Nous avions envie de confiture de mûres…
Deux solutions :
- foncer au magasin du coin acheter un bon petit pot de confiture toute prête, ouvrir le pot et se régaler…
- foncer au bord de nos jolies routes bordées de garrigue, s’égratigner les jambes et les pieds, se piquer les mains, accrocher nos vêtements aux ronciers, ramasser péniblement quelques poignées de mures confiées ensuite à un sac plastique percé, rentrer à la maison avec notre maigre récolte, préparer les ingrédients, faire cuire fruits et sucre etc…etc…
Alors nous avons choisi…LA SECONDE !!
Et oui, un peu maso sur les bords, mon homme et moi-même partons en quête de quelques ronciers avec la petite dernière sur nos talons, du haut de ses 4 ans… Nous arborons fièrement une tenue parfaite pour ce genre de cueillette : bermuda et tea-shirt pour monsieur, pantacourt et débardeur pour moi (oublions de citer les tongues, on risquerait de se moquer…)
Nous voici donc à proximité d’un joli roncier, la pitchounette râlant et pestant contre les herbes qui lui chatouillent les jambes, et nous commençons la cueillette avec une certaine conscience tout à coup que l’équipement laisse largement à désirer…
Je me retrouve en effet rapidement confrontée à l’ effet « forêt enchantée », les tiges de roncier ne souhaitant définitivement pas se séparer de moi. Pour être par ailleurs sures de ne pas me laisser échapper, elles envoient leurs émissaires sur mes chevilles, s’accroche à mes cheveux, se cramponnent à mon débardeur, et j’entends monsieur crier à côté que ça n’est pas terrible pour lui non plus.
La petite s’évertue à nous rappeler qu’elle ne comprends pas ce que nous faisons dans un fossé à nous faire griffer jambes et bras pour quelques petits fruits presque trop mûrs…mais nous persistons, persuadés que notre confiture maison aura un vrai petit goût d’authenticité …
Bon, nous avons rencontré au cours de nos pérégrinations une bestiole fort sympathique qui a du restée pétrifiée par le hurlement que j’ai poussé en la voyant. Même si avions la panoplie complète du cueilleur de mûres, nous avions oublié son accessoire indispensable, l’appareil photo, afin d’immortaliser la chose !
Je ne résiste cependant pas au plaisir de vous laisser un petit lien qui vous présentera la bestiole, certes ravissante, mais de très très très loin….
Craignant que quelques copines de la charmante ne trainent dans le coin, nous avons rebroussé chemin avec beaucoup de précautions, la petite cueillant quelques escargots assoupis sur des branches d’anis sauvage…et nous avons tout de même réussi à récolter un petit kilo de mûres…

Reste à patienter encore un peu pour déguster notre confiture maison…
…Mais elle aura le goût de l’aventure !!
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |





























Précisons que la "bestiole" en question, avec son corps de la taille d’un pouce, et l’envergure de ses pattes, couvre l’ensemble d’une main, ce qui fait d’elle la plus grosse araignée que nous ayons jamais vue près de chez nous! Donc, l’année prochaine, les mûres, ce sera avec un bazooka, on ne sait jamais…
Commentaire par Spiderman — 3 septembre 2007 @ 7 h 38 min