J’aime bien mélanger les légumes dans les salades, donner de la couleur et du croquant, et je suis tombée amoureuse d’une recette proposée en vidéo sur le site « Cuisinez en ligne », une « bouquetière de légumes printaniers et quinoa » par Nicolas Isnard.
Une valse de mille et un petits légumes, crus et cuits, colorés, croquants, disposés sur un lit de quinoa pilaf, une présentation originale aux accents baroques et une envie irrésistible de gouter à tout celà…
En regardant œuvrer Nicolas Isnard, tournant mini carottes et artichauts poivrades, jouant des contrastes « cru » et « cuit », tranchant de belles asperges vertes à la mandoline japonaise, j’ai pensé à ces dernières que je n’avais jamais préparé autrement qu’à la vapeur et j’ai eu envie de les goûter comme je venais de le voir, presque crues, à peine poêlées dans un filet d’huile d’olive.

Je les ai trouvé délicieuses, croquantes, avec une saveur beaucoup plus marquée que d’habitude et j’aurais pu les manger toutes ainsi, avec une pointe de fleur de sel, si je n’avais pas eu envie de les associer avec des fraises achetées à l’un de nos petits producteurs locaux.
Très simple – comme beaucoup de petites recettes sans prétention proposées sur ces pages- voici donc une idée de salade de légumes verts de saison accompagnés de morceaux de fraises pour titiller les papilles !

Selon les gouts et les préférences de chacun, mettez dans votre salade ce que vous aimez.
Pour ma part, j’ai tranché un demi concombre en rondelles, ajouté les asperges coupées par la moitié et simplement poêlées comme écrit ci-dessus, parsemé ça et la de petites tranches de fraises et ajouté des pluches de coriandre fraiche du jardin.
Pour assaisonner l’ensemble, une petite vinaigrette composée d’huile d’olive, de citron vert et d’une cuil à café de miel.
Un peu de fleur de sel sur l’ensemble, une jolie tranche de pain au levain pour accompagner le tout et c’est super bon !

| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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Le mois de mai annonce habituellement les couleurs et la douceur du Sud, le soleil est au rendez-vous, la chaleur s’insinue doucement au jardin et nous projette, les week-end, dans une atmosphère estivale qui sent bon les vacances et nous fait détester les lundis…
Ça, c’est ce qui se passe en principe chaque année à la même époque. Sauf que ces jours-ci, le sud fait franchement la gueule, et ce depuis plusieurs semaines.
Il pleut. Il pleut presque tous les jours. Et tout le monde tourne en rond…

Le jardin, c’est une source de paix, et chaque année, à la même époque, je passe des heures les mains dans le feuillages des plantes et des arbustes et les doigts dans la terre : je bouture, je rempote, je taille, j’inspecte, je cause avec mes plantations comme si j’avais un peu perdu la boule, je m’extasie devant les départs de bourgeons de celles que je croyais perdues. Tout ça bien sûr au soleil, sous la douce chaleur de l’été qui s’annonce. Enfin…d’habitude…
Car ces temps-ci, je cause toujours à mes plantes, mais sous la pluie, et j’ai les doigts dans la boue… Est-ce à dire que rien ne m’arrête ? Presque rien, et l’objectif de l’appareil me suit sous les gouttes, observant d’un regard humide ce qui pousse et se porte à merveille…

Car ça pousse au potager, me rappelant sans cesse qu’il y a des saisons et que beaucoup de légumes ne devraient pas encore être sur les étals des grands magasins…
Plantés il y a quelques semaines à peine, puisque le 8 mars, nous étions encore sous la neige, les poivrons sont en fleurs…
Retenue par un petit muret de pierre sèche, la terre est enrichie d’un compost maison et les légumes se passent de tout traitement. Rien pour les chenilles ou les escargots. Rien pour les insectes et les maladies. Ca pousse, tranquillement, sous la pluie….

Une future aubergine pointe le bout de son nez sous le regard admiratif de Clémence qui n’en revient pas. Comment ce légume noir et oblong peut-il être au départ si petit et si éloigné de ce que nous consommerons bientôt… Excellente approche pour enfants que ces quelques plantations gourmandes qui éveillent leur curiosité et leur fait prendre conscience du rythme des saisons. Tout ne pousse pas en même temps, le temps est précieux, la patience de rigueur et les soins indispensables.

Ca pousse aussi du côté des courgettes et des différents pieds de tomates que nous avons planté et j’espère que l’ensemble sera aussi productif que l’an passé… Les récoltes ponctuelles de ces légumes variés, même s’il s’agit d’une production fort humble nous donne des tas d’occasions de chambouler un peu les salades tristounettes ou de poêler tout cela dans un filet d’huile d’olive avec quelques gousses d’ail et une petite branche de thym frais. Des parfums et des saveurs simples, mais qui nous laissent justement de ces sensations gustatives qui ne s’oublient pas…
Il pleut, ça pousse au jardin, et ça pousse aussi dans la maison…

Une patate douce qu’on ne mangera pas …
J’attends juste avec impatience que ses branches la transforme en drôle de plante décorative en attendant de prélever une bouture avec un talon de tubercule pour la repiquer au jardin. Elle devrait se plaire au soleil…

Notre germoir toujours aussi efficace nous offre quand à lui une forêt de jeunes pousses de soja que j’utilise pour les salades. Fraiches et croquantes , les jeunes pousses de graines germées sont très décoratives et offrent des saveurs différentes et parfois très corsées. De quoi titiller les papilles…
Enfin… il pleut, et ça pousse aussi dans la cuisine…

Le levain est à point, bien réactif et très aéré. Presque deux kilos de matière qui devraient me permettre de réaliser 4 pains dans un premier temps, et de conserver le reste pour un prochain rafraichi.
400 gr de levain, 800 grammes de farine T65, 20 grammes de sel et 600 ml d’eau tiède environ pour deux jolis pains au levain à la saveur légèrement acide. Après une dizaine d’heures de pousse, le plaisir d’enfourner les pâtons, de regarder la magie opérer au four, la croute se former, les parfums de pain chaud envahir la cuisine…

Il pleut…
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
Ce n’est pas encore la saison des poivrons… Certes…
Pourtant, et sans culpabilité aucune, ces derniers ont été bienvenus à notre table, samedi soir, après la galère du 1er mai !
Nous n’avons pas fait les difficiles, ils sont tombés à pic, et il vous suffira de garder cette recette au chaud pour les beaux jours. La frita n’en sera bien sur que meilleure !
Proche de la pipérade du Pays Basque ou la chakchouka du Maghreb, la frita trouve d’autres racines dans la cuisine française méridionale et espagnole : avec de l’oignon ou surtout sans, avec de l’ail ou sans ail, avec des tomates fraiches ou du coulis, chacun la réalise selon la tradition familiale.
Pour ma part, je ne suis jamais parvenue à la réussir comme ma mère qui nous proposait la frita toute fraiche, à tartiner simplement sur du pain. C’était un délice, et j’aurais volontiers renoncé à toutes les pâtisseries du monde pour une tartine de frita…
Les parfums de l’enfance ont ceci de particulier qu’ils nous laissent en mémoire des couleurs, des saveurs, des ambiances particulières, comme autant de tatouages affectifs qui prédisposent en général nos préférences d’adultes, nos goûts en matière de cuisine, notre appétence pour tel ou tel plat.
Pour en revenir à ce chaud ou froid de frita, c’est l’accompagnement de petites boulettes de viande au caractère typiquement méditerranéen qui me l’a inspirée. A servir ensuite suivant les préférences et selon l’esprit de la journée, ensoleillée ou fraiche, tout chaud ou bien frais…

La recette pour 6 :
…et pour la frita :
4 poivrons rouges
2 poivrons verts
1 oignon blanc
2 gousses d’ail
Deux boites de tomates concassées
1 cuil à soupe de sucre
Sel et poivre
…pour le quinoa :
200 gr de quinoa
2 petites échalottes
Un morceau de beurre
Laver soigneusement les poivrons et disposez les sur la grille de votre four. Disposez un plat de protection ou une lèchefrite sous cette grille afin d’éviter de salir votre four..
Placez le en position grill et laisser colorer les poivrons en les retournant sur toutes leurs faces de temps en temps. La peau doit se boursoufler mais ne doit pas noircir. Elle deviendrait alors trop difficile à retirer et donnerait de l’amertume aux légumes.

Une fois cuits, débarrassez les poivrons dans un sac en plastique et enfermez les soigneusement. La vapeur ainsi dégagée va aider la peau à finir de se décoller et elle se retirera alors très simplement.
Au bout d’une demie heure, pelez vos poivrons, coupez les en lamelles et réservez les.
Dans une poêle versez un filet d’huile d’olive et faites y revenir l’oignon blanc ciselé et les gousses d’ail hachées quelques instants, sans coloration. Ajouter ensuite les tomates concassées et laissez réduire sur feu moyen. Ajouter le sucre, salez et poivrer légèrement.
Au bout de dix minutes de cuisson ajouter les lamelles de poivrons, mélanger et laissez à nouveau réduire 10 minutes supplémentaires. Goûter, et rectifier l’assaisonnement si nécessaire. La frita doit avoir une saveur douce, sans acidité. Couvrez la poêle et laisser reposer.
Faire chauffer une grande quantité d’eau salée dans une casserole et verser le quinoa. Laisser cuire 15 minutes puis égoutter soigneusement.
Dans une poêle, faire fondre un morceau de beurre (25 gr environ) et faites y revenir les échalotes ciselées. Ajouter ensuite le quinoa bien égoutté et mélanger quelques instant sur feu vif. Salez et poivrer simplement.
Débarrassez ensuite dans un plat et réservez.
Disposez tout d’abord le quinoa à l’intérieur d’un cercle de 8 cm de diamètre de 4 cm de hauteur environ placé au centre de vos assiettes de service, sur une hauteur d’environ 2 cm, puis poursuivez avec la frita, sur une même hauteur. Démoulez ensuite délicatement et décorer selon vos préférences…
Ce plat accompagne aussi bien les viandes grillées que poêlées, et se déguste chaud ou froid. Pour ma part, il a composé mon assiette unique du premier mai et s’est très bien harmonisé avec la mousse d’avocat à la coriandre et ses petites boulettes de viande …
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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Qui se lève un matin sans songer un seul instant que nous sommes un 1er mai ? Qui attends des invités le jour même et a promis de préparer un petit menu sympathique ? Qui aurait pu, la veille, courir tranquillement les magasins à la recherche des ingrédients nécessaires à son menu et s’est dit que cela pouvait attendre ?…
Qui enfin, a réalisé en errant comme une âme en peine dans un rayon de 10 kilomètres autour de sa maison, qu’aucun magasin n’allait ouvrir juste pour elle, et qu’un premier mai, tout le monde SE REPOSE !
Môaaaaaa…….
Pas grand chose dans le frigo, encore moins dans les placards…
Quelques marchands de fruits et légumes m’ont permis de sauver la face, et un petit kilo de viande de bœuf hachée réservée au départ pour préparer des hamburgers aux filles m’a retiré une très longue épine du pied !
Bon, on n’a pas eu que ça à manger. J’ai simplement laisser tomber le principe du menu, me suis attachée à réaliser un bon gâteau renversé à la pommes et au chocolat pour le dessert et me suis concentrée sur une assiette unique, pour le plat, avec légumes variés et une petite verrine à la mousse d’avocat et ses boulettes de viande à la coriandre (promis les filles, les hamburgers sont reportés à la semaine prochaine !)

Une petite verrine sympathique à proposer en apéritif et les boulettes de viande peuvent être proposées chaudes ou froides, ce qui peut autoriser une préparation à l’avance.
Avec ou sans syphon, la mousse d’avocat est également très simple à réaliser, légère, parfumée, à la saveur légèrement acide.
Pour une dizaine de verrines :
Et pour les boulettes…
250 gr de viande hachée pur boeuf
1 petite échalote ciselée
1 œuf entier
Quelques brins de coriandre fraiche
1 demie cuil à café de paprika
1 cuil à café de cumin
Une bonne pincée de sel
Un peu de poivre du moulin
Placer la viande hachée dans un bol et ajouter l’ensemble des ingrédients. Bien malaxer et former à la main des boulettes avec une cuillerée à soupe de préparation. Les réserver au frais dans une assiette filmée.

Pour la mousse d’avocat :
250 gr de chair d’avocat bien mur
20 cl de crème liquide légère
1 yaourt bulgare
1 petite gousse d’ail
Quelques brins de coriandre fraiche
Une bonne pincée de sel
Mixer finement la purée d’avocat avec la gousse d’ail écrasée, la coriandre et le yaourt. Salez, goûter et rectifier l’assaisonnement si nécessaire.
1ère possibilité : en syphon
Ajouter la crème liquide à la préparation mélanger et passer dans une passoire très fine de manière à ce que la buse du syphon ne se bouche pas. Fermez et placer une cartouche de gaz dans le syphon pour un appareil d’un demi litre, deux cartouches pour un appareil d’un litre. Bien secouer et placer au frais.
2eme possibilité : en poche avec douille ronde ou étoilée (de manière à verser la préparation proprement au cœur des verrines).
Toujours dans le robot, ajouter la crème liquide à la préparation précédente et fouettez jusqu’à ce que l’ensemble soit léger, onctueux, un peu comme une chantilly. Placer en poche et réserver au frais une heure minimum.
Si vous souhaitez servir les boulettes de viande chaudes, verser un filet d’huile d’olive dans une poêle, et les faire dorer en les retournant régulièrement de manière à ce qu’elles colorent sur toutes les faces. Déposer les ensuite sur du papier absorbant.
Si vous souhaitez les servir froides, faites les revenir de la même manière, déposer les également sur du papier absorbant, filmez et placez les au frais jusqu’au moment de servir.
Pocher la mousse d’avocat dans de petits verrines, et déposer sur le dessus une petite boulette de viande dans laquelle vous pouvez piquer une petite fourchette ou une mini brochette en bois.
Une petite feuille de menthe sur le dessus si vous le souhaitez, et dégustez !
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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