Un instant de surprise en coupant quelques citrons cueillis récemment au jardin…

« C’est pas un citron, ça maman. C’est une orange… »
Ma fille aurait pu avoir raison, si je ne connaissais pas très bien mon citronnier. Aucun doute ! Après 7 ans sans produire, il s’est réveillé l’an passé en nous offrant 3 jolis fruits à la couleur chaude, mais pas aussi prononcée que cette année. Là, vraiment incroyable ! Une chair très orangée, un parfum sucré, une saveur très légèrement acide. Un citronnier Meyer ? La peau n’est pourtant pas si fine, et il ne produit qu’au printemps… Etrange, mais j’aime l’idée d’avoir un arbre fruitier quelque peu étonnant, et qui, selon les années, offre des productions tout en surprise !
Je m’étais préparé à réaliser des citrons confits au sel, condiment que j’adore parce qu’il me rappelle mon enfance et que ma mère les préparait divinement et j’ai hésité quelques instants devant ces fruits curieux…. Je me suis tout de même lancée !

Les recettes sont nombreuses autour des citrons confits au sel.
J’ai choisi l’une d’elle dans l’un de mes livres de cuisine marocaine. Je ne l’ai encore jamais testée, ce sera donc la surprise…
Si elle est mauvaise, je reviendrais vous en parler. Si elle est réussie… Je reviendrais vous en parler également…
Revenons à nos oranges citrons…
Non traités, je les ai simplement rincés. Pas besoin de m’attaquer à les débarrasser des pesticides d’après récolte, ils sont bio !
Tranchés ensuite en quatre, sans aller jusqu’à séparer les quartiers, ils suffit de verser au coeur une bonne cuillérée à soupe de gros sel. Tenez chaque citron dans le creux de la main, ce sera plus facile, et vous ne mettrez pas de sel partout comme je l’ai fait !
Ébouillantez un bocal pouvant juste contenir l’ensemble des citrons, séchez le bien et déposez les fruits en les tassant autant que possible.
A ce stade, plusieurs techniques :
- laisser les citrons rendre leur jus et recouvrir l’ensemble des fruits
- Verser de l’eau bouillante et terminer par un filet d’huile
- Attendre quelques jours et ajouter de l’eau bouillante au jus de citron rendu par les fruits ou presser les fruits à l’aide d’une louche pour les aider à rendre davantage de jus.

J’ai choisi cette dernière option… et j’ai placé mon bocal au frigo. Je vais patienter quelques semaines, avant de goûter…
Je vous tiens au courant !
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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J’adore le gingembre et c’est une gourmandise pour moi lorsqu’il est confit ! Sucré, piquant, j’adore l’ajouter aux desserts, aux crèmes, aux coulis, aux gâteaux ! Une petite fantaisie qui ne plait pas à tout le monde, c’est vrai, mais j’assume !
L’avez vous gouté avec du chocolat ? Comme ça, croqué ? Un p’tit carré de chocolat et un petit morceau de gingembre confit, juste pour tester le mélange de saveurs, juste pour s’y frotter…

Si vous aimez, si cette harmonie douce, épicée et pimentée vous plait, tentez le mélange en réalisant ces petits cakes plutôt sages qui sauront calmer l’ardeur du gingembre…
La recette est toute simple, et vous pouvez opter pour une préparation en grand moule ou en petits contenants, selon votre préférence. Tout sera ensuite une affaire de cuisson, car ce genre de gâteau n’est pas bon lorsqu’il est sec… Mieux vaut le laisser refroidir dans son moule, avec une cuisson un peu juste que la prolonger et vous retrouver avec un ensemble peu intéressant en saveurs.
La recette pour un grand gâteau ou 6 petits cakes :
180 gr de farine
50 gr de poudre d’amandes
3 oeufs
150 gr de beurre
1 sachet de levure chimique
1 pincée de sel
80 gr de sucre
50 gr de noix concassées grossièrement et 50 gr de gingembre confit coupé en petits dés
100 gr de chocolat noir
150 gr de beurre
80 ml de lait

Faire fondre le chocolat haché au bain marie et lorsqu’il est bien fondu, bien lisse, ajoutez le beurre à température ambiante coupé en morceaux et mélangez de façon à ce que l’ensemble soit bien homogène.
Cassez les oeufs en séparant les blancs des jaunes. Réservez les blancs.
Fouettez les jaunes avec le sucre jusqu’à faire mousser le mélange. Ajouter la préparation à base de chocolat et de beurre.
Tamisez la farine et la levure. Ajoutez le sel, puis la poudre d’amandes. Incorporez ce mélange à la précédente, et ajoutez peu à peu le lait en mélangeant l’ensemble.
Battre les blanc en neige ferme et ajoutez leur deux cuillerées à soupe de la préparation au chocolat, de manière à assouplir la pâte. Ajoutez ensuite le reste du mélange, les noix et le gingembre confit.
Beurrez soigneusement un grand moule à cake ou plusieurs petits moules, versez y la pâte et glissez au four pour 20 minutes de cuisson (petits moules) ou 35 minutes (grand moule).
Attention, chaque four étant différent, testez la cuisson en glissant la lame d’un couteau au centre du gâteau. L’intérieur doit rester humide.
Laissez ensuite refroidir dans les moules et déguster avec une petite crème. Au gingembre bien sûr…
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Une vraie journée de printemps, douce et ensoleillée…
Se ressourcer au jardin… Un plaisir…
Après un hiver froid, de nombreuses gelées, quelques épisodes neigeux étonnants pour notre région assez peu habituée aux flocons, le jardin faisait triste mine… Beaucoup de plantes et d’arbustes n’ont pas résisté et c’est à regret que nous avons arraché la plupart de nos plantations du printemps derniers. Les jolis solanums bleus qui nous avaient offert une magnifique floraison durant l’été ne seront pas au rendez-vous et je viens de finir de tailler la plupart des plantes pour lesquelles j’ai un doute… Nous patienterons quelques semaines encore en guettant la naissance d’éventuels bourgeons avant de nous résigner à les remplacer…
Du haut de ses six ans et demi, Clémence nous accompagne bien volontiers au jardin. Ensemble, nous arrachons les mauvaises herbes, balayons les allées, arrosons le petit potager que nous avons remis en forme depuis peu : plans d’aubergines, de courgettes, de poivrons, semis de coriandre et de persil, et quelques pieds de tomates très différents (Andines cornues, coeur de boeuf, Marmande anciennes, Mirabelles blanches) que Clémence pourra ainsi découvrir.
Au soleil, dans le calme et la quiétude d’une journée sans obligations particulières, nous nous sommes détendus…
Quelques photophores en bois disposés au creux de larges pots en terre cuite, thym citron, sariette et ciboulette plantés tout près de petits murets en pierres sèches, fauteuils de jardins nettoyés et installés, garnis de nouveaux coussins aux couleurs Indiennes, une ambiance peu à peu redessinée, préparant ainsi la terrasse pour les beaux jours.
Tout près de la cuisine, deux citronniers qui ont été superbes l’an passé, et qui ont également souffert du gel cet hiver, malgré le voile d’hivernage. L’un d’entre eux n’est pas au mieux de sa forme, mais le plus vieux, sans doute plus résistant, nous a offert une dizaine de citrons à la couleur légèrement orangée, délicieusement parfumés. C’est à Clémence que nous avons confié la tache de la cueillette et elle s’en est acquittée avec beaucoup de plaisir !
Que faire avec ces jolis fruits qui n’ont reçus aucun traitement et dont la peau est donc parfaitement consommable ? Je pense préparer un bocal de citrons confits au sel, chose que je n’ai encore jamais faite. Je testerai donc dès demain l’une des recettes de mes bouquins sur le sujet et il faudra ensuite patienter quelques mois avant de pouvoir goûter… Nous patienterons, car j’adore la saveur du citron confit, son goût de sel. Il se marie fort bien avec certaine viandes cuites longuement, avec la paëlla ou le poisson…
Rendez-vous demain donc, si le soleil ne me retient pas trop à l’extérieur, pour la préparation de ces citrons confits…
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Quelques jours d’absence…
Quelques jours pour retrouver la force, le courage, l’envie d’écrire…
Le cours du temps ouvre parfois sur des paliers étroits ou certains voyageurs s’engouffrent. Ils laissent autour d’eux un vide si immense que l’équilibre se rompt, la douleur envahit les corps et les esprits, et la pensée se met à faire le chemin à l’envers, s’insinuant dans ce vide laissé à la recherche d’ancres ou l’amarrage n’est plus possible…
Je peine à écrire ce billet. Je ne cesse d’y revenir, de reprendre le fil de mes phrases. Je sais pourtant que ces quelques mots me sont nécessaire pour poursuivre.
Car au-delà des paliers de cette existence, qui, suivant les cultures, ouvrent sur des portes différentes, le cours de la vie, de la confiance, doit se poursuivre…
Les ancres et les amarres sont en nous, reflets de ce que nous sommes, profondément enracinées et pleines de ceux que nous aimons, présents ou voyageurs.
Je pense à lui, je pense à tous… Infiniment…
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La cuisine est un vaste royaume de merveilles. Des couleurs, des saveurs, des textures, des parfums, des formes, des techniques, des associations, des contrastes etc…
Il faut s’y aventurer avec beaucoup d’humilité, car tout était là bien avant nous, et toutes les recettes, tous les plats que nous proposons sur les pages d’un blog culinaire son inspirées de très près des réalisations d’autrui, de livres, de revues, de Chefs ou de passionnés qui ont laissé des traces dans notre mémoire gustative…
Bien sûr, nous avons tous et toutes une grand-mère cordon bleu, un parent adepte des fourneaux qui a imprégné notre enfance et a sans doute porté notre sensibilité gastronomique, mais eux-même étaient inspirés d’autres racines se complétant et se confondant pour arriver à différentes déclinaisons gourmandes.
On n’invente rien. On emprunte, on s’amuse à s’approprier la chose, on l’adapte au moyen du bord, à ses habitudes, aux ingrédients dont on dispose, aux goût et préférences de chacun. Mais on ne fait qu’emprunter et l’humilité reste de rigueur.
Tout cela pour en arriver aux petites initiatives de l’instant, aux associations gourmandes qui nous plaisent et qui puisent leur inspiration dans des créations que nous avons rencontré en lecture ou en dégustation et en voici un exemple avec cette petite salade au kiwi, légère, acidulée, parfaite pour réveiller les papilles !
Le kiwi, lorsqu’il est mur à point est vraiment joli à exploiter en cuisine, le vert de sa chair contrastant avec ses petits grains noirs, légèrement croquants.
Coupé en petits dés, marié avec du poivron rouge, des graines germées en mélange, et les ingrédients du moment, on peut l’utiliser en salé pour composer des choses très sympathiques.
Pour 6 personnes, coupez par exemple deux kiwis murs à point en petits dés. Lavez soigneusement un poivron rouge et coupez le également en petits dés réguliers. Déposez kiwi et poivron dans un grand bol et ajouter ce que vous souhaitez en prenant garder de rester cohérent dans le mariage des saveurs : ici, mozarella coupée en petits morceaux, échalotes et graines germées (haricots mungo, graines de tournesol, lentilles etc…)
Assaisonnez l’ensemble d’un filet d’huile d’olive et du jus d’un demi citron vert. Assaisonnez d’un peu de fleur de sel et de poivre du moulin.
Vous pouvez remplacer la mozzarella, assez fade, par de la feta ou du fromage de chèvre. Pensez également aux noisettes concassées, aux amandes effilées légèrement grillées, à la courgette crue, au radis, aux olives noires coupées en morceaux… Bref, imaginez !
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Des envies de mijoté, de cocottes, de plats chauds…
Avec un ciel chargé et menaçant et une température trop fraiche pour la saison, on rêve davantage de petits plats réconfortants que de fraicheur printanière. J’alterne donc les fournées de pains au levain, les gratins, les quiches et les petits plats mijotés.
Et pourtant, régime draconien oblige, je touche à peine à toutes ces bonnes choses… Soumises aux pires tentations, je tiens bon pour le moment, sacrifiant mes instincts gourmands sur l’autel de la raison !
Rien de pire que de devoir se priver de sensations gustatives et de devoir cuisiner pour ses proches, de se contenter de regarder et de humer… Le regard s’inonde de couleurs, les parfums viennent affoler les neurones frustrés de notre cerveau, le tout s’empresse d’aviser notre estomac de la disette à laquelle il doit se soumettre malgré tout, et celui-ci de laisser échapper un gémissement plaintif devant la tranche de jambon et la salade verte qui lui sont destinées…
Délicieux, chaleureux, parfumé, ce poulet mijoté à la tomate et au lait de coco est très simple à préparer. Il embaumera la maison…
La recette pour 6 personnes :
6 cuisses de poulet fermier (ou haut de cuisse)
1 gros oignon
200 grammes de lardons allumettes
250 ml de coulis de tomate
1 jeune courgette lavée mais non pelée.
100 ml de lait de coco
2 cuil à soupe de farine
4 feuilles de kaffir
2 cuil à soupe d’huile d’olive
Quelques branches de thym
Sel et poivre
Commencez par débarrassez la viande de sa peau et réservez la.
Dans une cocotte et sur feu moyen, faire chauffer l’huile, ajouter l’oignon ciselé et laissez fondre quelques instants, sans colorer. Ajouter les lardons et la courgette coupée en batonnets et continuer à laisser rissoler l’ensemble durant quelques minutes.
Salez et poivrez chaque morceau de poulet et placez les dans la cocotte. Laissez les dorer en remuant régulièrement. Ajoutez ensuite la farine et enrobez en les morceaux de viande. Ajouter le coulis de tomate, le lait de coco et baissez le feu. Goûter et ajouter une pointe de sucre si l’ensemble vous semble un brin acide.
Laisser mijoter ainsi, sans couvrir, sur feu doux durant une vingtaine de minutes.
Ajouter les feuilles de kaffir dans la sauce (vous pouvez les remplacer par de la coriandre fraiche ciselée).
Poursuivre la cuisson durant une dizaine de minutes. Goûter à nouveau et rectifier l’assaisonnement si nécessaire.
Coupez la peau de poulet réservée en petits morceaux à l’aide d’une paire de ciseau. Dans une poêle et dans un petit fond d’huile d’olive, faire griller la peau de poulet en surveillant la cuisson sans arrêt. En effet, au fur et à mesure que la peau rend de la graisse, il est important de la retirer. Lorsque le tout est bien grillé, croustillant, débarrassez dans une assiette garnie de papier absorbant, salez et poivrer.
Retirer le thym et les feuilles de kaffir de la cocotte.
Servez le poulet et la sauce avec un bon riz basmati et déposez les petits morceaux de poulet grillés au dernier moment sur le dessus.
Vous n’êtes pas au régime…profitez en…Et pensez à moi…
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