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Rillettes de sardines, dés de petits légumes, et piment d’Espelette…

Par nat, lun 25 avr 2011 à 19:04 :: Entrées — Mots-clefs :, , , , ,

En septembre dernier, j’avais récolté une petite production d’un pied de piment d’Espelette qui s’était fort bien adapté à notre terrasse et à nos bons soins. Jolis piments bien rouges, qui ont pris le temps de sécher au soleil, puis dans la cuisine, suspendus à une cordelette durant tout l’hiver.

Il y a quelques jours, l’envie m’a pris de réduire en poudre ces piments et j’ai ainsi ‘presque’ bouclé le cycle de ma petite production…

Les piments séchés bien essuyés pour les débarrasser de toute poussière, je les ai tranché de manière à examiner leur intérieur : un rouge bien sombre, aucune trace de moisissure, une peau et une chair parfaite.

J’ai mixé la chair des piments sans chercher à les débarrasser totalement de leurs graines et je vais à présent conserver ce précieux mélange pour mes préparations de l’été.

L’aventure n’est pas terminée je l’espère…

J’ai précieusement conservé un petit pot de graines de piment que j’avais utilisé frais l’an dernier, et je les ai laissé sécher au-dessus d’un radiateur, durant tout l’hiver.  Après les plantations habituelles de mon petit potager (tomates variées, poivrons, aubergines, concombres…) j’ai pensé à mes graines de piment et je les ai semé dans de petits pots de tourbe, en mini-serre.

Et…

… Ça pousse !

Ces tous jeunes plans m’offriront ils le plaisir d’une nouvelle récolte ?… Je les bichonne dans ce but !

Pour en revenir à ma poudre de piments, j’ai commencé à l’utiliser dès aujourd’hui pour des rillettes de sardines maison et un petit mélange de dés de légumes et de mascarpone composant une entrée toute simple mais tout en fraicheur.

Ces rillettes de sardines sont parfaites pour l’apéritif  et sont prêtes en deux temps trois mouvements.

Écrasez grossièrement le contenu d’une boite de sardines à l’huile (débarrassées de l’huile…) et ajoutez deux cuillères à soupe de fromage frais type St Môret. Une pointe de piment d’Espelette, le jus d’un demi citron jaune et on mélange le tout. Salez légèrement, goûtez et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire.

Servis ici sur de fines tranches de pain au levain grillé ! Super bon ! Et si vous voulez éviter le pain, tartinez de jolies feuilles d’endives avec les rillettes.

Ces tartines accompagnaient une entrée composée d’un pressé de petits légumes de saison, très simple à faire également : petits dés de carottes, radis, petits bouquets de chou fleur, dés d’avocat, échalotes.

Ajoutez deux cuillerées à soupe de mascarpone aux légumes, salez.

Ajoutez une pointe de piment d’Espelette,  le jus d’un demi citron jaune, quelques feuilles de basilic et de menthe fraiche ciselées et gardez au frais.

Au moment de servir, utiliser de petits cercles de présentation pour que ce soit plus joli et saupoudrez les pressés de petits légumes de graines en mélange (courge, pignons, tournesol ) rapidement passées à la poêle pour renforcer leur saveur.

Ajoutez une petite tartine de rillettes de sardine et une jolie feuille d’endive garnie de même façon.

Et dégustez ! :-)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Du pain !…

Par nat, sam 16 avr 2011 à 22:04 :: Non classé, Pains au levain — Mots-clefs :, , ,

Chaque jour durant 3 mois et demi, en ouvrant la porte de mon frigo, j’ai jeté un regard désolé sur le gros saladier en verre dépoli qui abritait mon levain.

Chaque jour je me suis demandé si les quelques soupçons d’énergie qui m’habitaient pouvaient me permettre de lui redonner vie.

Chaque jour, j’y ai renoncé, la douleur terrassant ma conviction à la combattre sur son propre terrain…

Aujourd’hui, l’énergie refaisant surface sur de nouveaux accords, il était impératif que la cuisine embaume le pain chaud, le miel, les graines de cumin légèrement grillées…

J’ai commencé en douceur pas un joli panier de pains blancs…

Farine T55, levure fraiche, sel, eau tiède en abondance et pétrissage soigné. Votre pâte ne doit JAMAIS ressembler à une pâte à gâteau !  Souple, très humide, elle doit laisser la levure s’exprimer et une pâte trop dense le lui interdira ! D’où un pain dur comme un caillou à la sortie du four.

Une jolie pâte à pain, prête pour le pointage, c’est un peu la douceur et la rondeur d’une jolie  joue rebondie !

Pas de pains blanc sans baguette, de celle que l’on dégustera encore un peu tiède, lorsque la croute est croquante, avec un bon morceau de camembert,  de bonnes rillettes maison ou un peu de beurre demi sel, juste pour le plaisir…

Rassurée par ce beau résultat, sans trop de fatigue, j’ai osé jeter un oeil à mon levain oublié (pour la seconde fois) et cette fois beaucoup plus longtemps que la première. Pas d’odeur… Pas désagréable en tout cas.

Sur le dessus, une croûte épaisse, dans les tons bruns. Dessous, une masse blanc cassé, assez compacte, mais encore en vie… Après quelques heures à température ambiante, j’ai prélevé 200 gr de cette matière et l’ai mélangé à de la farine de seigle, du miel et de l’eau tiède.

Au four à 30 ° durant quelques heures, et réveil lent mais sûr…

Le lendemain, re-prélèvement de 200 gr de matière, puis ajout de farine T55 et d’eau tiède. Réveil en beauté…

30 minutes de préparation et de pétrissage au robot (car je n’ai pas encore la force de travailler la pâte à la main…) puis une levée d’une douzaine d’heure au frigo…

Voilà… Prêt à être enfourné, et toujours aussi parfumé…

Je fais du pain depuis près de 6 ans maintenant, et je peux dire en toute sincérité que chaque fois, l’intensité d’un pain au levain sortant du four est magique. Parce que le pain n’est jamais le même, qu’il n’a jamais la même forme, qu’il « s’ouvre » de manière différente, qu’il prend une couleur caramel qui craque et « chante » en refroidissant…

Grillé au petit déjeuner, il est sublime…

Je reste émue que trois longs mois n’ai pas eu raison de ce symbole de vie et de partage. J’aime à y voir de jolies promesses…


Un atelier pains vous tente ? N’hésitez pas ! Les dates proposées figurent dans la catégorie « planning » de l’atelier.

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Risotto et asperges vertes…

Par nat, mer 13 avr 2011 à 20:04 :: Légumes et plats, Non classé — Mots-clefs :,

Du vert dans l’assiette et du croquant dans la poêle ! Asperges  juste tranchées à la mandoline, finement, avec une pointe d’ail…

Et dessous, un risotto crémeux avec un petit bouillon de poule précieusement congelé pendant ma période « pitbull »

Je me réconcilie avec ma cuisine… j’y reviens avec bonheur, presque surprise de pouvoir m’y attarder à présent…

Et les journées sont cette fois trop courtes pour aller au terme de mes rêveries …

J’éprouve à nouveau de la difficulté à écrire, à évoquer ici ce qui danse la gigue en délire du chapelier fou dans ma tête…

Alors avant de revenir plus régulièrement, avec calme et retenue, voici en toute  simplicité -parce que c’est tellement bon-  la recette de ce petit plat :

Pour 4 personnes et pour le risotto :

- 180 gr de riz Arborio (ou de riz pour risotto)

- 1 oignon

- 10 cl de vin blanc

- du bouillon de poule (environ 3 fois le volume de riz)

- 1 gousse d’ail

- huile d’olive

- Sel et poivre

- Parmesan

Dans une sauteuse, faire suer l’oignon ciselé dans un filet d’huile d’olive, sans le laisser colorer.

Ajouter le riz et bien mélanger l’ensemble sur feu doux pour enrober les grains de matière grasse. Ils doivent devenir nacrés.

Ajoutez le vin blanc, et laissez réduire à feu doux.

Pendant ce temps, faites chauffer le bouillon et ajoutez le, louche par louche au riz, à hauteur, en mélangeant sans cesse. Dès qu’il n’y a plus de liquide, ajoutez du bouillon, mélangez doucement et comptez une vingtaine de minutes environs pour que le riz soit prêt.

Goûtez le et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire. Prolongez ou pas légèrement la cuisson en fonction de votre préférence. Enfin, ajoutez quelques copeaux de parmesan et mélangez.

Parallèlement, rincez soigneusement les asperges, coupez la partie fibreuse du pied et tranchez les finement à la mandoline.

Dans une poêle et dans un filet d’huile, ajoutez une gousse d’ail écrasée et faire revenir rapidement les asperges. Salez à la fleur de sel et poivrez.

Déposez le risotto dès qu’il est prêt au creux de bol de service et disposez les lamelles d’asperges sur le dessus.

Dégustez aussitôt.



© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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