Ils disparaissent si vite, ces petits gâteaux de l’après-midi…Comment s’en plaindre s’ils contentent les gourmands. Cela dit, il m’arrive de me demander si j’ai cuisiné parfois au rythme où les petites gourmandises maison sont dévorées…
Saupoudrées ou non de vermicelles au chocolat, elles sont toutes simples à faire et parfument la maison…
Ingrédients pour une vingtaine de madeleines de taille moyenne :
- 150 gr de farine T65
- 3 oeufs
- 130 gr de cassonade
- 1 cuil à soupe de miel toutes fleurs
- 1 demi sachet de levure chimique
- 1 cuil à café d’épices à pain d’épice
- 120 gr de beurre
- 1 bouchon de rhum
- 1 pincée de sel
Battre les oeufs avec le sucre et le miel jusqu’à obtenir un mélange mousseux.
Ajouter la farine et la levure tamisée et bien mélanger. Ajouter le sel, le beurre mou et mélanger à nouveau.
Déposer au coeur d’empreintes en silicone beurrées et farinées, une cuil à soupe de pâte, sans que la pâte -qui va gonfler à la cuisson- n’atteigne le bord de chaque empreinte.
Glisser votre moule sur une plaque et mettre à four préchauffé th 7 pour 15 minutes de cuisson.
Laisser refroidir quelques minutes avant de démouler et déguster. A conserver ensuite dans une boite hermétique pour éviter que les madeleines ne sèchent…
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
Sur le même thème, lire aussi:Madeleines à l’orange et aux graines de pavot,
Recette des madeleines par Olivier Picault…,
Petites nems de dés de courgettes au lait de coco, parfumées au gingembre.,
Tout petits cupcakes parfumés au rhum…,
Tartine de pain au levain, petites saveurs toutes simples du jardin et oeuf basse température…
Parce que c’est frais, très agréable à réaliser, avec une approche très « tactile » et un côté créatif qui me séduit toujours, je vous proposerai dans les semaines à venir des ateliers sushis à partager en toute simplicité et convivialité.

Nous tacherons de jouer avec les ingrédients de saisons, et verrons ensemble la cuisson et la préparation du riz japonais, quelques petites sauces d’accompagnement, comment former différents sushis, comment les présenter, comment les « détourner » de leur présentation classique.
Les dates proposées seront annoncées dès le début du mois d’avril !
N’hésitez pas à me contacter pour tout renseignement.
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
Sur le même thème, lire aussi:Sushis zen, ou comment prendre le temps de préparer de bonnes choses…,
Sushis ! Encore !…,
Sushis !…,
Atelier sushis à Tokyo.,
Y’a plus rien dans l’frigo….sauf quelques tomates cerises et un bout de courgette !
(ou presque…)
Comment occuper la matinée d’un vendredi bien tranquille, ou l’on pourrait bouquiner, regarder le dernier épisode de Dexter précieusement enregistré sur le Pilotime, s’installer sur la terrasse au soleil, bref, « buller « : tout simplement en allant faire tous les grands magasins du coin, avec en tête, la quête d’un meuble central de cuisine bien précis…
Après deux bonnes heures de recherches infructueuses, j’arrive donc chez Ikéa, le Grand Bleu du meuble, le seul magasin ou lorsqu’on décide de rebrousser chemin pour retrouver le chouette coussin vert « Bjorküd » qu’on avait repéré quelques minutes avant, on a la terrifiante sensation d’un contre-sens sur l’autoroute.
Bravant le fléchage de circulation établi pour ne pas perdre de temps, je coupe donc à travers les espaces d’ameublement divers afin d’ examiner à la loupe, au rayon « cuisine », les meubles centraux, et repérer celui qui pourrait me proposer les fameux trois grands tiroirs dont je rêve.
Et il est là, LE meuble que je cherche ! Bien imposant avec son plateau en chêne et ses grands tiroirs qui coulissent tous seuls, juste sous une étiquette jaune fluo qui me précise qu’en plus, il est soldé !
J’en fais le tour avec convoitise, mesure sa longueur, sa largeur, et je n’hésite plus. Je cours chercher le permis d’emporter à la première borne disponible et me retrouve installée devant l’espace « retrait marchandises » ou je réalise tout à coup que ma petite voiture refusera peut être d’absorber ce chargement imposant…
« Prions, prions…allez 24 cartons….petits les cartons…voilà, oui, 24 petits cartons pas trop lourds…(Ne me demandez pas de réaliser qu’on ne peut pas, même chez Ikea, découper un meuble central d’un mètre 30 et d’environ 80 kilos en 24 boites de 10 cm de côté, je n’en n’ai pas envie…)
Après une petite demie heure d’attente, je me retrouve nez à nez avec mon meuble, présenté en trois bons gros cartons qui pèsent une tonne, si bien que j’ai du mal à pousser mon chariot… Oups….Faut l’amener en bas, au sous-sol ce truc, va falloir le mettre dans la voiture -si ça rentre- va aussi falloir le décharger, et le rentrer dans la maison…et le monter…
J’arrive tant bien que mal devant mon coffre, je rabat les sièges et là je réalise que le plan de travail en chêne pèse son poids à lui tout seul et que je ne sais pas encore comment je vais parvenir à le charger dans ma voiture… Huuuuuuuuuuuuuu ! Je soulève ! Huuuuuuuuuuuuu ! Je peux plus bouger ! Je fais quoi là ?? Je peux pas avancer, c’est trop lourd !! Huuuuuuuuuuu ! Allez ! T’es toute seule ! T’as pas le choix ! Charge ce fichu meuble dans la voiture !!!
Point de messieurs galants dans les environs….Huuuuuuuuuuu ! Je pose sur le bord du coffre ! Huuuuuuuuuuu ! Je pousse le premier carton dans la voiture et je poursuis avec les deux autres. (Là je vous l’ai fait en accéléré pour ne pas que vous zappiez de blog, mais sinon, j’ai en réalité passé 10 bonnes minutes à embarquer mon meuble !)
J’ai tenté de conduire sans réfléchir au déchargement de la bête (car bien entendu il était HORS DE QUESTION pour moi d’attendre l’arrivée de mon homme pour m’aider, impatience piétinesque oblige) et me suis mise en mode pilotage automatique jusqu’à ce que j’ouvre le portail de la maison…
Ah ben voila la même affaire, mais dans l’autre sens !! Huuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!
(un certain temps plus tard……..)
Avez-vous déjà monté un meuble Ikéa ? C’est super bien fait. Vous avez un super plan, et vous avez des super sachets plein de super vis. C’est super facile à monter. Sauf que la plupart du temps, comme vous êtes super concentré, vous oubliez toujours, à un moment précis, que les super montants, les super bords, les super plaques, les super bidules ont un sens, que sur un côté, lorsque vous avez 17 trous prévus pour 17 vis, de l’autre vous en avez seulement 16 !…..Et c’est toujours au moment ou vous arrivez au 17 trou que vous réalisez….QU’IL EST DE L’AUTRE COTE !!!!!!
Que faire un vendredi après-midi bien tranquille ?….Le passer à monter un meuble central de cuisine avec trois grands tiroirs qui coulissent pour y mettre toutes les bricoles qui encombrent la cuisine….Avoir des ampoules aux mains à forces de visser et de dévisser les plaques aux 17 trous qu’on a pas mis dans le bon sens… S’arracher les cheveux pour essayer de comprendre pourquoi on me précise qu’il y a 24 encoches sur les glissières de tiroirs alors que j’ai beau compter et recompter, il n’y en a que 18….Réaliser que de toutes façons, malgré tous ses efforts, va bien falloir attendre que Monsieur rentre du boulot, parce que le plan de travail en chêne là, faut être agrégé de bricolage pour pouvoir le fixer !
Je râle et je rouspète mais bon….je suis assez fière de moi. Je suis pratiquement parvenue à monter mon meuble toute seule, et n’ai pas eu à supplier mon homme pour s’y atteler à peine rentré du boulot…(j’ai juste eu à supplier pour le plateau…) Le résultat est là. Les tiroirs sont plein des bricoles qui n’avaient pas trouvé leur place et pour aménager ces trois tiroirs, j’ai juste chambardé la cuisine et l’arrière cuisine tout le week-end pour changer les trucs de place !
Trois jours de boulot pour trois tiroirs…Cool…non ?….
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
Sur le même thème, lire aussi:Faire de l’espace…dans son espace…(Ou comment faire de l’espace en soi…),
"Easygreen" ou comment faire entrer graines germéees et jeunes pousses au quotidien dans sa cuisine…,
Chiner une plaque à raviolis un dimanche matin ou comment se lancer dans les pâtes fraiches à 21 heures…,
Gros pain,
Sauce tomate aux olives toute simple…
Si le « Ceviche » ou « Cebiche » (poissons ou fruits de mer crus et très frais que l’on fait mariner dans du jus de citron vert accompagné d’assaisonnements divers) semble trouver ses origines au Pérou, il se déguste au Mexique, aujourd’hui en Europe et au Japon mais reste avant tout d’identité Sud-Américaine.
Il en existe toutes sortes de variétés, mettant en scène des poissons divers (lotte, lieu noir, cabillaud, sole, thon …) et toute une variété de fruits de mer qui « cuit » alors dans le jus d’agrume, se découpe, s’assaisonne et se prépare différemment suivant les habitudes de chacun : échalotes, coriandre, tomate, piment, avocat, cumin, curry etc…
Personnellement je trouve au Ceviche de gambas ou de crevettes une saveur particulièrement rafraichissante et acidulée se prêtant fort bien au beaux jours qui s’annoncent…
J’ai choisi de préparer ce soir une petite entrée fraicheur pour la tribu composée d’une petite crème d’avocat et de poivrons rouges surmontée d’un Ceviche de gambas parfumé à la coriandre. Très fraiche, cette préparation prend tout de même du temps, puisqu’il faut compter une heure de marinade pour les gambas coupées en petit morceaux, la cuisson et l’épluchage des poivrons, la préparation de la crème d’avocat etc…
C’est cependant bien joli à présenter, délicat en saveurs, original et frais, bref, parfait pour les premiers repas pris sur la terrasse !
La recette pour 6 petites entrées (cercles de 4,5 cm de diamètre) :
Pour le Ceviche de gambas :
6 à 8 belles gambas crues
Quelques brins de coriandre fraiche
1 petite échalote
Le jus d’un citron vert
Une cuil à soupe d’huile d’olive
Fleur de sel et poivre du moulin.
Préparer les gambas en retirant têtes et carapaces. Coupez les en petits morceaux. Ciselez finement les brins de coriandre, l’échalote et ajouter les aux gambas. Arroser de jus de citron vert, salez, poivrez, ajouter l’huile d’olive et bien mélanger. Filmez et laissez reposer au frais une heure au minimum, en remuant le mélange une ou de fois.
Pour la crème d’avocat :
2 avocats
1 cuil à soupe de jus de citron vert
200 gr de mascarpone
1 cuil à café de wasabi
Sel et poivre du moulin
Passez la chair des avocats au mixer. Dans un bol, préparer le mascarpone, ajoutez lui l’avocat mixé, le jus de citron, salez et poivrer. Bien mélanger au fouet de manière à obtenir une consistance proche d’une mayonnaise épaisse. Si la préparation vous semble trop épaisse, détendez là avec un peu de crème fraiche liquide, mais attention : la préparation doit rester ferme pour avoir de la tenue lors du dressage.
Pour la crème de poivron :
1 beau poivron rouge
10 cl de lait demi écrémé
10 cl de crème fraiche liquide légère
2 gr d’agar-agar (soit 1 cuil à café rase environ)
Mettre votre poivron sous le grill du four, th 8/9 durant une quinzaine de minutes en le retournant régulièrement de manière à ce que toute sa surface grille. Lorsque la peau se soulève et craquelle, retirer le du four, disposez le dans un saladier et filmez.
Après quelques minutes de repos, la peau du poivron doit se détacher toute seule. Retirer alors peau et graines et placer sa chair dans un blender. Ajouter lui lait et crème, salez, poivrez et mixez. Goutez et rectifier l’assaisonnement si nécessaire.
Débarrassez la préparation ainsi obtenue dans une petite casserole et ajouter lui l’agar-agar. Mélangez et portez à ébullition douce durant deux minutes environ.
Laisser refroidir légèrement.
Préparez ensuite vos cercles en filmant leur fond. Coulez sur la moitié de leur hauteur environ la crème de poivron et laissez figer au congélateur une quinzaine de minutes. Ajouter ensuite la crème d’avocat jusqu’à 1 cm du bord environ, délicatement et araser la surface le mieux possible à l’aide du dos d’une cuillère.
Placer au frais jusqu’au moment de servir.
Enlevez le film plastique de vos cercles très délicatement et disposez les au centre de vos assiettes. Placez sur le dessus de la crème d’avocat quelques morceaux de gambas marinés et démoulez doucement.
Décorer éventuellement de quelques feuilles de coriandre ou de quelques oeufs de truite et dégustez…
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
Sur le même thème, lire aussi:Lentilles Beluga germées et ceviche de gambas…,
Saumon poêlé, crème au wasabi…,
Petite terrine de courgette, jambon blanc et crème de mascarpone à la coriandre et aux graines de tournesol…,
Petite entrée au mascarpone au raifort, bacon, concombre et avocat…,
Petits cakes tout ronds, crabe, fromage de chèvre, courgette, avocat et mangue…
Certains pains se suffisent à eux même, tant ils sont parfumés. Je regrette cependant de ne pas avoir eu encore le courage de me lancer dans la fabrication d’un nouveau levain et de n’utiliser ces temps-ci que des farines toutes prêtes, certes convenables, mais auxquelles il manque ce petit gout d’authenticité qui rend les pains uniques.
Celà dit, lorsqu’on a passé la journée au jardin pour tenter de lui redonner des allures de printemps, retirant les voiles d’hivernages des plantes les plus fragiles, taillant de ci, de là, les branches mortes de celles qui ont un peu souffert de l’hiver, et que l’on s’attaque, surtout, à l’abattage d’une haie séparative épaisse de deux mètres, on a plutôt envie de se simplifier la tâche en cuisine lorsque la tribu manifeste sa faim !
Les baguettes de pain frais du matin ayant disparu depuis plusieurs heures dans les estomacs de nos ados affamées, il restait une solution : proposer quelques tranche de jambon, des morceaux de comté et un bon pâté campagnard en accompagnement d’ un pain gourmand.
Réalisé à l’aide d’une farine semi-complète avec levain déshydraté incorporé, il s’agit ensuite de « bidouiller » tout autour pour le personnaliser…
Ayant une grande tendresse pour le livre de Richard Bertinet « Pains gourmands », j’y puise souvent diverses inspirations pour la présentation des pains et leur forme (Si vous en avez l’occasion, offrez vous son ouvrage, beau et vraiment très didactique).
Pour cette recette « bidouillée », préparée un peu dans l’urgence avec les moyens du bord pour « le pique-nique improvisé du soir des jardiniers fourbus », voici quelques astuces :
Choisissez une farine à pain Bio, toute prête, d’un kilo. Pétrissez là à la main ou au robot, en lui ajoutant la quantité d’eau préconisée sur le sachet, moins une quantité d’huile d’olive. Par exemple, si votre sachet de farine préconise que vous lui ajoutiez 600 ml d’eau, n’en mettez que 550 et complétez de 50 ml d’une bonne huile d’olive vierge extra.
N’ajoutez ni sel, ni sucre.
Pétrissez cette masse jusqu’à ce qu’elle devienne homogène, très souple, et qu’elle colle à peine au doigt. Vous pouvez vous fariner les mains afin de mettre le pâton ainsi obtenu en boule en le lissant pour qu’il soit joli et bien régulier.
Déposez le ensuite au creux d’un saladier fariné, couvrez le d’un linge et laissez le lever dans votre four, lumière allumée, durant trente à quarante cinq minutes.
Préchauffez votre four th 8/9.
Faire revenir à la poêle dans un filet d’huile d’olive, 1 gros oignon ciselé, 200 gr de lardons et quelques gousses d’ail en chemise. Faire dorer l’ensemble, sans que les oignons prennent couleur. Ils doivent juste fondre. Coupez le feu, égouttez et réservez.
Une fois votre pâte bien gonflée, retournez la sur un plan de travail fariné et étalez la avec vos mains délicatement de manière à ce qu’elle forme un rectangle d’environ 2 cm d’épaisseur. Déposez sur toute la surface du rectangle 3 à 4 cuil à soupe de Pesto Rosso (à la différence du pesto verde, on lui a ajouté des tomates fraiches et séchées qui lui confèrent une saveur particulière) ou à défaut, une petite sauce tomate légèrement épicée.
Ajouter ensuite oignons, ails et lardons refroidis en les répartissant également sur toute la surface de la pâte. Ajouter enfin quelques olives vertes (ou noires) dénoyautés et quelques feuilles de sauge (pour ma part, en les voyant dans mon jardin je n’ai pas résisté à l’envie d’en prélever un petit peu…)
Avec les dos d’une fourchette appuyez délicatement sur votre farce pour l’enfoncer légèrement dans la pâte.
Repliez ensuite la pâte en portefeuille, dans le sens de la largeur : un tiers vers le haut, un tiers vers le bas, par dessus le premier tiers. Il vous reste un tiers de pâte en trois couches devant vous. Fermez les extrémités du chausson ainsi obtenu avec un tout petit peu d’eau éventuellement.
Coupez ensuite ce chausson en 5 parties, dans le sens de la largeur. Pour les trois parties centrales, refermer également l’une de leur extrémité de manière à ce que les 5 chaussons soient identiques.
Ensuite basculez chaque partie sur une plaque de cuisson légèrement huilée, en posant la partie fermée du chausson sur la plaque et la partie ouverte vers vous. Chaque chausson va ainsi s’ouvrir et présenter la garniture intérieure. Saupoudrez alors de graines de pavot.
Une fois chaque chausson ainsi disposé, poser un linge dessus et laissez lever l’ensemble une demie heure environ à température ambiante.
Remplissez la lèchefrite d’eau et glissez la dans le bas de votre four.
Au passage, je ne résisterai pas au plaisir de vous confier qu’à ce stade, mon homme toujours prompt aux compliments -comment dirais-je, un peu…particuliers- s’est approché de ces petits pains et s’est exclamé « On dirait des Aliens, tu sais, au moment ou la bestiole…. »
Mouais…C’est tout à fait le genre de remarque qui fait que l’Andalouse que je suis a tendance, dans ces instants là, à avoir le sang qui bouillonne et promets de servir à celui qui a osé une telle comparaison, comme repas unique, une vulgaire ratatouille en boite (et si possible, avec une date de péremption dépassée la ratatouille)…
Bref. Glissez ensuite les Aliens…enfin, les petits pains ainsi obtenus au four, et laissez les cuire 25 minutes environ. Ils doivent être bien dorés, bien cuits.
Parfumés, épicés, ces pains gourmandises peuvent se déguster tel que, sans ajouter quoi que ce soit…mais avec un bon morceau de fromage, c’est encore meilleur…
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
Sur le même thème, lire aussi:Chacun cherche son pain…,
Pain au levain aux noix…le retour…,
Pain au levain aux graines variées…,
Pain (au levain) aux canneberges et graines diverses…,
Pain aux graines de courge
A l’entrée des grands magasins de décoration, d’ameublement, de vaisselle, si l’on se place en situation de simple observateur, c’est le flux quasi incessant de personnes entrant les mains vides et sortant quasi systématiquement avec les bras (ou le caddie…) chargé qui interpelle. Si une caméra en plan fixe filmait les portes d’accès de ces grand grands magasins sur une journée et que l’on s’amuse ensuite à passer en accéléré le rythme continu de cette fourmilière humaine, je pense qu’il n’y aurait quasiment aucun temps mort.
Moi-même, j’ai beaucoup de mal lorsque je suis « lâchée » dans un magasin de vaisselle, de décoration d’intérieur, de bibelots, de gadgets, à ne pas consommer, même un tout petit minimum…
Sauf que depuis quelques temps, je me découvre une plus grande empathie, voire une certaine tendresse pour les objets ayant déjà vécu…
Vide-greniers, puces mensuelles de mon petit village, communauté d’Emmaüs toute proche de chez moi, autant de lieux où je suis parfois stupéfaite de constater à quel point les objets de consommation dits pérenne, n’ont en fait qu’une durée de vie limitée… Pourtant…
On en trouve des choses attachantes dans ces endroits. Des bricoles qui portent encore une âme. Des objets divers, utiles ou moins utiles qui ont une histoire, un passé, un vécu, tout comme nous. Et puis un jour ou l’autre, ils encombrent. Usés, abimés, passés de mode, ébréchés, sales ou tout simplement jugés inutiles, ils repartent en flux inverse vers les extérieurs de nos vies, en tentant parfois de s’échanger contre quelques pièces ou en terminant le plus souvent dans les énormes bennes à ordures des déchetteries…et je ne suis pas sûre qu’ils soient tous aisément recyclables…
En parcourant des yeux le déballage des objets proposés dans les lieux divers ou je passe des heures à chiner le week-end, je m’attarde souvent sur les ustensiles ayant eu « jadis » une place en cuisine : vieux moules, cocottes émaillées, moulins, casseroles, vaisselle diverse… Je ne m’attarde que très peu sur les traces du temps qui les ont affectés. Ils me plaisent, je les achète, souvent pour presque rien et je suis presque émue de leur rendre une fonction un peu plus tard…
C’est une de mes petites B.A. à moi. Réutiliser ce qui peut l’être, en cuisine notamment.
Je me rends compte peu à peu, au fur et à mesure de ces petites acquisitions « recyclage » que l’utilisation que je fais alors de ces pièces s’auréole de charme…

Au cours de mes pérégrinations à la communauté d’Emmaüs notamment, je consacre toujours un petit moment aux vieux doudous qui s’amoncellent dans les cartons , ceux qui ont ont une drôle de tête, ceux qui viennent d’ailleurs, ceux dont la « bouille », la texture, le regard m’attire. Je n’y résiste pas !….
Une deuxième vie…
Chouette de l’envisager. Non ?….
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
Sur le même thème, lire aussi:Deuxième journées à Tokyo, des émotions, des sensations, des saveurs…,
Rafistol’âge…
Depuis 7 ans, notre citronnier végétait en pot, offrant une légère floraison au printemps et l’ébauche de petits citrons qui finissaient irrémédiablement par terre, à mon grand désespoir.
Engrais, arrosages réguliers, taille, j’ai tout essayé sans succès. Notre citronnier a donc pris place dans un coin du jardin plutôt abrité, mais sans grand passage…
L’hiver dernier, en effleurant son feuillage jaunâtre, j’ai décidé de le rapprocher de nous en l’installant sur la terrasse, tout près de la cuisine. Question de l’avoir à l’oeil…
Un pot de grande taille, un compost made in home, de l’attention, et une magnifique floraison, enfin, au printemps. Trois jolis citrons sont arrivés à maturité cette fois, que j’ai hésité à cueillir tant j’avais plaisir à les admirer, à les voir prendre couleur.
Et puis aujourd’hui, sans doute parce que le soleil était au rendez-vous, j’ai cueillis ces jolis fruits dorés, plus bio que bio !
J’ai prélevé les zestes de l’un d’entre eux, avec l’envie de confectionner de petits gâteaux citronnés et nous avons tout d’abord été surpris par leur parfum d’orange. En tranchant le fruit, en le goutant, surprise plus grande encore : une saveur douce, presque sans acidité, presque sucrée…
Une petite branche de romarin cueillie au jardin, un peu de farine d’épeautre, de miel et de cassonade dans mes placards, de petites caissettes en papier blanc et voici de petites gourmandises pour le goûter, légères puisque toutes menues…
Avec une quantité modeste de pâte, on réalise aisément une trentaine de petits gâteaux, moelleux et délicatement parfumés.
Ingrédients :
- 1 citron jaune
- 1 petite branche de romarin
- 2 bonnes cuillerées à café de miel toutes fleurs
- 80 gr de beurre fondu
- 100 gr de farine d’épeautre
- 80 gr de cassonade
- 3 oeufs entiers
- Quelques graines de pavot
Préchauffer le four th 7.
Dans une petite casserole, mélanger le miel, les zestes prélevés du citron et son jus. Faire chauffer délicatement et avant d’atteindre l’ébullition, ajouter les feuilles de romarin. Couper le feu et laisser infuser pendant une dizaine de minutes.
Battre les oeufs et ajouter la farine d’épeautre. Mélanger délicatement. Ajouter la cassonade, le contenu de la casserole filtrée (de manière à retenir les feuilles de romarin) puis le beurre fondu. Mélanger à nouveau.
Disposez les mini-caissettes en papier au creux d’une plaque en silicone de forme et de profondeur à peu près identique.
Versez la pâte au creux de chacune d’elle, presque à ras bord. Saupoudrez de graines de pavot.
Glissez à four chaud 10 à 12 minutes, jusqu’à ce que les petits gâteaux soient bien dorés. Sans levure chimique, ils ne gonfleront presque pas. Laissez les refroidir dans leur caissette avant de les en détacher pour les déguster.
Le parfum de romarin n’était pratiquement pas présent, mais j’ai malgré tout bien aimé l’idée de tenter la chose, ne serait ce que pour sentir les effluves de cette plante aromatique du sud sur mes doigts. Un avant-goût d’été, presque impalpable…
Petits gâteaux à déguster tels que, oubliés au creux d’une assiette, au bord d’une table, où chacun peut chiper, en passant et au gré de sa gourmandise, de petites douceurs pour l’après-midi…
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
Sur le même thème, lire aussi:Petits gateaux à l’anis.,
Mises en bouche : Petits gâteaux salés au yaourt, crème de Rascalat…,
Petits gateaux de l’Avent,
Fougasses aux lardons, olives noires et romarin…,
Les Gateaux de l’Avent de Christophe…
|
|