Macarons à la pistache, saupoudrés de noix de coco, garnis d’une crème au beurre à la pistache.
Pour les faire bien ronds, j’avais jusqu’à présent rechigné à préparer une feuille guide, c’est à dire à dessiner sur une feuille de papier sulfurisé des cercles servant de repère pour pocher les macarons, avec le diamètre souhaité (pour dessiner des cercles bien ronds, je me suis servi du bouchon d’une bouteille de jus d’orange (environ 4 cm de diamètre)). Glissée sous la feuille de cuisson, ce papier guide m’a été finalement extrêmement précieux et mes macarons ont été bien plus réguliers que d’habitude. Je vous le recommande donc…
Adepte de l’émission « Bon appétit bien sur », je tente souvent de réaliser les recettes présentées qui m’ont séduite.
Le « croustillant de Gambas au pavot bleu » proposé par le Chef Sébastien Grave est délicieux. Je ne disposais pas de tous les ingrédients, mais j’ai pu présenter une jolie assiette de salade mélangée que les gambas ont rendue festive.
Proposée par le même Chef, une « épaule d’agneau confite à l’ail et aux échalotes ». Je l’ai pour ma part servie avec un Aligot et le mélange était très agréable !
En dessert, une recette fameuse d’un autre Chef, Stéphane Gaborieau : « Nems de pommes au gingembre confit, coulis de noix de coco ». Je les ai servis avec un sorbet aux fruits exotiques.
Petit repas partagé avec des amis que nous n’avions pas vu depuis longtemps et qu’il était bon de retrouver…
Le lendemain il restait une jolie quantité de coulis de noix de coco….Alors voilà…
Présenté dans un petit verre transparent, avec un sable d’amandes et de noisettes, un peu de pommes et de gingembre confit mariné avec un jus de citron vert, le tout déposé sur le fameux coulis bien frais….
Des jours ou les heures coulent, ou l’on sent à peine le temps. Je m’y plais alors….
Tant de gens croisés chaque jour, tant de regards effleurés. Chevelures, couleurs, tissus, culture, démarche, bribes de mots échappés au détour de mes propres pas. Je peux garder longtemps en tête un visage, une situation, un instant, dans ses moindres détails, comme si elle m’avait laissée une empreinte, non que la personne ou la situation n’ait eu quelque chose de très particulier car je ne choisis pas. Ces situations, ces regards, ces paroles sont davantage un don de l’autre à un instant précis qu’un choix de ma part de considérer tel ou tel évènement plus sensible.
Les jours avec…avec ces émotions, avec ces dons, ou j’ai le sentiment que nous formons un tout. Tout me semble alors paisible, même si des personnalités bouillonnantes se croisent et s’entrecroisent. Si l’on ajoute à leur présence un gros coup de vent et une belle averse, on pourrait penser qu’il n’y a rien de paisible là-dedans…Et pourtant….si pour vivre en paix nous devions être tous les mêmes, qu’offrirait le présent ? ou le futur ? Qu’aurions nous à échanger comme richesse ?
Situations brassées ça et là sur le cours d’une journée ou j’aime tant me dire que la vie passe simplement et que nous sommes « pleins » de nous.
Les jours sans….sans ces émotions. Comme une éponge, je prends de face des paroles, des mots, des souvenirs, des nouvelles, des images. C’est du pur jus d’encre. De cette liqueur qui en plus de l’amertume que vous gardez en bouche, vous laisse le gosier brûlant. Je n’aime pas ces jour sans. Je n’aime pas les jours où ma naïveté et ma sensibilité s’envolent au profit d’autre chose. Eponge disais-je. Parce que je ne parviens pas toujours à me débarrasser de ces émotions là. Comme si je ne voulais pas les trahir, je les garde en moi pour ne pas oublier. Certaines me sont personnelles. D’autres sont universelles. Mais elles font un mal de chien.
J’oublie alors de regarder autour de moi. J’oublie de me rassurer en reprenant le chemin de ce que j’aime croire. J’oublie de me dire que je ne peux rien.
On ne se touche pas assez. On oublie le contact. On oublie de communiquer et de se parler. Sous prétexte d’intimité et de réserve on devient souvent égoïste.
Je n’ai aucune envie de l’être. Je n’aime pas l’indifférence.
Quelques images qui n’ont à la fois pas grand chose à voir avec mon sujet mais en même temps tant de choses… Allez, chacun retiendra d’elles, celles qui lui parleront…