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Tarte aux pommes sur compote maison…

Par nat, jeu 27 oct 2011 à 18:10 :: Du côté du sucré..., Non classé — Mots-clefs :, , ,


Toute la maison embaumait la pomme cet après-midi… Une pleine cagette de jolies Golden et pourtant, aucun gourmand pour les croquer…

Je me suis donc attelée courageusement à un atelier épluchures et me suis lancée dans de la compote de pommes, légèrement parfumée à la cannelle.

Parce que c’est plus réconfortant, plus gourmand, c’est vrai, quand le temps est à la pluie et qu’il commence à faire froid…

La compote, je la fais un peu au feeling. Dès fois légèrement sucrée, d’autre fois vanillée, souvent parfumée à la cannelle ou au quatre épices.

Très simplement, voici quelques proportions :

- 500 gr de pommes Golden

- 50 gr de sucre

- 1 verre d’eau

Coupez vos pommes épluchées en quartiers, retirer le coeur et les pépins et recoupez en tranches fines chacun des morceaux. Déposez les dans une casserole à fond épais, ajoutez le sucre et l’eau et laissez compoter sur feu doux, à couvert, une bonne demie heure. Les pommes doivent pouvoir s’écraser simplement à la fourchette.

Passez ensuite au robot pour une texture fine et réserver au frais.

Pour les amateurs, cette compote se déguste à la cuillère, et pour les plus gourmands, elle s’utilise aussi sur un fond de tarte et agrémentent ainsi la tarte aux pommes d’une saveur toute particulière.

Gourmande, sucrée, cette tarte aux pommes m’a semblé divine…

Pour la pâte :

1 oeuf

130 gr de sucre

100 gr de beurre mou

1 pincée de sel

250 gr de farine.

Commencez par mélangez au fouet à main ou au robot, l’oeuf et le sucre. Ajoutez le beurre et fouettez le temps de rendre le tout bien homogène.

Ajoutez une pincée de sel et la farine et terminez le pétrissage à l’aide d’une corne à pâtisserie ou d’une spatule. La pâte doit être souple, bien homogène et ne doit pas coller au doigts. Ajoutez un peu de farine si c’est le cas (un peu d’eau si au contraire la pâte vous semble trop épaisse…)

Rassemblez en boule et réservez au frais.

Étalez ensuite cette pâte finement sur un plan de travail fariné et disposez la dans un moule légèrement beurré. Piquez le fond de tarte à l’aide d’une fourchette et étalez une couche de compote froide, le plus régulièrement possible, sur une épaisseur de 5 mm environ.

Coupez des lamelles de pommes, pas trop fines et disposez les dans votre moule, sur la compote, en cercle pour un plat rond, en quinconce pour un moule rectangulaire. Faites selon vos préférences…

Saupoudrez  d’un peu de sucre mélangé avec de la cannelle et glissez à four préchauffé à 180 °C durant 20 minutes environ. Surveillez la cuisson. La pâte doit être bien dorée mais contrôlez la cuisson de vos pommes !



Et pour une version différente, disposez la pâte sucrée dans de petits moules individuels légèrement beurrés ou dans des cercles à pâtisseries. Procédez de même manière pour la compote mais taillez la chair de vos pommes avec un rasoir  légumes.

Très modestement inspirée d’une  réalisation de Alain Passard (tarte aux pommes « Bouquet de roses » absolument magnifique) la découpe de bandelettes de pommes régulières et roulées sur elles-mêmes permet de donner à ces petites individuelles un côté raffiné. Saupoudrées en fin de cuisson d’un voile de sucre glace, c’est vraiment très joli.

A essayer ! :-)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Brioche aux pralines roses…

Par nat, ven 07 oct 2011 à 17:10 :: Du côté du sucré..., Non classé — Mots-clefs :,

Je me suis rarement lancée dans la confection de brioches. Sans doute parce que, sans machine à pain, la durée de levée de cette délicieuse gourmandise, la consistance particulière de la pâte m’ont souvent freinée dans mon élan…

Et puis je suis tombée sur un petit livre qui m’a semblé bien fait, plein de jolies recettes très appétissantes, et comme toujours dans ce cas, je me suis positionnée en Candide dans ma cuisine, Candide qui n’a jamais fait de brioche, et qui va donc suivre, à la lettre, les conseils de l’ouvrage en question.

Amatrice de pain et habituée aux proportions farine/levure, les quantités annoncées m’ont semblé étranges… Autant de levure fraiche pour si peu de farine… Hummm…. Bon….  Et si peu de sucre ?….Bon……

Ma pâte me semblait plutôt souple, bien homogène, pas trop collante bien que très humide, et j’ai laissé tourner mon robot durant de longues minutes, attendant le moment ou l’ensemble se détacherait quelque peu des parois du bol tel qu’annoncé dans la recette.  Hummm… ça se détache un jour des parois du bol ?…. Non parce que là, tel que c’est parti, ça ne peut pas se détacher….  Impossible.

Ok…. Suivons la recette, tranquillement, au pas à pas près. On te dit que ça va se détacher tout seul, attend que ça se détache tout seul….

Je vous avoue qu’au bout de 20 minutes de crochet qui tourne à vitesse moyenne, certes, mais qui me casse les oreilles depuis un petit moment, JE détache moi-même la pâte des parois du bol à l’aide d’une corne, et je rajoute un peu de farine parce que ça colle beaucoup trop aux doigts tout ça !

Sur la photo du livre, la pâte est belle, souple, elle ressemble à ma pâte à pain. Là, j’ai plutôt une « pâte à choux  » ratée que je ne vais pas tenter de rattraper au feeling.  Je suis, pour quelques heures,  le Candide de la brioche dans ma cuisine et je veux donc savoir si je peux causer du bouquin en question ici ou pas ! Donc, je poursuis….

Je rassemble ma pâte, je la dépose au creux d’un saladier pour une petite demi heure  d’attente, et hop ! Frigo…

(Pendant ce temps test de la machine a pâtes qui vient d’arriver par la poste et que la pâte elle fait un peu comme la brioche c’est à dire pas du tout comme prévu  mais qu’est ce qui m’a pris de me lancer dans les tests cet après-midi  je me le demande…)

Je reprends ma pâte toute fraiche quelques heures plus tard, je forme mes petites boules de pâte, je place délicatement au fond d’un moule beurré et je laisse à nouveau reposer, cette fois  à température ambiante, histoire de voir « pousser » ma brioche avant de la lancer en cuisson…

Ben… ça lève pas… Le temps passe… et rien ne se passe… Ça doit doubler de volume pourtant, ce truc, là….

Bon… Keskejémalfé ?…. je relis mon bouquin, studieusement, je récapitule, je regarde la date d’expiration de ma levure fraiche, je jette un œil sur mes deux moules qui n’en peuvent plus de me sentir dans l’attente insoutenable que quelque chose se passe et je sens la contrariété m’envahir peu à peu… Je ne comprends pas…

Après 3 heures d’attente, je glisse tout de même au four les deux moules où ma pâte à brioche a imperceptiblement levée et j’attends le résultat durant une trentaine de minutes.

C’est bien ce que je craignais, ça n’a pas gonflé bien plus, c’est plutôt raté. Pourtant ça sent bon.

En terme de saveur, c’est pas terrible… Trop salé (j’ai pesé le sel au gramme près comme indiqué dans la recette), le gout de la levure est trop présent à mon goût et la brioche n’est carrément pas sucrée…

Bref… Pas contente, je suis, de mes brioches. Et fâchée, je suis, de ne pas pouvoir vous dire « Achetez ce bouquin, il est TipTop pour réussir les brioches… »

(Messieurs, Mesdames qui nous offrez de jolis livres de cuisine ornés de divines photographies, et qui confiez sans doute les proportions des recettes à vos rédacteurs, pourriez-vous prendre quelques Candide en cuisine pour tester ces recettes… avant que le livre ne sorte ?… Quand elles ont été testées, pas de doute, elles « fonctionnent » très bien ! Même pour un Candide ! Du moins c’est mon point de vue… A moins que… je sois tout simplement  nulle en brioche… ce qui, somme toute, est tout à fait possible !)

Comme je suis plutôt du genre à détester que les choses se passent ainsi, j’ai repris quelques uns de mes livres causant de petits pains au lait, de royaumes, de kouglof…  ET…. de brioches.

Et j’ai choisi, pour m’accompagner, de reprendre les bases annoncés dans mon Larousse « Comme un Chef » : de la farine, des œufs, du sucre, du beurre,  de la levure fraiche bien sûr et une touche de sel.

Sauf qu’échaudée par ma précédente expérience et forte des quelques lectures de rappel que je venais de faire au sujet de la pâte à brioche, je me suis un tout petit peu éloignée de la recette de base…

Bon, le résultat n’est pas si mal !

Pour 2 moules à cake d’environ 22 cm sur 8, donc pour 2 grandes brioches. Vu le travail et l’attente, tant qu’à vous lancer, voyez les choses en grand ! ;-) :

- 500 gr de farine T55

- 6 œufs sortant du frigo

- 300 gr de beurre à température ambiante

- Un demi verre à moutarde de lait tiédi

- 10 gr de levure de boulangerie fraiche

- 1 pincée de sel

- 60 gr de sucre

- Des pralines roses concassées.

Dans le bol d’un robot, (parce qu’à la main, sincèrement, c’est assez long… A tenter si vous avez du temps !) mettre la farine, la levure d’un côté, le sel d’un autre, et le sucre également d’un autre. Sel et sucre nuisent en effet à la levure s’ils entrent en contact directement avec elle dans un premier temps. Mélanger l’ensemble à petite vitesse et ajouter les 6 œufs battus. Vous devez obtenir une pâte bien homogène, mais collante, un peu comme la pâte à choux lorsqu’on ajoute trop d’œufs… Ajoutez un peu de lait tiédi  si la pâte vous semble trop épaisse.

La pâte à brioche ne doit pas monter en température et le fait de la mélanger au robot longtemps influe forcément sur cette température, d’où l’importance des œufs sortant du réfrigérateur. Ils vont permettre de gagner un peu de temps.

Ne mélangez pas cette base à grande vitesse, homogénéisez l’ensemble à vitesse moyenne, vous devez voir cette pâte élastique prendre forme peu à peu. Après 10 minutes environ, toujours dans le bol du robot, ajoutez le beurre coupé en morceaux, petit à petit, et laissez à nouveau pétrir durant 10 minutes supplémentaires.

A ce stade, détacher votre pâte de la paroi du bol et touchez là. Elle doit être très souple, humide mais moins collante. Vous devez pouvoir la manipuler sans qu’elle adhère à vos doigts. Si c’est le cas, ramassez là en boule et déposez la dans un saladier. Couvrez d’un film alimentaire.

Si elle vous semble trop collante, rajoutez peu à peu de la farine tamisée et roulez la pâte sûr elle-même à l’aide d’une corne, délicatement, pour que la farine s’incorpore en douceur.

Vous pouvez mettre votre saladier au frais pour 4 à 6 heures, ou une nuit. Ce repos favorise une concentration de parfum dans votre pâte, mais si vous êtes comme moi, très impatient, laissez là dans le four éteint, porte fermé, durant 1 heure 30 environ. La pâte doit avoir gonflé, pas forcément du double dans un premier temps.

Après cette première levée, débarrassez la pâte sur un plan de travail légèrement fariné pour ne pas l’assécher. Reformer la pâte en un pâton que vous allez devoir découper en 8 morceaux de même poids (180 gr chacun pour ma part, 4 par moule). Formez de jolies boules avec chacun des morceaux pesés et déposez les, serrés les uns contre les autres dans deux moules à cake beurrés. Les 4 boules de pâte doivent occuper tout le fond du moule. Filmez à nouveau et laissez reposez dans votre four éteint deux heures environ, le temps que la pâte ait cette fois bien gonflée.

Voici le résultat obtenu.

Badigeonnez ensuite le dessus de vos brioches avec de l’œuf battu, en procédant délicatement. Évitez notamment de faire couler de l’oeuf sur les parois de votre moule, cela nuit toujours à la bonne levée des pâtes. Faites une incision sur le dessus de chaque boule à l’aide d’une paire de ciseau.

Concassez grossièrement une poignée de pralines roses et saupoudrez les sur le dessus de vos brioches. Enfournez ensuite dans un four préchauffé à 180 °C (Th 6) en convection naturelle durant 10 bonnes minutes. Baissez ensuite le four à 160 °C durant 10 minutes supplémentaires.

Surveillez la cuisson, les brioches ne doivent pas trop colorer.

En sortie de four, laissez les refroidir dans leur moule avant de les démouler et de les déguster.

Elles se conserveront peu de temps, 24 heures au mieux et auront besoin d’être réchauffées au four ou au grille-pain le lendemain. Enveloppez les dans un film alimentaire pour éviter qu’elles ne se dessèchent.

Et puis natures, sans rien dessus, on peut les déguster comme on le souhaite, avec de la confiture, des fruits, du fromage blanc, du miel, ou du chocolat….

Miam !

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Les pralines d’Estelle (ou chouchous).

Tout pousse ! Et le gingembre aussi !…

Par nat, sam 01 oct 2011 à 00:10 :: Humeurs, Non classé — Mots-clefs :, ,

J’ai des tas de petites enveloppes dans mes tiroirs, avec des graines de ceci et des graines de cela. Le problème, c’est que j’oublie souvent de quelles graines il s’agit. Je ramasse chez des amis, j’emporte du bord des routes, je récupère ce qui dégringole, bref, toutes graines issues d’une plante qui me plait peut potentiellement se retrouver au fond de ma poche, bien protégée dans un carré de papier.

Parfois ça pousse et ça donne des résultats étonnants. Parfois rien ne vient jamais pointer le bout de son nez. Et puis parfois, sans que je m’y attende, voilà qu’un pied de Physalis spontané vient s’installer sur ma terrasse, tout droit venu du compost, que les ipomées n’en peuvent plus de squatter le jardin à la recherche de tout ce qui peut les aider à grimper et que les belles de nuit se plaisent à devenir envahissantes. Bref tout pousse…

Et puis récemment, j’ai acheté une racine de gingembre que j’ai oublié quelques temps dans mon compotier. Habituellement, la racine a tendance a flétrir et je dois l’utiliser rapidement sans quoi elle perd vraiment de son intérêt. Mais, loin de se rider, celle-ci a commencé à laisser poindre une pousse verte, et je n’ai pas résisté à la tentation de la mettre en terre. Ce n’est pas une graine, mais c’est tout comme !

Au pied d’un érable Japonais, une pousse… Les feuilles sont jolies et sentent bon…

Une racine de gingembre achetée en magasin bio, oubliée dans un compotier et plantée en pot. La voilà qui se trouve bien, et qui m’offre quelques feuilles parfumées, et de nouvelles pousses…

Après quelques recherches sur le net, j’apprends que les nouvelles racines seront à récolter entre 6 et 8 mois, si je parviens à trouver une solution pour l’hiver. Pour le moment, mon petit pied de gingembre se prélasse au doux  soleil de septembre, plein d’une énergie évidente, et je ne suis pas sure que l’installer à l’intérieur lui plaise… Nous verrons… En attendant, je souhaitais partager avec vous cette plantation particulière…

Si au détour d’un rayon de fruits et légumes exotiques, vous croisez une jolie petite pousse de gingembre, sachez qu’elle peut réserver quelques surprises ! :-)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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