Les sachets pour cosmonautes, à la maison, j’en ai ! Oui…je l’avoue…
Soupes, purées, préparations diverses… je les planque pour éviter de les utiliser, même lorsque je n’ai pas le temps.
Il faut dire que ces temps-ci, nous nous mettons à table à des heures tout à fait inadmissibles pour les estomacs des ados et de « Petit Chou ». Travaux obligent, de retour du bureau, nous endossons la salopette du bricoleur et nous attaquons aux finitions du demi-étage que nous avons depuis peu au dessus de nos têtes…Armés de pinceaux, de la perceuse, des vis, des clous, des meubles à monter, la soirée s’annonce longue et l’aiguille de l’horloge a largement passé l’heure du souper lorsque l’une de mes filles se risque à glisser : » Heu….vous avez déjà mangé vous ?…Parce que j’ai faim… »
Mouais ! Je le sens bouillir, là, le sang méditerranéen… et en général, je commence par rouspéter avec véhémence, genre : « Dis donc ma cocotte, tu as deux mains et dix doigts, tu pourrais peut-être faire bouillir de l’eau pour quelques pâtes par exemple ! »…
La phase de « rouspétance » passée après quelques grommellements supplémentaires de rigueur, je rejoins la cuisine en me disant qu’un petit sachet pour cosmonaute ne serait pas si malvenu que cela. Sauf que…
Sauf qu’il fait 30 ° C le soir chez nous ma bonne dame, et que si je me risquais à préparer une soupe en sachet à 9 heures du soir à la tribu affamée, je risquerais de me retrouver rapidement clouée au pilori …
Reste la purée, la fameuse, celle en flocons, celle qui est si simple a réussir que je parviens souvent à la rater. Celle que les générations actuelles continuent d’aimer même si elles n’ont pas connu, elles, la chanson « moi je fais un petit volcan pour mettre du jus dedans »…
J’ai toujours dans ces moments là un petit diable sur l’épaule qui me susurre tendrement : » Allez, laisse toi faire, ça te prendre 3 minutes 25 et ils s’en contenteront, et comme cela, tu pourras non seulement ne pas en manger puisque tu n’aimes pas ça, mais tu pourras en plus retourner à tes pinceaux… »
Parfois je cède au petit Diable, je l’avoue…Je prépare ma purée en sachet que ma mauvaise volonté tend à rendre grumeleuse et fade, et je pars noyer ma culpabilité de mauvaise mère dans un pot de peinture monocouche…
…D’autre fois, c’est mon ange qui me rappelle que prendre du temps pour soi et en accorder aux autres, malgré les obligations, c’est autant de plaisir à partager tous ensemble, et autant d’apaisement à glisser dans un petit repas de fin de soirée…
Un peu de douceur donc, à travers une purée de pommes de terre maison, accompagnée d’une sauce aux accents orientaux…
Recette pour 4 à 6 personnes :
1 kilo de jolies pommes de terre Bintje
50 gr de beurre
20 cl de lait 1/2 écrémé, voire un peu plus
Du sel
Epluchez et couper les pommes de terre en deux ou trois morceaux et les cuire pendant une vingtaine de minutes, à partir de l’ébullition.
Vérifier la cuisson en les piquant, les égoutter et les passer au presse-purée.
Remettre la purée dans une casserole sur feu doux. Ajouter le lait peu à peu en remuant à l’aide d’une cuillère en bois. La préparation doit devenir souple, mais pas filante. Ajouter ou diminuer le lait si nécessaire. Salez, gouter et rectifiez l’assaisonnement.
Terminez par le beurre, bien mélanger, couvrir et réserver.
Pour la sauce :
50 gr de beurre
1 gros oignon haché
2 courgettes coupées en dés (en otant la partie centrale)
50 gr de raisins secs
1 bonne pincée de cannelle
1 bonne pincée de cumin
de l’eau
Dans une poêle à fond épais, mettre à fondre le beurre. Ajouter la cannelle et le cumin, et les oignons. Mélanger et laisser fondre doucement, sans colorer. Ajouter ensuite les dés de courgettes, et les raisins. Mélangez à nouveau, salez, poivrer.
Ajouter un verre d’eau, baisser le feu au minimum et laisser cuire. Rajouter de l’eau chaque fois que nécessaire jusqu’à ce que les légumes et les raisins soient légèrement confits. Il doit néanmoins rester un peu de sauce en fin de cuisson.
Au moment de servir, réchauffer la purée, la disposer en assiette et verser deux cuillerées de sauce sur le dessus.
Servez bien chaud.
Pour une version sucrée salée, ajouter 2 cuil à soupe de sucre cristallisé aux légumes, en cours de cuisson.
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Après quinze jours de vacance, c’est aujourd’hui la reprise…Et qui dit « reprise », dit que le coeur et l’esprit sont lourds de se diriger vers le chemin du bureau…
Lourds parce qu’une partie de la tribu est en congé et que l’autre ne l’est pas…
Parce qu’il fait beau et chaud dehors mais qu’au bureau , je suis presque tentée par la doudoune, clim oblige…
Parce que mes journées non stop s’écoulent au profit d’un écran d’ordinateur qui me distribue généreusement mails et tableaux Excel, PDF, Word et Jpeg avec lesquels je dois œuvrer, jonglant de l’un à l’autre…
Parce que comme beaucoup de gens, mon métier n’est pas ma passion et que chaque jour, si je le pouvais, je prendrai bien la poudre d’escampette pour plonger mes mains dans la farine ou mes doigts dans le chocolat…
Parce que les minutes s’écoulent et que les journées succèdent aux journées sans possibilité d’arrêter le temps sur les instants charmants, pour qu’ils durent…
Après quinze jours de vacance, pour que le moral des troupes remontent le jour de la reprise, rien de tel qu’un dessert frais et coloré…
…une panna cotta parfumée à la menthe de jardin, comme son coulis de framboise…

La recette pour 8 à 10 parts (moule en silicone de 4 cm de diamètre sur 3 de profondeur ou verrine) :
40 cl de crème fraiche liquide légère
3 cuil à soupe de sucre glace
Quelques feuilles de menthe fraiche
Les 3/4 d’une cuil à café d’agar-agar.
Mettre la crème à chauffer dans une casserole sur feu doux, ajouter et le sucre glace et les feuilles de menthe. Lorsque la préparation commence son ébullition, ajouter l’agar-agar, bien mélanger et poursuivre l’ébullition pendant 1 minute.
Couper le feu, verser dans un bol d’attente et laisser tiédir, en veillant à ce que l’agar-agar ne commence pas à figer. Verser ensuite dans des petits moules en silicone ou des verrines si vous ne souhaitez pas démouler. Réserver au frais deux heures minimum.
Pour le coulis, passer au blender 250 gr de framboises avec un peu d’eau et quelques feuilles de menthe fraiche. Passer ensuite au tamis, de manière à retenir les grains. Réserver au frais.
Au moment de servir, démouler chaque panna-cotta dans des assiettes blanches et verser un peu de coulis de framboises à la menthe autour de chacune d’elle. (Pour une présentation en verrine, versez simplement le coulis sur le dessus de votre panna-cotta).
Autre recette :
Panna-cotta à la vanille et à la crème de whisky
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Une petite salade toute simple qui aurait sans doute paru un peu tristounette dans une assiette. Mais si l’on joue avec le contenant, le tout devient tout de suite plus esthétique et plus original…
Quelques feuilles de brick servent ici « d’assiettes qui se mangent » et apportent une petite touche de croustillant bien sympathique à la salade, qui doit être ajoutée à la dernière minute.
Pour la salade justement, choisissez les ingrédients que vous aimez. Ici, quelques feuilles de roquette, de la brousse de brebis, des lardons allumettes revenus à feu vif dans un filet d’huile d’olive, quelques pignons rapidement poêlés, de petits dés de poivron, des feuilles de persil et un soupçon de fleur de sel.
Le tout est assaisonné d’une petite vinaigrette composée d’huile d’olive, de vinaigre à sushi, d’une touche de sauce de soja, et de quelques graines de coriandre.
La « bol » en feuille de brick est simple à réaliser : il suffit de badigeonner légèrement les feuilles de beurre fondu de les placer dans un grand cercle à mousse (10 cm de diamètre environ) placés sur une plaque en laissant déborder les bords de la feuille hors des cercles. Il est nécessaire de les recouper selon l’effet désiré. Saupoudrez ensuite le bord des feuilles de graines de pavot et glissez le tout à four moyen Th 6 quelques minutes. (Si vous n’avez pas de cercles, servez vous de petits moules de forme ronde dans lesquels vous pourrez placer vos feuilles de brick de façon à ce qu’elles épousent la forme du moule).
Les « bols » peuvent se réaliser à l’avance mais doivent se conserver à l’abri de l’humidité, le temps de les garnir. Vous pouvez les placer délicatement dans une grande assiette et les recouvrir d’un film plastique (toujours avec délicatesse pour ne pas les briser).
Au tout dernier moment, déposer votre petite salade au cœur des bols croustillants sur de jolies assiettes, assaisonnez et servez très rapidement.
Pour les déguster ensuite, il suffit de casser les bords de la feuille de brick avec les doigts et les ajouter au coeur des légumes pour apporter à votre petite salade un croustillant aérien…
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Une pâte brisée ou feuilletée et quelques ingrédients choisis, déclinables selon les saisons, les ingrédients disponibles, les épices dont on a envie, les herbes fraiches du jardin…
La quiche devient alors originale, décalée, curieuse, inventive, sucrée, piquante…bref, tout un programme possible.
Voici une recette du moment, presque un instantané, très simple et très parfumé. Même les ados de la tribu, si difficiles, l’ont aimée.
La recette pour 6 personnes :
- Un rouleau de pâte feuilletée
- Quelques dés de poivron rouge
- Quelques dés de courgette
- 1 oignon ciselé
- 200 gr de lardons allumette
- 20 cl de crème fraiche à 30 % de matière grasse
- 10 cl de lait demi écrémé
- 2 oeufs
- Poivre du moulin
- Une pincée de sel fin
- Quelques branches de thym frais…du jardin…
Pas de fromage râpé, qui « tue » souvent le gout de ce que l’on mets dans une quiche, ou alors, en remplacement du curry pour ceux qui n’aiment pas, quelques copeaux de parmesan frais à disposer sur le dessus..
Préchauffer le four Th 6. Dérouler la pâte feuilletée, la disposer dans un plat sur une feuille de papier sulfurisé et piqueter le fond à l’aide d’une fourchette.
Faire dorer l’oignon à la poêle, dans un filet d’huile d’olive. Ajouter les lardons allumette et les laisser prendre légèrement couleur à feu vif. Remuer sans arrêt pour ne pas que les oignons prennent un mauvais goût en colorant de trop.
Ajouter les légumes coupés en dés, et continuer à remuer, sur feu moyen quelques minutes. Couper le feu et réserver.
Dans un bol, fouettez les oeufs entiers. Ajouter la crème, le lait et le curry. Saler, poivrer et bien homogénéiser l’ensemble.
Sur le fond de tarte, disposez uniformément la première préparation. Verser ensuite délicatement l’appareil à la crème. Disposer quelques branches de thym sur le dessus.
Glisser au four pour 25 minutes de cuisson environ. La tarte doit avoir pris une jolie couleur.
Servez tiède ou froid, avec une salade de roquette parfumée à l’huile d’olive…
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Ah les cookies !….Des gourmandises auxquelles je tente souvent de résister. La tribu les adore, mais je dois reconnaitre que je me simplifie la vie en les achetant la plupart du temps en grande surface. Ces biscuits industriels, suivant les marques, ont une texture très différente : certains sont croquants, d’autres moelleux, d’autres croquants et moelleux à la fois.
En jetant un coup d’oeil sur l’étiquette, je suis cependant horrifiée. La principale constituante de ces biscuits, c’est le sucre ! Viennent ensuite les graisses, le cacao et les ingrédients restants en bout de liste, dans des proportions infimes. Il faut pratiquement se tourner vers le rayon bio pour trouver des cookies à la composition correcte, mais là, c’est le prix qui fait mal !
Bref, mieux vaut donc tacher de consacrer un peu de temps à ce qu’on aime (et à ceux qu’on aime !) en préparant soi-même les cookies de la famille. Plein de recettes différentes existent avec des accents anglais ou américains et l’éventail d’ingrédients gourmands pour les réaliser est large : noix et amandes diverses, flocons d’avoine, corn flakes, pépites de chocolat etc..
Pour ma part, je réalise une recette très simple qui donne des galettes croustillantes et parfumées, délicieuses au goûter ou en accompagnement d’un café de caractère.
Les ingrédients :
- 100 gr de beurre
- 200 gr de sucre roux
- 200 gr de farine
- 1 oeuf
- 1 demi sachet de levure chimique
- 1 demie cuil à café de poudre de réglisse
- 50 gr de noix de pécan concassées
- 40 gr de chocolat concassé
- 1 pincée de sel
La recette :
Tamiser la farine et la levure. Ajouter le sel.
Mélanger ensemble l’oeuf battu et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse et mousse. Ajouter le beurre et bien mélanger à nouveau. Incorporer le tout à la farine, délicatement, à l’aide d’une maryse. Ajouter ensuite la réglisse, les noix et le chocolat.
Couvrir une plaque d’une feuille de papier sulfurisé et y déposer de bonnes cuillerées à soupe de pâte, bien espacées, en leur donnant une forme ronde d’un diamètre de 7 à 8 centimètre environ. Plus les cookies seront plats (sans exagérer), plus ils seront croustillants. Attention cependant à rester vigilant en cours de cuisson pour éviter qu’ils ne colorent trop vite. Pour former les cookies, aidez vous du dos d’une cuillère trempée dans de l’eau.
Glisser ensuite la plaque au four préchauffé th 6 pour 10 à 15 minutes.
Sortez la plaque, décoller délicatement les biscuits avec une pelle et placez les à refroidir sur une grille. Conservez les dans une boite métallique hermétique…ou dévorez les tout de suite !
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Depuis que j’ai découvert l’agar-agar, je réalise des desserts que je n’aurais pas tenté avec de la gélatine. Sa composition ne m’emballe pas en effet, et même s’il est évident que j’en consomme nécessairement dans toute sorte de produits sans y prendre garde, si je peux l’éviter, je le fais.
L’agar-agar ne donne peut être pas la tenue parfaite qu’offre la gélatine, mais elle me convient très bien et je trouve sa texture plus agréable.
Voici un entremet en trois couleurs réalisé avec de jolies fraises, de la verveine…du jardin, et de l’agar-agar…
Pour le « socle », j’ai utilisé la même base que celle des cheesecakes. Une précaution cependant afin de ne pas commettre la même erreur que la mienne : le « socle » ne doit pas être trop épais, sans quoi il serait difficile à couper à la cuillère. 5 mm, c’est largement suffisant.
La recette pour 8 à 10 entremets (cercles à mousse de 7 cm de diamètre et 4 cm de haut environ) :
Pour le socle :
100 gr de speculoos réduits en poudre au mixer
40 gr de beurre fondu
Mélanger la poudre de biscuits et le beurre de manière à obtenir un ensemble homogène.
Poser les cercles huilés sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Remplir chacun des cercles de pâte de spéculoos et bien tasser avec le dos d’une cuillère.
Glisser à four préchauffé Th 6, 10 minutes. Réserver ensuite.
Pour les 3 couches d’entremets à la fraise :
500 gr de fraises bien mûres, lavées et mixées au blinder. Filtrer ensuite au chinois pour débarrasser le jus de fraises de ses graines.
Pour la première couche, reposant sur la base biscuitée :
Mettre 20 cl de crème fraiche liquide allégée dans une petite casserole, ajouter 1 cuil à soupe de sucre glace, mélanger et faire chauffer en y laisser infuser 3 feuilles de verveine fraiche. Lorsque la crème frémit, ajouter 1 demie cuil à café d’agar-agar, bien mélanger et laisser bouillir doucement 1 minute environ. Couper le feu, retirer les feuilles de verveine, débarrasser dans un bol et laisser tiédir.
Pour la deuxième couche :
Mélanger 20 cl de crème fraiche allégée, 2 cuil à soupe de sucre glace, 3 feuilles de verveine fraiches et un tiers des fraises mixées et filtrées. Mettre sur le feu dans une petite casserole et dès que l’ébullition débute, ajouter 3/4 de cuil à café d’agar-agar. Laisser bouillir doucement une minute en mélangeant. Couper le feu. Retirer les feuilles de verveine, éserver et laisser tiédir.
Verser la première couche de crème à la verveine ayant tiédi sur les bases de spéculoos dans les cercles et laisser prendre au frais.
Pour la troisième couche :
Mettre le reste des fraises mixées et filtrées dans une petite casserole sur feu doux. Ajouter 1 cuil à soupe de sucre glace. Aux premiers frémissements, ajouter 1 cuil à café d’agar-agar. Laisser frémir une minute, couper le feu, débarrasser dans un bol et laisser tiédir.
Sortir les cercles du frigo, ajouter la deuxième couche de crème à la fraise sur la première et laisser prendre au frais quelques minutes.
Terminer par la dernière couche de fraises mixées et tiédies. Mettre à nouveau au frigo.
Au moment de servir, démouler délicatement et déguster.
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Petits chocolats fourrage caramel au beurre salé…
Il y a deux ans, je débutais ces carnets, sans me douter un seul instant qu’ils prendraient une orientation essentiellement culinaire…
Au fil des mois, au gré des rythmes assez fous dans lesquels ma vie s’engouffre à trop grande vitesse pour que je parvienne parfois à prendre un peu de temps pour moi, ces carnets m’offrent une bulle d’évasion, un espace de souffle particulier.
Cette passion qu’est la cuisine, c’est avant tout et essentiellement pour moi une façon d’aimer. Sans doute ai-je en moi certains souvenirs d’enfance ou les grandes tablées et les repas de fêtes s’associaient aux retrouvailles, au plaisir, aux émotions diffuses, à la voix chaude et mélodieuse de mon frère Jean-Michel s’accompagnant à la guitare, au léger sourire de mon père, si rare qu’il était impératif de s’y attarder quelques instants, aux plats que ma mère parvenaient à cuisiner sans jamais sembler dépassée, mariant les épices d’Afrique du Nord à la cuisine Française…
Cet amour pour la cuisine, je le tiens de là. Sans doute. A moins que plus profondément, j’ai eu besoin de rassembler, de réunir, de partager autour d’une table, les émotions qu’un bon repas, qu’un bon vin, transcende. Pas besoin de sophistication. On peut servir une assiette de pâtes au beurre avec beaucoup d’amour…Il suffit de se pencher un instant sur ce que nous sommes capable de transmettre dans les assiettes des tout-petits, dans les gâteaux d’anniversaire maison, dans les petits potages aux légumes frais, qu’un filet d’huile d’olive auréole de rayons de soleil.
« Mon île » résume en quelque sorte ce que la cuisine représente pour moi, même si la nouvelle est totalement imaginaire.
Au-delà de la passion, sans vous………ces carnets n’auraient sans doute pas la même saveur.
Sans vos passages, sans vos petits mots, sans vos encouragements et vos mails chaleureux, sans doute n’aurais-je pas eu le sentiment qu’un partage virtuel était possible. Il ne s’arrête donc pas autour de notre table mais va bien au-delà…
A l’occasion des deux bougies des « carnets », merci infiniment…

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Dans le même esprit que les petits légumes au carré frais, voici une savoureuse petite entrée, jolie, légère et rafraichissante.
Jouez des légumes et fruits coupés en petits dés comme vous le souhaitez, le tout étant de se faire plaisir en fonction de ses goûts…Ici, parce que depuis mon séjour au Japon, je redécouvre la saveur de la mangue, j’en ai ajouté quelques morceaux aux légumes choisis.
Pour cette entrée toute en douceur : ( 6 personnes) :
- 1 petite courgette
- 1 demi mangue
- 1 demi poivron rouge
- 5 bâtons de surimi
- 1 petit oignon
- 2 cuil à soupe de mascarpone
- Huile d’olive
- Sel et poivre
- Le jus d’un citron vert
Coupez la courgette bien lavée mais non pelée en petits dés, la mangue et le poivron. Dérouler les bâtons de surimi et couper les en filaments. Ciselez l’oignon.
Mettre l’ensemble dans un bol, ajouter un filet d’huile d’olive, le jus d’un citron vert, du sel et du poivre. Réservez au frais.
Une heure avant de servir, Séparez les légumes en deux parties. A l’une d’elle, ajouter le mascarpone et mélangez bien. Dans des cercles de 5 cm de diamètre et 5 cm de haut environ déposer sur la moitié de la hauteur des petits légumes au mascarpone (les cercles doivent reposer sur une petite plaque sans rebord afin de les déplacer ensuite aisément à l’aide d’une pelle à tarte par exemple). Tasser et ajouter pour compléter les petits légumes seuls. Tassez à nouveau délicatement. Procédez de même pour les 5 cercles restants.
Au moment de servir, déposer les cercles au coeur de vos assiettes de présentation. Démoulez les délicatement en vous aidant d’une cuillère avec laquelle vous appuierez délicatement sur le dessus et servez aussitôt.
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Après les sablés à la noisette « spécial « Petit Chou », voici une version moins sage et plus étrange, qui plaira sans doute aux adeptes du « sucré-salé ».
La recette est la même que celle citée précédemment, avec quelques modifications :
- 270 gr de farine
- 130 gr de beurre mou
- 40 gr de sucre glace
- 1 oeuf entier
- 2 pincées de fleur de sel.
- 1 pincée de sel
- 2 pincées de graines de cumin
- 2 pincées de paprika.
Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre et le sel. Ajouter les autres ingrédients et bien mélanger afin d’obtenir une pâte souple et homogène. Envelopper dans du film plastique et mettre au frais une demie heure.
Etaler ensuite la pâte sur une surface farinée en lui donnant une épaisseur de 4 à 5 mm.
Découper les formes choisies à l’emporte-pièce et les disposer sur une plaque garnie d’une feuille de papier cuisson. Glisser à four chaud th 6 pour une quinzaine de minutes environ. Laisser les biscuits dorer.
A leur sortie du four, les laisser refroidir sur une grille et les déposer ensuite dans une boite hermétique métallique. A déguster à tout moment de la journée…
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Avec « Petit Chou » cramponné à mon tablier chaque soir, lorsque je rentre du bureau, cuisiner n’est pas chose simple. Je souffre déjà d’un léger problème de concentration puisque le « Chou » a beau être « Petit », c’est un moulin à paroles et tenter de faire attention à ses gestes, ses pesées, ses ingrédients, lorsque « Petit Chou » demande qu’on lui explique les origines de la vie terrestre en regardant une pomme de terre, c’est peine perdue !
Hier soir, j’avais dans l’idée de préparer des courgettes rondes montées en mille-feuilles, et « Petit Chou » a tenté désespérément de me convaincre que les courgettes rondes n’existaient pas ! Impossible à ses yeux que ce légume puisse se décliner en deux versions. Une carotte est une carotte, une pomme est une pomme et une courgette est une courgette. J’ai taché de prendre pour exemple les tomates et la grandes variété qui les composent : rondes, longues, en grappe, cerises, etc…rien à faire.
Bref…tout cela pour vous dire qu’argumenter autour de cette question existentielle aux yeux de « Petit Chou » n’était pas vraiment fait pour autoriser la concentration.
Je n’ai cependant rien brûlé, je n’ai pas confondu sel et sucre et n’ai pas assaisonné ma salade verte directement dans l’essoreuse (Pourtant chacune de ces petites mésaventures m’est arrivée…). J’ai taché de rester attentive à mes courgettes, sous le regard désapprobateur de « Petit Chou »…
Voici donc un montage sympathique à proposer en entrée que je préfère réaliser avec…des courgettes rondes (Pardon « Petit Chou »…) puisqu’elles offrent des tranches plus larges à la découpe et autorisent un jeu de reconstruction plus amusant.
Très simple à réaliser, cette recette est très agréable en cette période de chaleur. Coppa grillée et fromage frais agrémenté d’échalotes et de ciboulette se marient très bien aux tranches de courgettes légèrement sautées à la poêle dans un filet d’huile d’olive.
Pour 4 personnes :
- De deux à 4 courgettes rondes suivant la hauteur que l’on souhaite donner au mille-feuilles. (On peut en effet n’utiliser que deux ou trois courgettes rondes en utilisant moins de tranches )
- 100 gr de fromage frais
- Quelques brins de ciboulette
- Une échalote
- Quelques tranches de Coppa (charcuterie Corse…et Italienne…)
-Huile d’olive
-Sel et poivre
Laver les courgettes sans les peler. Les couper en rondelles de 3 mm d’épaisseur et les faire revenir à la poêle rapidement, dans un filet d’huile d’olive. Elles doivent rester craquantes et à peine colorer. Egoutter et déposer sur du papier absorbant pour le surplus éventuel d’huile. Réserver au frais
Mélanger à la fourchette le fromage frais, l’échalote et la ciboulette ciselée. Donner un ou deux tours de moulin à poivre. Réserver au frais
Mettre les tranches de Coppa entre deux feuilles de papier sulfurisé, elles mêmes placées entre deux plaques de cuisson.
Glisser à four chaud th 7 durant quelques minutes et surveillez. Les tranches doivent griller sans trop. Elles se rétracteront sous l’effet de la cuisson. Les égoutter ensuite, les essuyer délicatement avec du papier absorbant et les réserver.
Au moment de servir, préparer directement en assiette les mille feuilles, en alternant selon votre envie, les tranches de courgettes refroidies, un peu de fromage frais à l’échalote et à la ciboulette et la Coppa grillée.
Déposer sur la dernière tranche composant l’étage, une petite quenelle de fromage frais, saupoudrez d’un peu de thym et de graines de pavot, et dégustez…
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