J’ai quelque peu déserté mes carnets depuis quelques semaines. Pour écrire, photographier, partager, il faut y mettre du coeur et de la présence…sans cela, le tout sonnerait bien creux….
Centrée autour des travaux de rénovation de la maison, j’ai donc préféré faire une pause. Pas vraiment de farniente, ni de folies là dedans, juste le fait que lorsque je me lance dans quelque chose, j’y mets toute mon attention…
La cuisine, pour moi c’est une sorte de balancier qui dans le rythme d’un quotidien trop chargé à l’année, m’aide à me rééquilibrer, à me sentir créative malgré tout, puisque cela fait plusieurs mois maintenant que je n’ai plus touché de pinceau….
En vacance, curieusement, je cuisine moins. Je me laisse porter par le rythme du temps dont je dispose enfin, et je n’aurais presque plus faim ! Quelques petites salades légères, quelques grillades et des fruits….
Et puis la rentrée arrive, avec son lot d’impératifs, les fournitures scolaires à prévoir, les ados à qui il faut rappeler que le collège et le lycée sont importants, « Petit Chou » qu’il faut rassurer sur sa nouvelle école, sa nouvelle maitresse, ses nouvelles habitudes et nous, qui avons repris le chemin de nos bureaux respectifs…
Il suffit de quelques jours à ce rythme, d’avoir à nouveau l’impression que mon espace temps se réduit comme peau de chagrin, et je sens alors une petite voix me murmurer à l’oreille : » dis donc, histoire de rééquilibrer tout ça, tu n’aurais pas envie de penser à un truc sympa à grignoter ? »
Ça recommence donc à me titiller…On me découvre installée sur des coins de chaise avec mes bouquins de cuisine, comme plongée dans un bon roman, et dans ses moments là, je suis dans ma bulle, je m’équilibre…
Et puis j’ouvre mon frigo, je passe en revue ce dont je dispose, et je me lance dans des trucs simples ou compliqués suivant le temps dont je dispose pour satisfaire les appétits..
Pour le déjeuner donc, j’ai proposé aujourd’hui une salade de fin d’été, accompagnée d’une petite vinaigrette au miel de garrigue…
Très simple, elle peut s’accommoder de toutes sortes de légumes.
La recette pour 4 personnes :
4 petites poignées de roquette
1 carotte
1 demie-courgette
1 nectarine bien mûre
1 avocat
1 tomates cerises
Pour le croustillant :
1 rouleau de pâte feuilleté
1 demie tomate
4 petits chèvres frais,
De petites bouquets frais d’origan
Quelques graines de pavot
1 oeuf battu.
Pour la vinaigrette :
4 cuil à soupe d’huile d’olive
1 cuil à soupe de vinaigre balsamique
1 cuil à soupe de miel de garrigue
Découper dans la pâte feuilletée étalée 4 cercles de 8 cm de diamètre environ. Les déposer sur une plaque de cuisson. Couper 4 tranches fines de tomates. Les déposer au centre des cercles.
Découper 4 cercles supplémentaires dans la pâte feuilletée en retirant le centre cette fois, toujours à l’aide d’un emporte-pièce de diamètre inférieur. Poser ces nouvelles découpes sur les précédentes, les tomates restant apparente en leur centre.
Battre un oeuf et à l’aide d’un pinceau, badigeonner délicatement le dessus de la pâte feuilleté. Saupoudrez de graines de pavot. Assaisonner d’un peu de fleur de sel et de poivre du moulin. Déposer un petit bouquet d’origan frais sur le dessus.
Disposez également les chapeaux de pâte feuilletée sur la plaque de cuisson, également badigeonnés d’un peu d’œuf battu et de graines de pavot. Glisser à four préchauffé th 6.
Pendant ce temps, préparer la salade. Disposer dans 4 assiettes, harmonieusement, une poignée de roquette, de petits dés de nectarine, des bâtonnets de carottes (préparés à la mandoline), de petits dés d’avocat, et des lamelles de courgette (préparés à l’aide d’un rasoir à légumes). Ajouter un peu de fleur de sel et du poivre du moulin.
Sortir vos petits feuilletés du four, disposez les dans l’assiette, et assaisonner l’ensemble de quelques cuillerées de vinaigrette…
Mais c’est encore l’été !…
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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De jolis pains au levain encore tièdes et croustillants et une envie de tartiner quelque chose dessus…
Avec des herbes fraiches du jardin, persil, estragon, ciboulette, autant tenter une petite préparation à base de Mascarpone…

Pour 150 gr de mascarpone, j’ai ajouté 1 gousse d’ail écrasée et un petit bouquet des herbes listées ci-dessus. Mixées grossièrement, il suffit ensuite de les ajouter au fromage, et de donner quelques tours de poivre du moulin. Un peu de fleur de sel selon les goûts, et c’est parfait sur une tranche de bon pain !

| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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Depuis plusieurs mois, je n’accordais plus à mon levain la même attention. Les rafraichis se sont espacés, les séjours au frigo prolongés, et il m’a été presque impossible ces derniers temps d’obtenir des pains autres que très denses.
Patrice m’a donc conseillé de tenter un nouveau levain, aux raisins cette fois, et j’ai suivi ses conseils :
Dans un petit bocal très soigneusement lavé, déposer 10 gr de raisins secs, une cuillère à café de miel et 50 ml d’eau de source. Fermer le bocal avec une feuille d’essuie-tout par exemple et un élastique. Laisser ainsi reposer quelques jours, jusqu’à ce qu’une fermentation s’opère : le mélange « bulle » et les raisins remontent en surface.
Mixer alors rapidement cette préparation, filtrer et jeter les raisins.
Ajouter au liquide recueilli de la farine de seigle, jusqu’à ce que le mélange donne une pâte très souple, mais pas liquide. Laisser à nouveau reposer à couvert, jusqu’à ce que cette nouvelle préparation « bulle ».
Débarrasser la alors dans un bol en plastique ou en verre (pas de métal) et ajouter 150 gr de farine de seigle et 170 à 180 gr d’eau tiède. La préparation doit toujours rester souple sans être trop pâteuse. Rajouter donc un peu d’eau si c’est le cas.
Bien mélanger l’ensemble à l’aide d’une cuillère en bois et remettre le tout dans un bocal plus grand, parfaitement propre, que vous recouvrirez d’un couvercle sans fermer hermétiquement afin de laisser le levain respirer.
Si votre levain est bien actif, au bout d’une heure déjà il devrait avoir commencé à lever et après une nuit, il aura doublé de volume et sera sans doute retombé. Il est prêt à être prélevé. Attention cependant, vous devez calculer le poids de votre levain afin de toujours en conserver avant de le prélever.
Pour 1 kilo de farine T65, il vous faudra 300 gr de levain et 470 à 480 gr d’eau. Vous devrez obtenir une pâte très souple aux doigts.
Le pétrissage :
Dans le bol de votre robot pétrisseur, (mais vous pouvez opérer le mélange à la main de la même façon) Mettre les 300 gr de levain, l’eau et les ingrédients secs que vous souhaitez lui ajouter : graines, épices, noix etc… Bien mélanger l’ensemble.
Ajouter ensuite a farine et pétrissez 5 bonnes minutes à vitesse lente.
Le pointage :
Lorsque le pâton est bien assemblé, bien souple, débarrassez le sur un plan de travail très légèrement fariné et étirer le délicatement avec votre paume pour le rabattre ensuite sur lui même. Faites ainsi plusieurs quart de tour, toujours en douceur, et finissez par rassembler la masse en une boule que vous mettrez à reposer dans un saladier pour la phase de « pointage » qui peut aller, suivant la chaleur ambiante, de deux à 4 heures environ. La pâte doit avoir doublé de volume.
Après ce temps, débarrasser délicatement votre pâte levée sur un plan de travail fariné, dégazer la en appuyant dessus avec vos mains, couper là en deux pâton si vous le souhaitez et travaillez les à peine, avec beaucoup de douceur, en rassemblant à nouveau la pâte en boule en la repliant vers le dessous à l’aide de vos doigts, de façon à enfermer de l’air en son centre.
L’apprêt :
Pour le deuxième temps de levée, l’apprêt, déposer vos pâtons dans des bannetons farinés, clé sur le dessus (la partie que vous aurez rassemblé avec vos doigts pour former votre pâton), couvrez les d’un linge et laisser lever 1 heures à 3 heures. Ils doivent à nouveau doubler de volume.
Une demie heure environ avant la cuisson de votre (vos) pains, préchauffer le four th 8/9 et remplissez la lèche-fritte d’eau afin de saturer le four d’humidité. C’est ce qui permettra à vos pains d’avoir une belle croute joliment colorée.
Au moment d’enfourner, retourner très délicatement vos bannetons sur une plaque de cuisson et grigner le dessus à l’aide d’une lame bien tranchante. Inclinez votre coupe qui ne doit pas être très profonde si votre pâte a bien levée et peut supporter de l’être dans le cas contraire. Les grignes aident en effet le pain à se développer encore en cours de cuisson.
Glisser au four pour une trentaine de minutes et surveillez vos pains. Retournez les si nécessaire en fin de cuisson pour que le dessous prenne aussi couleur.
D’autres conseils dans la catégorie « Pains au levain », mais n’hésitez pas à poser ici vos questions si vous en avez. Sans être pro du sujet, je vous ferai part de mon expérience avec plaisir.
Bon dimanche…

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Beaucoup de choses dans cette petite salade agréable et très parfumée. Si ses ingrédients restent simples, la vinaigrette composée de sauce de soja, de vinaire à sushis et d’ail relève le tout et apporte une touche d’exotisme.
La recette pour 4 personnes :
- 2 carottes
- 1 courgette
- Une quinzaine de petites crevettes roses
- Quelques tomates cerises
- 1 petit oignon blanc
- Quelques graines germées
- De la ciboulette
- Quelques cacahouètes grillées, salée et grossièrement mixées.
- Des graines de sésame légèrement grillées.
A l’aide d’une mandoline japonaise, couper les carottes pelées et la courgette (bien lavée sans en retirer la peau) en fins bâtonnets.
Ciseler l’oignon.
Débarrasser les crevettes des têtes et carapaces et réservez les.
Laver les tomates cerises et coupez les par la moitié.
Dans des verrines, bocaux ou assiettes, disposez harmonieusement les bâtonnets de carottes et de courgette. Ajouter quelques demies tomates, quelques crevettes, un peu d’oignon et les graines germées. Saupoudrez sur le dessus quelques pincées de cacahouètes mixées, des graines de sésame et quelques petites brins de ciboulette. Salez d’un peu de fleur de sel et de poivre du moulin.
Pour la sauce :
Un quart de verre à moutarde d’huile de tournesol, une cuil à soupe de sauce de soja, 2 cuil à soupe de vinaigre à sushis et une gousse d’ail pressée. Mélanger bien et répartir un peu de vinaigrette sur vos salades. Servez aussitôt.
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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Nos journées sont toujours aussi longues ces dernières semaines tant le calendrier que nous nous sommes fixé pour terminer nos travaux est chargé.
A peine le temps de petit déjeuner et d’entendre le chant des premières cigales que nous sommes au travail, tentant de tenir le rythme avec la projection d’une maison enfin habitable pour le retour des ados, fin aout. En attendant, par 35°C en cours de journée, nous œuvrons consciencieusement, sous le regard désapprobateur de « Petit Chou » qui aimerait beaucoup que l’on puisse lui confier outils et pinceaux divers, ce que curieusement, nous refusons…
Il faut préciser que « Petit Chou » a l’âme d’une artiste, et que tout pinceau trempé dans de la peinture et destiné à rafraichir un mur ou un volet devient l’instrument d’envolées artistiques dignes de Picasso. Du coup, repeindre par-dessus le chevalier sauveur de Princesses que « Petit Chou » s’est attaché à réaliser avec force de détails, nous fait mal au cœur, et déclasser les vis et les clous qu’elle a pris plus d’une heure à ranger par taille et par gabarit nous pose également un problème de conscience…
Bref, nos journées sont pleines et la plupart du temps, nous oublions de déjeuner. « Petit Chou » nous rappelle que son estomac ne semble pas fonctionner sur la même horloge biologique que la nôtre et nous nous octroyons donc une pause pour grignoter rapidement et satisfaire son appétit d’oiseau.
Lorsque nous quittons notre uniforme de bricoleur et tentons de décaper les tags divers que nous avons sur le corps, il est tard, la faim nous a rattrapée et il devient urgent de la satisfaire !
Hier matin, j’avais donc prévu pour le soir un casse croute réconfortant : un Pan-bagna.
J’ai rythmé ma journée de bricolage par quelques passages en cuisine et le soir, nous nous sommes installés sur la terrasse, à la nuit tombée, pour déguster avec bonheur ceci !
Quelques pains ronds aux céréales réalisés rapidement à l’aide d’une farine spéciale contenant du levain déshydraté (que les puristes me pardonnent…), quelques sardines toutes fraiches marinées, et il s’agit ensuite de jouer avec les produits du moment pour sortir du thème classique du pan-bagna au thon.
La recette pour ce pan-bagna d’été :
1 pain rond par personne
Quelques sardines crues marinées
Quelques oeufs durs
1 ou 2 carottes
1 courgette lavée et non pelée
Quelques olives noires
Des rondelles d’oignon
Quelques tomates cerise (du jardin !)
Des feuilles de persil (…du jardin !)
Feuilles de salade variées
Quelques graines variées
Vinaigrette au soja et aux graines de coriandre.
Pour les pains :
Acheter des petits pains ronds tout prêts, ou préparez les vous même selon vos habitudes. Pour ma part, mon levain se reposant sur l’ étagère supérieure de mon frigo, j’ai tout simplement utilisé une farine aux céréales toute prête à base de levain déshydraté. Les instructions figurant sur le paquet sont en général précises.
Pour les sardines :
Préparer des filets de sardines et leur ajouter une marinade composée du jus d’un citron vert, d’un filet d’huile d’olive, de sel et de poivre du moulin. Les réserver au frais durant 3 heures environ, en les mélangeant à la marinade de temps en temps.
Préparer les pan-bagnas en creusant tout d’abord la mie si elle semble dense et en la retirant si nécessaire. Déposer ensuite sur l’intérieur d’une des faces un lit de jeunes feuilles de salade variées. Ajouter des œufs durs tranchés, quelques filets de sardines, les tomates cerises coupées en deux, des bâtonnets de carottes et de courgettes crus, quelques rondelles d’oignon et des olives noires.
Assaisonnez de fleur de sel et de poivre du moulin. Ajouter une petite vinaigrette à l’huile d’olive et à la sauce de soja, parfumée de quelques graines de coriandre. Déposer enfin quelques feuilles de persil et quelques graines diverses sur le dessus, fermez votre pan-bagna et dégustez !
Et Un grand merci au jury du concours « Verre’in » sur le site 750 grammes pour avoir accordé à ma Verrine de quinoa, petite salade de surimi, mangue et graines germées la première place en « verrine salée ».
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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