Les galets égarés

Égarer des galets…

9 janvier 2017

J’ai commencé à peindre sur galets il y a plusieurs mois, et j’ai trouvé un caractère presque méditatif à ce loisir particulier impliquant concentration et précision des tracés pour un résultat vraiment esthétique.

Au départ, j’ai commencé par imiter les galets « Mandala » réalisés magnifiquement par certains artistes qui parviennent à donner un relief extraordinaire aux perles de couleurs qu’ils déposent sur leur support avec une régularité impressionnante.

Au fil du temps, en m’inspirant de réalisations différentes, j’ai ensuite exploré le style de graphisme se prêtant le mieux aux structures très variées des galets (lisses, rugueux ou poreux), j’ai essayé le dessin à la plume et à l’encre de chine, la peinture acrylique et les feutres Posca.

J’ai fini par trouver le matériel et les produits qui me convenaient bien, et je me suis mise à peindre des galets le soir, pour me détendre, en musique, avec mes écouteurs vissés aux oreilles… Une bulle de paix, en quelque sorte…

Stocker ensuite mes galets peints dans des boites ne m’a, par contre, pas vraiment satisfaite..  Ils n’avaient plus réellement d’existence…

Alors, j’en ai  offert autour de moi. Beaucoup.

Certains se sont éloignés de quelques kilomètres, d’autres ont traversé la France, d’autre enfin sont partis à l’étranger…

J’ai donc eu l’idée d’égarer volontairement mes galets au gré de mes balades, parfois non loin des lieux où je vis, et d’élargir aux inconnus l’idée du don sans contrepartie.  Le concept « Les galets égarés », est donc devenu  le mélange d’une idée de ce que peut être l’art éphémère et le principe du don, dans une société où presque tout s’achète…

Si les galets sont trouvés et emportés, je peux supposer que malgré leur simplicité et leur humilité artistique, ils ont plu à certaines personnes qui ont choisi de les mettre dans leur poche ou dans leur sac pour les garder.

S’ils ne sont pas trouvés, malgré leur vernis de protection, la peinture et les motifs peints se déliteront au fil du temps et le principe de l’art éphémère s’exprima alors simplement.

« Les galets égarés » c’est aussi pour moi l’expérience de la curiosité, de la continuité, du partage, de l’échange sur le principe d’une idée simple : s’interroger sur la raison pour laquelle le galet s’est trouvé là, chercher un peu (internet est partout…) avoir envie et oser dire « je l’ai trouvé, il m’a plu et maintenant il est à cet endroit, chez moi, dans mon jardin, sur mon bureau, dans ma cuisine. Il a du sens parce qu’il me plait, parce si je l’ai trouvé, c’est qu il était pour moi ».

 Ce qui me touche ensuite, ce sont les retours que l’on m’adresse.

Lorsque j’égare un galet, j’espère toujours savoir ce qu’il est devenu, s’il a plu, comment il a été découvert, pourquoi il a été emporté.

Je remercie donc tout ceux qui ont pris, ou qui prendront quelques instants pour venir déposer ici, via un commentaire, quelques mots sur leur galet. Ceux qui m’adresseront, s’ils le souhaitent, une photographie du lieu où ils ont choisi de le déposer ou de l’installer…

Pour cela, une page facebook est également dédiée aux « galets égarés », ainsi qu’une adresse mail : lesgaletsegares@gmail.com

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3 Commentaires

  • Répondre Lou Une aiguille dans l'potage 10 janvier 2017 à 18 h 35 min

    Une superbe idée d' »égarer » ces galets. !

  • Répondre nelly 14 janvier 2017 à 15 h 39 min

    J’espère qu’un jour je trouverai, moi aussi, un de ces magnifiques galets…comme toujours beaucoup de partage et d’émotion..

  • Répondre NG 20 janvier 2017 à 19 h 01 min

    j’aime beaucoup cette idée !

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