Translate In english

A propos...

Blog

L'Atelier de cuisine

Index des recettes

Lectures

Droits d'auteur - Mentions légales Contact

Foie gras en terrine et pain au levain au sésame noir…

Par nat, jeu 26 nov 2009 à 14:11 :: Entrées

Dans quelques semaines, je préparerai quelques terrines de foies gras pour le réveillon de noël, puisque la tribu m’a honorée d’un contrat d’exclusivité en la matière. Peut-être parce qu’il est très simplement préparé, sans alcool, sans épices autres que sel et poivre, peut-être parce qu’il est mi-cuit, peut-être parce que nous le dégustons sur du pain au levain maison…

En attendant d’acheter du foie gras frais de qualité auprès d’un producteur local que je viens de découvrir, pas très loin de Sommières, pour les fêtes de fin d’année, je répète mes gestes et vient de préparer une petite terrine que nous dégusterons ce soir.

Foie gras en terrine et pain au levain au sésame noir…-1

Salé, poivré, sucré, le foie gras d’environ 600 grammes a reposé une nuit au frigo, sous un film plastique et hier matin je l’ai glissé au four pour une dizaine de minutes de cuisson, à 140 °C, jusqu’à ce qu’au toucher, sa chaleur m’indique une température convenable.
Égoutté, placé ensuite en terrine, mis sous presse pour une nouvelle nuit de repos.

J’ai prélevé ce matin 300 grammes de levain rafraichi la veille, pour que nous disposions de bon pain frais et croustillant. Un sentiment toujours aussi particulier que celui de préparer du pain de cette manière, travailler la pâte sans la brusquer, saturer le four d’humidité, sentir pendant la cuisson, un parfum de miel envahir la cuisine, écouter chanter la croute, une fois sortie du four, crépitant doucement pendant quelques minutes…

Le pain au levain, c’est magique…

Foie gras en terrine et pain au levain au sésame noir…-2

Voilà, quelques images pour illustrer cette terrine de foie gras qu’accompagne une petite tranche de pain au levain et aux graines de sésame noir.
Un foie gras très simplement préparé, de vrais parfums natures, des saveurs franches. Une répétition qui je l’espère tiendra ses promesses…

Foie gras en terrine et pain au levain au sésame noir…-3

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

Sur le même thème, lire aussi:

Foie gras en terrine, oignons et raisins secs caramélisés, Pain au levain parfumé au sésame, Triangles de pommes de terre grenaille au foie gras…, Macarons au foie gras, chocolat au poivre de cayenne, Foie gras poêlé et méli-mélo de légumes en salade…

Recette des madeleines par Olivier Picault…

Par nat, sam 21 nov 2009 à 15:11 :: Du côté du sucré...

Moelleuses, savoureuses, parfumées, des madeleines absolument divines et une recette d’une grande simplicité expliquée étape par étape en vidéo sur Cuisinez en ligne.

Pour moi qui suis adepte de ces leçons de cuisine en images, c’est toujours un plaisir de suivre les recettes que les Chefs proposent et que Stéphane Riss nous offre.

Les madeleines, nous en avons tous fait, mais cette recette où le beurre chaud se mélange à un appareil souple et délicatement parfumé à la cassonade et au miel de châtaignier est délicieuse. Clémence pourtant très difficile quant aux saveurs sucrées s’est jetée dessus avec gourmandise et s’est exclamée : « Ouaaaahhh c’est trop booonnnn ! » Et si Clem le dit, aucun doute !

Recette des madeleines par Olivier Picault…-1

J’ai préparé l’appareil à madeleines (j’avais déjà repéré la recette depuis un petit moment…) et il n’a pas été possible de faire patienter la tribu une après-midi comme conseillé par le Chef…. C’est donc avec beaucoup de délicatesse que mes moules ont été garnis, moules par ailleurs chinés aux puces pour quelques centimes d’euros et qui me conviennent depuis fort bien !

Conseil également génial : le beurre clarifié pour graisser les empreintes à madeleines. J’ai suivi scrupuleusement cette étape et mes petits gâteaux se sont détachés tout simplement, sans adhérer. Un plaisir !

Recette des madeleines par Olivier Picault…-2

Alors si quelques gourmands vous entourent dimanche, et que vous souhaitez leur faire plaisir très simplement, lancez vous ! Avec les proportions de la recette expliquée par Olivier Picault, et un moule à empreintes plutôt petites, j’ai réalisé une trentaine de madeleines. Un petit problème de thermostat et de chaleur au départ (je crains le pire pour le devenir de mon four qui montre de plus en plus de signes de faiblesse…) mais une fois stabilisé à 180°C en chaleur tournante, les gâteaux ont bien gonflés et les 7 minutes de cuisson préconisées ont été suffisantes.

Un seul regret…Que 10 minutes après leur sortie du four, les madeleines aient toutes été dévorées……….. :)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

Sur le même thème, lire aussi:

Petites madeleines parfumées au pain d’épices au rhum et au miel…, Madeleines à l’orange et aux graines de pavot, Une sublime recette de gateau aux pommes…., Une recette de cigarettes à l’orange et sa salade de suprêmes, suivie à la lettre…, Petit pot de crème à la lavande (recette de Christophe Felder)

Faire de l’espace…dans son espace…(Ou comment faire de l’espace en soi…)

Par nat, ven 20 nov 2009 à 18:11 :: Humeurs

A certains moments de mon existence, j’ai ressenti le besoin impérieux de mettre de l’ordre dans mon espace. Un ordre qui, sans avoir flirté avec la maniaquerie, me semblait absolument nécessaire pour aller mieux. Je vidais donc les placards, pour y remettre tout ce qui avait été vidé de manière plus fonctionnelle. C’était, du moins, mon sentiment du moment…

Avec le temps, avec une vie pleine et un espace-temps réduit, les placards se sont peu à peu emplis de bricoles, de souvenirs, d’objets inutiles, les étagères ont pris le relais, les coins se sont enveloppés de rondeurs, envahis par toutes sortes de choses, et je n’ai pas ressenti le besoin, dans un premier temps, de m’interroger sur les fondements de ces ramifications matérielles.

Et puis il y a quelques mois, cet espace, mon espace, a commencé à m’étouffer, curieusement, sans prévenir. La maison, tout en étant accueillante me semblait « agressante » parfois, un brin stressante, un poil irritante…

Je ne crois pas au hasard et c’est fou le nombre de lectures que j’ai pu choisir ainsi : bouquin trainant dans un rayon ou il ne devait pas être, livre oublié sur un banc public, ouvrage mis en évidence chez des amis, que j’empruntais aussitôt en général. « L’art de l’essentiel » de Dominique Loreau (Editions J’ai lu) s’est trouvé sur ma route un peu de cette façon, entre deux livres d’enfants pour lesquels Clémence hésitait.

J’ai donc acheté ce livre, le feuilletant en patientant à la caisse, poursuivant ma lecture en déambulant dans la galerie marchande du Polygone, manquant de trébucher dans l’escalator à la quinzième page, gênée par le peu de lumière que le parking souterrain m’offrait soudain alors que je poursuivais ma lecture, et impatiente d’arriver à la maison pour m’y replonger.

Sans aller jusqu’à dire que cet ouvrage est pour moi une révélation, il m’a en tout cas soudain projetée dans une réalité qui a trouvé une réelle résonance chez moi : pour désencombrer sa vie, il faut se délester du superflu…

Waw…Mais chez moi, il y a plein de superflu….Sans grande valeur, sinon affective, mais n’empêche….

Et bien, depuis samedi dernier, je trie, je vide, je déleste, je donne, je jette… Depuis samedi, certaines pages de ma vie se tournent, et avec elles, ce besoin d’ordre, d’espace s’est présenté comme une évidence. Samedi, Clémence n’a pas hésité entre deux livres d’enfant par hasard…

Faire de l’espace…dans son espace…(Ou comment faire de l’espace en soi…)-1

Une pièce après l’autre, je procède étape par étape sans qu’aucun recoin ne me résiste…Tout les objets qui n’éveillent plus en moi une émotion particulière, tout les ustensiles de cuisine en double, inutiles, oubliés depuis quelques années au fond de mes placards, toutes les bricoles que l’on garde en se disant « un jour peut être… » sont distribuées et tout se qui présente une usure évidente rejoint le tri sélectif.

Les papiers qui s’entassaient depuis des mois, en mal de rangement, tous les documents que nous mettions en tas en attendant d’avoir le temps, un jour, de classifier, la multitude de dessins de Clémence, les factures, les extraits de journaux etc…ont trouvé leur place dans un meuble adéquat ! Pas franchement beau le truc, mais customisé, ça passe !

Faire de l’espace…dans son espace…(Ou comment faire de l’espace en soi…)-2

La cuisine, mon île, commençait à ressembler à une péninsule, attaquée de toute part par toutes sortes d’ustensiles, de verres et d’assiettes dépareillés au fil des ans, de gadgets, de moules, de casseroles… Des objets divers, des bricoles, des bidules, des trucs et des machins, envahisseurs de tiroirs …Tout cela a été mis en carton et porté à la Communauté d’Emmaüs pour une seconde vie.

Faire de l’espace…dans son espace…(Ou comment faire de l’espace en soi…)-3

Dominique Loreau, – l’auteur de l’ouvrage évoqué plus haut – vit au Japon, et elle exprime fort bien ce que procure « l’élixir du désencombrement ». Au fur et à mesure que l’espace se libère dans la maison, au fur et à mesure qu’une forme de sérénité visuelle s’installe, j’en ressens les bienfaits. Comme si l’essentiel retrouvait sa place. Sans adhérer au dépouillement que certains cultivent, à la recherche d’un esthétisme zen, je pense que ce besoin de rangement, de tri, de place, offre une forme de thérapie. Un rééquilibre de l’esprit se met en place, un rééquilibre de soi par rapport à l’environnement, une capacité de pouvoir de séparer des objets qui rassurent sans doute un temps, sans que l’on en ait réellement conscience.

Faire de l’espace…dans son espace…(Ou comment faire de l’espace en soi…)-4

Je vais poursuivre les jours prochains, cette cure de jouvence…Sans doute vous ferais-je partager en photos, l’évolution de ce tri sélectif qui continuera d’épargner les objets et bibelots qui me sont chers. Car la maison reste pleine malgré tout, pleine de chaleur, car j’y suis attachée et pleine de ce que chacun de nous aime. La personnalité de cet espace construit au fil des ans doit conserver son caractère multiple et coloré. Plus aéré sans nul doute, plus apaisant, plus essentiel…Pour mieux nous retrouver…



© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

Sur le même thème, lire aussi:

"Easygreen" ou comment faire entrer graines germéees et jeunes pousses au quotidien dans sa cuisine…, L’après Ikea… (ou comment la femme moderne se passe des messieurs pour charger de gros cartons dans sa voiture et monter ses meubles toute seule…), Chiner une plaque à raviolis un dimanche matin ou comment se lancer dans les pâtes fraiches à 21 heures…, Apprendre à faire son pain au levain naturel (Henri Garnier)

Petite salade mesclun, pousses de radis et semoule de chou fleur, sauce aux anchois…

Par nat, jeu 05 nov 2009 à 20:11 :: Entrées

Une petite salade parfumée, pleine de saveurs qui présentée en assiette a un petit côté chic, malgré sa simplicité.

Choisissez un mélange de feuilles de salade diverses avec une jolie variété de couleurs. Disposez les au coeur de vos assiettes en les superposant délicatement pour leur donner souplesse et élégance. S’il s’agit d’une entrée légère, quelques feuilles suffiront. Si vous souhaitez composer une salade repas, garnissez généreusement vos assiettes, mais jouez des contrastes avec la forme des feuilles et leur couleur.

Petite salade mesclun, pousses de radis et semoule de chou fleur, sauce aux anchois…-1

Si vous disposez d’un germoir, ajouter à votre salade quelques pousses et graines germées (ici pousses et graines de radis).

Râper un petit bouquet de chou fleur cru à l’aide d’une râpe à gros trou de manière à former une sorte de semoule grossière et parsemez en vos feuilles de salade.

Cassez deux oeufs et battez les quelques instants en omelette dans un bol. Versez ces oeufs battus dans une poêle anti-adhésive de petite taille de manière à ce que vous puissiez découper ensuite des dés d’omelette d’une épaisseur d’un cm environ.

Petite salade mesclun, pousses de radis et semoule de chou fleur, sauce aux anchois…-2

Hachez grossièrement quelques filets d’anchois à l’huile (2 par assiette). Ajouter une cuillérée à soupe de citron, 2 cuil à soupe d’huile d’olive et un peu de poivre du moulin.

Disposez autour de votre salade quelques dés d’omelette, quelques olives noires, et assaisonnez avec la sauce aux anchois. Une touche de fleur de sel…

C’est joli c’est simple et c’est bon….

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

Sur le même thème, lire aussi:

Petite salade de carottes et de jeunes pousses aux cacahuètes et au vinaigre de framboises…., Petite salade toute simple et graines de radis germées…, Petite verrine en duo de couleurs, salade de chou blanc au saumon…, Petite salade de saison, et retour dans ma cuisine…, Petite salade colorée façon salade chinoise…

"Easygreen" ou comment faire entrer graines germéees et jeunes pousses au quotidien dans sa cuisine…

Par nat, mer 04 nov 2009 à 22:11 :: Humeurs

J’ai toujours aimé les graines germées, leur saveur, leur petit côté décoratif, échevelé, poétique…

J’ai donc acheté il y a quelques années des germoirs en plastique à étages et j’y ai fait pousser de temps en temps des graines diverses en mélange. Lorsque, très attentive, j’humidifiais régulièrement les graines, les exposant à la lumière, surveillant leur comportement, aérant les étages, je parvenais à obtenir un résultat plutôt satisfaisant.
Mais dans le rythme fou de mes semaines, mes graines germées avaient plutôt tendance à prendre rapidement une vilaine coloration et une odeur pas franchement agréable. Quelques jours de patience…..et le tout partait à la poubelle !
J’ai longtemps oscillé entre tentatives et abandon. Et puis j’ai remisé mes petits germoirs au placard tout en regrettant beaucoup leur compagnie.

Si le levain me passionne, si je peux passer un temps certain devant la vitre de mon four à regarder mes pains prendre forme, si préparer des yaourts maison, avoir privilégié un gazéificateur à l’achat d’eau pétillante en bouteille, respecter les tris sélectifs et n’utiliser qu’un compost maison pour mon jardin et mon petit potager font maintenant partie de mes habitudes, c’est que j’y puise sans doute une certaine force et un certain apaisement.

Dans la contrainte des obligations quotidiennes, dans ce rythme établi ou notre respiration n’a presque plus de place, dans cette course à la consommation à laquelle nous sommes sans cesse confronté, prendre le temps, s’attacher à certains rythmes plus naturels, respecter son environnement, recycler, c’est s’offrir un décalage, prendre encore un peu de temps pour s’émerveiller de choses simples.

Je ne vais pas m’étendre davantage. Je ne me revendique ni bio, ni écolo, ni illuminée…Je tente simplement d’être à l’écoute de ce qui semble me correspondre, me toucher ou me sensibiliser…

Revenons donc aux graines germées ! Je me suis penchée il y a un certain temps sur le sujet, tentant de trouver « LE » système pouvant me convenir, puisqu’en atelier, et notamment pour la réalisation des sushis, j’utilise de jeunes pousses et une quantité importante de graines germées.

J’ai fini par trouver quelques systèmes intéressants pour la culture hydroponique (hors sol) et notamment l’Easygreen, un germoir automatique dont le système de fonctionnement et d’utilisation sont fort bien décrits sur le site Biovie.

Certes, il coute un certain prix, et j’avoue avoir longuement hésité avant d’en faire l’acquisition, mais il correspondait totalement à mes besoins et j’ai donc reçu l’appareil il y a environ huit jours. Aussitôt reçu, aussitôt installé, aussitôt mis en fonctionnement.

Huit jours après, voici le résultat….

"Easygreen" ou comment faire entrer graines germéees et jeunes pousses au quotidien dans sa cuisine…-1

Chaque jour, j’ai disposé de nouvelles graines dans les plateaux livrés avec l’appareil et chaque jour j’ai pu observer le résultat…Pas d’odeurs, pas de moisissures, des racines propres et claires, une consommation électrique minimum (18 watts avec programmateur), une brumisation délicate…. Bref, ça pousse dans ma cuisine….

"Easygreen" ou comment faire entrer graines germéees et jeunes pousses au quotidien dans sa cuisine…-2

L’appareil n’est pas silencieux lorsque la brumisation se met en marche. Installé sur un plan de travail, il a tendance à vibrer pendant les cycles de 15 minutes ou il est en fonctionnement Ce n’est pas particulièrement gênant dans la journée, mais si j’avais à lui trouver un défaut ce serait celui là.
Celà dit, beaucoup d’appareils dont nous avons l’habitude font également plus ou moins de bruit au quotidien…machine à laver, cocotte minute, robots divers….sans que nous en soyons particulièrement affectés…….

Outre ce petit défaut, (qui reste, somme toute, une appréciation toute personnelle) il est parfait et j’avais envie de vous faire partager ce coup de coeur. Un forum de discussion m’a également aidé à faire mon choix, et si au hasard de vos recherches sur le sujet, vous êtes arrivés sur mes pages, jetez un coup d’oeil ici, vous trouverez beaucoup de réponses à vos questions.

Une petite salade réalisée hier avec un mesclun, quelques jeunes pousses de radis et quelques graines germées en mélange…

"Easygreen" ou comment faire entrer graines germéees et jeunes pousses au quotidien dans sa cuisine…-3

Toute simple….La recette arrive… ;)

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

Sur le même thème, lire aussi:

Faire de l’espace…dans son espace…(Ou comment faire de l’espace en soi…), Petite salade de carottes et de jeunes pousses aux cacahuètes et au vinaigre de framboises…., Petite salade de saison, et retour dans ma cuisine…, Petite salade mesclun, pousses de radis et semoule de chou fleur, sauce aux anchois…, L’après Ikea… (ou comment la femme moderne se passe des messieurs pour charger de gros cartons dans sa voiture et monter ses meubles toute seule…)

Des verrines qui se mangent….ou comment se provoquer en duel, façon gourmande…

Par nat, dim 01 nov 2009 à 21:11 :: Verrines

(Pensez à voter pour le projet qui emporte votre préférence !) C’est par là

Ah il m’en a donné du fil à retordre le bougre avec le thème de son duel !

Pas si simple en effet d’imaginer un plat ou un ustensile comestible, de le rendre à la fois gourmand, esthétique et solide !

Je me suis creusée la cervelle durant quelques semaines. J’ai cherché des idées sur le net et dans mes bouquins : des cuillères de dégustation en biscuit, un bol à soupe en pain, une assiette en feuille de brick, des piques à fondue façon gâteau, etc…etc…

Quelques tentatives, de somptueux ratages, des machins absolument pas présentables, des trucs franchement pas jolis. Une cata ! Enfin c’est bien gentil tout ça, mais l’interro écrite elle se rendait ce soir et c’est ce matin, planquée sous ma couette pour éviter tout simplement de me confronter à la dure réalité de cette provocation en duel que j’ai commencé à réfléchir à l’idée d’une verrine comestible…

Des verrines qui se mangent….ou comment se provoquer en duel, façon gourmande…-1

Une verrine ronde ? Carrée, avec un pied ? Sans pied ? Sucrée, salée ? Croustillante ? En légumes ? En fruits ?….Pffffff…..Même mon homme s’y est mis, griffonnant sur une feuille de papier des principes de pieds en triptyque qui viendraient soutenir le corps d’une verrine en concombre ou en courgette….

C’est pas l’tout qu’elle tienne cette verrine, sur un pied ou pas ! Faut que ce soit joli quand même ! Et me voici donc parti chez mon marchand de légumes préféré, choisissant carottes, navets et courgettes pour mes essais, sans être certaine de ce que donnerait le résultat… Et puis franchement, avec ses idées artistiques et son talent, Julien a sans nul doute concocté un ustensile comestible sympa qui me grillera au poteau ! Je vais avoir l’air tartignole moi, avec mes verrines en navet ! Surtout que le navet, y’a pas grand monde qui l’aime !

Des verrines qui se mangent….ou comment se provoquer en duel, façon gourmande…-2

Bref j’ai attaqué en fin de matinée, lavant et pelant les légumes, détaillant des formes, sculptant les courbes, tentant des découpes, des superpositions et des supports bizarroïdes…

Le résultat est assez simple finalement mais j’ai au moins respecté l’idée du tout comestible, jusqu’à la cuillère en carotte ! ;)

Principe :

Pour le corps des verrines en courgette : utiliser des tronçons de courgettes lavées (la peau est à conserver) bien réguliers, de 4 cm de diamètre et 6 cm de hauteur environ. Creuser délicatement l’intérieur des tronçons avec une cuillère parisienne. Il faut travailler régulièrement en s’arrêtant à un cm avant la base, en laissant un bord d’environ 3 mm tout le tour de la verrine.

Ensuite à l’aide d’un canneleur, dessiner des arabesques, des traits, des formes, selon l’envie en travaillant la peau de la courgette. Découper une rondelle de navet de 4 cm de diamètre également, 6 cm de hauteur et de 5 mm d’épaisseur et le déposer sous la « verrine » de courgette afin de faire un contraste de couleur qui rend le tout plus esthétique.

Pour le corps des verrines en navet (pas d’effroi, le navet c’est très bon cru ! Ca a un petit goût de radis !) : Peler les navets et à l’aide d’un emporte pièce de 6 cm de hauteur et de 4 cm de diamètre, découper un tronçon identique à celui de la courgette. Creuser également l’intérieur. Retailler l’ensemble si nécessaire de manière à ce que les verrines aient la même dimension, le même équilibre visuel. Trancher une rondelle de courgette de 4 cm de diamètre et de 5 mm d’épaisseur à placer sous la « verrine » navet. Dessiner de petits traits éventuellement avec un canneleur.

On trempe ensuite le bord de chaque tronçon de légumes sur un lit de graines de pavot, pour donner aux bords un petit côté « chic ».

Pour les cuillères en carotte : couper des tranches de carottes, d’environ 10 cm de long et de 4 mm d’épaisseur. Tailler une base ronde qui formera la base de la cuillère et affiner le haut, à l’aide d’un petit couteau en râpant très délicatement la chair de la carotte. Inutile de chercher à lui donner une vraie forme de cuillère, il suffit simplement qu’elle soit jolie, suffisamment épaisse pour être solide et surtout bien régulière de manière à rester « élégante ».

Des verrines qui se mangent….ou comment se provoquer en duel, façon gourmande…-3

Garnir ensuite les légumes creusés avec ce que l’on souhaite : ici rillettes de sardines, « semoule » de chou fleur (on rape tout simplement un bouquet de chou fleur avec une rape à gros trous) et graines de radis germées que l’on assaisonne d’ huile d’olive, de citron vert et de fleurs de sel…

Voilà le défi est relevé, simplement, mais avec enthousiasme !

Merci Julien pour m’avoir proposé cette participation et j’attends de découvrir ton article avec impatience ! :)

Pensez à voter pour le projet qui emporte votre préférence ! C’est par là !

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

Sur le même thème, lire aussi:

Verrines de légumes au cumin et au paprika, façon crumble…, Petites verrines festives…, Apéritif en verrines…., Verrines de lentilles au curry et aux raisins secs…, Duel… comestible !
Site fait avec W o r d P r e s s
Creative Commons License
 CopyrightFrance.com