Les polvorones sont de petits gâteaux espagnols, fondants et très friables.
Parfumés à la cannelle, ils ont un goût d’amandes assez prononcé et se rapprochent un peu du mantecao.
Leur préparation n’est pas facile puisque la pâte est extrêmement délicate, tant avant cuisson… qu’après cuisson…C’est là toute leur particularité. On trouve parfois des polvorones dans les grands magasins, présentés en emballages individuels, mais rien à voir avec ceux que j’ai un jour découvert à Barcelone, sur un marché, emballés dans de délicats papiers de soie. Ils étaient absolument délicieux !
La recette que l’on m’a confiée il y a des années n’est pas mal du tout…la voici…
175 g de farine
50 g d’amandes en poudre
100 g de sucre glace + un peu pour saupoudrer les gâteaux
1 cuil à c de cannelle
100 g de saindoux
1 petite cuillerée à café d’anis (le Pastis convient très bien…)
Préchauffer le four th 6.
Etaler la farine sur une plaque et la faire griller au four. Surveiller, elle doit à peine colorer.
Mélanger ensemble sucre, cannelle, poudre d’amandes et farine, une fois refroidie. Tamiser l’ensemble.
Ajouter 100 g de saindoux en petit morceaux et l’incorporer en l’émiettant comme vous le feriez avec une pâte brisée. Mélanger et ajouter l’anis. Rassembler la pâte en boule, du moins, essayez, car c’est assez difficile. Il faut malaxer la préparation, et tacher de l’amalgamer le mieux possible.
Laisser la pâte reposer au frigo une demie heure.
L’étaler ensuite au rouleau sur 1 cm d’épaisseur environ. Ne pas essayer d’étaler toute la pâte et ne pas hésiter à prélever des portions qui seront plus facile à travailler. Avec un petit verre, découper délicatement des cercles entre 3 et 4 cm de diamètre dans la pâte et les poser très délicatement sur une plaque huilée.
Glisser au four th 6 durant 15 à 20 minutes. les polvorones doivent colorer, mais pas trop, sans quoi la base prendrait un petit gout de brulé…
Ne surtout pas tenter de retirer les polvorones de la plaque avant qu’ils n’aient complètement refroidis ! Ils s’écraseraient…
Les saupoudrer ensuite d’un nuage de sucre glace et les conserver dans une boite métallique, éventuellement enveloppés dans du papier de soie…

Nota : le saindoux fait la particularité de ces petits gâteaux. Si vous le remplacez par du beurre ou de l’huile, vous n’obtiendrez absolument pas le même résultat…
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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Pour illustrer mon enthousiasme d’avoir découvert le livre de Richard Bertinet Pains gourmands, voici les fougasses que je viens de réaliser en suivant l’une de ses recettes !
Et elles sont absolument délicieuses !
Réalisation :
Préchauffer tout d’abord le four, th 9.
Ingrédients :
500 g de farine type 55
10 g de levure fraiche
10 g de sel
350 g d’eau tiède.
Incorporer préalablement la levure en l’émiettant dans la farine.
Ajouter sel et eau et pétrir la pâte en l’aérant au maximum.
Une fois devenue souple et non collante aux doigts, ramasser la pâte en boule et la déposer dans un saladier fariné pour la levée (une heure environ). La pâte doit doubler de volume.
Après la levée, débarrasser la pâte délicatement sur le plan de travail et l’aplatir un peu. Couper 4 triangles et faire une incision centrale (milieu du triangle), sans aller jusqu’aux bords, puis deux incisions latérales (de part et d’autre de l’incision centrale). Former la fougasse avec les doigts et la glisser sur la plaque chaude du four pour une dizaine de minutes de cuisson. (Glisser au préalable dans le four un récipient plein d’eau pour que la croute soit belle).
Délicieuses et élégantes, elles se dévorent !
On peut agrémenter la pâte, avant la levée, d’olives, romarin, etc…

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J’aime préparer mes pains à la main, notamment au levain, essentiellement parce que les gestes requis m’autorisent une participation active dans leur réalisation et leur création. La préparation de la matière vivante (levain) le travail de la pâte, le pétrissage, les levées, le grignage, la croute dorée cuisant au four, tous ces gestes éveillent en moi des émotions que ma machine a pain ne parvenaient pas à transmettre.
Pourtant, j’ai commencé grâce à une MAP, ravie de pouvoir confier à ce robot spécialisé, la réussite de mes premiers pains, qu’ils soient natures, parsemés de graines, parfumés aux olives, au romarin ou aux tomates confites.
Rapidement, la forme de ces pains, toujours la même, le fait de ne pas parvenir à maîtriser certaines recettes me donnant des réalisations trop denses, trop fermes ne m’ont pas véritablement satisfaite. La conservation sur quelques jours laissait aussi à désirer. J’ai donc rangé ma machine, pour laquelle je continue malgré tout de ressentir une tendresse particulière (sans elle en effet, je n’aurai sans doute pas franchi le pas et je ne me serais sans doute pas lancé dans la réalisation des pains façonnés à la main) et j’ai suivi les conseils de mon grand frère Patrice pour la réalisation du levain.
Celà dit, le dimanche m’autorise une grande marge de temps pour respecter les levées des pâtes au levain mais les jours de semaine, à moins de me coucher à deux heures du matin tous les soirs, je ne peux me lancer dans une telle préparation.
Au cours de mes folles escapades à la Fnac dans les rayonnages de bouquins de cuisine où l’on commence à me connaitre puisque je m’y incruste, j’ai découvert « Pains gourmands, 50 recettes simples et créatives », de Richard Bertinet (Photographies de Jean Cazals), Editions Larousse.

Ce livre est formidable.
L’introduction est passionnante, et précède le chapitre « Les outils du pain ». Suivent « Les ingrédients », « les mots » et « la pâte », sa « réalisation » et son « travail ». De très belles photographies illustrent les étapes de manière claire, les recettes sont simples et les pains superbes.
La passion de l’auteur est perceptible et l’on sent surtout son désir de transmettre à travers ses recettes et son ouvrage un message particulier : on peut faire du pain délicieux et original (fougasses, boules soufflées, bâtonnets aux olives, Pecorino et herbes etc…) à la maison, dans un four ménager, sans y passer des heures.
Le plus (et un « extra plus » !) un DVD inclus au livre avec les bons gestes de réalisation à maitriser et les formes diverses à donner au pain, présentés par l’auteur. « J’ai « dégusté » ce petit film et j’aime énormément cet ouvrage qui à mon avis permet enfin véritablement de comprendre comment le pain peut se travailler, comment la pâte doit se comporter au pétrissage, comment lui donner de jolies formes…bref comment se sentir soudain l’âme d’un boulanger !
Ce livre s’est ajouté à ma bibliothèque et en ce moment même, de jolies fougasses cuisent dans le four !
Si vous souhaitez réaliser des pains au levain, voir dans les catégories de droite « Pains au levain ».
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Un délicieux fondant au chocolat, toujours extrait des 3 pages de magazine que j’avais précieusement conservées et je ne le regrette pas !
Voici la recette pour 6 personnes (auteur Stephan Lagorce, recette extraite de son dernier livre « Les arômes du chocolat ».
Préchauffer le four th 6.
200 g de chocolat
150 g de sucre roux
4 œufs
100 g de beurre
60 g de farine
1 pincée de sel
Faire fondre le chocolat au bain marie. Battre ensemble 4 œufs entiers et 150 g de sucre. Ajouter ensuite le beurre fondu et bien mélanger. Ajouter ensuite les 60 g de farine d’un seul coup, la pincée de sel et bien mélanger à nouveau. Ajouter enfin le chocolat fondu.
Verser la préparation dans des moules beurrés et farinés. Enfourner pour 12 à 15 minutes suivant les fours…
Cette recette est savoureuse et surtout très simple, l’idéal pour s’aventurer à la réaliser même si il est un peu tard. La seule particularité à noter tout de même, c’est la température du four et le temps de cuisson. Pas assez cuit et au démoulage, le fondant se carapate, trop cuit et le fondant n’est plus fondant du tout ! J’ai donc testé la bonne consistance avec l’un des gâteau, que j’ai surveillé et sorti du four vers la fin du temps de cuisson afin d’étudier son comportement ! Lorsque la pâte m’a semblée se détacher légèrement des bords tout en restant très souple, lorsque le dessus m’a semblé avoir la consistance idéale, j’ai stoppé le four et j’ai laissé reposer les moules 5 minutes comme préconisé dans la recette.
Le démoulage est délicat et il est vraiment indispensable d’avoir correctement beurré et fariné les moules.
J’ai utilisé des ramequins, que j’ai taché de ne pas trop remplir. Une fois servi, nous avons attendu quelques minutes avant de les dévorer !
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Plusieurs idées m’ont traversé l’esprit pour cette recette que j’ai osé présenter au défi des chefs, (voir mon billet précédent) et j’ai imaginé plusieurs réalisations dans ma tête pour illustrer ce poulet agrémenté de certains légumes choisis dans la liste imposée, en convergeant presque à chaque fois vers quelque chose d’assez épuré.
Une chose m’a gêné de prime abord : les couleurs. J’aime bien réchauffer les assiettes avec du rouge, du jaune, des épices, des petites branches d’aromates. Là…interdiction d’utiliser autre chose que les ingrédients proposés dans la liste… J’avais envie de mousse, d’aérien, de transparence, mais j’avais un problème avec les couleurs. D’où l’idée de travailler avec des superpositions de préparations plutôt mousseuses : une petite chantilly salée, un sorbet de courgettes au lait de soja, une crème de champignons, une petite pomme de terre avec sa peau, un poulet tranché en fines lamelles claires, un peu de poivre du moulin. J’ai tenté de « colorer » un peu mon plat, et même si la photo à été prise très tardivement dans la soirée, sans flash et avec les maigres éclairages d’ambiance dont je disposais, j’ai choisi celle qui m’a semblé la plus représentative de ce que j’avais essayer de réaliser.
- 1 poulet fermier d’un kilo 500
- 400 g de champignons de Paris
- 200 g de courgettes
- 200 g de pommes de terre grenaille
- 1 oignon
- 2 gousses d’ail
- 15 cl de crème fraiche
- 15 cl de lait de soja
- 12 cl de vin blanc
- 3 cuillerées à soupe d’huile d’arachide
- 30 g de beurre
- Sel et poivre

Découper 4 suprêmes dans le poulet. En retirer la peau, saler et poivrer chaque face et réserver.
Laver un morceau de courgette de 200 grammes sans la peler. La débarrasser de ses graines et la couper en petits morceaux.
Dans une petite casserole, faire chauffer le lait de soja et y ajouter une gousse d’ail pelée ainsi que les morceaux de courgette. Saler, poivrer et laisser frémir 8 à 10 minutes. Mixer ensuite la préparation et la séparer en deux parties. En réserver une moitié et mettre l’autre partie de cette préparation dans une sorbetière jusqu’à ce qu’elle soit glacée. Réserver ensuite ce sorbet au congélateur.
Laver les champignons, ôter les pieds et couper les têtes en quatre. Dans une poêle, faire revenir 30 g de beurre et y ajouter les champignons. Saler, poivrer et les laisser cuire en remuant régulièrement, jusqu’à ce qu’ils aient rendu leur eau et qu’ils commencent à colorer. Arrêter le feu, débarrasser les champignons et réserver.
Dans une cocotte PYREX, faire chauffer 3 cuillerées à soupe d’huile d’arachide à feu moyen et y faire revenir un oignon ciselé et un ail écrasé. Ne pas faire colorer.
Ajouter les morceaux de poulet et les saupoudrer d’une cuillérée à soupe de farine. Bien mélanger et faire dorer la viande sur chaque face.
Ajouter les pommes de terre grenaille (bien lavées mais sans ôter leur peau). Ajouter les champignons réservés. Bien mélanger et ajouter 12 cl de vin blanc. Baisser le feu, couvrir et laisser mijoter en retournant délicatement les morceaux de volaille de temps en temps.
Pendant ce temps, préparer une chantilly avec 10 cl de crème fraîche une pincée de sel et du poivre. Couvrir et réserver au frais.
Prélever des lanières de courgettes et les mettre dans un bol avec une cuillérée d’huile d’olive et de la fleur de sel.
Vérifier la cuisson du poulet au bout d’environ 30 minutes, couper le feu ou prolonger la cuisson une dizaine de minutes si nécessaire.
Oter les morceaux de viande et les pommes de terre grenaille de la cocotte en gardant le tout au chaud et remettre la sauce sur feu moyen pour la faire réduire un peu. En fin de cuisson, ajouter le reste de crème fraîche et couper le feu. Goûter et rectifier l’assaisonnement.
Prélever quelques cuillérées de sauce aux champignons. Mixer finement. Mettre cette sauce dans une casserole sur feu très doux.
Faire réchauffer la deuxième partie de la crème de courgettes préalablement réservée.
Couper en jolies tranches les morceaux de poulet.
Préparer 4 assiettes.
Sur chacune d’elle déposer un lit de crème de courgettes, les tranches de poulet et décorer de quelques brins de courgettes assaisonnés.
Remplir un petit verre de sorbet de lait de soja à la courgette et décorer également avec quelques lanières de courgettes.
Remplir un verre plus grand de crème aux champignons, quelques lamelles de courgettes et avec une poche à douille, compléter avec la chantilly salée.
Déposer une petite pomme de terre au centre de l’assiette, saupoudrer de poivre, d’un peu de fleur de sel et servir aussitôt.

| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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Le fait de se reposer sur une recette existante pour réaliser un plat est extrêmement réconfortant…Je viens de le réaliser avec ô combien d’émotion…
Au détour de mes promenades sur la toile, j’ai découvert il y a quelques jours Le défi des chefs, un concours organisé par Pyrex, parrainé par le Chef Thierry Marx et ouvert à tous les amateurs culinaires…
Ingrédient imposé : un poulet d’1 kg 500 environ pour 4 personnes.
Liste d’ingrédients libres avec quantité maximale donnée : courgettes, fonds d’artichauts, navets, oignon, champignons, lait de soja, crème fraiche etc…
Je me suis inscrite…
Que m’a t’il pris ce jour là…? quelle mouche ensorceleuse d’idées saugrenues est donc venue me piquer pour que j’ose me lancer dans pareille aventure….?
Car il s’agit bien là d’une aventure.
Bigrement excitante au regard du plaisir que m’a procuré l’imaginaire à mettre au service de cette réalisation, mais bigrement stressante quand à l’organisation à mettre en place pour ce type de préparation, un bouquin de français, classe de 1ère, traitant de « l’Utopie » installé à la gauche du poulet et un petit chou de 4 ans et demi accroché à mon tablier, exigeant toute mon attention pour admirer un dessin magnifiquement détaillé, peuplé de créatures imaginaires, de maisons à double toit, de fleurs souriantes et de personnages divers…
Bref, mon homme m’avait encouragé : « Allez c’est amusant ! essaie donc, je tacherai de faire en sorte que « le troupeau » ne vienne pas te déranger… »
« Cool…Veux-tu donc bien te charger de « l’Utopie » de Thomas More pour le moment et demander à « Petit Chou » de bien vouloir te confier l’analyse thématique de son extraordinaire création ?…. »
Voilà, un peu de calme…voilà, mes ingrédients….Où est mon cerveau ? Essayons de retrouver un semblant d’organisation au niveau du chaos familial journalier en général irrésistiblement associé aux « grandes familles »…(en tout cas…en ce qui me concerne…)
Je me suis isolée quelques heures (dans ma tête) plongée dans la réalisation de mon plat, les idées ayant germées au cours de ma journée au bureau…(défaut de concentration professionnelle ce jour là, j’ose l’avouer…)
Seulement voilà…Pas si évident…J’adore les livres de cuisine et pour cause…S’appuyer sur les ingrédients, les pesées exactes, les astuces, les conseils, les gestes présentés pour assurer la réussite d’un plat que l’on ne maitrise pas, est tellement rassurant. Créer une recette avec des ingrédients imposés, c’est une autre affaire…
Pourtant, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à relever ce défi, pour moi avant toute chose. Un joli challenge que j’ai savouré et je pense ne pas avoir été la seule, à voir les magnifiques recettes adressées par les candidats inscrits.
Finalement, le fait d’avoir à réfléchir autour d’un ingrédient principal, choisir les légumes que l’on décide d’ y associer, se passer des saveurs que l’on aime utiliser d’habitude dans ses plats tels que les épices, les alcools, les arômes, réfléchir à la texture, à la présentation, à l’originalité, c’est drôlement excitant.
Ne serait-ce que pour ce petit frisson là, absolument délicieux lorsqu’on est passionnée, je suis ravie d’avoir tenté l’aventure !
Et pour la recette, c’est par là….Poulet à la crème de champignons et courgettes au lait de soja
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Ces pâtisseries orientales sont délicieuses. Elles me rappellent mon enfance au Maroc, les verres de thé à la menthe sucrés et brulants, les rues de Rabat, le Shella, le jardin des Oudayas où j’allais me promener avec mon père…
Je garde une tendresse infinie pour ce pays si chaleureux où j’ai vécu quelques années, je garde en mémoire, ses saveurs, ses senteurs, ses couleurs.
Pour l’anniversaire d’Estelle qui fête ses 85 printemps demain (et qui a encore un tas de secrets de cuisine à me confier !), j’ai décidé de préparer des cornes de gazelle.
Beaucoup de recettes existent autour de cette pâtisserie, mais je réalise toujours la même depuis des années.
Pour une cinquantaine de petits gâteaux :
Préchauffer le four th 5/6
La pâte d’amande :
Mélanger ensemble 300 grammes de poudre d’amandes, 130 g de sucre glace, 2 cuil à soupe de cannelle (mais vous pouvez en mettre beaucoup moins) 1 blanc d’oeuf, 2 à 3 cuil à soupe d’eau de fleurs d’oranger.
On obtient une pâte que l’on peut modeler.
La pâte :
Mélanger ensemble 500 grammes de farine et 130 g de beurre, 100 g de sucre glace, 1 pincée de sel et préparer un verre d’eau auquel vous aurez ajouté 4 cuil à soupe d’eau de fleurs d’oranger.
Verser cette eau parfumée dans la pâte peu à peu, jusqu’à former une boule souple, non collante.
La laisser reposer une vingtaine de minutes et la fractionner en quelques boules plus petites.
Il faut ensuite les étaler très finement au rouleau jusqu’à les rendre presque transparentes.
Mon plan de travail est clair et vous pouvez presque distinguer les veines du bois sous la pâte.
Essayer de constituer des bandes de pâte régulières de façon à réaliser à chaque fois deux ou trois gâteaux dans la même bande. Battre un oeuf entier et en badigeonner légèrement la pâte à chaque fois.
Poser ensuite à quelques centimètres du haut de chaque bande, un petit boudin de pâte d’amandes, de façon à rabattre le haut de la bande par dessus. Elle doit épouser sa forme comme ceci :
Découper ensuite la corne de gazelle avec une roulette, en lui donnant la forme d’un croissant de lune :
Voici les gâteaux, après la découpe. Vous pouvez les incurver davantage, si vous le souhaitez.
Pensez à faire de petits trous dans la pâte à l’aide d’une petite pique, une fois le gâteau formé, avant son passage au four.
Poser les pâtisseries sur une plaque beurrée et glissez les au four une quinzaine de minutes tout en les surveillant. Elles ne doivent pas colorer.
A la sortie du four, laissez les cornes de gazelle refroidir et saupoudrez les d’un nuage de sucre glace (mais vous n’y êtes pas obligés !)
Servir ces petites pâtisseries avec un bon thé à la menthe…(mais vous n’y êtes pas obligés non plus !)
Les cornes de gazelle sont différentes suivant les recettes et la manière que l’on a de les préparer, de les plier. L’épaisseur de la pâte, les temps de cuisson, les parfums plus ou moins présents (cannelle, fleur d’oranger) font différer sa consistance. C’est une affaire de goût et de préférence.
Les cornes de gazelle que l’on trouve parfois en magasin, très blanches, assez épaisses et croquantes sont trempées dans du sirop de sucre avant d’être abondamment saupoudrées de sucre glace. Elles sont également très peu parfumées à la cannelle (voire pas du tout).
Voici mon plateau, tout prêt pour Estelle…

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Toujours armée de mes quelques pages de magazine proposant des recettes au chocolat, extraites du dernier livre de Stephan Lagorce, j’ai testé les Dacquoises.
Toujours aussi simple et agréable à faire, la recette est parfaite et les macarons délicieux !

Ingrédients :
- 130 g de poudre de noisettes
- 150 g de sucre glace
- 30 g de cacao en poudre
- 4 blancs d’oeuf
- 50 g de sucre en poudre
- 50 d de noisettes concassées
Préchauffer le four th 5/6. Mélanger dans le bol d’un robot le cacao, le sucre glace et la poudre de noisettes pendant 1 minute. Battre les blancs en neige ferme et ajouter le sucre. Continuez à battre durant une minute encore. Ajouter l’appareil à base de poudres et l’ajouter aux oeufs. Bien mélanger jusqu’à obtenir un pâte formant un ruban. Sur une plaque recouverte d’un papier sulfurisé, déposer des ronds de pâte à l’aide d’une poche à douille. Décorez de noisettes concassées et glisser au four 10/12 minutes.
Laisser ensuite refroidir et détacher les macarons du papier cuisson avec délicatesse.

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Chez nous, les gâteaux maison sont frappés par une terrible malédiction…Ils disparaissent !
A peine le temps d’être sortis du four et déposés sur une grille pour refroidir…A peine le temps d’inaugurer un joli plat pour être servi…Pouf !! Disparus…!! Macarons, gâteaux au chocolat, muffins, donuts…même en quantité, rien n’est épargné…
Les paquets de gâteaux achetés en magasin, c’est la même chose ! A tel point que nous pensons à les enfermer dans un coffre spécial avec une clé spéciale pour éviter les mauvaises surprises : il n’est pas rare en effet qu’ils soient négligemment remis à leur place…mais vides…sans doute pour tromper l’ennemi…
Les disparitions de gâteaux les plus frappantes touchent…les brownies ! J’ai beau les acheter en petits sachets individuels, afin de limiter les dégâts, ils « se volatilisent » en un temps record…
A ce sujet, les recettes de brownies que j’ai tenté de réaliser jusqu’à aujourd’hui m’ont toujours déçue…En effet, si les réserves de spécimens achetés en magasin fondent comme neige au soleil, les miens en revanche subissent une certaine indifférence…Et l’indifférence lorsqu’une malédiction touche habituellement les pâtisseries d’une maison, c’est très, très mauvais signe…
Alors ce soir, j’ai songé que j’avais conservé au fond de mon sac, quelques pages d’un magazine ou figuraient des recettes de gâteaux au chocolat (extraites du dernier ouvrage de Stephan Lagorce) dont les mythiques brownies…
J’ai donc testé cette recette, joliment illustrée et décrite avec simplicité. Une fois prêt et refroidi, après quelques petites photos parce qu’il était bien joli, j’ai donc fait mine d’ abandonner le brownie sur un coin de table afin d’éprouver la malédiction…Et bien…Elle a frappé à nouveau !! 5 minutes ! Plus de brownie ! Disparu ! Volatilisé !
Rien de plus parlant qu’une petite disparition de pâtisserie pour que mon troupeau y dépose le label « approuvé » !
Alors, voici la recette de Stéphan Lagorce, vraiment épatante !
- 200 g de chocolat noir
- 120 g de sucre
- 3 oeufs
- 130 g de beurre
- 60 g de farine
- 2 pincée de canelle
- 120 g de cerneaux de noix grossièrement hachés.
Préchauffer le four th 6. Faire fondre le chocolat au bain-marie sans trop le faire chauffer. Mélanger dans un saladier sucre et oeufs. Ajouter le beurre ramolli, la farine, la cannelle, le chocolat fondu et les noix. Verser le mélange dans un moule. Enfournez.
Faire cuire 20, 25 minutes et laisser reposer 2 heures avant de déguster.
Voilà…recette simplissime, délicieuse. Pas trop sucré, le brownie est fondant, délicatement parfumé à la cannelle. Si tout le bouquin propose des recettes aussi sympathiques, je sens que je vais en parler très bientôt côté « lecture partage »….!
En attendant ! Y’en a plus ! Fichue malédiction !

Ces petits gateaux sont particuliers. Ils ne réagissent jamais de la même manière. Suivant la façon dont la pâte va être travaillée, suivant la chaleur du four, suivant la taille des oeufs etc…ils seront plus ou moins secs, plus ou moins épais, mais très agréables néanmoins et délicatement parfumés.

Pour 4 grands plateaux de petits gateaux
- 1 kg de farine
- 4 oeufs
- 2 verres à moutarde de sucre
- 1 bon verre d’huile
- 3 cuil à soupe de graines d’anis
- 1 sachet et demi de levure chimique
- Du jus d’orange
Préchauffer le four th 6.
Travailler le mélange pour le rendre souple et non collant en ajoutant du jus d’orange autant de fois que nécessaire. Ajouter un peu de farine si au contraire la pâte a besoin d’être épaissie.
Farinez votre plan de travail et abaissez la pâte avec un rouleau jusqu’à ce qu’elle fasse 5 mm d’épaisseur. Découper les formes souhaitée à l’emporte-pièces et poser sur une plaque garnie d’un papier sulfurisé.
Si vous souhaitez faire briller vos petits gâteaux, une dorure au jaune d’oeuf sera parfaite.

A conserver dans une boite hermétique.
| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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