, macis. carvi, fenouil, céleri,  tomate, aijwain, échalote, ail, poivron…

J’ai trouvé ces produits très étonnants, surprenants et très originaux. Les descriptions proposées sur le site sont claires et très complètes pour qui aime connaitre la composition exacte de ce qu’il consomme. De nombreux conseils d’utilisation sont également proposés pour chaque produit.

Après les « tartinades », nous avons également testé les « marinades », tout aussi intéressantes et savoureuses.

marinade

Notre préférée : la marinade « Thaï-suc », très relevée, très parfumée, composée de beurre de cacahuètes, de gingembre, de menthe, de cardamome, de coriandre, d’oignon, de miel, de citron et de piment fort…

Pour  chacune des compositions, (et en l’occurence pour celui-ci) tous les produits pouvant être source d’allergène comme le beurre de cacahuète, sont soulignés, ce qui permet de repérer tout de suite l’ingrédient en question pour ceux qui doivent y faire attention.

Le produit se présente prêt à l’emploi et des idées recettes rapides sont proposées pour inspiration.

Pour ma part, j’ai très simplement utilisé du poulet coupé en lanières et j’y ai ajouté quelques cuillerées de « Thaï-suc ».

Poulet en marinade Thaï-suc

Poulet en marinade Thaï-suc

Là encore, une heureuse surprise respectant la promesse annoncée : une viande bien relevée, aux tonalités extrême-orientales bien présentes, sans que le piment emporte la saveur des autres ingrédients.

Un prêt à l’emploi très pratique, très parfumé et un vaste choix de produits à des prix raisonnables compte tenu de la grande qualité de la gamme.

D’autres idées également pour utiliser les marinades proposées en parfumant simplement un plat de pâtes, de riz ou une poêlée de légumes.

Test très apprécié à la maison et produits vers lesquels je me tournerai pour d’autres occasions, car tout à fait dans l’esprit de ce que j’aime

Du côté du sucré...

Gâteau à la poêle, avec fraises et framboises du jardin…

29 juin 2016

Nous avions jusque là un tout petit potager.

Trois ou quatre mètres carrés de terre (je me permets de préciser ce point particulier, car par chez nous, la terre est rare…. Ce sont les pierres qui squattent le sol…), plantés de deux ou trois pieds de courgettes, de quelques tomates, poivrons et piments, le tout se gênant très rapidement et n’offrant pas une production bien généreuse…

Cela dit, j’ai toujours été charmée par les quelques légumes produits par notre minuscule potager…

Et puis voilà qu’une année, à la place de quelques pieds de piment, j’ai planté deux framboisiers. A la fin de l’été, il y en avait quatre, rejets spontanés des deux premiers, puis six pieds de plus au printemps suivant…

Aujourd’hui, nous en avons une bien petite forêt, mais j’en suis cependant très fière !

framboisier-du-jardin

Le potager s’est installé un peu plus loin, structuré par du recyclage de palettes et des troncs de bois mort. Cette fois j’ai osé les salades, les potirons et les concombres, les haricots verts et les aubergines. Et chaque soir, je file arroser avec bonheur ce petit espace qui pousse tranquillement…

courgette

haricots

Pour en revenir aux framboises, je n’ai pas assez de fruits pour pouvoir en utiliser plus d’une grosse poignée chaque jour. Alors nous en grignotons quelques unes sur pied, pour leur faire honneur, et je congèle le reste, au fil des récoltes, pour des inspirations futures…

Reste que le gâteau à la poêle, très à la mode aujourd’hui, m’a semblé parfait, et surtout ultra rapide, pour accueillir les quelques fraises et framboises  du jardin ce week-end.

framboises-et-fraises-ramassees

Si vous n’avez jamais essayé de réaliser un gâteau de ce type, sachez déjà que les immenses avantages qu’il offre, c’est qu’il suffit de disposer d’une poêle en fonte de qualité, ou d’une poêle anti adhésive, d’un couvercle (si possible transparent) et  que son temps de cuisson  est d’environ 25 minutes. C’est un atout incontestable lorsque l’on souhaite réaliser un dessert en deux temps trois mouvements, et que, suivant les contextes, il n’y a pas de four pour logiquement y penser.

Inconvénients : heu… comment vous dire… N’attendez pas la surprise du gâteau du siècle dans votre assiette. Il faut tâtonner, tester, comparer selon les ingrédients choisis et à mon avis, surtout éviter de retourner le gâteau, contrairement à ce qui est souvent proposé dans les recettes…

Mais… commençons par le début de l’expérience…

L’intérêt du gâteau à la poêle, (j’y reviens car c’est tout de même un sérieux atout), c’est que si les circonstances vous privent de four, vous pouvez tout de même envisager de réaliser un dessert approchant du gâteau classique.

Pour l’esthétique de la photographie, j’ai choisi de réaliser ma recette dans une poêle en fonte ancienne au fond relativement abimé qui appartenait à mon père, et, je ne vous le cache pas, le résultat a été assez catastrophique au moment du démoulage.

Utilisez donc un matériel de qualité, soit une poêle anti-adhésive, soit une poêle en fonte parfaitement culottée, légèrement graissée ou non. Elles vous garantiront de démouler (et/ou de retourner votre gâteau si vous y tenez), sans presque mauvaises surprises…

Ensuite, imaginez que vous couliez votre pâte dans la poêle. Il arrive à peu près ce qui se passe au début de la cuisson d’une omelette et plus précisément d’une tortilla (parce qu’il y a toutes les chances que vous ayez placé des fruits ou des ingrédients complémentaires dans votre pâte de base) : le fond et les bords sont saisis, un peu comme sur la photographie suivante où j’ai volontairement interrompu la cuisson pour illustrer cette étape, mais tout le reste est cru !

gateau-poele-precuit

Il faut donc poursuivre la cuisson, et répartir la chaleur venant d’en dessous, au centre et au dessus de la pâte. Pour cela,  un couvercle en verre est conseillé, (pour observer ce qui se passe…) et un feu doux. Très doux.

Les recettes que j’ai pu feuilleter précisent une vingtaine de minutes de cuisson. Moi je vous dirais : fiez vous à ce que vous voyez, et à ce que vous sentez… Attention à la cuisson… Si vous avez mis des fruits dans votre base, et si vous avez justement commencé par eux, légèrement caramélisés dans votre poêle avant d’ajouter la pâte, attention à ce que ça ne caramélise pas un peu trop fort au bout du compte. Vous le sentirez ! Avec le nez ! 😉

Bon… en admettant que les choses se passent bien, vous avez donc mis un peu de matière grasse au fond de votre poêle anti adhésive (ou pas). Vous avez ensuite versé votre pâte avec ou sans ingrédients complémentaires, vous avez couvert avec votre couvercle en verre, sur feu très doux et vous avez vu les bords commencer à prendre. J’attire donc votre attention sur la hauteur de votre poêle !

En effet, dans la précipitation et le souhait de tenter l’expérience, on s’arme souvent d’une poêle classique, sans bord haut, alors que  la pâte comprenant œufs et levure chimique va gonfler et se rapprocher dangereusement du couvercle. Donc pensez y ! Il faut des bords hauts, et ça, on oublie souvent de vous le préciser !

oeufs-et-fouet

 Ingrédients pour cette recette :

250 gr de framboises fraiches et/ou de fraises en morceaux

100 gr de sucre rapadura

3 œufs entiers

1 cuil à soupe de beurre fondu

80 gr de poudre d’amandes

110 gr de farine T65

1 sachet de levure chimique

1 yaourt type brassé nature

Commencez par fouetter ensemble œufs et sucre.

Ajouter ensuite le yaourt et le beurre fondu. Puis ajouter la farine, la levure chimique et la poudre d’amande en mélangeant soigneusement.

Graissez votre poêle et versez y la pâte. Ajoutez vos fruits en les parsemant sur la pâte. Ils vont s’enfoncer légèrement. Vous pouvez également choisir de les mélanger à la base, ou de faire comme moi (en mélanger une partie et en garder un peu pour qu’ils restent apparents), puis couvrez. Gardez un feu très doux et surveillez…

gateau-a-la-poele

Au bout d’une vingtaine de minutes, le gâteau aura légèrement gonflé et aura pris sur presque toute la surface. Le centre manquera sans doute encore de cuisson. Vous pouvez choisir d’arrêter le feu et de laisser le le couvercle en place une dizaine de minutes encore, de manière à ce qu’il finisse de cuire tranquillement, et qu’il ne soit pas trop sec. La vapeur maintenue autour du gâteau l’aidera à se détacher des bords de la poêle et à rester tendre et moelleux.

La plupart des recettes de gâteaux à la poêle proposent de les retourner comme on le ferait avec une tortilla. Comme je l’indiquais plus haut, je ne l’ai pas fait et je ne suis pas pour. Tout simplement parce que ce que la manipulation n’est pas aisée et parce que j’avais envie que les fruits parsemés sur le dessus de  ma pâte restent esthétiques… Affaire de goût…

Vous pouvez choisir de présenter votre gâteau en le renversant dans une grande assiette ou en le faisant glisser délicatement si vous avez opté pour une poêle anti adhésive bien graissée.

Il vous reste à décorer le dessus de fruits et de sucre glace.

detail-part-gateau

A déguster tiède ou froid, avec de la crème fouettée, du fromage blanc légèrement sucré ou de la glace à la vanille, et arroser d’un filet de VRAI sirop d’érable…

 

 

Humeurs

Deuxième page…

8 mai 2016

Quelques semaines, quelques mois de pause… C’était évident… Nécessaire.

C’est même encore compliqué de venir écrire sur cette deuxième page… Je pense que je n’aurais sans doute pas pu trouver les mots sur la première…

Quand cesse-t-on véritablement d’être un enfant ? Lorsqu’on atteint la quinzaine ? La vingtaine ? Lorsqu’on devient soi-même parent ? Lorsque l’on est assez mature pour le supposer ?  Ou lorsque l’on perds ses parents… ?

C’est peut-être cela qui m’a tant secouée ces derniers mois. Ne plus retrouver en moi l’enfant que j’ai été.

Peut-être était il temps. Ou pas.

Je reprends doucement le cours de mon souffle, au gré du vent des émotions qui me bouscule encore.

Après le départ de ma mère et les longs mois de maladie qui ont précédé ce départ, je me suis sentie égarée dans les méandres de l’atmosphère qu’elle avait ancrée dans ma vie jusque là. La maladie d’Alzheimer d’un proche est en effet très difficile à aborder pour soi, tant qu’on la contourne et que l’on cherche à la heurter de plein fouet, comme pour lui interdire de s’installer davantage. A partir du moment où l’on cesse de penser pouvoir la nier, la retarder, la dissoudre, lui faire peur, lui hurler sa colère, à partir du moment où l’on accepte de caler le rythme de ses pas sur le sien, ou l’on accueille le plus paisiblement possible ses méchantes blagues, ses violentes amnésies, sa réécriture de l’histoire, les choses pèsent alors un peu moins lourd. Mais que d’implication, de présence, de paroles rassurantes, de gestes, de patience faut-il parvenir à extraire de soi………..

Alors après le départ, les autres disent, à juste titre sans doute, « vous serez soulagée »… Je commence peut-être seulement à l’être, au fil des jours où je parviens à entrer dans la maison de ma mère et à en sortir, sans pleurer…

maison de ma mere

Sur cette « deuxième page » de ma vie j’ai décidé d’écrire autre chose. Cet autre chose va reposer sur de nouveaux choix, un autre rythme, une autre manière d’avancer.

J’espère pouvoir continuer à partager ici ma passion pour la photographie, mais telle que je la rencontre aujourd’hui.

J’espère vous parler à nouveau cuisine, mais de plus en plus Vegan, parce que si je rechignais à manger de la viande depuis de nombreuses années déjà, plus le temps passe et plus j’ai de mal à me dissocier de l’animal vivant lorsque je regarde une escalope ou une tranche de rôti dans mon assiette….

J’espère également vous parler de ma maison de village, celle que je cherche depuis des mois et que j’ai peut-être enfin trouvée, celle qui aura son blog, son histoire. Celle dans laquelle j’ai décidé que rien de neuf ne rentrerait (hormis l’indispensable, si indispensable il y a…)

J’espère, au fil des prochains mois, parvenir à structurer ces projets autour d’une cohérence, et surtout, à un rythme délicat, pour me respecter davantage que je n’ai pu le faire depuis ces huit dernières années… Mes pitbulls ne sont en effet jamais très loin et je n’ai pas l’intention de les laisser mordre cette fois…

Mais… Et les ateliers ?…

Comment vous dire… cette aventure à laquelle vous avez été si nombreux à participer va, en quelque sorte, s’arrêter.

On ne se lance pas par passion dans une telle démarche sans sensibilité, sans don de soi et de son temps, sans difficulté parfois, sans épuisement souvent… Certains mots, certaines phrases, certaines situations, ajoutées aux rafales émotionnelles que la maladie de ma mère amenaient dans ma vie personnelle, ont eu raison de l’énergie que j’y avais consacré… J’ai donc choisi de considérer ces mots là comme un signe qu’il était temps de passer à autre chose…

Je resterai donc présente encore très occasionnellement pour des ateliers réservés, en fonction de mes possibilités et de mon ressenti.

En revanche, je pense pouvoir vous proposer davantage de recettes sur cet espace, davantage de thèmes, de lectures, de photos et  j’espère bien continuer de rester en lien avec vous qui m’écrivez.  Merci d’ailleurs à vous qui m’avez soutenue et encouragée durant ces quatre derniers mois, que ce soit par l’intermédiaire des commentaires déposés sur ces pages ou par mails.

Merci infiniment….

Voilà… C’était une deuxième page en attendant les suivantes. Elle est encore un peu grise, mais peu à peu, les couleurs reviennent…

 

 

Humeurs

Au revoir maman…. Tu vois, dedans, c’est l’hiver…

13 décembre 2015

Depuis combien de temps ne venais-tu plus lire mes billets sur ces pages ?… Plusieurs mois. Sans doute plusieurs années.

Je pense même que tu avais oublié depuis longtemps que tu savais si divinement cuisiner lorsqu’on était gamins. Tu veux que je te dise ? Tes pizzas à base de pâte brisée et tes taboulés resteront  les meilleurs du monde…

J’ai tant de mal depuis quelques jours avec ton absence… Pourtant, que ces derniers mois ont été difficiles….

Comme il est délicat de parler de toi sur ces pages. Comme il est délicat de rester pudique tout en ressentant le besoin de te rendre hommage là ou j’ai tant confié d’états d’âme entre deux recettes de saison…

C’est bizarre, n’est ce pas, ce mélange de cuisine et de billets d’humeur… Bizarre d’utiliser cet espace virtuel à ciel ouvert pour exprimer ce soir ce qui me serre le cœur et l’âme…Tu vois, dedans, c’est l’hiver…

fleurs pour maman

Il y a presque cinquante ans, tu me mettais au monde en décembre, sur une terre d’Afrique. Presque cinquante ans que, pas une fois, je n’ai soufflé mes bougies sans toi. Cette année sera la première de toutes les prochaines… Et il faudra bien que je m’y fasse…

C’est si compliqué d’être une fille. Sans doute autant que d’être une mère. Même si la maladie avait inversé les rôles depuis deux ans. C’est si compliqué de faire avec l’absence, même lorsque la présence devient trop intense. Justement… Elle prenait tant de place… Le vide est immense….

Au revoir maman.

Je pense à toi sur le chemin qui mène à la terre de paix que tu as sans doute rejoint. Embrasse papa pour moi. Et ne vous disputez pas trop… Prenez simplement le temps de vous retrouver…

Je vous aime.