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Drôle d’orage !

Par nat, lun 21 août 2006 à 22:08 :: Humeurs

Drôle d’orage !-1Les orages me font toujours le même effet : ils me fichent la frousse ! Je me barricade, je ferme les volets, les rideaux et si les éclairs se font trop présents, je tente de me faire la plus petite possible, fermant les yeux en me recroquevillant sur moi-même.
Lorsque j’étais enfant, ma grande soeur de coeur avait tenté d’apprivoiser les orages pour moi, déployant force d’imagination pour les comparer à des feux d’artifice, une fête foraine, des étoiles, des lumières merveilleuses. Moi je ne voyais qu’une chose : les forces de la nature étaient terribles et les éclairs succédant aux coups de tonnerre ne me donnaient nullement l’impression que nous étions le 14 juillet !
Il y a quelques jours, l’orage qui a occupé notre ciel m’a semblé étonnemment différent. Les coups de tonnerre étaient sourds, le ciel constamment illuminé, et les éclairs, absents de notre horizon. Mais, en levant la tête , nous étions au spectacle. Des zébrures horizontales entre les couches de nuages habillaient le ciel sans jamais le quitter. C’était très étrange comme impression. Je ne me suis tout de même pas risquée à prendre la photo (il ne faut pas exagérer tout de même…) j’avais juste passé le nez au ras de la porte pour voir ce que mon cher et tendre m’enjoignait d’admirer : »Regarde, c’est extraordinaire ! Viens voir, tu n’as jamais vu ça ! L’appareil photo vite ! »….J’ai tendu l’appareil en question, courageusement, et j’ai supplié mon homme de ne pas risquer sa vie à photographier le phénomène aussi étonnant soit-il.
Fort heureusement, il a survécu ;) et voici donc, pour partager, une photo de notre ciel, un soir d’orage…différent…

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Réveil blanc…, Pour toi papa……………….

Mes croque-monsieurs à la sardine.

Par nat, jeu 10 août 2006 à 00:08 :: Entrées

Mes croque-monsieurs à la sardine.-1A la maison, avec quatre filles plutôt difficiles, cuisiner n’est pas toujours simple. Quand je dis « cuisiner », je devrais plutôt dire « préparer des choses qu’elles aiment »…J’ai laissé tomber depuis longtemps les repas un peu trop particuliers à leur goût : dès qu’il s’agit de plats mijotés, de sauces épicées, elle poussent les hauts cris et entonnent le fameux refrain qui ouvre le déjeuner ou le souper au moment de servir : « très peu ! très peu ! très peu ! ». Certains repas sont toutefois plébiscités : les soirées crêpes, les croques-monsieurs au jambon et au fromage….
Alors justement, pour les grands qui, comme nous, préparent de temps en temps les croque-monsieurs des enfants, voici une petite recette de farce qui change du jambon fromage…

Pour plusieurs croque-monsieurs :

- Une boite de sardines à la tomate
- Quelques olives farcies aux anchois.
- Un peu de harissa.
- Une échalote.

Ecraser les sardines à la fourchette. Ajouter une pointe de harissa, et goûter.

Rajouter éventuellement un peu de sel.
Emincer l’échalote et ajouter la à la farce.
Couper les olives en rondelles et ajouter les également.
Bien mélanger ce hachis à la fourchette.
Goûter et rectifier l’assaisonnement.
Tartiner une tranche de pain de mie (ou de pain de campagne, c’est meilleur !) avec une bonne épaisseur de farce.
Couvrir d’une seconde tranche de pain.
Beurrer le dessus de chaque tranche et les poser dans un appareil à croque-monsieurs (type à l’ancienne, qui presse bien les croque-monsieurs) Lorsqu’ils sont dorés, les réserver et les servir tièdes accompagnés d’une petite salade de tomates.

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

Donne moi le temps…

Par nat, mar 08 août 2006 à 22:08 :: Humeurs

Donne moi le temps…-1Ma fille Clémence a trois ans. Elle farfouille toujours un peu partout, dans les tiroirs, les placards, à la recherche d’un trésor.

Aujourd’hui elle a trouvé un petit sablier appartenant à un ancien jeu de société.

Elle m’a demandé :

« - C’est quoi maman ?

- Un sablier.

- C’est quoi un sablier ?

- Tu vois, il y a des grains de sable à l’intérieur. Ils passent d’un côté à l’autre. Et c’est du temps qui passe….

Clémence m’a alors dit :

-Ouvre le, et donne moi le temps »…..

Les enfants disent des choses merveilleuses…

© Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons

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Tokyo…et le temps passe trop vite…, Sushis zen, ou comment prendre le temps de préparer de bonnes choses…

Extrait Courrier International N° 792

Par nat, mar 01 août 2006 à 01:08 :: J'ai lu et je vous en parle

Extraits de The Boston Globe.
Titre : Un peu de gentillesse, s’il vous plaît !

« J’en apprends beaucoup sur mes collègues en observant la manière dont ils traitent une personne qui nous distribue le courrier. Phil passe dans notre bureau cinq fois par jour. Ce gros homme d’environ 45 ans à l’aspect négligé travaille au Boston Globe depuis plus de vingt ans. Je pense que Phil est un autiste très bien adapté. Si j’en suis arrivé à cette conclusion, c’est parce qu’un de mes neveux est autiste ce qui me rend sensible à cette maladie.
Phil est le seul salarié à porter chaque jour une cravate, une habitude qui, paradoxalement, le fait paraître bien plus professionnel que les rédacteurs en chef, directeurs artistiques ou responsables de la fabrication. Mais son hygiène laisse parfois à désirer, et notre chef du personnel doit alors l’emmener dans son bureau pour lui dire de se brosser les dents et de se laver les cheveux. Phil obéit toujours et se présente impeccable le lendemain.
Quand il vous salue, vous avez l’impression qu’il ne vous a pas vu depuis plusieurs semaines. Il n’a jamais l’air de mauvaise humeur ou distant, comme peuvent l’être nombre de mes collèges qui passent leur temps à s’apitoyer sur leur sort. Il n’oublie jamais un anniversaire et vous offre toujours une carte ou un cadeau. Ceux d’entre nous qui font attention à Phil se réjouissent d’avoir un ami comme lui au bureau.
Un jour, je l’ai regardé livrer des colis à une secrétaire. Toujours avenante avec nous, elle ne lui a pas adressé un regard et ne l’a même pas remercié. Quand j’ai commencé à travailler pour ce journal, elle m’a dit un jour, après que Phil ait tourné le coin avec son chariot : »Je ne peux vraiment pas supporter sa présence ». Une autre de mes collègue refuse, elle aussi, de lui parler. « Je ne lui dit plus bonjour, sinon il me tient la jambe pendant des heures. Il faut faire comme s’il n’était pas là. C’est malheureux mais c’est ça ou devenir dingue ».
Il est vrai que Phil ne peut pas s’empêcher de vous raconter le dernier film ou la dernière pièce qu’il a vus. Et il ne manque jamais d’apporter un programme aux rares personnes qui veulent bien l’écouter.
Certes, un collègue peut avoir une personnalité toute autre en dehors du travail. Mais ceux qui sont toujours gentils avec Phil ne me déçoivent pas. Par exemple, il y a une femme récemment divorcée, au sujet de laquelle j’ai entendu quelqu’un dire : » elle respire le désespoir ». Je ne connais pas sa vie privée, mais chaque fois qu’elle croise Phil, elle lui donne une tape affectueuse sur l’épaule. Et puis il y a aussi notre jeune et fringant assistant d’édition, qui a passé un an dans un village péruvien à aider les habitants à creuser un système d’irrigation. Lui aussi, il a régulièrement droit à son programme.
La plupart de mes confrères sont des professionnels très civilisés. Pour autant, ils ne sont pas forcément capables de faire preuve d’empathie, ou, plus simplement de gentillesse.
Quand des candidats à l’embauche se présentent, l’entreprise ne devrait pas se contenter de vérifier leurs compétences rédactionnelles. Elle devrait peut-être aussi leur demander de s’asseoir avec Phil et de lui parler. Nous apprendrions ainsi tout ce que nous avons besoin de savoir à leur sujet. »

David Masello

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