Non classé

Déshydrateur, piments d’Espelette, verveine du jardin et citrons confits…

4 septembre 2010

Lachez-moi dans le rayon de bouquins de cuisine de n’importe quel grand magasin et vous croiserez une espèce d’illuminée, accrochée à sa pile de bouquins choisis comme à un Saint Graal, sourde et indifférente à tout ce qui pourrait se passer autour d’elle, inconsciente du temps qui passe…

Lachez-moi dans une jardinerie et vous aurez la même, sans la pile de bouquin, mais la tête émergeant d’un ensemble de pots de plantes très diverses, dont certaines parfois sont assez mal en point (parce que j’adore les voir aller mieux à la maison, et devenir franchement magnifiques la saison suivante !)

Il y a quelques semaines, je suis tombée nez à nez avec un pot de piments d’Espelette, très prometteur et j’ai installé ce dernier sur ma terrasse, tout en demandant à Clémence de bien vouloir laisser les piments rougir…. En effet, notre petit jardinier en herbe a une tendance à l’urgence en matière de récolte : tout ce qui est presque rouge est mûr ! Par conséquent, fraises, tomates et.. piments se retrouvent souvent, assez verts, dans son petit panier…

Le piment d’Espelette porte le nom d’une commune du pays Basque, toute proche de la frontière espagnole,  où il est cultivé. Mis à sécher au soleil sur les façades des maisons lorsqu’il est bien rouge, il développe des parfums et des arômes bien particuliers. Ils s’utilise ensuite de différentes façons :  en lanières,  en poudre…

Pour ma part, une partie de ma petite récolte sèche tranquillement sur une cordelette.

J’ai testé le séchage d’une seconde partie au déshydrateur et j’en ai d’ailleurs profité pour faire sécher de petites branches de verveine pour les tisanes et infusions de cet hiver sur les différents plateaux de mon appareil.

Je n’ai pas essayé énormément de choses au déshydrateur et pourtant on peut l’utiliser pour toutes sortes de fruits, de légumes et d’herbes fraiches. Plutôt que de réquisitionner un four ménager pendant plusieurs heures, d’avoir éventuellement du mal avec le réglage de la bonne température, de devoir surveiller le séchage de ses produits, on peut laisser un déshydrateur  s’occuper de l’ensemble, sur différents plateaux et pour différents types d’aliments. La chaleur est la même, seule la durée de séchage diffère suivant le degré d’humidité des fruits ou des légumes qui lui sont confiés.

Pour les piments, après les voir débarrassé de leurs graines, je les ai coupés par la moitié et tranchés en lamelles de 5mm de large, de manière à pouvoir ensuite utiliser ces lanières dans mes sauces et mes préparations.

Pour la verveine, j’ai séché les feuilles sur quelques plateaux et de petites branches sur d’autres de manière à comparer le gain de temps entre le fait de ramasser les feuilles fraiches une par une avant de les mettre à sécher ou les retirer de leurs branches une fois sèches. La première solution m’a semblé bien meilleure. Dans le second cas, on a tendance a abimer les feuilles  devenues très friables et à en faire de la poudre…

J’ai débarrassé les lanières de piments dans un pot en verre ébouillanté au préalable, et les ai ensuite simplement recouvert d’huile d’olive et placé au frais. Je testerai très prochainement ce que donnent ces petites lanières dans certaines préparations et si elles ont conservé tout leur parfum…

En avril, j’avais d’ailleurs préparé quelques citrons du jardin au sel et ils reposaient au frigo depuis. J’ai donc testé la saveur de ces citrons, leur consistance et je pense qu’ils sont effectivement prêts à être utilisés.

Salés, incontestablement. Amers, sans aucun doute… A voir si cette amertume ne dénature pas les préparations dans lesquelles je souhaite les ajouter… Je reviens vers vous pour vous raconter…

Partager ce billet

Vous aimerez aussi

12 Commentaires

  • Répondre titi 5 septembre 2010 à 8 h 07 min

    des photos colorées magnifiques …
    un super blog

    • Répondre nat 5 septembre 2010 à 21 h 10 min

      Titi : merci 🙂

  • Répondre clemence 5 septembre 2010 à 14 h 35 min

    quel bonheur d’avoir un jardin et de récolter les fruits de celui-ci… Un de mes rêves !

    • Répondre nat 5 septembre 2010 à 21 h 09 min

      Clémence : oh oui, je sais qu’avoir un jardin c’est une chance. Le nôtre est très difficile à cultiver car très caillouteux et nous travaillons depuis 10 ans à faire en sorte que peu à peu les plantes s’adaptent, ce qui n’est pas toujours évident… Après, lorsqu’il y a récolte de quelques fruits ou légumes, c’est une vraie récompense ! 🙂

  • Répondre nelly 6 septembre 2010 à 19 h 58 min

    un joli petit voyage…merci nat……….bonne soirée!!

    • Répondre nat 9 septembre 2010 à 16 h 49 min

      Nelly : ravie si ce petit voyage vous a plu… 🙂

  • Répondre vanessa 9 septembre 2010 à 15 h 33 min

    Hello Nat !

    quelle est la marque de ton déshydrateur stp ?

    • Répondre nat 9 septembre 2010 à 16 h 18 min

      Hello vanessa : il s’agit de l’IZIDRI classic 4 plateaux. J’en suis très contente. La cheminée centrale garantie une évacuation de la chaleur et un séchage optimum.

  • Répondre Flo Makanai 10 septembre 2010 à 14 h 50 min

    Il est vraiment bien beau ce blog.
    Zou, dans mes favoris 🙂
    Bonne journée.

    • Répondre nat 10 septembre 2010 à 15 h 54 min

      Flo : merci beaucoup 🙂 Bonne journée !

  • Répondre caroline 5 novembre 2010 à 15 h 51 min

    bonjour,Est il possible de garder quelques cordelettes de piment chez soi en intérieur pour décorer??Sans qu’ils pourissent??Merci.Caroline

    • Répondre nat 5 novembre 2010 à 16 h 34 min

      Caroline : et bien ma cordelette est restée quelques semaines dehors, au soleil, suspendue dans le vide à une poutre. Maintenant qu’il commence à faire humide, je l’ai rentrée et elle continue de très bien se conserver, par contre, elle est dans le vide. Elle ne touche aucun support.

    Répondre à titi Annuler la réponse