Petit essai de mini nouvelle. Galère ! Essayez ! C’est loin d’être simple de respecter les 1000 signes imposés !
La nouvelle devra inclure la question : « Y a quelqu’un ? » à n’importe quel endroit du texte.
Les règles du concours sont par ici, pour les personnes intéressées. Attention, les textes devront être proposés en français de contre-allée (ce que je n’ai pas fait pour ma part !).
Le cours du temps.
La pièce n’était pas très accueillante. Un bureau sombre, des dossiers épars, et l’ombre de ce qui fut sans doute une jolie plante verte, avant d’oublier d’être entretenue.
Trois quarts d’heure que mon interlocuteur avait quitté la pièce pour photocopier les documents que je lui avais confié. Trois quarts d’heure que je patientais sagement, dans un silence glacé, malgré les impatiences qui commençaient à envahir mes jambes et peu à peu, mon corps entier.
Je me risquais à tousser bruyamment, et m’avançant vers la porte menant au couloir, je demandais d’une voix mal assurée : « Y a quelqu’un ? » Un grognement tout proche monta pour seule réponse, sourd et menaçant. Je sentis la peur s’insinuer jusqu’au creux de mon ventre.
Oubliant les obligations ordinaires qui m’avaient conduite en ces lieux, je me mis à courir à toutes jambes vers la sortie. L’air froid extérieur me saisit à la gorge et le rythme habituel de la rue me rassura. Le temps venait tout simplement de reprendre son cours.
Autre texte sur le même thème, en mille signes également, par la plume de Jean-Louis Couchet qui m’a donné l’autorisation de publier son texte sur mes pages. Les sensibilités se croisent en écriture et c’est ce que j’aime. Elles procurent ce plaisir particulier qui fait que sur un même sujet, l’imaginaire s’échappe, s’évade et nous fait voyager… Variations de l’âme….
Ecailles de Printemps.
Le soleil naissant au sortir de l’hiver, les premiers chants des oiseaux invitaient au plaisir.
Les commerces de bouche typés Paris appelaient aux ripailles.
Mes amis et moi-même tous plus ou moins cabossés au lendemain d’engagées joutes rugbystiques, choisissons le restaurant adossé au banc de fruits de mer. L’intérieur, banquettes en moleskine rouge, chaises bistrot, éclairages indirects accompagnent au mieux notre farandole de l’amitié. Le choix des huitres Prat à Koum, Utah beach, Marennes, Bouzigues allaient donner de la profondeur à la fin de semaine.
Quelques commentaires ironiques sur notre serveur dans son étui noir, quelques « gorgeons » de ce blanc minéral qui procure une deuxième jeunesse au palais, encore des verres, le temps s’avançait ,inversement proportionnel au liquide dans les bouteilles, point de plateau.
La salle entière circonspecte et silencieuse par le remue-ménage extérieur, nous et nos grands clapets « y a quelqu’un ».
Le noir étui s’approche « notre écailler a une crise cardiaque ».
Métro, BULOTS, Dodo et au bout de 30 ans tu CLAMS…
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