J’adore les ateliers pains !
De la farine, des graines variés, des cuissons particulières, des croutes qui chantent, des parfums de miel et une ambiance conviviale et généreuse.
A la fin de l’atelier, chacun emporte quelques baguettes, fougasses et gressins et un petit pot de levain qu’il suffira ensuite de bichonner…
En général, je termine seule les derniers façonnages de baguettes et les dernières fournées. C’est le moment que choisissent mes filles pour se jeter sur quelques tranches encore chaudes de pain variés, trempant le tout dans une tapenade maison réalisée pour l’occasion ou dans la chair brûlante et fondante d’un camembert rôti..
Une généreuse corbeille nous attend ensuite qu’il faut partager. Voisins et amis en profitent en général, et nous nous arrangeons pour nous régaler de ce qui reste en petit déjeuner gourmands ou en mini sandwichs de saison.
Ce soir, parce qu’il me restait quelques morceaux de dinde, j’ai pensé à une tartine d’hiver façon bruschetta.

Pensez-y à ces tartines passées simplement sous le grill du four lorsqu’il vous reste quelques petits morceaux de viandes ou quelques légumes. Une occasion d’utiliser simplement quelques restes et de faire plaisir aux enfants qui adorent en général.
Pour cette recette, faire revenir un oignon ciselé à la poêle, dans un fond d’huile. Coupez ensuite en petits dés de la dinde ou de poulet déjà cuit et faites revenir l’ensemble à feu moyen en mélangeant constamment. Salez, poivrez et ajoutez une petite touche de gingembre. Coupez le feu et terminez en ajoutant un peu de crème liquide. Mélangez soigneusement. La sauce doit légèrement épaissir.
Préchauffez le four position grill.
Coupez de grandes tartines dans un gros pain légèrement rassi ou dans des baguettes et disposez les sur une plaque de cuisson.
Les bruschettas sont en général frottées d’une gousse d’ail et recouverte de concassé de tomates et de basilic, mais nous sommes encore loin de la saison, donc utilisez plutôt une préparation sympa type arrabiata de qualité par exemple, et oubliez l’ail.
Disposez sur la chair du pain une cuillerée à soupe d’arrabiata, en couche légère et ajoutez ensuite votre préparation précédente.Soyez généreux.

Saupoudrez ensuite un peu d’emmenthal râpé sur chacune de vos tartines, poivrez avec du poivre du moulin et enfournez pour 5 minutes, en surveillant la cuisson.
Dégustez avec une petite salade d’endives. C’est bon !
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Toujours dans mon panier de saison, quelques patates douces, de belles carottes jaunes et des pommes de terre. De belles couleurs, des saveurs différentes qui permettent justement un contraste intéressant sucré/salé.
Simplement pelés et coupés en gros dés, placez les légumes dans un grand plat à gratin de manière à ce qu’il n’y en ait qu’une couche régulière et que la cuisson soit homogène.

Un simple verre d’eau au fond du plat, quelques pincées de fleur de sel, du poivre du moulin, et du thym.
Glissez le tout au four à 180°C pour 45 minutes, sans toucher à rien. Les légumes vont cuire doucement, et seront légèrement « soufflés » en fin de cuisson.
Parallèlement, Préparez deux belles cuisses de dinde, et faites les tout d’abord revenir à l’huile d’olive dans une cocotte en ayant au préalable retiré la peau. Deux gros oignons ciselés et ajoutés dans la cocotte et un demi verre d’eau lorsque la chair de la dinde a bien coloré. Commencez la cuisson sur feu doux, en couvrant, durant une vingtaine de minutes, puis découvrez et laissez réduire le jus de cuisson en retournant régulièrement les cuisses et en mélangeant les oignons. Le tout doit peu à peu caraméliser.


Lorsque les légumes sont bien cuits, légèrement soufflés et tendres, les laisser reposer quelques instants. Vous pouvez ensuite déposez les cuisses de dinde sur les légumes et servir ainsi, comme un plat familial savoureux et gourmand.
Vous pouvez également présenter l’ensemble sur des assiettes blanches, et proposer un joli contraste de couleurs. Les carottes jaunes et les patates douces apportant une touche ensoleillée bienvenue. Découpez ensuite simplement quelques morceaux de dinde et disposez les dans les assiettes, recouverts d’oignons presque confits dans le jus réduit de cuisson. Ajoutez éventuellement une petite pincée de piment d’Espelette sur l’ensemble.
Très simple voici juste une petite idée de plat de saison, pour partager.
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Un dimanche ensoleillé et calme… Un atelier prévu mais qui s’est annulé il y a quelques jours, un rythme qui s’apaise soudain et les heures qui passent sans contraintes particulières. J’aime ces dimanches…
Seulement, je suis une croqueuse de temps… Donnez moi du temps et je n’en fais qu’une bouchée. Donnez moi quelques heures et je m’arrange pour les découper en créneaux horaires, pour les organiser en trucs à faire…
« Tiens… si je vidais ce placard là… si je mettais un peu d’ordre ?… Tiens, si je coupais quelques branches mortes au jardin, si je désherbais ?… » « Tiens, si j’avançais sur mon mémoire de sophro ?… Tiens si je faisais un peu de cuisine pour changer ?… »
Voilà… C’est mon problème. Pour que je ne fasse presque rien de ce temps offert, pour que je le sente s’égrainer avec volupté, pour que je le décline en mille et un petits moments rien que pour moi, il faudrait que l’on m’attache solidement, que l’on me moule dans un carcan de béton, que l’on me déconnecte, que l’on me débranche, que l’on m’hypnotise…
Ce matin, levée à l’aube dans une maison encore endormie, j’ai commencé par petit déjeuner en tête à tête avec deux morceaux de courge muscade qui m’ont été livrées jeudi dans un joli panier bio, empli des produits de saison que j’aime découvrir. J’ai croqué mes tartines tout en les scrutant du regard. « Que vais-je faire de vous…? »
Graines réservées, mandoline japonaise et lamelles fines de courge…

Dans une poêle bien chaude, tapissée d’un fond d’huile d’olive, j’ai commencé par faire revenir les graines et la chair du cœur de ces courges muscade. Et ça sent extrêmement bon…
Étape suivante, quelques oignons émincés, quelques petits morceaux de courges restants et coupés en dés, le tout ajouté dans l’huile chaude, parfumée aux graines de courge préalablement retirées. A l’aide d’une cuillère en bois, mélangez l’ensemble, sans laisser l’oignon prendre couleur.

Ajoutez de petits morceaux de poulet, quelques lardons, salez, et ajoutez une pincée de piment d’Espelette. Mélangez l’ensemble, laissez cuire quelques minutes en remuant régulièrement, coupez le feu et réservez.
Si vos lanières de courges sont coupées très finement, vous pouvez vous dispenser de les cuire à l’eau avant la suite. Si elles sont plus épaisses, faire les cuire 4 à 5 minutes dans de l’eau bouillante, égouttez les très soigneusement et réservez les.
Dans un plat à gratin légèrement huilé, commencez par tapissez le fond de lanières de courge. Salez légèrement et ajoutez une première couche d’oignons et de poulet. Quelques cuillerées à soupe de crème fraiche liquide légère et ajoutez ensuite une deuxième couche de lanières de courge. Salez à nouveau légèrement et disposez une nouvelle couche d’oignons et de poulet. Un peu de crème, un peu de gruyère râpé si vous le souhaitez, et terminez par une couche de lanière de courge.

Une petite pincée de piment d’Espelette sur le dessus de votre gratin, et enfournez à four préchauffé à 180°C, pour une vingtaine de minutes.
Laissez le gratin refroidir un peu avant de servir.
Verdict ?… Mes filles n’aiment la courge que lorsqu’elle est est bien cachée… Soupe, potage, ça passe… Mais là… Elles ont franchement fait la grimace avant même de goûter.
Pourtant, c’est très bon ! Une saveur particulière, légèrement sucrée, un petit goût de noisettes, le tout très légèrement « piquant » grâce au piment d’Espelette.

Moi, j’ai beaucoup aimé ! Ça change volontiers des habituels potages dans lesquels je dissimule la courge pour ravir un peu plus de suffrages à la maison. Ça change également des gratins de pommes de terre hivernaux qui restent nettement plus classiques même s’ils sont gourmands à souhait.
J’aime ce rayon de soleil dans l’assiette et la légèreté de l’ensemble.
Pour un peu de croquant et un brin de fantaisie j’ai ajouté quelques graines de sarrasin (ou Kasha) légèrement grillées à la poêle pour en accentuer la saveur.

Ca vous tente ?
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Une jolie courge toute ronde, verte et blanche avec une petite saveur de châtaigne…
Je ne connaissais pas le Patidou, mais j’adore recevoir, chaque mercredi, mon panier de légumes que je ne choisis pas ! Cette semaine, un céleri-rave, quelques pommes et poires, une belle salade, des carottes, des pommes de terre, un chou romanesco et deux patidous…

Quelques recherches sur le net, et je découvre cette courge farcie, cuite au four, à la vapeur, en soupe, en lamelle, à la vinaigrette, en galettes…Waw ! Que de déclinaisons possibles ! Bon… je coupe un petit morceau cru et je goute… Curieux… La châtaigne pour le moment, je ne la sens pas. Je retrouve la saveur de la courge, une odeur de carotte.
Comment va-t-on le manger ce patidou ? Je connais ma maisonnée et je sais que mes filles ne sont vraiment pas fana de légumes… Pas sûr qu’une courge, même de petite taille, entièrement farcie de légumes peu ordinaires amasse tous les suffrages, mais après tout… si elle ne plait pas, je la mangerai toute seule !
Le « chapeau » prélevé (difficilement par ailleurs, la chair est très ferme), quelques graines de petites tailles à l’intérieur avec un coeur… en forme de coeur…

Quelques oignons ciselé et revenu à la poêle sur un filet d’huile d’olive et de petit cubes prélevés de l’un des patidous. Ça sent bon… un peu comme de la patate douce…
Je laisse dorer les dés de courge et l’oignon, en mélangeant durant quelques minutes. J’ajoute quelques petits bouquets de romanesco et des lamelles de champignons de Paris en hésitant… « Est ce que je fais cuire mes champignons à part pour qu’il ne rendent pas leur eau dans mes légumes… »
Je les ajoute finalement directement, et je mélange régulièrement l’ensemble. Le tout salé, poivré, une touche de piment d’Espelette, une touche de gingembre en poudre et tout cela, encore un peu croquant n’est pas mauvais…

Pour tenter de séduire les filles, (les miennes !), j’ajoute du jambon blanc coupé en lamelle, et deux grosses cuillerées de crème fraiche épaisse légère, quelques dés de Comté. Hummm… c’est plutôt bon… croquant, parfumé… Ça se passerait presque de tout autre chose…
Je poursuis néanmoins l’expérience avec le deuxième patidou dont je retire les graines et que je farci avec ma poêlée de légumes à la crème. Chapeau recouvrant la farce, je glisse au four une bonne heure à 180°.
Le résultat est sympathique. La chair, comme la peau (qui se consomme) est très attendrie, la « farce » parfume le tout. Le comté « file », la crème peu présente laisse la part belle aux légumes.

Un peu déçue par l’harmonie de l’ensemble, car j’attendais la saveur de châtaigne promise et je ne l’ai que très peu retrouvée (pourtant j’ai essayé de m’en convaincre…). J’avais envie d’un contraste, peut-être légèrement sucré, et il m’a finalement semblé plus présent dans la préparation poêlée que dans la cuisson au four de l’ensemble.
Peut-être vous sentirez-vous de votre côté inspiré ! Alors n’hésitez pas à échangez ici sur vos expériences culinaires, vos déclinaisons automnales gourmandes autour de ce joli légumes de saison !
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Sans doute parce qu’il pleut, parce que les degrés fleurtant avec l’été ces dernières semaines nous font le coup de la bonne blague, on oublie soudain les salades et la plancha et on pencherait plutôt pour de généreux potages, des gratins réconfortant ou de petits légumes vapeur croquants. Et ce n’est pas près de s’arrêter puisque les parapluies seront de sortie jusqu’en milieu de semaine prochaine…
Quelques jours de congés sous la pluie, là ou nous nous étions promis de jolies petites ballades à fleur de garrigue. Quelques boutures d’ipomée et de lierre panaché à planter, quelques travaux de peinture que je devais achever, et la pluie, invitée surprise de ce long week-end, avec laquelle il va falloir composer.
Autant se réchauffer l’esprit en cuisine !
J’ai découvert il y a quelques jours un petit ouvrage sympathique de Sandra Mahut sur les paniers vapeur, paru aux éditions Marabout (photographies : Nathalie Carnet).

Légumes, poissons, viandes, bouillons parfumés, techniques de préparation, plein d’idées et de saveurs à associer pour une cuisson diététique et une présentation originale.
Inspirée par les compositions présentées, je me suis donc lancée à l’assaut de mon petit panier vapeur !

Une courgette du jardin tranchée dans le sens de la longueur, des lamelles de carottes, quelques bouquets de chou-fleurs, des asperges vertes, de petites pommes de terre grenaille côté légumes. De jolies couleurs de saison.
Côté viande : un filet de poulet ouvert pour l’affiner, salé poivré et garni de mascarpone, de quelques feuilles fraiches de basilic et de dés de lardons natures revenus rapidement à la poêle. Le tout bien poivré et serré dans une feuille de papier cuisson, façon papillote.
J’ai ajouté pour la couleur et les parfums d’agrumes, quelques kumkats tranchés en deux et débarrassés de leur pépins. Ils poussent en pot, sur ma terrasse…
Quelques feuilles de basilic, couvercle, et hop, sur le feu, non sans avoir préalablement choisi une casserole au bon diamètre…

Vingt minutes de cuisson sur un bouillon parfumé (bouillon de poule frais ou déshydraté) agrémenté de quelques feuilles fraiche de basilic.
Une fois cuits, les légumes vapeurs sont un peu ternes et n’en soyez pas surpris. Les ouvrages culinaires présentent des photographies volontairement attrayantes et la plupart des légumes sont très peu cuits (lorsqu’ils le sont !) afin que les photos restent appétissantes et restituent de belles couleurs. Ne pensez pas avoir raté votre plat si l’ensemble vous parait moins appétissant que ce qu’une photo vous offrait comme base. Votre plat à vous sera mangeable !

J’ai préféré présenter l’ensemble sur assiette que dans le panier vapeur, certes original pour être présenté à table mais pas très pratique à la dégustation. Quelques bâtons de carottes et lamelles d’asperges poêlées à part, pour la couleur justement et une dégustation sans attendre pour ne pas laisser le tout refroidir.
Servir la papillote de poulet tranchée en deux ou trois entourée par les légumes et parfumez le tout d’une petite sauce composée d’huile d’olive, d’une gousse d’ail pelée et écrasée, d’un peu de vinaigre de riz et de sauce de soja.

J’ai trouvé le tout très bon. Si les courgettes et les carottes étaient fondantes, les asperges et le chou fleur avaient conservé un peu de croquant, d’où un contraste vraiment agréable. La papillote de poulet était un peu sèche et aurait méritée une marinade préalable qui aurait sans doute apporté de la tendreté à la viande .
N’hésitez pas à oser vos propres mariages, en vous aidant de l’ouvrage très inspirant de Sandra Mahut. De quoi se faire plaisir tout en restant gourmet : du léger mais du beau dans l’assiette ! What else ?
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Du vert dans l’assiette et du croquant dans la poêle ! Asperges juste tranchées à la mandoline, finement, avec une pointe d’ail…
Et dessous, un risotto crémeux avec un petit bouillon de poule précieusement congelé pendant ma période « pitbull »…
Je me réconcilie avec ma cuisine… j’y reviens avec bonheur, presque surprise de pouvoir m’y attarder à présent…
Et les journées sont cette fois trop courtes pour aller au terme de mes rêveries …

J’éprouve à nouveau de la difficulté à écrire, à évoquer ici ce qui danse la gigue en délire du chapelier fou dans ma tête…
Alors avant de revenir plus régulièrement, avec calme et retenue, voici en toute simplicité -parce que c’est tellement bon- la recette de ce petit plat :
Pour 4 personnes et pour le risotto :
- 180 gr de riz Arborio (ou de riz pour risotto)
- 1 oignon
- 10 cl de vin blanc
- du bouillon de poule (environ 3 fois le volume de riz)
- 1 gousse d’ail
- huile d’olive
- Sel et poivre
- Parmesan

Dans une sauteuse, faire suer l’oignon ciselé dans un filet d’huile d’olive, sans le laisser colorer.
Ajouter le riz et bien mélanger l’ensemble sur feu doux pour enrober les grains de matière grasse. Ils doivent devenir nacrés.
Ajoutez le vin blanc, et laissez réduire à feu doux.
Pendant ce temps, faites chauffer le bouillon et ajoutez le, louche par louche au riz, à hauteur, en mélangeant sans cesse. Dès qu’il n’y a plus de liquide, ajoutez du bouillon, mélangez doucement et comptez une vingtaine de minutes environs pour que le riz soit prêt.
Goûtez le et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire. Prolongez ou pas légèrement la cuisson en fonction de votre préférence. Enfin, ajoutez quelques copeaux de parmesan et mélangez.
Parallèlement, rincez soigneusement les asperges, coupez la partie fibreuse du pied et tranchez les finement à la mandoline.
Dans une poêle et dans un filet d’huile, ajoutez une gousse d’ail écrasée et faire revenir rapidement les asperges. Salez à la fleur de sel et poivrez.
Déposez le risotto dès qu’il est prêt au creux de bol de service et disposez les lamelles d’asperges sur le dessus.
Dégustez aussitôt.
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Je suis en mode « tortue ».
Pas celle de la Nouvelle Star, car si j’avais de la voix, je passerais mon temps à chanter gaiement pour occuper mes journées et charmer mes délicieux pitbulls.
En mode tortue à carapace, celle-là même qui mets deux heures à se déplacer lorsqu’elle le décide. Celle-là même qui se planque dans sa vaste demeure si la moindre ombre inquiétante surgit dans son périmètre visuel direct…
La carapace ne me sied pas si mal que ça par ailleurs. Elle me permet de passer relativement inaperçue dans mon superbe pyjama dépareillé dans lequel j’erre depuis quelques semaines, de cacher ma chevelure devenue hirsute depuis qu’elle se fait « brusher » quotidiennement par mon tendre canapé et de ne pas mettre le nez dehors lorsque je sens mon humeur osciller entre vinaigre d’alcool et piment de Jamaïque.
Ah qu’il est ABSOLUMEEENNT INSSSUPOOOORTABLEEEEEUUU de rester des journées entières à couper la moindre action en 250 petites parties, genre dessin-animé, vous voyez…
Dessin 1, je me lève.
Dessin 2, j’avance une patte.
Dessin 3, j’avance l’autre patte.
Dessin 4, je tend la main.
Dessin 5, j’attrape un verre.
Dessin 6, le pitbull rapplique. (Déjà)
Dessin 7, le pitbull me chope le mollet. (Pendant que l’eau coule dans le verre et que mon visage porte, à peu de chose près, la même expression que celle d’un marathonien au 42ème kilomètre )
Collez tous les petits dessins ensemble et lancez l’animation : OUUAIIIS, c’est hyper vivant, hyper dynamique ! Ça bouge bien !
Bon, ben des petits dessins animés comme ça, j’en fait 800 par jour. Pour boire un verre, pour attraper un bouquin, pour répondre au téléphone, pour me brosser les dents etc etc…
Ce que je ne vous ai pas dit, c’est que pour cuisiner, même des crêpes au chocolat, même un petit cake à la banane, même une banale poule au pot, mon dessin animé est en 3 volumes de 392 pages…
Autrement dit, au nombre de plans séquences à tourner, le réalisateur et son équipe sont depuis longtemps passés chez la voisine pour mettre en boite sa mousse au chocolat minute….
Je ferai jamais carrière dans le dessin animé gastronomique… sniff….
Bon…
J’avais commandé une jolie poule. Bien fermière. Une poule appétissante qui attendait au frigo qu’une âme charitable l’honore et la cuisine. (Rooohhh bon… oui… si vous avez les idées mal tournées vous pouvez, c’est vrai, mal interpréter mes propos, mais bon… considérez qu’actuellement, mon esprit est à mille lieux de partager ici quelques propos grivois. Donc assumez ! je dégage toute responsabilité d’une quelconque interprétation malvenue !)
Revenons à ma poule.
Quelques légumes, et l’envie que ce soit simple. Compte tenu de mon mode de vie au ralenti, la poule au pot version simplifiée m’allait bien.
Allez, en quatorze dessins, j’attrape quelques légumes, ma planche à découper, mon couteau de cuisine, deux ou trois saladiers et je m’installe à la Romaine, sur mon canapé, sous le regard dubitatif de Clémence…
« - Heu… Tu vas couper les légumes sur le canapé ?
- Oui…
- Heu… Tu es sûre que tu vas y arriver ?
- Non
- Heu… Tu crois pas que tu vas en mettre partout ?
- Je sais pas.
- Tu veux que je t’aide ?
- Non merci, je ne veux pas que tu te coupes.
- Ok…. T’es obligé de préparer des légumes ?… J’aime pas les légumes….
- ……………………. »

Pour les photos, soyez charitables… J’ai à peine le temps d’en prendre deux ou trois avant de m’écrouler… Donc leur qualité est quelque peu médiocre, malgré mes tentatives de les « traficoter » en Photoshop pour leur donner un peu plus de présence…
Notez au passage ces magnifiques épluchures, preuves incontestables que J’AI bien cuisiné ma poule au pot malgré mon triste état, et qu’à ce titre, quiconque aurait critiqué mon plat se serait vu condamner à se nourrir chez « Maquedo » ou ses concurrents à tous les repas et jusqu’à la fin de ses jours.
Ça rigole plus.
Clémence a osé un :
« - Tu photographies ça ?… C’est pas très joli…. D’habitude, tu photographies pas ça….
- Mouais, ben je photographie ce que je veux. Je les trouve très jolies ces épluchures. Ce sont de vraies épluchures de vrais légumes. Après on mange les légumes sans remercier les épluchures de nous avoir permis d’apprécier ce qu’y avait dedans……………. »
Regard de Clem quelque peu inquiet… (Décidément ma mère, depuis qu’elle a mal au dos…………)
Ma poule était vidée, bridée, et je n’ai pas eu le courage de la farcir façon royale. Rincée, puis déposée sur son lit de légumes épluchés et coupés en morceaux (carottes, navets, poireaux, oignons piqués de clous de girofle, feuilles de laurier… ) dans une cocotte remplie d’eau froide de manière à la recouvrir complètement.

Portez à ébullition douce et écumez si nécessaire le plus gros de l’écume se formant en surface.
Comptez une heure trente de cuisson sur feu doux, et salez généreusement à mi cuisson.
Attention tout même, la chair de la viande ne doit pas se désagréger donc suivant le poids de la poule, adaptez le temps de cuisson et laisser de toutes façons l’ensemble sur feu tout doux.
Retirer ensuite la poule du bouillon, retirer sa peau et remettez la poule au chaud dans le bouillon pour ne pas que sa chair se dessèche. Débarrassez les légumes égouttés dans un grand bol.

Alors cette poule au pot, on peut la manger comme ça, avec ses tendres morceaux, ses petits légumes fondants, version naturellement diététique. Un filet d’huile d’olive sur l’ensemble si on le souhaite.
Mais là, vous n’avez pas le regard de mes filles sur grand écran, telles des Cosettes à qui les Ténardier auraient jeté de vagues croutons de pain trempés dans du lait rance. Ce regard là, si vous êtes humain, vous ne vous y faites pas.
Même si elles sont diablement difficiles.
Même si parfois, je ferais volontiers la grève de la cuisine en allant manger toute seule chez Maquedo.
Alors à part, préparer un riz que vous aimez. J’ai opté pour un riz complet que j’ai un peu trop laissé sur le feu. Pas assez ferme à mon goût…
Et puis une petite crème, que l’on peut appeler sauce suprême.
Pour le roux : 80 gr de beurre et 80 gr de farine.
On mélange le tout sur feu doux, de manière à obtenir un ensemble homogène que l’on dessèche légèrement sur le feu. Puis on laisse refroidir.
Ensuite, on remet sur le feu en ajoutant une par une, quelques louches de bouillon chaud, peu à peu, en mélangeant constamment à l’aide d’un fouet pour donner peu à peu de l’épaisseur et obtenir l’équivalent d’un velouté.
Le jus d’un citron si on le souhaite, quelques dés de beurre froid que l’on incorpore à la sauce, toujours au fouet.
On goûte. Un peu de sel et de poivre du moulin.

A servir bien chaud, avec du riz, quelques légumes et la viande nappée de sauce, façon blanquette.
Après l’épreuve de la poule au pot… je ne sais pas… j’hésite… Saut à l’élastique ? Parachutisme ?
Le compte à rebours commence avant mon tête à tête avec le bistouri du chirurgien…
C’est l’épreuve suivante.
L’a pas intérêt à me louper celui-là, sinon… je suis prête à revenir le hanter toutes les nuits et à lui jeter les sorts les plus épouvantables ! Je jure Docteur que si tu fais pas attention à mon dos quand tu vas y toucher ou si ton anesthésiste oublie de faire la sieste avant de bien s’occuper de moi, le moindre de vos carrés de chocolat à tous les deux, dégustés avec le café de deux heures aura un goût de mauvais saucisson, le bon pain du dimanche vous donnera l’impression de mâcher du plastique au Bisphénol A et la bûche de Noël aura l’apparence d’une vielle oreille de cochon confite !
Alors attention ! On ne plaisante pas ! Et on organise aussi l’accueil des deux pitbulls dont je compte bien que vous me débarrassiez…
Et si vous pouviez éviter qu’ils aillent s’installer chez quelqu’un d’autre, ce serait cool… parce que c’est une sacrée cochonnerie cette HD….
Ah puis j’oubliais ! Le bouillon qui reste, on le garde ! On le clarifie en le filtrant et on le met au congélateur pour une utilisation ultérieure !
(Pffff… Nat, elle part dans tous les sens ces temps-ci. C’est péniiiiiiiiible……)
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Les semaines se succèdent et avec elles, le temps défile au rythme dingue de mes journées.
Boulot, ateliers, études qui reprennent en novembre pour deux ans, enfants et grandes ados qu’il faut encourager, maison, courses, repas, le tout me laisse des sensations diffuses entre ivresse et épuisement. Je m’écroule en fin de journée et m’endors sur les pages de mes bouquins sans même m’en rendre compte…
L’énergie est cependant vecteur… d’énergie. Le temps défile et me porte, et j’avoue que ce n’est pas pour me déplaire, moi qui ne sait pas me poser plus de quelques instants… Toujours en mouvement, toujours en activité, rarement abandonnée à la détente, je file et tisse l’organisation de mes journées le mieux possible.
Je m’investis énormément dans les ateliers, me concentrant sur la qualité des quelques heures proposées aux participants et j’en oublie parfois mon espace, ma cuisine familiale et les petites recettes que j’aimais tant tester, les essais et les mélanges que je prenais de temps de réaliser et qui plaisaient à ma tribu…
Avec la fraicheur des matinées et des soirées qui rattrapent les dernières après-midi de douceur précédant le plein automne, l’envie de me remettre aux fourneaux pour le plaisir de m’y abandonner sagement revient…

Un joli pavé de saumon, du basilic Thaï, une purée de piments d’Espelette ramassés au jardin et mixés, frais, avec un peu de gros sel et du vinaigre blanc, un blanc de poireaux, du lait de coco et le tout a donné le ton…
Un peu de tout ça mélangé…. hum…. essayons….

Pour cette petite soupe, j’ai utilisé les produits dont je disposais et me suis demandé si le mariage de tous les ingrédients qui me tentaient seraient heureux…
Avec des palais testeurs à la maison de plus en plus difficiles, je ne dispose pas d’une grande marge… Si je ne veux pas me retrouver à manger toute seule un plat plutôt fade ou carrément loupé, mieux vaut que je réfléchisse bien à l’harmonie des saveurs, aux épices, à la cuisson et à l’assaisonnement…
Cette préparation était un essai et je ne vais donc pas vous donner de proportions très précises, mais cela n’a pas une très grande importance. L’essentiel, c’est de regarder, de goûter, de réajuster et d’assaisonner selon ses goûts. Disons que vous pouvez considérer les proportions suivantes pour deux personnes :
- 1 petit pavé de saumon de 150 à 200 grammes.
- 1 blanc de poireaux
- 1 petite carotte
- 1 petit oignon jaune
- deux gousses d’ail
- 20 cl de lait de coco
- 1 petite cuil à café de purée de piment d’Espelette
- quelques feuilles de basilic Thaï

Presser les gousses d’ail et ciselez finement l’oignon.
Dans une casserole et dans un fond d’huile d’olive, faire revenir l’ensemble en remuant régulièrement avec une cuillère en bois. Il doit fondre sans colorer. Ajoutez la carotte coupée en petit dés et mélangez à nouveau durant quelques minutes.
Ajouter la cuillerée de piment d’Espelette, mélangez et ajoutez une tasse d’eau. Laissez réduire un peu durant une dizaine de minutes.
Ajoutez ensuite le lait de coco, quelques feuilles de basilic Thaï, salez à votre convenance et laissez ce bouillon mijoter à feu doux.

Lavez soigneusement le blanc de poireaux et coupez le en tranches fines. Faites le revenir à la poêle dans un fond d’huile d’olive sans le laisser prendre couleur. Mélangez très régulièrement et laissez fondre le poireaux à feu doux. Ajoutez le ensuite au bouillon de lait de coco.
Goûter et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire.
Coupez le pavé de saumon en petites tranches très fines et réservez le.

Lorsque votre bouillon a légèrement épaissi, et sur une ébullition très douce, ajoutez vos petites tranches de saumon et remuez très délicatement pour ne pas abimer le poisson. Il est coupé très fin et va donc cuire très vite, en trois ou quatre minutes à peine.
Servez ensuite aussitôt dans deux assiettes creuses, parsemez de basilic Thaï ciselé et dégustez.
L’ensemble est très agréable, le piment d’Espelette apporte une petite touche légèrement pimentée mais fruitée, le basilic Thaï a un parfum et une saveur corsée vraiment très particulière, à la fois mentholée et anisée et se marie vraiment bien avec le poisson.
J’apprécie beaucoup pour ma part la cuisson rapide du saumon qui lui laisse une saveur prononcée et une texture très tendre.
A essayer ! Vous me direz ?
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J’adore….
J’adore la chaleur. L’été..
Le chant des cigales qui agace autant qu’il berce…
Les siestes dans le hamac, sur la terrasse, à l’ombre des pittosporums….
Les repas entre amis, les soirées où les rires s’étirent dans l’obscurité, où les photophores colorent les regards de petites flammes particulières…
J’aime les senteurs du jardin, la lavande, le thym, le romarin, les pieds de menthe en fleur…
J’adore l’été…

J’adore bichonner mon petit potager qui offre enfin de jolies récoltes de légumes parfumés : courgettes, aubergines, tomates, poivrons…
Des légumes gorgés de soleil, que nous découvrons chaque jour plus charnus, plus colorés, plus appétissants, que nous croquons parfois comme ça, comme des enfants, comme un cadeau…
Une profusion de tomates… Les pieds variés plantés en avril dernier offrent aujourd’hui de jolies tomates cocktail, mirabelles, cornues des Andes et cœur de bœuf.
De jeunes courgettes que je préfère ainsi, parce qu’elles restent croquantes, que je les adore crues, coupées en petits dés dans les salades. De jolies aubergines à la couleur violine, que j’ai ramassées sans doute un peu trop tôt, mais je n’ai pas résisté…
Avec l’été, la simplicité et la fraîcheur sont bienvenues : salades, brochettes de poulet marinés, soupes froides, sorbets légers, le tout décliné selon les goûts de chacun.
Et puis il y a la plancha ! J’adore aussi…
Je me suis équipée d’un grand modèle électrique, tout inox. Ce n’est pas la Rolls des planchas, mais elle me convient très bien. Les légumes et la viande marinée cuits ainsi sont absolument délicieux, les petites seiches à l’ail, presque caramélisées sont excellentes.

Afin de rendre hommage à mes petits légumes de saison, je les ai préparés juste saisis à la plancha et les ai ensuite ajoutés à une salade de tomates variées. Tout simple et délicieux !
Pour un beau saladier :
- Une vingtaine de tomates cerises variées, et quelques grosses tomates bien mûres.
- 2 oignons blancs
- 3 gousses d’ail
- 2 petites aubergines
- 2 jeunes courgettes
- Quelques brins de basilic et de coriandre
- Huile d’olive, sel et poivre du moulin
Lavez l’ensemble des légumes, sans retirer leur peau.
Prélevez 5 tomates cerises et coupez les en quatre.
Coupez lez aubergines et les courgettes en gros dés.
Ciselez un oignon.
Pelez les gousses d’ail et les écrasez au presse-ail.
Mettre le tout dans un saladier avec un bon filet d’huile d’olive, du sel et du poivre du moulin, bien mélanger et laisser mariner l’ensemble une petite demi-heure au frais.
Coupez le reste des tomates en gros dés et les tomates cerises restantes en 4 et réserver dans un saladier.

Faire préchauffer la plancha à 250 °C et verser un filet d’huile d’olive sur la surface de cuisson. Disposez dessus les petits légumes marinés, faites les saisir quelques instants puis mélanger l’ensemble régulièrement de manière à ce que tous les légumes se colorent légèrement. Le but n’est pas qu’ils soient trop cuits, car l’intérêt de la cuisson des légumes à la plancha, c’est de leur laisser une saveur croquante.
Dans le cas présent, il y a des aubergines qui nécessitent davantage de cuisson mais en remuant régulièrement l’ensemble des petits légumes et en réservant plutôt sur les côtés ceux qui peuvent se passer d’une cuisson plus longue, on y arrive fort bien !
Pas de plancha ? Réaliser la même chose à la poêle ou au wok, en faisant également attention à la cuisson.
Débarrassez ensuite votre préparation et laissez refroidir.
Mélanger à vos dés de tomates réservés, ajouter des herbes fraîches du jardin, coriandre et basilic.
Assaisonnez d’une vinaigrette à l’huile d’olive et au citron vert, poivre et fleur de sel, quelques olives noires si vous les aimez et bien mélanger.
Servez aussitôt et accompagnez éventuellement de quelques grillades, ou comme nous l’avons fait, avec de petites tranches de pain au levain maison….

| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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Il y a quelques semaines, j’ai souhaité prendre des nouvelles d’une personne que je pensais être une amie…
Mes mails, mes messages, mes appels se sont dissous dans l’indifférence…
Pourquoi ?…
Il n’y a pas si longtemps, je me serais interrogée longuement là-dessus. Plus aujourd’hui.
Le quotidien est chargé d’émotions diverses. On peut décider qu’elles sont toutes pénibles et la plus infime peut se mettre effectivement à nous pourrir la vie.
On en a plein des petites raisons quotidiennes qui font que l’on commence une journée toute crispée, emplie d’une tension amère qui nous rend fort désagréable :
- une petite tache de café sur le chemisier blanc que l’on a repassé la veille,
- une mèche de cheveu rebelle que ni le fer à lisser ni le gel extra fort du plus jeune de nos ados ne parvient à dompter…
- un pot de confiture que notre moitié a laissé tomber dans la cuisine et dont le contenu s’est délicieusement répandu le long de la vitre du four, non sans avoir atteint le sol et dans lequel nous avons marché…
- un énervé du volant qui nous a collé aux fesses pendant 15 kilomètres en nous faisant clairement comprendre que notre conduite de mémé lui donne envie de nous rouler dessus ou de nous doubler par la droite, tout en relookant au passage notre rétroviseur…
- un mail un peu sec d’un collègue de travail qui oublie régulièrement que le commencer par « Bonjour » et signer ses envois est un gage de politesse…
- les courses que l’on fait en quatrième vitesse à 19 heures 45 juste avant de rentrer pendant que notre ainé nous appelle pour nous informer que trois copains sont là et qu’ils resteraient bien pour diner « non mais maman, tu fais simple hein, pas de problème… Heu… tu peux acheter des fajitas, c’est trop bon !… avec du guacamole ! Tu peux ?… Ah non, prends des avocats, il est meilleur le guacamole que tu fais ! Et tu prends de la viande ? Et des oignons ? Et… maman ? Tu peux prendre du coca aussi ?… »
Bref, compilez l’ensemble, saupoudrez le tout de quelques factures tombant à pic et vous serez à point pour tester d’une seule main la nouvelle agrafeuse cloueuse de chez Casto !
Les gens qui décident du jour au lendemain qu’ils n’ont plus rien à vous dire sans raison, les factures, les pressés du volant, les copains des ados affamés les soirs de grande fatigue et les taches de café… ça n’a que très très peu d’importance…
Ce qui en a, par contre, ce sont tous les autres moments qui nous passent sous le nez et que l’on oublie de savourer……
Il y a quelques jours, le patron d’un restau Italien ou je vais déjeuner avec mes collègues et avec qui je cause « pâtes fraiches » de temps en temps, m’a gentillement offert un gros sachet de semoule de blé extra-fine pour tester à la maison…
Une de ces petites attentions qui me touche, parce qu’elle est spontanée, inattendue et que la personne en question a pensé à vous, simplement.
Cet après-midi, avec Clémence, nous avons pris le temps de préparer des pâtes fraiches avec cette semoule et nous avons savouré l’instant présent…

L’occasion d’inaugurer une machine à pâtes que j’avais commandé il y a quelques semaines (et longuement attendu !). Clem a beaucoup aimé ce joujoux à manivelle qui permet d’obtenir des pâtes tubulaires vraiment extras !
On a mis de la farine un peu partout, on avait de la pâte plein les doigts, on a raté les premières pâtes sortant de la machine, parce qu’il fallait comprendre le coup de main pour la découpe, mais on a passé un petit moment entre filles et en cuisine… Le bonheur !

Bon, moi je suis une dingue de gadgets et d’ appareils en tout genre, mais vous pouvez vous en passer. L’avantage de ce genre de machine, c’est que ça donne un résultat impeccable et que l’on a pas besoin d’étaler la pâte hyper finement au rouleau.
Il suffit de la préparer et de la placer ensuite dans l’appareil pendant que Clem tourne la manivelle ! Plusieurs disques de découpe, donc plusieurs tailles de format de pâtes possibles. Un appareil vraiment super pour les amateurs.
Pour la pâte, j’ai testé moitié farine T55, moitié semoule de blé extra fine (170 gr de chaque environ). On ajoute ensuite 3 oeufs entiers, une pincée de sel et on malaxe bien la pâte jusqu’à ce qu’elle soit bien souple, ni trop sèche, ni trop collante.
Ensuite, soit on dispose d’un laminoir qui permet d’étaler la pâte sans trop se fatiguer, soit on abaisse la pâte au rouleau, de plus en plus finement, on découpe ensuite des rectangles bien réguliers qu’on roule comme un escargot et on coupe au couteau des bandes de pâtes de la largueur qui convient. Il faut enfin bien fariner l’ensemble et laisser sécher une petite heure sur un torchon.
Pour accompagner nos pâtes fraiches, j’ai ramassé quelques légumes dans notre petit potager. Premières tomates et premières petites courgettes du jardin !

Des petits légumes tous frais pour un petit accompagnement sympa.
Ciselez deux petites échalotes et coupez trois gousses d’ail en tout petits dés.
Lavez trois jeunes courgettes et coupez les en julienne, sans retirer leur peau.
Coupez un poivron vert en petits dés.
Faire revenir l’ail et les échalotes à la poêle, dans un filet d’huile d’olive. Faire fondre sans laisser colorer. Ajouter ensuite la courgette et le poivron. Remuez sans cesse et seulement quelques minutes pour laisser les légumes légèrement croquants. Salez délicatement et poivrez légèrement.
A part, si vous le souhaitez, faire dorer des lardons allumettes natures que vous pourrez ajouter à vos assiettes.

Réservez les légumes égouttés et les lardons à part.
Plongez vos pâtes fraiches dans de l’eau bouillante salée, remuez délicatement et attendez la reprise de l’ébullition. Le temps de cuisson varie ensuite en fonction de la forme et de l’épaisseur des pâtes : on peut compter entre 3 à 7 minutes de cuisson.
N’hésitez pas à les gouter régulièrement, de manière à arrêter la cuisson dès que leur consistance vous convient. Attention cependant, les pâtes fraiches n’ont pas grand chose à voir avec les pâtes industrielles que nous connaissons bien. Elles sont fermes et se dégustent al dente.
Au moment de servir, disposez rapidement une portion de pâtes au creux d’assiettes chaudes, et répartissez dessus lardons et petits légumes.
Coupez quelques tomates cerises en quartier dans l’assiette pour donner de la couleur, et ajouter quelques brins de coriandre si vous l’aimez.
Un petit filet d’huile d’olive sur l’ensemble, un peu de fleur de sel sur les tomates et on déguste sur la terrasse avec quelques copeaux de parmesan.
Voilà…. Les pâtes fraiches, c’est convivial et chaleureux… Elles se prêtent volontiers aux mélanges que vous aimez et peuvent se décliner toute l’année au rythme des légumes de saison.
A coup sûr, je reviendrai vous en parler !

| © Nathalie Marinier-Julien. Textes et images régis par la licence Creative Commons |
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